Des camions dans la Grande Prairie

Si on se fie aux promesses électorales, il semble que ce soit au tour de l’est de Montréal de profiter d’une certaine revitalisation grâce, entre autres, à de nouvelles infrastructures de transport en commun. Mais si on examine les projets qui ont cours, nous sommes dans l’obligation de constater que l’on s’en tient toujours à son rôle traditionnel, celui d’espace consacré à l’automobile et au camionnage. Et, dans les circonstances, « consacré » veut dire que les citoyens et les citoyennes passent littéralement au second plan pour ce qui est de l’aménagement de leur territoire.

On peut d’ailleurs en juger assez aisément par la décision du Port de Montréal de créer un accès routier à ses installations, par où transiteront des milliers de camions quotidiennement, tout juste à côté d’un CHSLD et de résidences du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Même si l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM) a déclaré mort et enterré le projet de Cité de la logistique (dorénavant connu sous le nom de secteur de la Grande Prairie), il semble que la bête bouge encore et qu’elle entende occuper tout l’espace disponible en reléguant aux oubliettes la volonté des citoyens de créer quelque chose qui aurait plus de panache qu’un parc de conteneurs. Car c’est bel et bien à cet objectif que nous nous accrochons dans le débat entourant la « revitalisation » de ce secteur de la ville : quelque chose de beau, de respectueux et qui s’inscrit, comme aménagement, dans une possible pérennité. Ce en quoi la construction prévue à cet endroit d’un viaduc par le Port de Montréal ne participe pas du tout.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 20 septembre 2018 12 h 45

    À moins de renoncer à tout commerce international

    Il faut tout de même faciliter le transport des marchandises vers et à parir du Port de Montréal. Le transport par bateau est le plus ''vert''. Par tonne transportée et par km parcouru, le transport par bateau produit à peu près dix fois de CO2 que le transport terrestre (et ce dernier, dix fois moins que le transport aérien).