Le droit d’être entendu

Audi alteram partem : il s’agit d’un principe offrant la possibilité aux deux parties de présenter chacune leur version des faits. Ce principe semble en bien mauvais état par l’effritement des espaces d’échange et de discussion par une propension à la polarisation des opinions, des pratiques empruntées sur des réseaux sociaux, etc. Pourtant, n’est-ce pas, entre autres, de cela qu’il s’agit pour contextualiser certains concepts, mots et surtout pour être entendu dans tout ce que cela peut représenter d’un côté comme de l’autre ?

Je lis avec intérêt les différents points de vue. Il demeure, à mon avis, que le recteur de l’Université d’Ottawa a malheureusement omis de recourir à ce principe pour prendre ses décisions. On voit les conséquences.

N’est-il pas temps de rappeler ce principe tant dans les relations de travail que dans les relations sociales pour se donner un espace d’échange et de discussion digne de ce nom ?

26 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2020 06 h 48

    Le droit de réplique et Sigmund Freud

    Oui, il faut écouter tous les partis et les points de vue. La polarisation des opinions sur les médias sociaux ne doit pas nous conduire à la censure et encore pire, à la culture du bannissement. Le recteur de l’Université d’Ottawa, carbure à la rectitude politique qui est une position tout simplement lâche devant une Sainte Inquisition qui tente d’imposer sa vision du monde dans les milieux universitaires. En fait, c’est la dichotomie entre les francophones et les anglo-saxons qui est à l’origine de ce bruit médiatique, « fu*k*ng frogs » obligent. Si on ne peut plus débattre les idées à l’université, où le ferons-nous?

    Les gens sont bien « tannés » de se faire traiter de racistes sans qu’ils aient droit de réplique. Enfin, la tribune et le gros temps d’antenne accordés à ces apôtres qui croient qu’ils sont les élus et qui possèdent la Vérité a assez duré. Où est le gros bon sens dans toute cette histoire?

    SVP, la discrimination non-consciente est une lubie du 20e siècle sortie tout droit de la pseudoscience de Sigmund Freud.

    « La psychanalyse peut apporter une perspective scientifique aux sciences psychologiques et sociales déjà constituées, l’inconscient jouant un rôle, bien souvent primordial, dans la totalité des conduites humaines » Sigmund Freud

    La psychiatrie est sans doute la moins scientifique de toutes les spécialités médicales et la psychanalyse freudienne est sans doute la psychothérapie la moins fondée sur la science. Les théories de Freud ont été largement critiquées comme non scientifiques et le traitement des troubles mentaux s’est de plus en plus tourné vers des médicaments psychotropes et des thérapies efficaces comme la thérapie cognitivo-comportementale. L’impact de Freud sur la pensée du XXe siècle est indéniable, mais il s’est presque totalement trompé. Il n'était pas seulement non scientifique; il était un menteur et un fraudeur. Lire le livre de Frederick Crews : Freud: “The Making of an Illusion”.

    • Françoise Labelle - Abonnée 28 octobre 2020 09 h 48

      À propos de Freud, s’il est le premier à avoir fait de l’inconscient son sujet d’étude, on peut débattre de sa paternité sur le concept d'inconscient. Spinoza, contemporain de Descartes, soulignait que nous ne sommes pas dirigés seulement par la raison et que celle-ci est tributaire des sentiments et des émotions (les «affects»). D'autres philosophes ont aussi parlé des affects avant Freud.
      «Pourquoi les psychanalystes devraient lire Spinoza » France Culture, 2017.

      On sait que les émotions sont nécessaires à la survie et permettent une réponse immédiate en cas de danger imminent. C’est le rôle de l’amygdale (ne pas confondre avec les amygdales), reliée à l’hippocampe qui intervient dans le stockage de la mémoire. Mais en cas de danger moins imminent, les émotions sont contextualisées par le cortex pré-frontal qui fait entrer diverses considérations (sociales par exemple) pour calculer la réponse la plus appropriée.
      https://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_04/i_04_cr/i_04_cr_peu/i_04_cr_peu.html
      «Spinoza avait raison» le neuropsychologue A.Damasio.

    • Jean-François Trottier - Abonné 28 octobre 2020 11 h 34

      M. Dionne, votre mot est un bijou de fatuité scientiste. On retombe aux années trente!

      Comme ça "[Freud] s’est presque totalement trompé"?
      Cette belle phrase laisse croire (ou voir?) que vous mourez de peur devant votre propre inconscient, ce concept que Freud a mis à jour et réalité indéniable contrairement au subconscient, truc auparavant inventé pour justement ne pas trop creuser les motivations profondes, donc réelles, de l'individu.

      Il est difficile de nier l’œdipe aussi qui, s'il ne s'applique pas universellement, reste un élément essentiel du développement humain. Cette idée intéressante a été dénigrée parce que Freud a commis l'erreur plutôt bête d'englober le développement féminin dans une vision très mâle mais pas totalement erronée. Seulement étriquée.

      La théorie cognitivo-comportementale n'a jamais prétendu être plus qu'une patch sur un cerveau qu'elle n'étudie que dans son simple mécanisme. Elle n'apporte rien à l'évolution de la pensée humaine. C'est une béquille, pas une tentative d'explication de l'humain.

      À la condition de lire Freud comme une intuition personnelle et non comme une sommité finale, ce qu'il n'a jamais prétendu faire d'ailleurs, on ne peut même pas penser à le traiter de fraudeur ou de menteur.
      Certains de ses successeurs ont transformé la psychanalyse en institution expressément pour en tirer profit. Lacan par exemple. ça oui.
      Pas Freud. C'est n'importe quoi.

      Pastichons :
      Combien de fraudeurs en santé?
      La médecine promet l'éternité depuis sa création. Serait-elle frauduleuse en général?
      Selon votre logique, oui.

      Les pilules de la TCC adaptent l'individu à sa société névrotique, rien de plus.
      À ce sujet, tous les psys utilisent encore la définition de névrose que Freud leur a laissée.

      Vous confondez sciemment "guérir", i.e. ne pas être trop trop malade, avec "qualité de vie", i.e. être capable de s'assumer.
      Quelle salade essayez-vous de vendre?

    • Raymond Labelle - Abonné 28 octobre 2020 11 h 37

      Le fait d'être mû ou influencé par des pulsions dont nous ne sommes pas conscients de l'origine n'entraîne pas nécessairement l'existence d'une partie de l'esprit que l'on nommerait "inconscient". L'erreur de Freud a été de transformer l'adjectif "inconscient" en nom commun.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 octobre 2020 11 h 38

      "L'erreur de Freud a été de transformer l'adjectif "inconscient" en nom commun." J'aurais plutôt dû écrire: "L'une des multiples erreurs de Freud a été de... "

    • Marc Therrien - Abonné 28 octobre 2020 11 h 49

      Ce que j’apprécie du perspectivisme, c’est qu’il permet la créativité dans la construction de la réalité à plusieurs. Quand je considère la psychanalyse comme un art plutôt qu’une science, c’est tout un pan d’ouverture d’esprit qui s’offre à moi. Tenez, par exemple, en psychologie, il y a des bacheliers en arts (B.A.), dont je suis, et des bacheliers en sciences (B. Sc.) qui ont ensuite poursuivi des études spécialisées à la maîtrise et au doctorat. La compréhension globale de l’humain et du monde qu’il institue par sa pensée autant qu’il est institué par lui se développe par un partenariat fructueux entre l’art et la science; entre l’interprétation et la révélation.

      Marc Therrien

    • Christian Roy - Abonné 28 octobre 2020 12 h 16

      @ Mme Labelle,
      Vous écrivez: "On sait que les émotions sont nécessaires à la survie et permettent une réponse immédiate en cas de danger imminent."

      Le cas du bout de corde identifié comme un serpent venimeux rappelle que l'impulsion première ne correspond pas toujours avec la réalité objective.

      Je médite moi-même là-dessus.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2020 12 h 34

      Mme Labelle, vous m’avez perdu au « Pourquoi les psychanalystes devraient lire Spinoza ». Les psychanalystes, ça mange quoi en hiver? Ils font partie de la même fraude que Freud. La psychanalyse n’est basée sur aucune science vérifiable et reproductible. C’est tout simplement une duperie qui fonctionne en vase clos tout comme pour la plupart des charlatans. Donc, pour la discrimination inconsciente, on passera. Antonio Damasio n'a rien à voir avec cela. Misère.

      Daniel Goleman est aussi une fraude avec son concept d’intelligence émotionnelle. Cette idée présuppose que tous ont une chance égale dans la vie et il ne suffit qu’à construire des relations positives pour y arriver. Celle-ci a été pondue aux États-Unis afin de donner l’illusion aux minorités qui pataugent dans la misère qu’elles ont une chance égale aux autres de s’en sortir. Misère au carré.

      Rosalind Picard du MIT et sa théorie de l’affect ne l’est pas tout comme pour Damasio et sa conception de l’erreur de Descartes. Damasio stipulait que les émotions sont nécessaires pour la construction de l’intelligence humaine. Oui, cela est vraie et été prouvé. Voir le modèle bidimensionnel et bipolaire des trois scientifiques, Posner, Russell et Peterson.

    • Françoise Labelle - Abonnée 28 octobre 2020 13 h 46

      M.Roy,
      tout à fait. Je cite le texte de McGill:
      «Tout doit bien sûr commencer par une stimulation sensorielle quelconque comme la vue d'une forme étrange ou un son menaçant. [...]
      Or, ce qu'on a découvert beaucoup plus récemment, c'est qu'une partie du message reçu par le thalamus est transféré directement à l'amygdale, sans même passer par le cortex !»
      L'amygdale est reliée directement au tronc crébral pour une action rapide.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2020 13 h 57

      Bon M. Trottier, les intuitions personnelles riment avec les amis imaginaires. On ne peut rien prouver, il s’agit seulement d’avoir une pensée qui devient une foi aveugle dans des concepts qui ne peuvent pas se tenir debout. Friedrich Schleiermacher disait que la religion est l’intuition de l’univers. « Ben oui », c’est Jésus qui a tout fait cela. Misère.

      Tout comme Freud, un homme qui a fait de la science, une tragi-comédie de la psychanalyse dans ses relations avec les patients, qui en fait n'a jamais guéri personne, qui a promu la cocaïne comme un médicament miracle capable de guérir un large éventail de maladies et qui a fait progresser sa carrière en falsifiant les histoires de cas et en trahissant les mentors qui l’avaient aidé. La légende a persisté, grâce à l'auto-invention fictive de Freud en tant que maître détective de la psyché, et plus tard à travers une campagne de censure et de falsification menée par ses disciples. Curieux tout de même, le mot censure revient aussi en décrivant la discrimination non-consciente. Vous devriez lire le livre de Frederick Crews, Freud: “The Making of an Illusion”. Eh oui, misère au carré.

      Alors, au lieu de fréquenter les hôpitaux lorsque vous êtes malade, comme vous le dites, elles ne pourront sciemment vous guérir, utilisez votre intuition pour vous guérir vous-même. Si tout le monde achète votre idée, les salles d’urgence vont être vides.

      Ô sainte Intuition. Force mystique qui explique le pourquoi des hommes sans pensées, sans culture et sans aucun bagage de connaissances prennent spontanément toujours la pire décision. Misère au cube.

    • Françoise Labelle - Abonnée 28 octobre 2020 14 h 34

      M. Dionne,
      misère noire! mon intention n'est pas clairement pas de défendre la psychanalyse mais de souligner que Spinoza a parlé bien avant Freud de l'influence des émotions et des sentiments sur la raison. C'est ce que Damasio dit clairement dans Spinoza avait raison.
      Ne lisez pas en diagonale: je n'ai jamais parlé d'intelligence émotionelle, le paragraphe sur Goleman ne me concerne pas.

      J'ai cité McGill, reconnue pour sa recherche en neurosciences, un court texte que vous ne semblez pas avoir lu. Par exemple: «L'amygdale est essentielle à notre capacité de ressentir et de percevoir chez les autres certaines émotions.» Et encore: «Chez certains patients qui ont dû subir une intervention chirurgicale au cerveau, on a pu stimuler l'amygdale directement et recueillir leurs impressions. L'expérience subjective la plus commune décrite en est une de danger imminent et de peur. » On parle d'une petite portion au centre de votre cerveau. Il n'y a a pas plus concret, racine carrée de la misère!
      L'amygdale est reliée directement au tronc cérébral pour déclencher une réation physique immédiate. Elle est aussi reliée au cortex préfrontal pour faire intervenir d'autres facteurs (correction d'erreur de perception, facteurs socieux, etc.), sauf chez les psycho-(socio-)pathes.
      «Psychopathy: What drives pathological selfishness?» Medical News Today.
      L'histoire classique d'un lésé du lobe frontal vous intéressera: Phineas Gage, wikipédia (ou ailleurs)

      En quoi le modèle de Posner et al. réfute-t-il l'influence des émotions dans les processus cognitifsx?

    • Françoise Labelle - Abonnée 28 octobre 2020 14 h 53

      M. Raymond Labelle,
      je ne peux aimer votre commentaire qu'explicitement n'étant plus sur FB.
      «les pulsions dont nous ne sommes pas conscients n'entraînent pas l'existence d'une partie de l'esprit que l'on nommerait "inconscient". »

      En effet, c'est clair dans le cas du langage: on produit et interprète des phrases très rapidement, mécaniquement (sauf pour les aphasiques), et on ne parle généralement pas d'inconscient dans ce cas. Les parties du cerveau responsables de l'interprétation du langage sont multiples et servent à diverses fonctions et non exclusivement, par exemple, à l’ordonnancement syntaxique des phrases ou des phonèmes. Le gyrus fusiforme est impliqué dans le langage et dans la reconnaissance des visages. Voir aussi «Human Language and Our Reptilian Brain» de Philp Lieberman.

    • Marc Therrien - Abonné 28 octobre 2020 15 h 23

      M. Labelle,

      Pouvez-vous nier que, dans votre rapport réflexif au monde qui vous entoure et vous dépasse, il y a autre chose que ce que vos sens vous permettent de « voir » et que jamais dans votre recherche de sens vous ne vous heurtez à l’invisible, l’intangible, l’ineffable dont l’inconscient humain ne constitue qu’une petite composante?

      Marc Therrien

    • Marc Therrien - Abonné 28 octobre 2020 15 h 28

      Un peu plus et vous nous affirmerez bientôt que les Grecs qui ont développé la mythologie n'étaient que de vulgaires menteurs.

      Marc Therrien

    • Françoise Labelle - Abonnée 28 octobre 2020 16 h 12

      M.Trottier,
      ça serait bien de pouvoir discuter plus librement des mérites et des erreurs de Freud. Certains condamnent toute l’œuvre, d’autres la voient comme une machine à idées. En réfutant ses idées la science progresse et les idées se clarifient.

      C'est l’essence de la démarche scientifique. Einstein a avoué son erreur sur la constante cosmologique ajoutée pour rendre sa théorie compatible avec l'idée populaire à l'époque, mais fausse, d'un univers statique. Il a échoué dans sa tentative ultime pour réfuter la vision quantique de l’infiniment petit. De cette théorie quantique, bien des physiciens déclarent que ça marche mais qu'ils ne la comprennent. Brian Greene défend la théorie des cordes et sera enchanté quand on prouvera que l'approche est erronée. Une bonne partie de la démarche scientifique consiste, devant des contradictions dans les observations (la masse de l’univers), à supposer qu’il doit y avoir une matière noire.

      Le mathématicien Penrose, collaborateur d'Einstein, et le neurologue Hameroff présentent une théorie quantique de la conscience. En réponse à un intervenant, ils souligent que ce n'est qu'une brique, bien loin des différents niveaux de conscience dans le règne animal. Penrose utilise l’indécidabilité des systèmes mathématiques démontrée par Gödel comme métaphore de la conscience. Indécidabilité.
      Youtube: «Sir Roger Penrose & Dr. Stuart Hameroff: Consciousness and the physics of the brain»
      Je ne peux clique sur «J'aime» n'étant plus sur FB.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 octobre 2020 22 h 23

      Merci de vos bons mots Mme Labelle, et aussi de vos très instructives et intéressantes considérations.

      Et moi aussi je boycotte Facebook!

    • Raymond Labelle - Abonné 28 octobre 2020 22 h 31

      "Penrose utilise l’indécidabilité des systèmes mathématiques démontrée par Gödel comme métaphore de la conscience. Indécidabilité." FL

      Et le fait que le théorème de Gödel soit relatif au réflexif, des mathématiques sur les mathématiques, de l'ordre du métalangage. Un langage qui porte sur lui-même, comme la conscience porte sur soi. La conscience, c'est se voir soi-même, savoir, sentir qu'on est là. La conscience est réflexive.

      Nous allons faire plaisir à M. Dionne, admirateur des sciences dures, Penrose vient de gagner le prix Nobel de physique.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 octobre 2020 22 h 38

      "Pouvez-vous nier que, dans votre rapport réflexif au monde qui vous entoure et vous dépasse, il y a autre chose que ce que vos sens vous permettent de « voir » et que jamais dans votre recherche de sens vous ne vous heurtez à l’invisible, l’intangible, l’ineffable dont l’inconscient humain ne constitue qu’une petite composante?" MT.

      Non, je ne le nie pas. Je vais même jusqu'à affirmer qu'une grande partie du réel échappe à notre perception. Nous n'en sommes pas moins des êtres doués de conscience. Et n'en faisons pas moins partie intégrante du réel. Ceci ne fait pas de nous des êtres omniscients.

    • Raymond Labelle - Abonné 29 octobre 2020 10 h 46

      L'indécidabilité des mathématiques se reflétant sur eux-mêmes évoquée dans le théorème de Gödel est un miroir de la conscience qui ne peut s'auto-saisir.

  • Michel Edmond - Inscrit 28 octobre 2020 10 h 07

    Le Droit muselé de la gauche post-moderne

    Mais pourquoi donc écouter l'accusé?

    Un sectarisme impitoyable fait foi de sa Loi. Le Droit y est une variable d'ajustement de son dogmatisme. J'accuse, donc tu es coupable, sur-le-champ et irréfragablement.

    La seule voix possible : se répandre en excuses selon le mode de la confession publique, battre sa coulpe sur tous les médias et attendre sa sentence !

    À bon entendeur, salut!

    • Claude Bernard - Abonné 28 octobre 2020 21 h 01

      M Edmont
      Être un bon entendeur n'est pas chose facile.
      La gauche post-moderne est parfois déconcertante, en effet.
      J'ai cru comprendre que le recteur avait rencontré la professeure Lieutenant-Duval.
      Quel fut le contenu de cette rencontre, va sans dire confidentielle.
      Pourquoi s'est-elle excusée?
      Comme elle avait agi en toute bonne foi, ses excuses peuvent avoir comme origine une non pas la reconnaissance d'une faute mais simplement d'une erreur d'appréciation de l'effet du mot nigger sur certaines personnes ultra sensibilisées depuis la mort de George FLoyd et la création de la mouvance BLM.
      S'excuser n'a pas toujours un signe de faiblesse ou d'humiliation insupportable.
      Au contraire cela est souvent une marque de savoir vivre.

  • Michel Lebel - Abonné 28 octobre 2020 10 h 41

    Bernard Landry aurait bien apprécié!

    ''Audi alteram partem'', c'était l'adage latin qui collait à la peau de Bernard Landry! Il n'a pas collé à celle du recteur de l'Université d'Ottawa, bien englué dans la rectitude politique. Un recteur bien politicien et non universitaire.

    M.L.

  • Marc Therrien - Abonné 28 octobre 2020 11 h 51

    Entendre l'autre côté, mais surtout, l'écouter


    « Audi alteram partem », entendre l’autre côté. Encore faudrait-il aller plus loin ou en profondeur pour écouter. Quitte à découvrir que l’on peut avoir tort, ce qui peut créer du plus petit malaise à la plus grande angoisse dépendant du niveau de maturité et de sécurité identitaires auquel on est rendu.

    Marc Therrien

  • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2020 11 h 58

    Absence d'encadrement et absence de jugement.

    Il est surprenant d'apprendre qu'au sein des universités il ne semble pas encore exister de mécanismes bien établis pour encadrer les relations entre les enseignants, les étudiants et l'administration. Les réseaux sociaux et leur violence sauvage prennent alors la relève d'un dialogue civilisé et respectueux qui devrait se faire à l'interne et ne pas dépasser les limites des campus.

    Comment s'étonner alors si, dans ce désert procédurier les doyens et les recteurs ne soient pas tentés de se comporter comme des caïds pour faire régner leur conception, aussi personnelle que contestable, de l'ordre. On en est réduit à subir le monde que l'on s'est soi-même forgé.