Mandats inachevés

Avant de finir son mandat, le député Bernard Drainville avait démissionné en 2016. Catherine Fournier fut élue sous la bannière péquiste en 2016 et réélue en 2018. Mais voilà qu’en 2019, elle quitte le PQ pour devenir députée indépendante. Enfin maintenant, elle annonce qu’elle se présentera l’automne prochain aux élections municipales.

Ici l’ambition et l’opportunisme semblent prévaloir au détriment du service aux électeurs qui l’ont élue. Il me semble que l’éthique devrait guider les élus. Une fois élus, ils devraient aller au bout du mandat que les électeurs leur ont confié. Pour la durée et dans le parti pour lequel ils ont fait campagne. Il me semble que c’est une question de respect des électeurs.

 

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2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 30 avril 2021 08 h 45

    Les carriéristes ou les bâtards de Voltaire

    Parce qu’elle était jeune, une femme, Catherine Fournier s’est fait donner un château fort péquiste qui assurait son élection. N’importe qui aurait pu se faire élire sous la bannière du Parti québécois dans cet ancien comté de Bernard Drainville. La volte-face de cette dernière au Parti québécois et aux gens qui l’ont élu pour devenir indépendante était un camouflet pour la démocratie. Comme Judas, c’est difficile de trouver mieux. Elle semble exemplifier tout ce qui est nauséabond en politique; l’appât du gain personnel. Lors de la déconfiture du Parti québécois aux dernières élections où plusieurs femmes et hommes de qualité ont mordu la poussière, au lieu d’avoir un certain respect pour eux, elle festoyait dans son bureau en chantant « On a gagné, on a gagné », ce qui voulait dire qu’elle avait gagné et au diable les autres. Contrairement à elle, Pascal Bérubé n’avait pas le cœur à la fête même s’il avait remporté son élection avec une majorité écrasante.

    La politique n’est pas une carrière. Vous êtes choisie par le peuple pour les représenter. C’est tout. Les opportunistes et les carriéristes qui se cherchent une carrière, allez vous faire voir ailleurs. C’est un privilège de représenter les électeurs et vous vous devez de finir votre mandat. Aujourd’hui, sachant fort bien qu’elle ne sera pas réélue dans son comté, elle veut devenir la mairesse d’une ville avec un salaire de plus de 200 000 $ par année, elle qui n’a jamais rien accomplie et qui a un minimum d’éducation. De 95 000 $ à 200 000 $ et plus. Évidemment, elle gardera son emploi de députée à l'AN jusqu'à la dernière minute au cas où elle ne serait pas élue à Longueuil.

    Nous devrions mettre en place une limite à ceux qui veulent se présenter en politique. Deux mandats, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal et votre carrière politique est terminée. Après, aller exercer vos supposés talents dans un autre domaine.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 30 avril 2021 09 h 51

    Elle est incapable de tenir en place

    Et elle veut devenir mairesse.