Nos cégeps ont besoin d’air

Les employés du collégial sont en pleine négociation. Or, comme c’est le cas depuis le début de cette pandémie, on entend très rarement le mot « cégep » lors des points de presse. Malheureusement, le gouvernement n’a rien à offrir à ce niveau d’enseignement sinon des miettes et des reculs sur l’autonomie professionnelle des enseignants. Il est temps que le Québec investisse dans ce joyau qu’est le réseau collégial et reconnaisse l’importance d’une formation générale forte, qui forme des citoyens, ainsi qu’une formation technique de pointe qui prépare des travailleurs compétents et polyvalents.

Il faut des ressources pour que les enseignants puissent accompagner les étudiantes et les étudiants en situation de handicap (EESH), dont le nombre a explosé depuis dix ans. Il faut des ressources pour les comités de programme afin qu’ils puissent réfléchir aux améliorations à apporter aux cours et à la formation. Il faut des ressources pour payer les enseignants à la hauteur de leur expertise et de leurs responsabilités, et ce, en cohérence avec les augmentations consenties aux enseignants des centres de services scolaires. Bref, ne tombons pas dans le piège de croire que la formation des citoyens et des travailleurs s’arrête à 16 ans à la fin du secondaire. Cela se poursuit et le Québec sera gagnant s’il prend soin de ses jeunes adultes.

Il est temps que le gouvernement donne de vrais mandats à ses négociateurs aux différentes tables.

À voir en vidéo