150 ans de condamnation pour le contribuable

Si notre système de justice était basé sur la vengeance, les peines seraient hors de proportion pour tenter de satisfaire les victimes et leurs proches, mais cela ne réussirait jamais à réparer les torts. Comment nos choix de société passés peuvent-ils passer de 25 ans d’emprisonnement à 150 ans ? La poursuite a annoncé vouloir des peines consécutives pour Alexandre Bissonnette, le tueur de la mosquée de Sainte-Foy. Même avec une peine de 25 ans avant une libération conditionnelle, ce dernier sera condamné à vie. Mais si on le condamne à mourir de vieillesse en prison, c’est le contribuable qui sera condamné. L’emprisonnement coûte très cher et encore davantage pour les vieux. En prison, un vieillard ne manquera de rien en matière de services de santé ou autres et sera entouré de gens compétents payés au gros salaire. Vous pensez que 25 ans ne seront pas suffisants pour faire réfléchir ce jeune qui a été emporté dans une folie meurtrière ? Vous ne faites pas confiance à notre système de justice qui évaluerait après 25 ans si cet homme doit être gardé entre quatre murs parce qu’il serait toujours un danger pour la société ? Non, vous préférez condamner le contribuable à une peine trois fois plus élevée qu’avant le règne de Stephen Harper.

3 commentaires
  • Robert Morin - Inscrit 15 juin 2018 06 h 23

    compassion

    Dans le cas Bissonnette, je suis pour la peine de mort. Mais par compassion, il m'est tolérable de le laisser pourrir en prison.

  • Pierre Desautels - Abonné 15 juin 2018 08 h 32

    Rien à voir.


    L'argent n'a rien à voir dans ce dossier. Quand les lois sont changées ou réévaluées, il n'est pas question d'argent, mais de justice. Et quand vous écrivez : "Vous pensez que 25 ans ne seront pas suffisants pour faire réfléchir ce jeune qui a été emporté dans une folie meurtrière ?" , qu'en savons-nous?

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 16 juin 2018 04 h 48

    Bien! Vingt-cinq années, c'est une vie !

    De l’âge de 25 ans jusqu'à 50 ans, le détenu a passé l'essentiel de sa vie adulte en prison ; la justice a fait son œuvre.

    Me semble que c'est facile à concevoir, lorsque l'on prend le temps de réfléchir : le condamné est incarcéré à l'âge de 25 ans et vingt-cinq années plus tard il a 50 ans, quand arrive le moment où il a le droit de présenter une demande à la Commission des libérations conditionnelles… pour obtenir une forme de liberté.

    En Louisiane où on laisse les vieillards croupir en prison, leur incarcération coûte une fortune à l'État, alors même qu'ils ne représentent plus un danger pour la société.