Il faut franciser la Major League Soccer

Je ne comprends toujours pas pourquoi on ne francise pas au Québec le nom de la ligue du Club de foot Montréal. On ne dit ou n’écrit pas ici en français National Hockey League ou NHL lorsqu’il est question de la LNH. Pourquoi alors utilise-t-on en français Major League Soccer ou son sigle MLS ? Ce n’est pourtant pas compliqué de dire ou d’écrire quelque chose comme, par exemple, Ligue majeure de soccer ou LMS. Je crois que plusieurs acteurs influents de la société québécoise ont manqué de vigilance sur cette question et ont adopté le nom anglais de la ligue sans se donner la peine de le franciser.

17 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 19 janvier 2021 04 h 44

    Ouais

    La France elle-même a aussi un gros problème. Les anglicismes à gogo, c'est des calories vides.

    • Bernard LEIFFET - Abonné 19 janvier 2021 10 h 14

      « Oui », plutôt que « ouais », comme C.Auger de Radio-Canada, votre commentaire paraît à première vue imaginable. Malheureusement ce n'est pas ce que j'ai constaté sur place à l'encontre des panneaux brandis par des extrêmistes pour internationaliser leur pensée lors de manifestations, ce dont raffolent les cameramen de R-C voués au Dominion, en ridicusant le Français! Je vais souvent en France pour voir de la famille, plus maintenant à cause de la pandémie, et en voyageant en voiture (option achat-rachat) que ce soit, directions N-S et E-O, jamais je n'ai entendu des Français communiquer verbalement par la voix en anglais! La seule chose que j'ai plutôt remarqué, c'est qu'avec le nombre si élevé de touristes étrangers, c'est le pays le plus visité au monde, et ça ce comprend facilement quand on voit tous les monuments historiques, les châteaux de la Loire, Paris et l'Avenue des Champs-Eliysées, des sites historiques innombrables et entrenus,, les commerçants, à bon escient, placardent des plubliciités effectivevement en anglais pendant la belle saison! Faire des affaires ne se fait pas qu'au Québec, sans pour cela nuire à la langue nationale! Il faut remarquer cependant que les marchands sont loin de parler en anglais! Aucun rapport avec ce qui se passe à Montréal où se situe le château-fort des britanniques depuis la colonisation. Des deux histoires, je prèfère la première, là où une seule langue est parlée partout sur tout le territoire, le Français! Encore faut-il admettre que de savoir parler, pour sa propre culture, l'Anglais et l'Espagnol, c'est bien. Mais soyons franc, avant d'en arriver là, il faudra au Québec donner un coup de barre sur l'enseignement du français, avec des enseignants universitaires dûments formés et jusqu'au niveau primaire! La société québécoise n'a pas de projet porteur pour l'avenir et le multiculturalisme implanté par P-E Trudeau, voilà ce qu'est l'immobilisme d'une nation, seul le monde des affaires étant important!

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 19 janvier 2021 08 h 16

    Pas facile de se sortir des ornières et de l'air ambiant ...

    M. Boulanger, vous mettez en lumière une situation qu'on retrouve malheureusement dans plusieurs sports pour ne pas dire plusieurs domaines.

    Côté sport, ne devrait-on pas plutôt dire ANB plutôt que NBA ? LBM plutôt que LMB ? LNF plutôt que NFL ? Etc.

    Côté chaîne de détaillants, généralement américaines, mais bien souvent même du Canada et du Québec, je n'énumérerai la litanie de noms de bannières qui se déclinent carrément en anglais sans même le commencement du début de l'ombre d'une approche à tout le moins bilingue. Par exemple, pourquoi est que Costco ne fait pas l'effort de s'appeler "Costco Ventes en gros" plutôt que "Costco Wholesales" pour le Québec ? L'excuse normalement entendue de la part de ces bannières (grandes ou petites), c'est que ça coûte trop cher de gérer une "marque" supplémentaire pour un petit marché comme le Québec ...

    Bizarre quand même qu'une entreprise comme Staples ait pris le parti d'appeler sa chaîne "Bureau en Gros" pour ses établissements du Québec ! En-t-k, pour ma part, ça fait que je suis prêt à acheter le même article quelques dollars de plus chez eux plutôt que par exemple chez son concurrent "Best Buy" ... Comme on dit, tout est politique ! Mais essayez de faire comprendre ça à quelqu'un qui cherche le plus bas prix possible. C'est comme pour l'environnement, on vous dira que c'est un combat perdu d'avance. Suis pas d'accord et chaque petite victoire s'ajoute à ce perpétuelle combat pour la survie de nos langue et culture sur ce coin de pays.

    En ce qui concerne nos journalistes sportifs, auront-ils un jour le courage de se lancer dans cette arène politico-culturelle sans avoir peur de passer pour des marginaux ou des empêcheurs de tourner en rond ? La question leur est lancée.

    En ce qui concerne le bref commentaire de M. Lamarche, vous ne croyez pas si bien dire. Un jour, j'ai assisté à une présentation techno d'un spécialiste de France: Plus de 40 expressions en anglais pour une durée de 30 minutes ! On part de loin ...

  • Bernard Dupuis - Abonné 19 janvier 2021 10 h 27

    Le triomphe du "Montreal british"

    Enfin, quelqu’un qui a le souci de la langue française. Cette attitude est de plus en plus rare depuis une dizaine d’années.
    Le "Montreal british" n’est pas qu’une simple question de négligence. C’est comme un retour aux années cinquante. Utiliser le vocabulaire « british » apparaît comme une façon de se donner de la valeur et de la supériorité.

    Le domaine du sport apparaît comme un des meilleurs exemples de ce besoin de s’affirmer en langue anglaise. Habitués de ne s’exprimer qu’en anglais, les sportifs de tout acabit en oublient leur vocabulaire français lorsqu’ils parlent aux médias francophones. Et cela semble une fierté pour eux. C’est comme s’ils avaient réussi à se sortir de cette situation de francophone minoritaire.

    Utiliser du vocabulaire anglais devant un média francophone se justifie par le prétexte du bilinguisme canadien. C’est comme si "bilinguisme" devenait l’équivalent d’un mélange anglais-français.

    Quand j’entends Claude Julien, Marc Bergevin, Philippe Danault, etc., s’exclamer fièrement « comme on dit en anglais » comment s’étonner que la jeune génération tire sa fierté en délaissant la langue française pour se draper d’un prestige bidon qui les délivrera de leur infériorité de francophones au Canada.

    Espérons que la prochaine génération se souviendra des années soixante et soixante-dix et de la fierté de rester fidèle à quatre cents ans de sauvegarde de la langue française en Amérique. Ce fut l’époque où le groupe Harmonium ne craignait pas de faire en français une musique formidable.

    Bernard Dupuis, 19/01/2021

  • Bernard LEIFFET - Abonné 19 janvier 2021 11 h 23

    « Ah! ¨Ca ira, ça ira, ça ira » chantaient les révolutionnaires français pour chasser les aristocrates, ce que nous devrions faire ici pour valoriser le Français!

    Monsieur Boulanger, ils sont partout, particulièrement à Montréal, à faire du français, sur notre territoire, une langue seconde! À qui la faute, si ce n'est d'abord, comme aime le dire le PM François Legault au sujet du réseau de la santé, la faute des gouvernements précédents! Voilà une constation qui est le signe d'une velléité, c'est-à-dire, que François Legault n'a pas l'intention de bousculer les choses, l'agenda politique primant sur tout le reste! Et pourtant notre langue est la seule parlée en Amérique du Nord, ce qui nous rennd si distinct du reste du Dominion dont on voit que les divergences entre les provinces et le fédéral deviennent de plus grandes à cause de la pandémie. Chercher un équilibre entte elles est utopique et l'arrivée d'un président américain proche de l'Environnement n'est pas pour rendre le Canada plus attrayant. D'autant plus que les Québécois n'ont rien faire des problèmes de l'Aberta par exemple. Nous serions indépendants nos efforts de développement ne seraient pas contrés par les britanniques d'Ottawa, aidés au Québec par leurs amis de Montréal!
    Nous serions en France, le problème ne se poserait pas! (voir la réponse à un commentaire).
    Partisan du soccer, mes deux filles et un de mes garçons y ont joué il y a plusieurs décennies, à Granby! Je suis d'accord avec vous avec le choix de LMS. Les sigles des ligues de soccer ne manquent pas dans le Dominion et faire un rapprochement avec la LNH qui est désignée comme nationale couvre un territoire okus vaste que celui d'une grande ville comme Montréal est peut-être ce qui a fermé la porte à tout rapprochement . LMSQ ou LMSM seraient peut-être d'autres avenues et probablement plus compréhensibles pour les amateurs de ce sport d'équipe mais où les efforts de chaque joueur sont importants, sans oublier bien sûr l'entraineur.
    Allez, Allez l'Impact, Allez, Allez, le Club de Montréal.

  • Gilles Marleau - Abonné 19 janvier 2021 12 h 13

    Et dans la LNH

    Et dans la LNH pourquoi ce refus de permettre aux arbitres de rendre leurs décisions en français au Centre Bell, et cela même lorsque l'arbitre est francophone ?