Personne n’a demandé à être pauvre

La pauvreté est une question sociale importante, car elle nuit aux perspectives de développement des enfants et des adultes. Les gens laissés en marge économiquement ont aussi tendance à être en marge socialement.

Certaines personnes sont ruinées du jour au lendemain, pour cause de dettes, de rupture familiale ou à la suite du décès de leur conjoint. Le manque de qualifications ou les problèmes de santé, physiques ou mentaux, sont aussi des causes fréquentes de pauvreté. C’est surtout l’emploi qui permet d’éviter la pauvreté, et la réinsertion sur le marché du travail devrait être la priorité pour les pouvoirs publics.

L’accès à l’emploi est une chose ; avoir un bon emploi, et le conserver, en est une autre.

En effet, les liens entre la pauvreté et la santé sont bien établis : plus on est pauvre, pire est notre état de santé. Un enfant sur cinq vit dans la pauvreté au Canada. Et si cet enfant vit avec un parent seul, il y a 50 % de risques qu’il vive dans la pauvreté. Nous devons adopter des mesures ciblées parallèlement à une approche universelle.

Cessons au moins de cibler les gens et occupons-nous plutôt des circonstances qui les rendent vulnérables à la pauvreté. La pauvreté est beaucoup trop coûteuse pour tout un chacun d’entre nous.

Le Canada fait piètre figure au chapitre de la pauvreté des enfants. Selon une étude de l’UNICEF, sur les 23 pays les plus riches, le pays se classe au 18e rang. La réalité, c’est qu’on ne vit pas sur une île déserte sans avoir de considération pour les autres. Il existe quelque chose qui se nomme la société.

La justice sociale n’est pas l’égalité matérielle pour chacun, c’est d’assurer à chaque personne une place sur la ligne de départ. Personne n’a demandé à être pauvre.