Les deniers mal distribués

Toujours en attente du règlement du dossier We Charity, alors que des millions étaient distribués de façon, entre autres, familiale, nous voici encore confrontés à un dilemme selon lequel l’avoir des contribuables est, depuis plusieurs décennies, octroyé à un poste de prestige pour lequel nous n’avons aucune voix au chapitre, mais avons tant contribué. Alors que des centaines de citoyens se cherchent des abris pour se protéger des affres du temps et que tant de problèmes nous assaillent, il est impensable que le premier ministre de ce pays ne se pose même pas de question sur l’obsolescence du poste de gouverneur général.

Monsieur le Premier Ministre, de grâce, enfilez le costume de votre fonction et mettez un terme à ce triste spectacle. Rendez au peuple les deniers si mal distribués.

3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 26 janvier 2021 10 h 19

    Les quatre fondements d’un peuple libre : liberté, égalité, fraternité et obsolescence d’un régime politique basé sur l’illégitime volonté d’un dieu ou amis imaginaire né de la filiation

    Totalement d’accord avec Mme Pelletier-Gravel. C’est odieux de dépenser des milliards sans regarder comme dans We Charity et à maintenir un régime qui consacre un droit de regard monarchique sur nos institutions alors que plusieurs peinent à survivre durant cette crise sanitaire. Enfin, on subventionne encore présentement les voyages d’agrément à la hauteur de 1 000$ dans une crise sanitaire sans précédent.

    Mais on le sait bien, se départir d’une institution qui consacre un droit divin à un régime politique de monarchie absolue dans lequel le pouvoir du souverain est légitimé par la volonté d’un dieu et par filiation va à l’encontre de l’égalité et toutes les sensibilités citoyennes et républicaines, cela implique rouvrir la constitution poussiéreuse venue d’Angleterre. Cela implique aussi se départir de l’ignoble, infâme, méprisante, colonialiste et infantilisante Loi sur les Indiens. Cela implique aussi pour le Québec de s’approprier ses droits naturels et inaliénables qui lui revient pour ses citoyens dans une marche inévitable vers une souveraineté citoyenne. Imaginez pour un instant si le Québec avait pu contrôler ses frontières durant cette pandémie, on serait en bien meilleure position. On aurait dû fermer les aéroports et le chemin de Roxham tout de suite.

    Enfin, le préambule de la constitution canadienne commence par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu… ». Juste ce petit bout de phrase légitime un régime monarchique basé sur l’odieuse filiation. Personne ne nous a demandé notre avis lorsqu’il est venu le temps de vivre dans un tel pays.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 26 janvier 2021 13 h 00

    Une monarchie carnavalesque…



    … qui alimente le potinage des commères

  • Pascal Barrette - Abonné 26 janvier 2021 16 h 38

    Je pars

    L’obsolescence du poste de gouverneur général, bien d’accord avec vous Madame Pelletier-Gravel. Je laisse aux constitutionnalistes le soin d’en trouver le substitut et le nom, si tant est qu’il faille le faire. Les deniers publics doivent être parcimonieusement distribués, certes. L’enjeu central d’une représentante de la reine, c’est d’en avoir autant besoin qu’un adulte a besoin de sa mère pour valider toutes ses décisions. D’autant que la reine n’a jamais été notre mère. Je croyais jusqu’à maintenant que les gouvernements successifs avaient repoussé cette question après sa mort. Vous me faites changer d’idée. C’est maintenant le temps de lui dire «Je pars». Les vraies affaires ne se disent-elles pas au chevet de la personne sur le point de partir, comme la reine elle-même pour de vrai? Élisabeth II ne serait pas du tout offensée de dire adieu à son dominion. Elle se réjouirait peut-être même de ne pas laisser cette patate chaude entre les mains de son fils, le futur roi Charles. Elle en connaît si bien l’art et le secret, elle pourrait même présider avec fanfare et chevaux cette descente de drapeau, ce retrait de «Chef», ce dépôt de chapeau.