Environnement: parler plutôt qu’agir

Je ne suis pas convaincu que les actions de perturbation du groupe Extinction Rebellion sont productives, mais je peux tout de même comprendre leur motivation. Et je dois dire que la réaction des politiciens leur donne doublement raison : alors que ces citoyens réclament des actions concrètes et rapides pour limiter les changements climatiques avant qu’ils ne rendent notre planète inhabitable pour les humains (les rapports du GIEC nous donnent huit ans pour renverser la tendance), MM. Legault et Charette, ci-devant premier ministre et ministre de l’Environnement, ne reçoivent rien du message, se contentant de dénoncer les risques à la sécurité d’escalader le pont Jacques-Cartier et l’impact sur la circulation automobile. Après les élections, devant les préoccupations exprimées par la population, M. Legault avait convenu de parler davantage d’environnement… mais pas au point d’agir. Comme le soulignait une militante, « les changements climatiques vont causer pas mal plus d’inconvénients que d’arriver en retard au travail ». Mais assis sur le volcan, M. Legault parle plutôt d’une « urgence pragmatique », soit celle de ne rien faire en attendant l’éruption.

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2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 11 octobre 2019 09 h 26

    Et vos solutions pratiques et pragmatiques sont?

    Alors, quelle sont vos solutions à l’énigme climatique? Quelles sont les actions concrètes et rapides, pratiques et pragmatiques à poser pour limiter les changements climatiques? On attend votre réponse. On ne pense pas que c’est en escaladant illégalement le pont Jacques-Cartier et créer de ce fait, un embouteillage monstre. Encore une fois, c’est le silence des criquets.

    Nous ne sommes pas assis sur un volcan et la fin du monde n’aura pas lieu dans les prochains huit ans à moins d’un Armageddon nucléaire. L’être humain a cette capacité de s’adapter très rapidement aux changements, climatiques ou autres. Et c’est cela qu’il faudra faire parce que la surpopulation de la planète va empirer le phénomène des changements climatiques dans les années à venir.

    Les autres aspects qu’on néglige d’expliquer dans cette croisade des changements climatiques, sont ceux de la décroissance économique, de la simplicite volontaire et de la transition énergétique qui stipulent logiquement entre autre, que les sociétés vont s’appauvrir à la vitesse grande V. Notre mode vie, depuis plus de quatre siècles, vous savez après la grande noirceur du Moyen- Âge, est basé sur croissance économique et la technologie qui la rend possible. Sans ceux-ci, nos sociétés démocratiques s’écroulent.

    En passant, si on dit plus d’hydrocarbures, eh bien, cher génération d’enfants rois, vous pouvez aussi dire adieu aux téléphones intelligents et toute cette technologie qui a libérer l’être humain de l’esclavage de la vie de tous les jours. Si vous avez moindrement une culture scientifique, vous comprenez que les circuits électroniques sont tous fabriqués à partir du pétrole. Vous savez, le plastique utilisé dans ces puces et cartes électroniques est tiré des hydrocarbures. Désolé, mais les circuits électroniques en bois d’IKEA, cela n’existent pas.

  • Marc Lévesque - Abonné 12 octobre 2019 11 h 00

    J'apprécie votre commentaire M. LeBlanc. M. Legault ne semble pas présent.

    Comme M. Rioux a dit dans sa chronique d'hier sur la cause climatique il faut "négocier les compromis difficiles qui s’imposent".

    Et on peut tout de même avoir une économie productive et en santé tout en réduisant de façon significative notre bilan carbone.