Si la tendance se maintient…

Si la tendance se maintient, comme disait l’autre, le Parti québécois sera hors jeu dès la prochaine élection. Ça fera des heureux, bien sûr, notamment chez les artisans de Québec solidaire, dont l’objectif premier était et demeure l’élimination du seul parti indépendantiste qui avait la capacité de ratisser large, car l’objectif de ce parti n’est pas l’accès au pouvoir, même si certains parmi ses membres semblent le croire étonnamment tout en participant allègrement à la division du vote souverainiste.

À cause de ses idées extrêmes, je connais plusieurs indépendantistes qui ne voteront jamais pour QS. Ils se préparent d’ailleurs à voter pour la CAQ aux prochaines élections afin de s’assurer que les libéraux ne seront pas réélus.

Personnellement, je continue de croire que l’indépendance demeure plus que souhaitable pour le peuple québécois. Je ne vois pas ce qui a changé de ce côté. La situation du Québec vis-à-vis du fédéral ne s’est pas améliorée, à ce que je sache, et il m’apparaît toujours pertinent de souhaiter que le peuple québécois puisse prendre lui-même les décisions qui le concernent.

Les souverainistes se rendent-ils compte de l’erreur qu’ils font en participant à la sape du seul parti indépendantiste apte à rassembler ?

14 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 15 juin 2018 06 h 56

    La CAQ vient de s'enfarger hier

    Avec la découverte de l'occupation des prêts usuraires du président de la CAQ, M. Le Bouyonnec, le parti de M. Legault vient de se creuser un trou dans sur son chemin des élections,qui semblait victorieux. Est-ce que M. Legault savait ce que son président faisait ?


    Le PQ-Lisée-Hivon-Aussant-Lapointe a ainsi, une chance de se propulser devant la CAQ, sur son chemin des victoires.


    Le PLQ-Couillard avec l'affaire Paradis et l'affaire de La Presse devrait couler encore plus profondément, il le mérite vraiment et amplement

    • Claude Bariteau - Inscrit 16 juin 2018 07 h 32

      L'affaire Le Bouyonnec mérite une enquête en profondeur.

      Cet homme dirigeait les activités d'une firme dont il ne détenait que 4 % des actions.

      Deux questions de fond se posent : 1) qui sont les détenteurs de 96 % des autres actions de cette compagnie à numéro ? et 2) quels étaient les membres du Conseil d'administration ?

      La transparence ici s'impose. M. Le Bouyonnec a beau répéter que tout ça était légal, ça ne suffit pas. Il est président de la CAQ et candidat dans Laprairie. Il doit répondre à ces questions.

      Je doute personnellement que M. Legault n'était pas informé des dessous de cette entrerpise. Lui aussi a à répondre. S'il refuse, il révèlera quel genre de Premier ministre il ferait.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juin 2018 08 h 19

      @Claude Bariteau,

      "L'affaire Le Bouyonnec mérite une enquête en profondeur." - Claude Bariteau

      Je vous entièrement raison là-dessus M. Bariteau.

      J'ai d'ailleurs moi-même déjà amorcé ma propre petite recherche, et découvert que Stéphane Le Bouyonnec, le shylock de la CAQ (Monsieur 780% d'intérêts) ...a aussi été au PQ et au Bloc.

      Éloquent, non?

      Référence :

      Stéphane Le Bouyonnec bio :

      "Occupa plusieurs fonctions au sein du Parti québécois de 1986 à 1990. Participa à la fondation du Bloc québécois en 1990.."

      Source : Site de l'Assemblée nationale du Québec :

      http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/le-bouyonnec-st

      .

  • Christian Montmarquette - Abonné 15 juin 2018 07 h 33

    Une suite de clichés et d'affirmations gratuites

    Cet article n'est qu'une suite de clichés et d'affirmations gratuites.

    Et j'ajouterais même.. "typiquement péquistes".

    1 ) Sans référendum au programme durant 27 ans jusqu'en 2022, le PQ n'est plus indépendantiste depuis belle lurette et QS ne peut donc s'attaquer qu'à un PQ provincialiste analogue à la CAQ; et ça, c'est quand il le fait. Alors que la forte majorité des critiques officielles de QS s'adressent au Parti libéral et à la CAQ.

    2 ) L'objectif premier de QS est de construire un véritable parti de gauche au Québec et secondairement de combattre la droite néolibéral, ce qui comprend le Parti libéral, le PQ et la CAQ.

    3 ) Il n'y qu'à fréquenter les principales tribunes au Québec - et même le présent article - pour se demander (Politburo à l'appui!) si l'objectif premier des péquistes ne serait pas l’élimination du seul parti indépendantiste de gauche au Québec, et donc, de Québec solidaire.

    4 ) Si les péquistes avaient fait leur examen de conscience plutôt que de blâmer tout le monde et son père pour leurs déboires, il n'en serait peut-être pas à 5 députés en vue pour le premier octobre 2018.

    Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 juin 2018 20 h 15

      Le seul parti social-démocrate et indépendantiste au Québec est le PQ,

      Je vous mets au défi d'expliquer ce pourquoi l'indépendance est nécessaire économiquement et socialement.

      Je vous mets au défi, dans la partie économique du programme de QS, de différencier QS et Chavez au Vénézuéla, depuis ses débuts.

      Au passage, le Vénézuéla fait maintenant partie de ces nombreuses fausses démocraties dans le monde, exactement ce que QS fera ici puisque son programme économique exigera des gros bras s'appliquer.

      Citez-moi un seul discours où l'un des meneurs du Parti explique les raisons pour lesquelles l'indépendance est essentielle.

      Dites-moi quand QS a réagi contre les empiètements perpétuels du fédéral sur les juridictions provinciales. Àpart appuyer le PLQ dans une guéguierre, y en a pas. Zéro.

      QS se dit pour l''interculturalisme. Encore une fois, une seule citation d'un meneur je vous prie. On va rire.

      L'idée de la constituante ouverte était de dédouaner QS en incluant l'indépendance dans un vague projet du même ordre que les "On verra" de Legault. Pendant tout ce temps VOUS MENTIEZ en prétendant le contraire dans ces pages.
      Rien ne se perd sur Internet. Il y a des preuves à la tonne de vos mensonges.

      La constituante n'est plus ouverte mais...elle reste! Et de toute évidence VOUS SAVEZ que le fédéral mettra des millions sur une campagne pour la constituante. C,est se foutre du monde, ça.

      La seule chose assurée, c'est que QS a très hâte de NE PAS faire l'indépendance grâce à la constituante. Et VOUS baignez dans ce grossier mensonge comme un poison dans la politique.

      De retour à ce programme, trouvez-moi un paragraphe quelque part qui démontre la logique Keynésienne dans ce truc. Keynes est la base de la social-démocratie, rien de moins.

      Par contre les idées de la Commune de Paris, en 1870, sont partout!

      Un examen de conscience ? Regardez vous.

      Je me demande comment le Devoir peut vous laisser encore écrire vos inepsies.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juin 2018 07 h 51

      @ Jean-François Trottier

      " QS a très hâte de NE PAS faire l'indépendance grâce à la constituante." - Jean-François Trottier

      Alors, apprenez que non seulement le PQ a endossé la proposition d'une Assemblée constituante, mais que Oui Québec l'a aussi endossée.

      Vous vous retrouvez donc seul de votre côté à cracher sur une proposition désormais soutenue par la majorité.

      Comme disait le gars dans la parade..

      Nous étions 100... Mais j'étais le seul à avoir le pas!

      Christian Montmarquette

  • Jean Lapointe - Abonné 15 juin 2018 08 h 59

    Ce serait encore pire qu'avec les Libéraux.

    «Les souverainistes se rendent-ils compte de l’erreur qu’ils font en participant à la sape du seul parti indépendantiste apte à rassembler ?» (Marie Villancourt )

    J'ignore combien il peut y avoir de souverainistes qui se proposent de voter pour la CAQ pour être sûrs que les libéraux ne soient pas réélus.

    Mais il faudrait que ces gens-là réalisent qu'élire la CAQ ce serait encore pire qu'avec les Libéraux parce que le parti de François Legault, qui est le seul maître à bord, est encore plus à droite que les libéraux. C'est quand même incroyable mais il y a des gens au sein de ce parti qui ne sont pas sûrs que ce soit une bonne chose que de se préoccuper du bien commun. Ce qui veut dire que ce petit parti qui a peu de membres et qui est très peu financé par des dons, contrairement au Parti québécois par exemple, risque de ne pas se préoccuper beaucoup des questions sociales.

    Ils promettent de baisser les impôts, ce qui ne peut qu'avoir comme effet de réduire les fonds consacrés en particulier à la santé et la l'éducation entre autres.Avec la CAQ au pouvoir on peut s'attendre à ce qu'il y ait des coupes semblables à celles qui nous ont été imposées par les libéraux sinon encore pires.

    Et le pire là-dedans c'est que François Legault, comme à l'habitude,change d'idées comme il change de chemises.Il n'est aucunement crédible. Il n'a qu' un rêve soit celui de devenir permier minsitre du Québec et il ne pense qu'en homme d'affaires pas en homme d'Etat dont il n'a pas d'ailleurs l'envergure.La CAQ n' a pas de véritable programme fondé sur une analyse de la situation qui existe au Québec contrairement au Parti québécois.

    Il faut réaliser que battre les libéraux ce n'est pas suffisant parce qu'avec la CAQ il y aurait un changement des personnes au gouvernement mais pas de changement de politiques. Ce serait même pire qu'avec les libéraux. Et enfin la CAQ a envoyé un très mauvais message à la population avec l'affaire de son président qui est dans l'eau chau

  • Pierre Desautels - Abonné 15 juin 2018 09 h 05

    Rien à voir avec Québec solidaire.


    Si les souverainistes de gauche, du centre et de droite ont déserté le Parti québécois, c'est que, comme l'explique souvent Josée legault dans ses chroniques, ce parti, depuis vingt ans, a lentement, mais sûrement, mis de côté la souveraineté, qui était le ciment de ce parti. Comment susciter l'enthousiasme dans la population si les leaders, les députés et les militants du PQ n'y croient plus eux-mêmes?

  • Jean-François Trottier - Abonné 15 juin 2018 09 h 16

    Ne tuez pas la peau de l'ours avant de l'avoir mangée

    ...ou le contraire ?
    Faudra que je demande au capitaine Patenaude, lui si fort en adages et proverbes.

    Madame, le PQ a toujours été un vecteur de changement, en fait le plus puissant que les Québécois se soient donné.
    C'est, j'ai le regret de le dire, de loin le parti le plus démocratique : chaque jour un nouveau débat "assassin" y surgit, parfois dérisoire, souvent passionnant.

    Les autres se la ferment ben dur "pour gagner"... et ça marche. Pour le fric ou pour la Cause et tous pour le pouvoir.
    Aucun pour les gens, contrairement à ce qu'on lit ces derniers temps dans le Devoir.

    Il n'est pas vrai que nous sommes plus désabusés qu'autrefois. Mis à part la période de1960 à 2000, la politique a toujours été sale. Des madames qui allaient voter bleu pour 5 piasses, c'était commun. Des monsieurs véhiculés par autobus pour aller voter dans quatre comtés, tout autant.
    Pourquoi ? Parce que notre système démocratique est extrêmement faible. Non, ce n'est pas une question de vote uninominal, même si ça n'aide pas.
    C'est qu'il n'existe aucun contre-pouvoir dans notre système. Quand Couillard prend une décision, personne ne peut la remettre en question. De ce point de vue les USA seraient admirables si ce n'était que l'argent peut y acheter n'importe qui, bien plus qu'ici.

    Cette concentration des pouvoirs est extrêmement nocive et impossible à défaire sans un immense ménage dans une grande circonspection.

    Il est facile de trouver le PQ ridicule, tout autant qu'il est facile de rire des gens dans la rue. Les malaises sociaux inhérents à notre société sont, excusez la préciosité du terme, sublimés à travers ce parti alors que les autres, PLQ, QS, CAQ, les oblitèrent sinon les cachent. Des lâches ET des "winners".

    Puis, ils traitent le PQ de ringard, de concert avec la condescendance des médias.
    C'est d'un triste.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 juin 2018 16 h 41

      Puis, ils traitent le PQ de ringard, de concert avec la condescendance des médias...

      Mais bien sûr...

      Vous allez continuer de vous prétendre non-péquiste, tout en traitant ceux qui l'affirment de de menteurs..

      Risible.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 juin 2018 20 h 31

      J'ai décidé de redevenir Péquiste après avoir lu les séries de mensonges que vous débitez, M. Montmarquette. Vous avez vbeso0in d'une date ? Environ en septembre 2016.

      J'ai cru d'abord à de l'ignorance crasse de votre part, puis j'ai réalisé l'étendue de votre mauvaise foi, et je n'en suis pas revenu.

      Avant cette date j'avais été partisan de ON, puis j'ai hésité longtemps.
      Ce que vous ne comprenez pas dans votre approche abtuse, c'est que la critique est vivanteet forte à l'intérieurdu PQ, alors que QS se compleit à deviser du sexe des anges avec complaisance tout en jurant un absolu attachement à la Cause.

      VOus le dites quelque part ailleurs dans cette page :
      "L'objectif premier de QS est de construire un véritable parti de gauche au Québec et secondairement de combattre la droite néolibéral...".

      Pas un mot sur l'indépendance, hein ? C'est simple, vous ne savez même pas pourquoi l'indépendance est essentielle. Pour vous c'est un "nice to have", une façon de remettre les pleins pouvoirs au Parti éventuellement. À la Cause. Aux lendemains qui chantent. Et à un éventuel Maduro.

      J'ai déjà expliqué mes attaches politiques ily a longtemps ici et vous lisez de façon plus que partiale.
      J'ai de fortes réserves mais le seul parti politique sensé au Québec pour le moment est le PQ. Le vôtre ment autant sinon plus que le PLQ.
      Ah! La Cause!

      L:a mauvaise foi de vos écrits et de vos citations m'étonnent un peu plus chaque jour. Des idées bornées qui, elles, ne connsaissent aucune borne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juin 2018 07 h 31

      @Jean-François Trottier,

      "C'est simple, vous ne savez même pas pourquoi l'indépendance est essentielle.." - Jean-François Trottier

      Pour QS l'indépendance n'est pas un fin en soi, mais un moyen de plus pour instaurer un Québec plus progressiste. Ça fait 12 ans qu'on le répète. Mais il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

      Et si QS n'est pas souverainiste, je ne sais pas que votre chef Jean-François Lisée foutait durant des mois à insister pour nous vendre sa convergence souverainiste entre le PQ et QS?

      Christian Montmarquette