On brime nos droits fondamentaux

C’est du moins ce que martèlent ces nombreuses manifestations, tantôt pacifiques, tantôt violentes, qui font les manchettes de nos médias au sujet du port obligatoire du masque.

Et si je préférais rouler à gauche sur la voie publique, on violerait mon droit ? Et si je préférais afficher ma plaque d’immatriculation non pas à l’arrière de ma voiture, mais à l’avant ? Ou bien rouler à 100 kilomètres dans un village ? Ou si je préférais aller à la chasse une semaine plus tôt que la date légale, on brimerait mon droit fondamental ? Choisir de ne pas porter de masque serait un droit fondamental ? Voyons donc ! Un peu de sens commun !

Comment peut-on ignorer que, dans toute démocratie saine, il faut des règles, des lois, qui privilégient le bien commun sur le bien privé ? Dans notre société démocratique, il reste beaucoup de travail à faire en matière d’éducation civique.


 
18 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 15 août 2020 07 h 53

    Elles sont où les études? Elles sont où?

    Bon, est-ce qu’on pourrait nous citer des études scientifiques revues par les pairs qui placent hors de tout doute l’efficacité des masques non médicaux sans l’usage des « si » ou bien l’emploi du conditionnel à outrance? Là-dessus, on vous souhaite bonne chance. Seul la distance physique et le lavage des mains sont considérés efficaces et prouvés sans aucune contestation scientifique. Et aux déclarations extraordinaires qui font le dénie des droits fondamentaux et inaliénables, il faut aussi des preuves extraordinaires, pas seulement les caprices d'un gouvernement qui a été dépassé par l'ampleur de cette épidémie et qui ne sait plus quoi faire ou dire.

    Ceci dit, je porte le masque maison tout en sachant que c’est inutile parce que les amendes monétaires sont convaincantes dans mon cas.

    En passant, le Québec accuse plus de 677 décès par million de population, ce qui le placerait au 3e rang mondial derrière la Belgique et le Pérou s'il était un pays. Montréal comptait plus de 38% de tous les morts au Canada due à la COVID-19 avec moins de 5% de la population canadienne.

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 août 2020 11 h 53

      On mentionne plusieurs études en cours dans le Washington Post des dernières semaines. Les masques ne protègent pas à 100% bien sûr, surtout si vous ne pratiquez aucune autre mesure d'hygiène ou si vous ne l'entretenez pas proprement. Mais complètement inutile, certainement pas. Selon une des études citées par le Post, après des essais cliniques on a trouvé que les masques non-médicaux protégeaient les autres efficacement et nous protègent minimalement en stoppant les plus grosses particules du virus ce qui l'affaibli. https://www.washingtonpost.com/lifestyle/wellness/mask-test-duke-covid/2020/08/10/4f2bb888-db18-11ea-b205-ff838e15a9a6_story.html?utm_campaign=wp_post_most&utm_medium=email&utm_source=newsletter&wpisrc=nl_most

    • Cyril Dionne - Abonné 15 août 2020 23 h 42

      Madame Paulette, le masque non médical est proportionnellement utile lorsqu’il est bien ajusté et porté, que la qualité du matériel est au rendez-vous, que le masque est propre, que la personne ne touche pas son visage (il est dit qu’une personne touche son visage plus de 26 fois par heure) et qu’elle l’enlève sans toucher la surface contaminée et inversement proportionnel au carré de la distance physique entretenue envers une personne potentiellement contaminée et du lavage des mains fréquent.

    • Françoise Labelle - Abonnée 16 août 2020 07 h 11

      M.Dionne,
      il faut distinguer entre le masque protégeant à 100%, difficile d'accès à la population et qui exige une manipulation correcte et le couvre-visage visant à protéger les autres.
      «un bon couvre-visage n’est pas conçu pour empêcher celui qui le porte d’attraper le virus. Pour se protéger personnellement contre le virus, il faudrait pour cela nous équiper d’un masque de protection individuel tel que le N-95 (aussi connu sous l’appellation FFP2)».
      Les masques chinois KN-95 sont plus accessibles mais certains ne passent pas les tests rigoureux.
      https://theconversation.com/votre-masque-maison-est-il-vraiment-efficace-143423

      Il est malhonnête de suggérer un lien entre le masque ou les mesures de confinement strict et les décès en résidences pour aînés au Québec. Tout ce que vous pouvez logiquement conclure, c'est que le Québec a échoué à protéger ses aînés, justement faute de manque de confinement strict dans ces résidences. Le CHSLD Lachine en est la preuve irréfutable.

      La Suède, la GB, qui a hésité en voulant suivre la Suède, le Brésil, et les USA ont échoué à protéger leur population. Aux décès par million, le Danemark (107 décès par m.), plus densément peuplé (plus d'indiens au pouce carré), a fait plus de 5 fois mieux que la Suède (572). l'Australie (16 décès par m.) a fait près de 36 fois mieux que la Suède! Le Canada (239) a fait 2 fois mieux. L'Islande, la Norvège, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, la Corée, etc. sont tous des pays qui ont pris le virus au sérieux et tôt, contrairement à la France, l'Espagne ou l'italie.
      Aux USA, il y a aujourd'hui 17,186 cas critiques. C'est vraiment pas fini pour eux. Ils testent plus mais le délai de 7 jours pour les résultats rend les tests inutiles pour stopper la propagation. Source: Worldometer.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 août 2020 09 h 59

      Mmme Labelle, un épidémiologiste, Arnold Monto de l'Université du Michigan, a déclaré que les masques chirurgicaux standards « n'ont qu'un effet modeste » sur la prévention de la transmission de maladies propagées par de plus grosses gouttelettes. Inutile pour la transmission aérienne. Idem pour le Dr Ben Killingley University College London Hospital, le Dr Simon Clarke, professeur agrégé en microbiologie cellulaire à l'Université de Reading, le Dr Antonio Lazzarino, du Département d'épidémiologie et de santé publique de l'University College London. Et ceux-ci ne sont qu’un exemple parmi des milliers d’épidémiologistes qui ont des réserves très sérieuses par apport au masque non médical.

      Voici ce que disait le Dr Antonio Lazzarino à ce sujet : « Les preuves dont nous avons besoin avant de mettre en œuvre des interventions publiques impliquant des milliards de personnes, doivent idéalement provenir d'essais contrôlés randomisés au niveau de la population ou au moins d'études de suivi observationnel avec des groupes de comparaison », a déclaré Lazzarino, notant que cela permettra aux experts d'examiner le les avantages et les inconvénients du port de masques. « Sur la base de ce que nous savons maintenant sur la dynamique de la transmission et la physiopathologie de la Covid-19, les effets négatifs du port de masques non médicaux l'emportent sur les positifs ».

      Et ce ne sont pas les premiers spécialistes a affirmé quelque chose de la sorte. Il en pleut partout. Ce sont seulement les politiciens qui n’ont aucune solution à offrir sauf pour le masque non médical qui semblent être unanimes sur le sujet. Voir Legault au Québec.

  • Patrice Soucy - Abonné 15 août 2020 08 h 02

    Temporaire

    Le mot clef est "temporaire". Et si, pour un exigeant besoin de santé publique, on voulait l'imposer à demeure? C'est tout à fait possible, le vaccin pourraient échouer et la covid s'installer pour longtemps. Que diriez-vous alors? Bonne question, n'est-ce pas?

    Les arguments des anti-masques ne font pas très sérieux quand ils ne sont pas carrément ridicules mais la situation pourrait changer et la réponse se faire moins évidente. Je ne suis pas mécontent de cette petite rébellion, pas mécontent du tout. "Libârté" est "liberté" mal écrit.

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 août 2020 11 h 14

      Libârté mal écrit? Mal comprise surtout... Votre liberté, monsieur Soucy, s'arrête à la mienne. Cessons les sophismes pour se reférer au libre arbite qui ne concerne que l'individu. J'ai le droit de vie ou de mort sur moi-même et non pas sur les autres.

    • Patrice Soucy - Abonné 16 août 2020 00 h 46

      Non Mme Paulette, je suis désolé, ils comprennent fort bien le sens du mot liberté et les plus lucides d'entre eux en assument le risque. A l'heure actuelle, il faut leurs donner tort et les taxer d'égoisme mais si la crise se prolonge indéfiniment il nous faudra aussi, collectivement, soupeser le risque et décider.

    • Françoise Labelle - Abonnée 16 août 2020 07 h 18

      En effet, Mme Paulette. Je ne peux cliquer sur J'aime n'étant plus sur FB.

      Avec des si, on est dans l'hypothétique. En ce qui concerne le moment présent, il y a relâchement et reprise dans plusieurs pays.
      Pour le reste, on verra, comme dit Legault le normand.

    • Hélène Paulette - Abonnée 16 août 2020 09 h 27

      "les plus lucides d'entre eux en assument le risque." Non monsieur Soucy ce sont les autres qui en assument le risque puisque le masque protège les autres en premier... Je ne vois pas le risque à porter le masque mais j'en vois un à ne pas le porter.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 16 août 2020 11 h 28

      « J'ai le droit de vie ou de mort sur moi-même et non pas sur les autres. » (Hélène Paulette)

      Possible, dans la tête de plusieurs ?!?, mais si on lit les codes (c civil, c pénal et c criminel), ce Droit, réputé de vie ou de mort sur soi-même, échappant au Législateur, n’existe tout simplement PAS !

      Bref ! - 16 août 2020 -

  • Marc Therrien - Abonné 15 août 2020 10 h 53

    La santé de la démocratie a besoin de séditieux hérétiques


    Parlant des opposants à l’imposition du masque qui n’auraient pas compris que « dans toute démocratie saine, il faut des règles, des lois, qui privilégient le bien commun sur le bien privé », M. Bélanger déplore que « dans notre société démocratique, il reste beaucoup de travail à faire en matière d’éducation civique ». Il serait intéressant que l’on puisse faire le décompte de ces opposants qui osent ne pas porter le masque dans un lieu public afin de voir s’ils contribuent à aplatir dangereusement la courbe normale de telle sorte qu’on retrouverait, par exemple, une proportion 50-50 de conformistes et de rebelles.

    Pour le reste, la santé de la démocratie nécessite qu’il y ait des séditieux hérétiques qui, se prenant comme Socrate pour un taon qui, en nous piquant de temps à autre, nous obligent à nous réveiller et nous empêchent de sombrer dans une léthargie complète laquelle, dans le pire des scénarios, pourrait conduire ces citoyens amoureux de la démocratie, que la peur a rendu impuissants, à acquiescer à la dictature qui leur serait présentée comme le meilleur moyen de répondre à leur besoin de sécurité.

    Marc Therrien

    • Françoise Labelle - Abonnée 16 août 2020 07 h 23

      Je voudrais bien aimer votre commentaire mais n'étant plus sur FB...
      L'argument voulant que la technocratie soit en train de remplacer la démocratie est risible: ce n'est pas un technocrate qui menace la démocratie aux USA, très loin de là. C'est plutôt un nonocrate.

  • Pierre Langlois - Inscrit 15 août 2020 11 h 36

    Au nom du bien commun, appliquer le principe de précaution.

    1. Études semblant démontrer que le masque est utile :

    https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2020/08/13/port-masque-ne-protege-contre-virus-faux

    https://www.un.org/fr/coronavirus/articles/recommandations-port-du-masque

    https://www.quebecscience.qc.ca/sante/connaissances-efficacite-masques/

    2. Aucune étude sérieuse n'indique que le port du masque empêche de respirer correctement.

    3. Même si des études semblent démontrer que le masque est inutile, aucune n'affirme qu'il est nuisible.

    4. Conséquemment, au nom du bien commun, appliquer le principe de précaution est nécessaire.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 16 août 2020 02 h 18

    « il faut des règles » (Marc Therrien)



    Bien là ce n'est pas un masque qui convient

    • Marc Therrien - Abonné 16 août 2020 10 h 03

      Et c'est drôle qu'il n'y a pas de loi qui impose le port de l'équipement de protection pour ces règles auxquelles vous faites allusion; il s'impose de lui-même.

      Marc Therrien