L’immigration n’est pas la seule solution

Si le Parti libéral conserve le pouvoir le 1er octobre, le nombre d’immigrants pourrait encore croître au Québec. Pourquoi ? À cause de la pénurie de main-d’oeuvre, soutient le premier ministre Philippe Couillard.

Le Japon, un pays de 126 millions d’habitants, dont le taux de natalité est l’un des plus bas au monde, a accordé 14 000 naturalisations en 2016, soit environ trois fois et demie moins que celles enregistrées au Québec, qui compte huit millions d’habitants. En 2014, il a en outre accepté sur son sol… 11 demandeurs d’asile. La politique migratoire du pays du Soleil levant est reconnue comme l’une des plus dures au monde.

Cela fait des années que les « experts » prédisent la catastrophe dans ce pays d’Extrême-Orient, du fait du vieillissement de sa population. Pourtant, il est encore aujourd’hui la troisième puissance mondiale.

Non, M. Couillard, l’immigration n’est pas la seule solution. Les Québécois de souche sont inquiets et veulent qu’on les entende. Si on ne les écoute pas, des regroupements tels La Meute prendront de plus en plus d’importance.

9 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 14 septembre 2018 11 h 16

    Bien au contraire ! L’immigration est la seule solution…

    … Pour le patronat qui recherche de la main-d'œuvre à rabais, captive et malléable à souhait, à qui des propriétaires indélicats de Montréal trouveront à louer leurs taudis.

    De fait, c'est surtout à une pénurie de «cheap labour» qu'est confronté le patronat au Québec.

    Ainsi, selon une récente étude de Statistique Canada, 46,5% des postes vacants en 2016 au Québec concernent des emplois précaires et peu rémunérés, qui n'exigent aucun diplôme ou simplement un diplôme du niveau secondaire.

    En région, près de 50% de la pénurie de personnel concerne le travail en agriculture, dans la restauration et le commerce au détail, dont le salaire versé assure difficilement le gîte et le couvert et encore moins les coûts de l'automobile nécessaire en région pour se rendre au travail.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 septembre 2018 14 h 12

      M. Mathieu Lacoste,

      Un éventuel gouvernement caquiste réduirait dès 2019 les seuils d’immigration, faisant passer le nombre d’immigrants admis de quelque 50 000 à 40 000. Pour le chef libéral Philippe Couillard, François Legault commettrait une «erreur massive» en agissant ainsi. Pourquoi? À cause de «la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et moins qualifiée, partout, partout, partout! L’immigration fait partie des solutions.»

      Pourtant, selon une enquête toute récente de la Banque de développement du Canada (BDC) auprès de 1028 entreprises à travers le Canada, les employeurs demeurent très réticents à embaucher des immigrants, même s’ils se plaignent d’une pénurie de main-d’œuvre. En effet, ils préfèrent embaucher du personnel moins qualifié ou plus jeune et le former en entreprise, ou encore des retraités, ou même augmenter les salaires plutôt que de recruter des immigrants.

      Les chiffres parlent d’eux-mêmes: à l’affirmation «En raison d’une pénurie de main-d’œuvre, notre entreprise doit prendre les mesures suivantes», 43 % ont dit être d’accord avec l’embauche de travailleurs moins qualifiés, 40 % étaient d’accord avec l’embauche de travailleurs plus jeunes, 35 % approuvaient l’idée d’une meilleure rémunération et le tiers étaient d’accord avec l’embauche de retraités. Seulement 18 % des employeurs étaient prêts à se tourner vers le recrutement d’immigrants, alors que 57 % étaient «en désaccord» avec cette proposition.

      Alors, à quoi bon accueillir plus de 50 000 immigrants par année quand les employeurs sont si peu nombreux à vouloir les embaucher?

  • Michel Lebel - Abonné 14 septembre 2018 11 h 36

    Deux solutions

    Il n'y a pas 56 solutions! C'est soit la revanche des berceaux, soit l'immigration. Comme on ne peut guère compter sur la première, alors... François Legault devrait savoir cela. Mais comme la peur de l'autre est une recette électoralement gagnante, il tape sur le clou de l'immigration, Danger!

    M.L.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 septembre 2018 14 h 18

      M. Michel Lebel,

      Il faut un nouveau paradigme. Cette folie de maintenir ou d'accroître le nombre de Québécois.

      La population mondiale doit impérativement décroître, car nous fonçons droit sur un mur avec bientôt 10 milliards d'humains.

      Que le Québec donne l'exemple! Pourquoi notre Belle Province ne réduirait-elle pas sa population de 2 ou 3 millions d'ici 50 ans? Nous vivrons peut-être moins riches, mais notre Terre nourricière, elle, ne sera pas en train de crever.

  • Bernard Terreault - Abonné 14 septembre 2018 13 h 23

    Le Japon n'est pas comparable au Québec

    Il compte 126 millions d'habitants sur un territoire comparable à la fraction sud du Québec, et il a peu de ressources naturelles.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 septembre 2018 16 h 40

      Peu de ressources naturelles ! Raison de plus de louer le travail extraordinaire des Japonais depuis la Deuxième Guerre mondiale. Troisième puissance mondiale pour un si petit pays; il faut le faire.

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 14 septembre 2018 14 h 57

    autre suggestion: appliquer le droit du sang

    Les gens ne semblent pas connaître que pour les autochtones au Canada, la loi prévoit l'application du droit du sang, qui est ausssi appliqué au Japon. Ce qui est bon pour les autochtones devrait l'ëtre aussi pour nous les québécois de souche.

    Nous ne sommes pas, contrairement à ce que disent les multiculturalistes, des immigrants arrivés ici parmi d'autres immigrants à une certaine époque. Nous sommes les membres fondateurs de ce pays, et ce sont nos ancêtres, majoritairement blancs, francophones et catholiques qui ont défriché ce pays dans des conditions difficiles.

    Nous reconnaissons que les autochtones étaient là avant nous, mais ce ne sont pas eux qui ont mis en valeur les ressources naturelles du pays, ou qui ont construit lesvilles et les grattes-ciels lumineux à la fine pointe de l'architecture moderne.

    Nous avons donc hérité du territoire du Québec de nos ancêtres, nous en sommes collectivement les propriétaires. Aussi, au lieu de faire appel à l'immigration pour contrer la pénurie de main d'oeuvre, argument massue des multiculturalistes ces temps-ci, faisons donc appel au rappatriement au Québec des francophones hors-Québec, qui sont plus nombreux sur la planète à l'extérieur du Québec qu'il n'y a de population à l'intérieur de notre pays.

    Ainsi nous ferons d'une pierre 2 coups: Nous éviterons l'assimilation à l'anglais de ces francophones hors-Québec, car le Canada anglais est un pays génocidaire pour les minorités francophones, et nous comblerons tous nos besoins en main d'oeuvre avec une population semblable à la notre qui n'aura pas de revendications communautaristes abscones et réactionnaires comme entraver la présentation de nos pièces de théâtre.

    Nous renforcerons ainsi le coeur de l'Amérique francophone, et réglerons la supposée pénurie de main d'oeuvre qui pourait être réglée par ailleurs par des ajustements au système d'éducation, sans avoir recours à l'immigration. Nous serons ainsi plus heureux chez nous, entre nous.

  • Michel Lebel - Abonné 14 septembre 2018 16 h 53

    La démographie...

    @ Sylvio Le Blanc,

    Vous soulevez une bonne question. Une question peut abordée directement. Je ne sais plus qui a dit: c'est toujours la démographie qui a le dernier mot. Le sujet demeure bien complexe et difficile à bien traiter.

    M.L.