Omerta pour tous

Comme on le rapporte, les infirmières et le personnel du réseau de la santé sont encore, et plus que jamais, sujets à la loi du silence. Il n’en faut pas beaucoup pour mieux comprendre la situation des patients d’hôpitaux et les résidents de CHSLD, et leurs proches. Cette situation tient notamment au fait que les commissaires aux plaintes n’ont pas de marge de manœuvre pour agir vraiment sur les dénonciations. Les visites d’évaluation sont quant à elles devenues des visites de simples observations et nos comités d’usagers et de résidents, pour plusieurs d’entre eux, sont limités dans leurs propres dénonciations. Il n’est pas surprenant, à la fin, que malgré l’article 337 alinéa 1 de la Loi sur la santé et les services sociaux, l’État québécois refuse ou néglige encore de financer des organismes qui dénoncent et qui œuvrent à la défense des droits pour ces mêmes patients et résidents, dans le réseau de la santé.

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