Le REM de l’Est, un douloureux bras dans le tordeur

Il y a une décennie, un projet structurant était décrit par ses promoteurs comme une merveille qui révolutionnerait les transports et la vie dans l’Est et la couronne de Montréal. À l’opposé, de nombreux citoyens et experts dénonçaient les vices du Train de l’Est et de son tracé alambiqué. Aujourd’hui, il est évident que citoyens et experts avaient raison… 760 millions de dollars trop tard, malheureusement.

Une multitude d’intervenants qui s’opposent au projet actuel du REM sont très au fait des enjeux de transport collectif, d’urbanisme et de finance. Ils trouvent le projet actuel mal ficelé tant au niveau du tracé, de l’insertion dans le milieu urbain, du mode choisi que des impacts financiers sur un potentiel de 198 ans.

De très nombreux autres opposants seront directement touchés par une infrastructure démesurée et bruyante qui dégradera leurs biens et la qualité de vie de leur quartier de façon inacceptable.

Faut-il dépenser plus de 10 milliards de dollars d’argent public pour dégrader sérieusement des milieux de vie de dizaines de milliers de personnes, afin de permettre à un petit nombre de promoteurs de développer des projets qui leur seront extraordinairement profitables ?

Prenons le temps de faire les choses dans les règles de l’art, avec transparence et concertation.

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3 commentaires
  • Michel Dumont - Inscrit 4 mai 2021 13 h 21

    Catastrophe des libéraux assistés des caquistes!

    Je compatis avec les résidents qui devront subir le bruit d'un 747 aux 2 minutes. Et des travailleurs du centre-ville sur René Lévesque. Et que dire de ces fils qui surplombent les rails…de toute beauté. Vous pouvez vérifier devant le 10-30 où ils sont déjà installés. Une horreur! Et la Caisse qui engage un architecte mercenaire pour ficeler le tout. Le 21e siècle aura aussi son Taillibert!!

  • Daniel Chartier - Abonné 4 mai 2021 15 h 10

    Des opposants qui comprennent bien mieux les multiples enjeux du REM que le discours de grands acteurs économiques ne le prétend.

    Vendredi dernier, le président de CDPQ Infra prenait la parole devant la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain. Dans ce discours, il présentait les opposants au REM comme des gens qui ne comprennent pas. Le président de la CCMM s'ébaubissait devant le caractère génial du REM et l'immense plus value que prendront certains terrains appartenant à certains membres influents de la CCMM.

    Les impacts négatifs sur les milieux habités qui seront traversés seront catastrophiques sur René-Lévesque, mais aussi en plusieurs autres lieux. Dans Mercier-Est, mon quartier, le mastodonte grinçant passerait à une distance du trottoir de la rue Sherbrooke moitié moindre que l'autoroute Métropolitaine ne fait sur Crémazie avec des résultats désastreux. Et ces promoteurs osent parler de revitalisation. Ce sera plutôt un processus accéléré de dévitalisation de milieux de vie existants.

    Cette lettre ouverte tente de démontrer à M. Arbaud, président de CDPQ Infra, que ceux qui s'opposent à son projet ne sont pas automatiquement des ignares.

  • Pierre Raymond - Abonné 4 mai 2021 21 h 31

    Je n'en peux plus...

    Montréalais de naissance et de résidence, je déménage en banlieue parce que... parce que je n'en peux plus d'assister aux prouesses de nos incapables élus DÉMOCRATIQUEMENT à 40% des voix !