Hydro-Québec et l’urgence climatique

Faisant suite à l’article d’Ulysse Bergeron dans Le Devoir de mardi, je salue l’initiative ambitieuse et néanmoins essentielle d’Hydro-Québec et d’Énergir de vouloir, par un programme de conversion à la biénergie, réduire de 70 % les émissions des GES d’ici 2030 dans les bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels.

La question que je me pose depuis des lunes : pourquoi autorise-t-on, dans le contexte d’urgence climatique actuel, l’installation dans les nouveaux projets domiciliaires et autres bâtiments la quincaillerie nécessaire à l’alimentation au gaz naturel ? Pourquoi l’État, par le truchement de sa société, ne favoriserait-il pas l’hydroélectricité dont il est propriétaire plutôt que de laisser l’entreprise privée de combustible fossile poursuivre tranquillement ses activités destructrices de l’environnement ? L’État, s’il avait le courage que la situation climatique exige, pourrait par ailleurs, en plus d’interdire par décret les nouvelles installations gazières, favoriser plus vigoureusement les énergies vertes, telles que l’éolien, le solaire et le géothermique. Enfin, pour être conséquent avec lui-même et pour ne pas demeurer dans une attitude passive devant l’effondrement des écosystèmes de la planète auquel on assiste présentement, l’État québécois devrait s’opposer au projet de GNL ainsi que de tout autre projet où il est question de combustible fossile et amorcer immédiatement ce virage environnemental essentiel à notre survie sur cette magnifique et fragile planète bleue.

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