Un peu de mesure

Dans votre édition du mercredi 16 mai, à la page A 6, vous publiez six lettres, toutes dithyrambiques quant à votre capacité à publier votre journal à la suite de l’incendie dont vous fûtes victimes il y a quelques jours. Une lettre en particulier me paraît plutôt étonnante : la lettre « Un souvenir » !

La dame qui l’écrit semble mettre au même niveau dramatique l’explosion du train à Lac-Mégantic et l’incendie survenu sur le toit de l’édifice qui abrite vos locaux, qui au final ne les a quand même pas trop endommagés.

« Tout un exploit », dit-elle, en parlant des prouesses similaires de L’Écho de Frontenac et de votre entreprise pour sortir le journal.

Cette dame a parfaitement raison et le droit de comparer à sa façon ces deux événements. Quant à moi, il me semble qu’il n’y a aucune commune mesure entre les deux. Mais ce qui me dérange le plus est que vous ayez publié cette lettre dans votre journal.

Je me demande comment les citoyens de Lac-Mégantic qui lisent votre journal réagiront à la lecture de cette fameuse lettre. Ils pourront peut-être se demander s’ils doivent rire ou pleurer. Ne pas oublier, quand même, le devoir d’appréciation et de jugement.

1 commentaire
  • Jean-François Trottier - Abonné 18 mai 2018 11 h 14

    Honnnn! Le péché d'orgueil!

    Tout le monde a besoin parfois de recevoir une petite tape dans le dos de temps en temps.

    Le Devoir étant un organisme qui s'adresse au public, il est normal qu'il publie ces lettres.
    Le plus important en ceci est : est-ce qu'il y a eu tentative de manipulation ?
    Y avait-il une intention autre que le flattage de bedaine dans ces publications ?
    Euh.... Ben non. Aucune. Aucune visible, aucune préhensible, aucune possible.

    En effet il y avait un petit côté puéril dans ce geste. Le jour où les journalistes du Devoir ne sauront plus être des enfants, ils me perdront comme lecteur.

    Aussi je m'interroge sur d'autres intentions. Quelles sont les vôtres, M. Caudron ?

    Souhaitiez-vous prendre position dans la chaire de la bonne morale comme un curé de village vilipendant tout ce qui bouge hors du lit conjugal ?
    Vouliez-vous pourfendre le péché d'orgueil comme il le mérite, aussi profondément que les pires vices?

    En fin de compte ça se résume à ceci : vous voulez descendre le Devoir ou vous hisser au rang de Juge?

    Sinon je ne vois pas.

    Ces publications, toutes suffisantes qu'elles soient, étaient bien innocentes et plutôt gentillettes.