Grand Prix, bruit, pollution, violence

Alors que le discours actuel tourne autour de la réduction des gaz à effet de serre, une bande de petits garçons veulent jouer aux autos et faire tourner des bolides bruyants et polluants sur une piste sans fin. Ce genre d’événement est aussi générateur de violence contre les femmes, de prostitution et de soûlographies collectives, expression ultime d’une masculinité imbécile. Retombées économiques, me direz-vous ? Si des commerces n’attendent que ça pour survivre, c’est qu’ils sont inutiles. Réinventez-vous, comme on le dit souvent pour les activités non polluantes que sont les arts de la scène. Si les retombées économiques sont le seul critère pour faire tourner ces symboles de la décadence de notre société, pourquoi ne pas inclure les jeux du cirque de la Rome antique ? Ça aussi, ça générerait d’importantes retombées économiques. Tout cela est absurde.

Ce gouvernement parle de réduction de CO2, de lutter contre la violence faite aux femmes et soutient les courses automobiles. Avec nos impôts. Parler des deux côtés de la bouche. Comme d’habitude.

 
5 commentaires
  • Diane Éthier - Abonnée 17 avril 2021 09 h 11

    Très juste

    Je partage entièrement les opinions émises par l'auteur

  • Gilbert Troutet - Abonné 17 avril 2021 09 h 35

    Entièrement d'accord

    Je partage entièrement votre point de vue. Le « sport automobile » (sic) est le symbole même de l'abrutissement : bruit, pollution, gaspillage de ressources, goût de la vitesse... Toutes choses que nos bons gouvernants nous demandent de réduire par ailleurs. Et il faudrait de surcroît y mettre des fonds publics ? Pourquoi pas ramener les jeux du cirque ou la corrida au parc olympique ? C'est Néron qui serait content.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 17 avril 2021 11 h 52

    Bravo !

    Bien dit.

  • Claude Gélinas - Abonné 17 avril 2021 12 h 11

    Parler des deux côtés de la bouche.

    Lorsque les trois niveaux de Gouvernement feront preuve de cohérence en regard du respect de l'environnement et de la qualité de vie des activités comme le Grand Prix de Montréal et de Trois-Rivières seront abolies. Quant aux retombées économiques à moins de preuves concrètes démontrant le rapport qualité prix et prenant en comptes les négatives retombées sociales reliées notamment à la consommation excessive d'alcool et de stupéfiants, le coût additionnel des forces de l'ordre, la prostitution ainsi que la pollution sonore, ces retombées économiques ne sont que de l'esbroufe et de la poudre aux yeux.

  • Claude de Carufel - Abonné 17 avril 2021 12 h 41

    Une aberration.

    Tout à fait d'accord vous M. Sokolski. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de plus de gens ou groupes qui manifestent leur désaccord par rapport à ces évenements, alors que la planète est gravement malade.