Le virtuel et nous

Tout passe maintenant par l’écran : l’enseignement, le « social », l’information, le travail, la culture, la recherche d’un partenaire, la communication, le divertissement, etc. Les yeux rivés sur la machine, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. La sensualité de la vie me (nous ?) manque : la sensualité du son acoustique, entendu et partagé dans la même pièce (c’est pénible à la longue d’entendre la musique à travers la machine, et pire encore à travers Zoom !), la sensualité des êtres, celle du souffle et du silence.

Oui, tout cela commence à peser très, très lourd. Malgré toute l’énergie déployée à rester positive et optimiste, il m’est impossible de ne pas me questionner sur la limite de l’être humain à évoluer de cette façon au quotidien… Et que dire de l’aspect amplifié, décuplé en quelque sorte, de cette situation pour toutes les personnes à risque qui vivent seules (dont je fais partie) ? Vivement la lumière au bout de tout cela. Celle qui réchauffe, celle qui nous rappelle le pourquoi et nous ramène à l’essence de la vie : réelle et partagée.