La «coronaphobie»

Depuis le début de la pandémie, la peur, cette émotion sournoise et hors de contrôle, rôde tel un serpent venimeux qui nous fixe d’un œil implacable et s’apprête à bondir sur nous. Cet état d’esprit asphyxie notre joie de vivre et nous incite à des précautions que nous n’avions jamais observées auparavant. Tel est l’abominable effet de la « coronaphobie ».

À cet effet, depuis quelques jours, le gouvernement Legault a instauré un système de couleurs, du vert au rouge en passant par le jaune et l’orange, axé sur la progression du nombre de cas quotidiens diagnostiqués positifs. Or ce que François Legault omet de mentionner, c’est que le nombre de personnes dépistées a augmenté considérablement depuis quelques semaines, les Québécois, hantés par la « coronaphobie », se ruant, tel un troupeau de moutons en panique, aux cliniques de dépistage, et ce même s’ils ne ressentent aucun symptôme.

Sans parler du nombre incalculable d’heures de couverture des médias traditionnels, notamment Radio-Canada, sur les statistiques « troublantes » liées à la progression du coronavirus et sur les dangers « imminents » d’une deuxième vague, qui serait, semble-t-il, pire que la première. Enfin, tous les ingrédients sont là pour entretenir une peur morbide dans la population et un état d’esprit généralisé qui paralyse sans vergogne notre spontanéité naturelle devant la beauté du monde.

La peur, cette ennemie intraitable, s’est emparée de notre vie… À nous d’en reprendre le contrôle et de continuer à « vivre » avec ce virus autour de nous tout en respectant les mesures sanitaires.

 
16 commentaires
  • Yvon Montoya - Inscrit 28 septembre 2020 06 h 27

    Cela démontre plutôt que la « peur » serait une réelle prise de conscience, prudente et lucide, absolument différente des apeurés que sont les propagateurs de théories du complot. Le paradoxe se situe à ce niveau subtil du comportement humain. Savoir que nous avons ou non ce virus aide à protéger autrui, ses relations, amis et famille. Sinon, oui les médias sont de bonnes machines à scandalites mais si on s’informe en dehors d’eux, surtout touchez pas aux réseaux sociaux, on reste lucide et sans peur.

  • Mario Gallant - Abonné 28 septembre 2020 07 h 02

    Il faut le reconnaitre...

    ....les procovid n'ont peur de rien même pas du ridicule.
    Mario Gallant
    Ste Luce

    • Jacinthe DiGregorio - Abonnée 28 septembre 2020 08 h 57

      y a pas de pro covid!!!!

  • Louise Collette - Abonnée 28 septembre 2020 07 h 24

    Peur

    La peur est le début de la prudence.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 28 septembre 2020 08 h 02

      Mais ce n'est pas une émotion durable, une adaptatation se fait. Et on est rendu là! La peur n'est pas une bonne politique sur le long terme. Il crée des effets rebonds.

    • Marc Drouin - Abonné 29 septembre 2020 13 h 35

      Et le premier ennemi de l'être humain.

  • Jean-François Trottier - Abonné 28 septembre 2020 08 h 52

    La panique en rang d'oignons

    "À nous d’en reprendre le contrôle et de continuer à « vivre » avec ce virus autour de nous tout en respectant les mesures sanitaires."
    C'est ce que chacun fait déjà, Monsieur. Je ne comprends pas le souci.
    Peronnse n'a perdu son droit à la libre-pensée et à sa libre expression.

    Du fait que nous subissons chaque jour un véritable raz-de-marée culturel de nos voisins du sud, un climat de dissension organisée et voulu par la droite religieuse et parano se répand, mais il vit plus dans les médias que dans la rue.
    Personnellement, je n'ai vu aucune manifestation anti-masque et je gagerais que vous non plus.
    Les journalistes par contre en voient. Ils sont payés pour ça, et ils reçoivent des invitations aux manifestations, eux dont les manifestants de "méfient comm la peste". Faudrait savoir!

    Oui, une fièvre s'est emparée de certains groupes paranos, qui ont décidé que tout celà était une immense machination à base des pires crimes possibles, de la pédophilie à une forme d'esclavage pour tous.

    Personne on dirait ne se demande à qui profite cette peur, qui n'est pas sourde et diffuse mais organisée et structurée, avec des organisateurs aux des buts précis et à la stratégie bien conçue.
    Certains ne le font probablement que pour l'argent. D'autres ont sûrement des visées politiques, ne serait-ce que les pirates russes, payés pour paver la voie à une réélection de Trump. Certains États conserveront peut-être leur sénateur par peur d'élire une "marionnette des pédophiles"?
    D'ailleurs les pirates chinois en font autant à l'inverse, ce qui augmente la température politique.
    Pour le moment, il semble bien que les russses gagnent à ce jeu qui engage des vies.

    Restent les "lanceurs d'alerte" connus sur la toile, pour plusieurs maintenant riches à millions, à qui personne ne demande les sources, les preuves, comme si l'État de droit était mort.
    Au bout du compte, c'est lui qui est visé.

  • Françoise Labelle - Abonnée 28 septembre 2020 09 h 03

    L'Halloween s'en vient?

    Booo! À Québec, il ne me semble pas déceler de peur. Les enfants trottinent allègrement, les chars roulent moins, les gens du quartier se promènent en plus grand nombre à pied, à vélo, en fauteuil roulant ou tirés par des chiens, profitant du beau temps au lieu d'être scotchés à l'écran. Et leur joie de vivre ne semble pas du tout asphyxiée.

    Il semble maintenant que les victimes de la covid ont une déficience génétique qui inhibe (empêche) la production d'interféron 1, protéine cruciale dans la première phase de l'incubation de la covid. Un pourcentage de jeunes (et de moins jeunes) présente cette déficience, pour les autres, elle s'accroît avec l'âge. Exit les co-morbidités circulaires (si t'es malade, t'es co-morbide). Des jeunes peuvent passer jusqu'à deux ou trois mois en soins intensifs mobilisant soins et appareils. Il faut prendre SarsCov2 au sérieux sans paniquer, comme les coréens l'ont fait. Stoïquement, sans pleurnicher.