Les athlètes olympiques devant des gradins vides

Inspirés par le baron français Pierre de Coubertin en 1894, les premiers Jeux olympiques mo-dernes se déroulent en 1896 à Athènes. Annulés en 1916, en 1940 et en 1944 pour cause de guerres mondiales, les Jeux ont vu leur édition de 2020 reportée d’un an en raison de la pandémie de COVID-19.

Or, on a récemment appris que les Jeux de Tokyo se tiendront du 23 juillet au 8 août comme prévu, mais à huis clos, une annonce qui s’est faite quelques heures seulement après la décision du gouvernement de remettre en place un état d’urgence sanitaire dans la capitale japonaise du 12 juillet jusqu’au 22 août.

Depuis la création des Jeux olympiques antiques et modernes, les spectateurs ont toujours constitué la motivation essentielle qui incite les athlètes à se surpasser, et font partie intégrante des Jeux. Ils incarnent pour ainsi dire le moteur qui fait corps avec l’athlète. C’est un peu comme la présence du public pour un comédien. À titre d’exemple récent, demandez aux joueurs de Tampa Bay qui jouaient devant des gradins pleins à craquer si la foule a contribué à leurs victoires

Originairement, les Jeux olympiques étaient aussi une période de réjouissances pour le peuple. À mon avis, les Jeux modernes ne font pas exception, ils représentent une occasion toute spéciale d’applaudir ses « rois du stade » et de vibrer à leurs exploits.

Conséquemment, j’aurais été d’avis que les Jeux de Tokyo soient reportés à nouveau plutôt que de les tenir devant des gradins vides !

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