Les têtes heureuses

Le point de presse télévisé du 28 septembre ne laisse pas de doute sur le défi qui attend le gouvernement Legault dans sa mise en application des mesures nécessaires afin de contrer la deuxième vague de COVID-19, qui prend des allures de tsunami. Le sacrifice sera colossal pour tous, et en particulier pour les petits vieux dont je fais partie. Les longues files d’attente pour les courses de première nécessité. Le regard réprobateur des gens que nous croisons à deux mètres dans les lieux publics. Le confinement social. Les consultations médicales reportées. La solitude, l’ennui. Qui sait, si l’on se fie au scénario que nous avons connu, si les 28 jours ne seront pas reconduits pour une période indéfinie ? Décidément, le sacrifice collectif rendu nécessaire nous aura volé une partie de notre vie. J’appréhende déjà la réaction des tenants du complot, des je-m’en-foutistes, des manifestants sans masque, de l’inconsciente jeunesse qui se croit invincible, des récalcitrants qui continueront à se réunir clandestinement ou en public. Quels moyens se donnera le gouvernement pour mettre au pas ces têtes heureuses pour qui l’univers en débâcle tourne autour de leur nombril ? Au-delà de nos petites personnes, il existe un principe trop souvent bafoué, ignoré, qui mérite d’être remis à l’ordre du jour : le bien commun.

12 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 30 septembre 2020 08 h 19

    Les têtes à claques

    Bon, pour les petits vieux, oui le sacrifice sera immense. Et qui a dit que la vie était juste? Ce sont les 60 ans et plus au Québec qui représentent 98% des décès au Québec et partout dans le monde dû au COVID-19. Oui, vous avez bien lu, c’est 98%.

    C’est pour cela que le gouvernement Legault s’est empressé de fermer à peu près toutes les activités qui incorporent ce groupe d’âge. Mais au moins, si le gouvernement serait plus transparent à expliquer sa démarche qui est pourtant si évidente et que la plupart des commentateurs professionnels (journalistes) ont manqué. Il y avait même un qui avait demandé au premier ministre hier pourquoi on fermait les théâtres et les musées et non pas ligue ligues de garage de hockey. Après une réponse absurde du premier ministre, cela est évident que la contamination dans un endroit restreint comme le vestiaire de hockey où les gens sont attroupés et collés ensembles en dégustant leur potion favorite après la partie est un vecteur de contamination. Mais ces gens-là n’en meurent pas. Les vieux, oui.

    Cela dit, pour les statistiques qu’on nous propose présentement par la Santé publique, pourquoi a-t-on l’impression qu’il s’agit de celles de 2 ou 3 semaines antérieures à celles d’aujourd’hui? La saison de la grippe s’en vient à grands pas et je souhaite bonne à ceux qui pourront faire la différence entre le virus de la grippe saisonnière et celui du coronavirus qui produit une fièvre sans s’empresser d’aller se faire tester. Oui, bonne chance.

    Oui, ce sont les jeunes qui sont présentement les pires vecteurs de contamination. Oui, ils se croient invincibles parce qu’ils n’en meurent pas. Enfin, ils ne connaissent presque personne dans leur entourage immédiat qui a eu des séquelles graves de cette maladie. Bonne chance à essayer encore de les reconfiner et de les convaincre à adopter des mesures préventives. Les joueurs de football ne suffiront pas. Vous savez « man », ils veulent avoir du « fun » et au diable les autres.

    • Jeannine I. Delorme - Abonnée 1 octobre 2020 15 h 04

      À question absurde réponse absurde !

  • Paul Gagnon - Inscrit 30 septembre 2020 09 h 47

    Le bien commun

    C'est que le "bien commun" (la décence commune) n'est pas à gauche : pas assez massive.
    Alors qui est-ce que cela intéresse?

  • Michel Lebel - Abonné 30 septembre 2020 09 h 56

    Le bien commun?

    Bon texte. Qui nous rappelle qu'au-delà du bien individuel,il y a le bien commun. Un bien commun dont hélas on ne parle plus depuis des années, son petit moi étant devenu le centre du monde. Difficile de ramer contre ce courant nombriliste dominant! La pandémie fera-t-elle changer les choses? Il faut l'espérer.

    M.L.

  • Jacques Lafond - Abonné 30 septembre 2020 12 h 24

    Des références SVP

    M. Dionne écrit:
    'Oui, ce sont les jeunes qui sont présentement les pires vecteurs de contamination.'

    Il s'agit d'un énoncé qui est soit vrai, soit faux (principe du tiers exclus). Si cet énoncé est vrai, il doit exister une ou des preuves, faute de quoi on serait en droit de présumer qu'il est faux. Est-ce que M.Dionne a des références sérieuses (études, expériences en laboratoire, etc) à nous fournir ? Les déclarations des différents experts de la santé dans les médias ne sont pas des preuves recevables. Je veux qu'on me donne des références sérieuses autre que les déclarations de cette clique d'experts qui disent n'importe quoi, pourvu que ce soit utile pour pour faire peur à la population et entretenir l'hystérie collective.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 septembre 2020 13 h 45

      Cher M. Lafond,

      « Les autorités de santé publique s’inquiètent de voir les jeunes représenter une proportion croissante des nouveaux cas de COVID-19 ». (La Prersse – 3 juillet 2020)

      « Les Canadiens de moins de 39 ans constituent une nette majorité des nouveaux cas de COVID-19 recensés au Canada » (JDM – 26 juillet 2020 )

      https://www.journaldemontreal.com/2020/07/26/coronavirus-les-jeunes-adultes-majoritaires-dans-les-nouveaux-cas-au-pays

      « De nouvelles flambées de COVID-19 chez les jeunes adultes dans plusieurs régions du pays suscitent des inquiétudes quant à l’impact que ces nouveaux cas pourraient avoir sur l’assouplissement des restrictions actuellement en vigueur ». (Le Soleil – 30 septembre 2020)

      Vous en voulez d’autres?

    • Marc Therrien - Abonné 30 septembre 2020 18 h 59

      Puisque pour vous, « les déclarations des différents experts de la santé dans les médias ne sont pas des preuves recevables », il appert que vous ne serez pas satisfait de la réponse de M. Dionne. Rendu là vous aurez peut-être à vous servir vous-même pour essayer de trouver ce que vous cherchez plutôt que d’attendre qu’autrui vous satisfasse.

      Marc Therrien

  • Richard Lavoie - Abonné 30 septembre 2020 13 h 48

    Mais qui sont les vrais nombrilistes?

    Seraient nombrilistes des individus qui ne cherchent qu'à combler le besoin humain fondamental de socialiser? Ou qui, voyant les statistiques officielles sur les décès et hospitalisations, se mettent avec raison à douter du discours des autorités sanitaires sur la gravité réelle de cette maladie.
    Ou sont nombrilistes les individus obsédés par la covid, prêts à tous les faux-fuyants et les détestations pour atténuer leur angoisses? Quitte à vouloir retirer aux gens leurs droits (mais lâchement laisser à d'autres la tâche de la répression), quitte à laisser des millions de gens sans emploi, des commerces faire banqueroute, et tout cela sans faire preuve d'empathie aucune face à cette immense détresse humaine?

    Bref, ce qui est sûr, c'est qu'on ne convaincra personne de changer sons comportement en jouant les pontifes moralisateurs.

    • Christian Roy - Abonné 30 septembre 2020 17 h 09

      L'idée, M. Lavoie, n'est pas de retirer à qui que ce soit ses DROITS mais, dans le cas d'une pandémie. d'en appeler aux élémentaires DEVOIRS (tout faire en son pouvoir - malgré les inconforts - pour limiter la contagion) de chacun, arguments rationnels à l'appui.

      Un appel à l'intelligence collective, le temps que la crise passe.

      Je suis de ceux qui disent OUI à un endettement collectif pour faire en sorte que les concitoyens touchés soient compensés. C'est à notre bon gouvernement d'y voir, Vive les impôts !

      Je me pose personnellement la question suivante: Est-il moral de profiter financièrement d'une crise telle que celle que nous vivons ? Les entreprises qui ont vu leurs profits exploser ne devraient-elles pas cotiser davantage à la caisse commune?

      Le temps que la crise passe et que l'équilibre budgétaire de notre gouvernement soit retrouvé ?

      Qui sont les vrais nombrilistes, effectivement ?