« Incroyables » Jeux

La grand-messe olympique est à nos portes avec ses performances toutes plus « incroyables » les unes que les autres. Quand verrons-nous poindre, parmi les journalistes sportifs, des émules de René Lecavalier ou de Jean Dion qui pourront décrire les
exploits des athlètes en des termes plus imaginatifs ?

Il ne manque certes pas d’expressions colorées que l’on pourrait attribuer à diverses disciplines. Une performance « à couper le souffle » pour les épreuves de course à pied où l’on voit les athlètes s’effondrer au sol à l’arrivée ? Et que dire du saut à la perche avec ses envolées qui nous font lever de notre siège ou des bonds proprement renversants du saut en hauteur ? Pour ma part, les épreuves de natation me laissent bouche bée et celles d’haltérophilie me semblent prodigieuses, pour ne pas dire inimaginables.

Est-ce que l’utilisation presque exclusive de l’adjectif « incroyable » par la gent journalistique nous ramène à l’étymologie « incroyable » dans le sens de non crédible ? Si oui, il faudrait alors le réserver aux prouesses dont nous pouvons douter qu’elles soient réalisées sans l’aide de substances illicites.

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