Un coup dur pour les restaurants et les commerces

En imposant le port du masque à Montréal et en jouant au matamore de la santé publique, la mairesse Valérie Plante inflige un camouflet au premier ministre François Legault et enfonce aussi le clou final dans le cercueil de bon nombre de restaurants et de commerces de détail.

Dans une ville où les taxes professionnelles sont les plus élevées au pays, où de nombreuses rues commerçantes subissent d’interminables réfections (les locaux vides se comptent déjà par centaines sinon par milliers dans l’ensemble de la métropole) et où nombre de commerces sont inaccessibles en raison de l’élimination de places de stationnements pour agrandir les terrasses des restaurants et favoriser la distanciation physique, la mairesse impose le port du masque à l’intérieur des commerces et des restaurants alors qu’il n’y avait aucun nouveau cas confirmé à Montréal le 7 juillet.

Les restaurateurs qui ont la chance d’avoir une terrasse et les autres commerçants devront user de toutes les prouesses imaginables pour attirer la clientèle et ainsi tenter de renflouer leur coffre vide pour éviter la faillite durant les deux prochains mois. Qui voudra sortir au restaurant ou magasiner pour autres choses que des produits essentiels en portant un masque lorsque l’automne sera venu ?


 
10 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 10 juillet 2020 00 h 28

    Précision

    «alors qu’il n’y avait aucun nouveau cas confirmé à Montréal le 7 juillet»

    En fait, comme nous le rapporte quotidiennement Le Devoir, il y a eu 13 cas le 7 juillet à Montréal («Treize infections s'étaient ajoutées dans la région de Montréal par rapport à lundi» https://www.ledevoir.com/societe/sante/582032/bilan-covid-19-7-juillet), 23 le 8 et 36 hier.

  • Simon Grenier - Abonné 10 juillet 2020 05 h 45

    Je serai beaucoup plus enclin à faire des achats dans un commerce en portant un masque que dans un commerce fermé pendant 2 autres mois...

    Montréal est l'épicentre canadien de la COVID-19. Ça veut dire que le "nique à COVID", c'est ici. Si le gouvernement provincial se sacre bien de la population montréalaise - on l'a vu dans bien des dossiers comme la "laïcité", l'immigration, la crise du logement, alouette - il faut bien que la mairesse pallie. UNE CHANCE que la mairesse pallie, d'ailleurs, depuis le tout début. Qui plus est, s'il y a moins de cas ces temps-ci, absolument tout le monde, spécialistes comme épais, s'entend sur le fait qu'il y a une accalmie, que ça va immanquablement empirer dans les prochains mois et que ça peut reprendre feu à tout moment. Tiens donc, ça pète partout autour de Montréal depuis 2 jours (Laval, Montérégie qui commence à déborder sur l'Estrie).

    Il faudra bien un jour que quelqu'un finisse par nous expliquer où est la violence d'exiger le port d'une moitié de masque en période de pandémie - une situation qui, si on s'en tient aux définitions théoriques, ne s'est jamais produite dans toute l'histoire de l'humanité. Et/ou la différence entre celui-ci ou la ceinture de sécurité en voiture, ou l'interdiction de commettre un meurtre, ou de conduire avec les facultés affaiblies.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 juillet 2020 14 h 58

      " Je serai beaucoup plus enclin à faire des achats dans un commerce en portant un masque que dans un commerce fermé pendant 2 autres mois...".

      Absolument d'accord! Quand je porte un masque, c'est par souci de protéger les autres. Il serait normal que "les autres" fassent comme moi.

      Je comprends très bien les désastres financiers dans le domaine de la restauration, de l'hôtellerie, de la culture et des spectacles. Dans l'industrie touristique.Mais la mairesses de Montréal n'avait pas le choix. Tout comme Québec n'avait pas le choix de fermer les écoles dans le Grand Montréal.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 juillet 2020 17 h 13

      Je viens d'apprendre que la conjointe d'un ami travaillant au CHRDL vient d'attraper le virus, à Joliette, à l'hôpital.Elle a un conjoint et 2 enfants en bas âge.

      Le problème dans le Grand Montréal et autour: c'est la proximité propice à une propension rapide.

      Si on pense économie d'abord, on fait comme Trump: c'est le bordel dans plusieurs états et les hôpitaux peinent à répondre aux besoins.Et que dire du sosie de Trump au Brésilt? Ça signifie que ça va être très long avant que le calme revienne au Sud.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 juillet 2020 17 h 23

      J’entendais, avant-hier, une entrevue à la radio avec un journaliste brésilien .De ce pays où les morts s’additionnent à une vitesse grand V.

      IL racontait que Bolsonaro aurait organisé une mise en scène faisant croire qu’il était atteint du virus.Le lendemain de cette *fausse nouvelle*, il serait réapparu à la télé en pleine forme. Conclusion : ce virus est une simple grippe. Économie d’abord! Ça fait 2 ministres de la Santé qu’il congédie.

      Je pense que nos leaders ont un choix très difficile à faire : santé ou économie? Pas facile….! Moi, je continue à penser qu’il faut être en santé pour faire marcher l’économie.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 11 juillet 2020 12 h 24

      "Je viens d'apprendre que la conjointe d'un ami travaillant au CHRDL vient d'attraper le virus, à Joliette, à l'hôpital.Elle a un conjoint et 2 enfants en bas âge."

      Maintenant,les parents de la dame viennent d'être testés positifs Et son papa avait, déjà, des problèmes de santé.

  • Louise Nepveu - Abonnée 10 juillet 2020 11 h 50

    Un peu de calme

    On croirait à vous lire qu’il est question de vous faire porter des chaînes aux pieds. Puisque le masque protège les plus vulnérables et nous protège aussi, où est le drame?

  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 10 juillet 2020 13 h 11

    Je suis absolument d'accord avec l'auteur.
    La courbe est au plus bas, du zèle sur le dos de nos pauvres entrepreneurs.
    Personnellement je ne peux pas porter le masque car je deviens anxieuse et claustropobe. Ok pour l'épicerie mais hors de question que j'apprécie un loisir, masquée.

    Ensuite je trouve ridicule de continuer de détruire notre économie pour sauver des vies souvent bien avancée ( la moyenne d'âge des gens qui meurent du covid est plus élevé que la moyenne d'espérance de vie au QC).

    Pendant que le suicide bat son plein dans l'indiference, que la cigarette se vend partout, qu'on vend des Hummers, qu'on ne fait rien pour améliorer la condition de l'air, qu'on a pas de médecin de famille, que mosento nous vend sa merdre cachée partout dans notre alimentation.
    Soudainement les politiciens s'en font pour la vie?!
    Bande d'hypocrite...ils endettent des générations pour avoir l'air smath...pendant ce temps, les troubles de santé mental montent en flèche et nous aurons plus un sous pour faire face aux vrais enjeux: la santé et l'environnement.
    Vraiment fâchant...

    • Simon Grenier - Abonné 10 juillet 2020 17 h 12

      Vous trouvez ridicule de faire une égratignure dans "l'économie" pour éviter de tuer des gens et de leur enlever 12 à 30 ans de leur vie? Ah bon.

      Il y existe plusieurs options moins drastiques entre vous empêcher de vivre complètement et exécuter des citoyens au hasard sur la base de leur âge, quand même. Vous proposez pratiquement un crime contre l'Humanité pour pallier ce que vous décrivez vous-même comme votre situation bien personnelle et unique. À mon avis, une mauvaise solution.

  • Paul-Mercier Gouin - Abonné 11 juillet 2020 00 h 08

    Ben voyons

    Je vous préciserai M. Gervais, que je porte moi-même le masque, ce qui ne m'empêche nullement d'aller au restaurant où, bien sûr, j'enlève mon masque pour manger et boire lorsque je suis assis à ma table. Je ne crois donc pas que l'obligation, à Montréal, de porter le masque à l'intérieur d'un commerce ou d'un restaurant empêchera quiconque de fréquenter ces endroits. Et, cela va de soi, le règlement de Montréal devrait logiquement permettre que l'on retire son masque au moment de manger.