«Our home and native land»?

Plusieurs Québécois ont manifesté leur mécontentement sur les médias sociaux lorsqu’au premier match éliminatoire du Canadien, l’hymne national n’a été chanté qu’en anglais. Mais n’est-ce pas là la suite logique des choses ?

L’Ô Canada a été composé en 1880 par Adolphe-Basile Routhier (paroles) et Calixa Lavallée (musique) parce que les Québécois en avaient assez de devoir entonner le God Save The Queen chéri par les Canadiens anglais, qui, eux, se considéraient d’abord et avant tout comme des sujets britanniques. À ce titre, l’Ô Canada était alors considéré comme l’hymne national des Canadiens français. Or, quelques décennies plus tard, de multiples versions traduites en anglais ont circulé, mais ce n’est qu’en 1980 que deux Ô Canada — l’un en français et l’autre en anglais — ont officiellement été adoptés par la Chambre des communes à titre d’hymne national canadien. Et aujourd’hui, signe des temps, on entonne la version anglaise dans les grands événements sportifs professionnels partout au Canada, sauf à Ottawa et à Montréal, où une version bilingue est entendue. Mais depuis le départ des Nordiques de Québec, en 1995, la version originale française n’est plus chantée nulle part, ce qui en dit long sur la francophonie canadienne.

L’Ô Canada anglais a donc si bien supplanté l’original français que les Canadiens d’expression française n’ont plus d’hymne national distinct et qu’en ces temps de pandémie, les amateurs québécois de hockey en sont réduits à en quémander la version bilingue. En 1909, année de fondation du Canadien de Montréal, 30 % de la population canadienne était francophone. Cette part n’est maintenant plus que de 21 %. Le Québec comptait pour 28 % de la population du Canada. Il ne représente plus que 22 % de ce pays aujourd’hui. Ainsi se produit tout déclin démographique : doucement, sans troubler les élus soucieux d’unité canadienne ni causer le moindre soubresaut, si ce n’est un léger bruissement sur les réseaux sociaux.


 
27 commentaires
  • Francois Ricard - Abonné 7 août 2020 05 h 58

    «Les Québécois possèdent d'immenses richesses mais, génération après génération, ils n'ont pas su exploiter pleinement ces dons à cause de l'aspect rétrograde de leur personnalité culturelle collective.» -Pierre Elliott Trudeau,

    PE Trudeau a fait bien pire que lord Durham. Ce dernier émettait des souhaits. Trudeau a posé des gestes létaux pour notre nation: l'imposition de Mesures de guerre en temps de paix et l'incarcération sans accusation de près de 500 personnes; l'imposition d'une nouvelle constitution et d'une charte des droits qui officialise le multiculturalisme et nie l'existence de la nation canadienne-française; l'appropriation culturelle et politique de notre hymne national.
    PE Trudeau nous a traités comme des colonisés, nous a grossièrement humiliés.Et en retour, nous l'avons idolâtré.Tellement que nous avons reporté cette adoration sur sa progéniture.
    Chaque fois que j'entends l'O Canada, je me rappelle Trudeau...et mon coeur pleure de rage.

    • Bernard Plante - Abonné 7 août 2020 09 h 45

      Comme si le fait que nous n'ayons pas exploité pleinement nos immenses richesses n'était pas en réalité la conséquence de la pleine exploitation à laquelle nous ont soumis les conquérants anglais. Belle façon pour Trudeau de nous blâmer d'avoir été exploités.

      Et ça continue aujourd'hui avec le fils.

    • Gilles Delisle - Abonné 7 août 2020 17 h 12

      Autrefois, on se battait pour notre survivance, aujourd'hui, on disparaît sagement comme peuple francophone. Et cela, conjugué avec une immigration massive depuis plusieurs années ,dont la plupart des nouveaux arrivants vont grossir les rangs des écoles, collêges et universités anglophones! La révolution tranquille, devenue la disparition tranquille.
      Votre texte était très à propos , M. Ricard! Notre hymne national ,subtilisé en douce, sans trop qu'on s'en aperçoive !

  • Léonce Naud - Abonné 7 août 2020 07 h 28

    Notre Chant militaire national aujourd'hui oublié

    Ô CANADA, TERRE DE NOS AЇEUX - Chant National

    Paroles de l'Hon. juge Adolphe Routhier
    Musique de Calixa Lavallée

    Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
    Ton front est ceint de fleurons glorieux,
    Car ton bras sait porter l'épée,
    Il sait porter la croix;
    Ton histoire est une épopée,
    Des plus brillants exploits;
    Et ta valeur, de foi trempée,
    Protégera nos foyers et nos droits,
    Protégera nos foyers et nos droits.

    Sous l'oeil de Dieu, près du fleuve géant,
    Le Canadien grandit en espérant.
    Il est né d'une race fière,
    Béni fut son berceau;
    Le Ciel a marqué sa carrière,
    Dans ce monde nouveau.
    Toujours guidé par sa lumière,
    ll gardera l'honneur de son drapeau,
    Il gardera l'honneur de son drapeau.

    De son patron, précurseur du vrai Dieu,
    Il porte au front l'auréole de feu.
    Ennemi de la tyrannie,
    Mais plein de loyauté,
    Il veut garder, dans l'harmonie,
    Sa fière liberté;
    Et par l'effort, de son génie,
    Sur notre sol asseoir la vérité,
    Sur notre sol asseoir la vérité.

    Amour sacré du trône et de l'autel,
    Remplis nos coeurs de ton souffle immortel !
    Parmi les races étrangères,
    Notre guide est la loi.
    Sachons être un peuple de frères,
    Sous le joug de la foi.
    Et répétons, comme nos pères,
    Le cri vainqueur: « Pour le Christ et le Roi ! »
    Le cri vainqueur: « Pour le Christ et le Roi ! »

    Texte original (1880)

    • Claude Bariteau - Abonné 7 août 2020 09 h 51

      M. Naud, vous savez sûrement que l'auteur de cet hymne était un fervent promoteur du Domion of Canada.

      Il n'a pas écrit « Ô Québec, terre de nos ayeux » ni « Ô Nouvelle-France, terres de nos ayeux », " Ô colonie du Canada, terres de nos ayeux », mais bien « Ô Canada ». Pensait-il que le Canada était l'affaire des « canadiens-français » plutôt que des descendants des Britanniques qui, en 1880, courbaient l'échine devant leur mère patrie alors que le clergé catholique faisait des pieds et des mains pour hausser l'appartennce des habitants « canadiens-français » à l'église catholique.

      Cet hymne n'identifie que la soumission à l'ordre instauré par la création du Dominion par les « canadiens-français », qu'il ethnicise dans lce Dominion, ce que faisait déjà les Britanniques depuis 1774.

    • Léonce Naud - Abonné 7 août 2020 11 h 27

      M. Bariteau. – Je comprends votre perspective quant au rôle joué par l’Église dans l’histoire du Canada-français. Cependant, je vois aussi les choses un peu comme un certain Colin Ross, grand voyageur Allemand qui a visité le Québec au début des années ’30. Selon ce dernier : « C’est la foi catholique des Canadiens qui a été la plus puissante sauvegarde de leur existence nationale. (…) Il est pour nous (Allemands) du plus haut intérêt d’apprendre, par l’exemple canadien, à reconnaître l’importance de la religion pour une parcelle isolée d’un peuple et, plus encore, le rôle décisif d’une religion unique et exclusive dans la cohésion culturelle et même politique d’une nationalité ». Le livre de Colin Ross a pour titre : « Zwischen U. S. A. und dem Pol ». Il a fait l’objet d’une recension par Cyrias Ouellet le 4 janvier 1935 dans « Le Canada français », une publication de l’Université Laval.

    • Claude Bariteau - Abonné 7 août 2020 13 h 15

      Idem pour le rôle de l'église catholique en Pologne et le rôle de la religion musulmane contre l'oppression des multinationales du pétrole avec comme chef d'orchestre l'armée américaine. Idem pour la promotion du port du voile par des gens de l'immigration récente au Québec.

      Le Canada et le Royaume-Uni ont toujours composé avec ces promotions religieuses parce qu'elles assurent une ségrégation qui avantage ses dirigeants dans un système politique qui les promeut.

      En Allemagne, les chrétiens (catholiques et protestants) ont plutôt assurés l'éclosion du nazisme.

      Dans l'ex-URSS, la réligion fut bannie, mais demeura et elle réapparut avec un régime capitaliste guère favorable à une démocratie fondée sur le pouvoir des citoyens et des citoyennes.

      Au Québec, le pouvoir de l'église a été tassé et celui de l'État provincial fut valorisé. Eric Hobsbawn y a vu un transfert de moule du religieux au politique chez les « canadiens-français ». Ce transfert rend difficile l'essor d'un mouvement politique de type citoyen pour créer l'État indépendant du Québec.

      Le PQ en est en partie responsable avec son concept d'une « nation » québécoise qui est, tout au plus une pré-nation, mais surtout une nation de type ethno-culturelle qui s'inscrit dans la définition des Britanniques des ressortissants français et leurs descendants ou les gens assimilés, ce qui en fit une « race » différente de la leur.

      C'est d'ailleurs cette « race » différente qu'a valorisé Garneau en réplique à Durham alors que le clergé et les élites locales la valorisaient pour s'assurer des avantages octroyés par les Britanniques.

      Lévesque et Parizeau n'ont pas choisi cette approche, car ils ont misé sur la démocratie. Par contre, ils ne firent pas écho aux futurs citoyens et futures citoyennes du Québec pour fonder l'État du Québec parce que leur approche visait à changer l'ordre canadien plutôt que de créer l'État du Québec.

    • Léonce Naud - Abonné 7 août 2020 17 h 56

      M. Bariteau : le premier couplet de notre ancien Chant National « Ô Canada » est un dithyrambe guerrier qui affirme avec force que les Canadiens-français (et leurs éternels alliés Sauvages) sont en mesure de « disposer » de n’importe quel adversaire dans l’Est de l’Amérique, comme ils ont souvent fait dans le passé. Des « fleurons glorieux » ne se gagnent pas en trempant des plumes dans des encriers, ni de « brillants exploits » en tricotant des pantoufles en phentex. Voilà qui était de nature à nous faire respecter.

      Au cas où certains seraient durs d’oreille, Calixa Lavallée précisa le volet territorial de son Chant National : « Sous l’œil de Dieu, PRÈS DU FLEUVE GÉANT, le Canadien grandit en espérant ». Son Canada n’est pas le Dominion britannique de l'époque mais bien un éventuel État territorial français et catholique auquel l’Église oeuvrait discrètement et qui visait une reconquête pacifique de cette Nouvelle-France, perdue en 1759 par la force des armes anglaises. Souvenons-nous ici de la devise de la Gazette des Campagnes - Journal du cultivateur et du colon (1861-1895): « Emparons-nous du sol, afin de conserver notre nationalité ».

      Pour assurer la suite du monde, je ne suis plus certain que nous avons tellement gagné au change en nous libérant du joug ecclésiastique pour valoriser celui d'un État provincial, lequel se délite chaque jour davantage. Pour durer, peut-être étions-nous davantage en voiture avec un Imperator Romain exempt de microbes démocratiques, sans parler de ses Proconsuls ensoutanés au pays. Au moins, à cette époque, la « Priest-ridden Province » n’était pas en train de devenir un sous-produit dégénéré d’Hollywood et de la finance américaine.
      C'est pourquoi il fut un temps où du fait de l'Église, quelque haut gradé d'Ottawa en visite inamicale à Québec était susceptible d'être accueilli chaleureusement par un comité de réception des plus convainquants : http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/523

    • Serge Pelletier - Abonné 8 août 2020 05 h 14

      Il y a bien longtempd, alors que j'étais en école primaire (il n'y avait pas de garderie à cette époque là). Et bien à tous les lundis (première journée de classe par semaine), nous étions tous en rangs (comme dans l'armée), soit dans la grande salle, soit dans la cour extérieure, les maîtresses et les maîtres en avant des rangs et face à nous (ils et elles généralement devant le chapiteau - ou ce qui en tenait lieu). Sur ce chapiteau, se tenait le directeur (ou directice selon le cas). Le personnel administratif (adjoint, etc.)... Des aides au préfet de discipline se promenaient entre les rangs des élèves pour... Deviner quoi, facile facile: Prendre les noms de ceux qui ne chantaient pas. ET ceux-ci étaient convoqués par la suite au bureau du prévet... et si réponse non satisfaisante de l'élève... transfert du cas à la direction, et possiblement une rencontre direction/élève/parents...
      C'était le Ô canada la chanson... dans le temps de Duplessis, avec le (ou les drapeaux sur le chapiteau intérieur) du Québec à l'arrière (ou au mat selon le cas). Aucun drapeau de ce que certains considéraient comme le drapeau du Canada... D'ailleurs les salles de classe avaient toutes un drapeau du Québec généralement dans un coin à l'avant, mais aucun Red Ensign canadien... absolument aucun, et nul part.
      Pour ceux qui se souviennent - ce qui n'est pas semble-il le cas de M. Bariteau - la désignation de CANADIEN disignait exclusivement les canadiens d'origine française - ça c'est maintenant NOUS exclusivement les québécois - alors qu'avant c'était le "partout au Canada".
      Les autres, facile facile: ils étaient désignés par "les English"... Mais "les english" pas trop niaiseux et avec l'aide du GV-F (s'emplifiant sous Trudeau) se sont accaparés de notre nom... Tranquilllement mais sûrement... Nous sommes devenus de canadiens, à canadiens-français, à québécois... et bientôt rien du tout, au mieux des paysans parlant un étrange patois.

    • Claude Bariteau - Abonné 8 août 2020 09 h 13

      Le Dominion ne fut pas créé avec la collaboration du Parti rouge de Dorion, ni de Papineau. Les Conservateurs de la section-est accoquinés à ceux de la section-ouest associés à Brown mirent au point ce projet à l'aide du gouverneur général et des dirigeants de l’armée britannique et de Londres pour contrer une charge des Américains après la Guerre de sécession parce qu’ils appuyèrent les Sudistes.

      L’église catholique appuya ces promoteurs, fustigea ses opposants, obtient le contrôle l’éducation et des services de santé et put minimiser l’expansion des municipalités et de la démocratie alors que l’exode de canadiens-français, en cours depuis 1840, se poursuit. Ça l’inquiète, car, au même moment, des firmes britannico-canadiennes et américaines investissent dans les richesses naturelles.

      Dans ce contexte, les élites locales privilégient une colonisation interne pour assurer leur ancrage local tout en fournissant à ces entreprises une main-d’œuvre d’appoint. Nous sommes dans les années 1880, celle de la composition de cet hymne, qui valorise le territoire dont le fleuve Saint-Laurent est la voie de navigation. L’idée est d’en faire celui des Canadiens français sous l’égide du clergé dans le Dominion of Canada qui, dominant, s'évertue à contrer l’exode de ses ouailles et poursuit ses démarches pour se libérer du contrôle du roi à la faveur de celui de Rome, ce qui ne s’est jamais fait.

      Dans ce processus, le clergé, qui se lave les mains dans l’affaire Riel après s’être opposé au pouvoir politique recherché par les Patriotes, parvint à ses fins : manger dans la main des dirigeants britanniques pour exercer son pouvoir « divin » assuré par le roi d'Angleterre sur les Canadiens français tout en fustigeant la démocratie et le républicanisme, ce à quoi s’était investi Mgr Bourget dès 1845. Votre commentaire en fait l'éloge laissant entendre que cette époque était protégée des Américains alors que le clergé et les élites en vivaient.

    • Claude Bariteau - Abonné 8 août 2020 12 h 14

      M. Pelletier, vous me semblez plus âgé que je ne l'imaginais. L'appellation « canadienne-française » devient courante lors de la Première Guerre mondiale à la suite de l'appropriation des anglo-saxons du Dominion of Canada de l'identité canadienne.

      Avant, il y avait effectivement maintien de l'appellation « canadien » valorisée notamment par l'historien Garneau jusqu'à la création du Dominion of Canada. C'est sous ce Dominion que le terme « canadien-français » désigna les descendants des ressortissants français.

      Mon père, qui se disait « canadien-français » disait à l'occasion après un repas : « un autre que les Anglais n'auront pas ». C'était peu après la Deuxième Guerre mondiale. Par contre, mon gran-père paternel se disait « canadien » d'origine.

  • Claude Bariteau - Abonné 7 août 2020 08 h 04

    L'Ô Canada est l'hymne officiel du Canada depuis 1980, soit 49 ans après avoir été reconnu en 1931 un État indépendant détenant tous les pouvoirs régaliens, dont ceux associés au commerce international, aux relations internationales et à sa présence dans les organismes internationaux notamment lorsqu'il s'agit de sa monnaie, de ses frontières et de ses activités militaires.

    S'il est vrai qu'une première version fut écrite et composée en français dans le cadre du Dominion of Canada, il n'en demeure pas moins que la version officielle est celle du poète du Robert Stanley Weir adoptée en 1980 puis retouchée en 2018 pour remplacer le terme « sons » par « all of us ».

    Que l'une ou l'autre des versions soient ou non chantées lors d'événement sportif ou autre est plutôt à l'image, comme vous le signalez, de l'état de la situation démographique plutôt que de la reconnaissance des deux langues officielles. Pour moi, ça demeure une affaire canadienne et non québécoise puisque cet hymne est celui du Canada.

    Le Québec devenu État indépendant avec tous les pouvoirs régaliens aura, comme tout État indépendant, un territoire bien à lui, sera composé des citoyens et des citoyennes du Québec et aura un système politique décidé par ces derniers et ces dernières. Bien sûr, il aura un hymne national et sera reconnu une nation politique et non ethnoculturel tout en étant actif comme État indépendant sur la scène internationale comme tout État indépendant qui signe les ententes avec d'autres pays.

    Il m'apparaît que là se trouve le véritable enjeu. Quand le président-propriétaire des Canadiens de Montréal demande qu'on signale à la ligue nationale l'impair qui s'est produit à Toronto sans dire qu'il s'applique aussi lorsque d'autres équipes canadiennes sont en cause, il ne fait que jouer une carte canadienne pour assurer le Québec bat toujours au rythme du Canada. Il n'y a rien là de quoi applaudir.

    • Yves Rousseau - Abonné 8 août 2020 18 h 56

      Le Canada, un état indépendant?
      Alors pourquoi une reine d'Angleterre sur la monnaie?
      Pourquoi une fonction de «gouverneur-e général-e?

      Pourquoi un «hymne nationnal» qui brandit la foi chrétienne, l'épée, la conquête européenne, et autres âneries?
      De toute façon, la plupart des hymnes nationaux se résument à : «Nous sommes les meilleurs, les plus forts et nous tuerons tous les ennemis de la «nation»
      Relisez les paroles de «La Marseillaise».
      C'est édifiant
      Pas très inclusif tout ça...

  • Benoit Gaboury - Abonné 7 août 2020 08 h 13

    Agir maintenant...et à chaque jour désormais

    Excellent article. Si le français continue à diminuer encore et encore, petit à petit, dans une sorte d'indifférence générale - et passée sous silence par plusieurs de nos médias - il arrivera sans doute qu'à un moment, on devra changer de langue. Sans doute, ici, est un euphémisme, car c'est certain que cela arrivera. C'est pour cette génération-là, celle de nos petits-enfants ou celle de nos arrière-petits-enfants, génération qui aura été élevée en français mais à qui on demandera un jour de travailler en anglais, que ce sera très pénible. D'avoir à apprendre une deuxième langue, c'est un défi constant qui s'étale sur de nombreuses années. Et tout ce temps, sans être capable de comprendre le fin mot de l'histoire de ce que nos collègues anglophones racontent, peut s'avérer plus que frustrant dans de très nombreux métiers. Nos animateurs de télé, chroniqueurs et journalistes, par exemple, peut-on les imaginer dans le même emploi mais utilisant la langue de Shakespeare. Que de finesse et de subtilité ils perdraient, alors que pourtant ils n'ont été choisis que pour ces qualités de compréhension et d'expression. Il serait temps, enfin, qu'une grande campagne de redressement et de consolidation du français soit entreprise au Québec et que tous les médias francophones mettent l'épaule à la roue en se montrant plus exigeant quant aux résultats, face à des dirigeants qui ne répondent qu'à l'immédiat.

  • Julien Thériault - Abonné 7 août 2020 08 h 18

    Tradition débile

    J'ai toujours trouvé déplacé de chanter des hymnes nationaux lors de matchs sportifs, hockey ou autre. Qu'est-ce que ces pseudo-événements ont à voir avec le Canada, la soi-disant « nation » canadienne ? Il s'agit de simples divertissements qui, bien qu'on en parle énormément, n'intéressent qu'une minorité de la population, qui se déroulent jouurs probablement dopés relevant d'équipes appartenant à des intérêts privés et qui n'ont rien à voir avec la « gloire » du pays et tout à voir avec le profit et les salaires exorbitants versés pour un « travail » totalement futile.

    Par ailleurs, si les Québécois se tenaient encore debout, ils exigeraient que seule la version française soit interprétée à Montréal.

    • Francois Ricard - Abonné 7 août 2020 10 h 05

      C'est un rituel américain que, comme culturellement colonisés, nous avons adopté.
      B ien que composé en 1812, il ne devint l'hymne national américain qu'en 1931.Il fut popularisé par l'équipe de baseball de Chicago qui le faisait jouer à la 7e manche.
      La musique decet hymne vient d'une vieille chanson ribaude anglaise.