Au Bic, la SEPAQ veut votre fric!

Nous venons de passer l’essen-tiel de cette semaine de fin juin dans le parc de la SEPAQ au Bic à propos duquel tout le monde vante la splendeur des paysages. C’est vrai, le site dans son ensemble est fort beau.

Toutefois, il est une partie qui fait vivre aux campeurs une vie qui, la nuit, touche à l’enfer. Je veux parler du camping Rivière-du-Sud-Ouest situé à quelques dizaines de mètres de la route 132. Si, fort hypocritement, la SEPAQ sur son site indique que ce camping est à proximité de la route — tout comme la voie ferrée —, elle se garde bien de dire que la nuit y défilent sans arrêt des voitures et surtout de lourds camions en nombre considérable.

Située dans la vallée, la route, à cet endroit précis, lorsqu’on va en direction de Rimouski, monte fortement. Résultat : les camions y font un bruit d’enfer qui fait largement écho en contrebas et rend les campeurs de l’endroit où l’on trouve une bonne centaine d’emplacements pour tentes, camping-cars, roulottes, prêts-à-camper… totalement insomniaques. Je défie la SEPAQ de mesurer le degré des décibels et de prouver qu’ils sont inférieurs aux exigences de ceux jugés excessifs pour la santé et sécurité du travail. Pour des gens qui viennent se reposer et chercher quelque tranquillité dans la nature, le cauchemar dans tous les sens du terme est garanti. Pourquoi donc ce cam-ping a-t-il été installé là, alors que les conditions sont les pires qu’on puisse supporter ? On a l’impression de coucher au milieu d’une autoroute. Tout cela pour que la SEPAQ fasse du fric sur le dos de ceux qui ne connaissaient pas la gravité des inconvénients.

Et il y a d’autres problèmes. Je retiens surtout celui d’un gardien qui nous dit d’ôter la tente que nous avions installée près de notre prêt-à-camper. Je demande à voir le règlement ! Cherche… Le pauvre doit appliquer un règlement qu’il n’a pas ! Un employé de l’accueil décroche enfin la justification que je reproduis intégralement :

« Équipement admissible : cet emplacement ne peut pas recevoir d’équipement
supplémentaire. »

Comme on le constate, nous sommes dans des formulations des plus approximatives. On ne sait pas ce qui est permis et encore moins ce qui est interdit. Tout est objet d’interprétation. Tant d’arbitraire est étonnant !

Qu’il est dommage qu’un site comme celui du Bic, si remarquable à tant d’égards, soit géré d’une manière si pitoyable et méprisante pour les touristes qui repartent avec le sentiment qu’ils se sont fait arnaquer sur toute la ligne.

À voir en vidéo