Une job de grosses bras (sic)

Tout d’abord, mes excuses pour le mot bras. La morphologie féminine du vocable « bras » ne se trouvant pas encore dans les dictionnaires non sexistes, j’ai dû me rabattre sur sa forme masculine. Une job de grosses bras c’est, me semble-t-il, ce que Mme Martine Delvaux s’est empressée de faire pour remettre à sa place (c’est-à-dire dans le rang) Mme Francine Pelletier, eu égard aux propos que cette dernière a tenus dans sa chronique du 15 septembre 2017.

Non, mais se peut-il que cette traîtresse fasse passer la justice avant la cause du féminisme ! Oser faire usage de son libre arbitre pour dire ce que les « femmes, et plus précisément les féministes » « préféreraient ne pas entendre ». Oui, oui, vivement haro sur l’ânesse ! Oui, vous avez bien raison, chère Madame Delvaux, de vouloir judiciariser tout harcèlement psychologique à l’endroit des femmes, nos tribunaux sont tellement désoeuvrés. Je dois vous avouer cependant ne pas avoir saisi en quoi les propos de Mme Pelletier humilient « la diversité des positions féministes », mais je suis certain que vous ne daignerez, Madame la professeure (notez mon féminin) et écrivaine, me prodiguer les bonnes lunettes pour que je puisse voir le monde comme il se doit.

Je ne sais pourquoi, mais j’ai aussi fait un lien entre la chronique de M. Christian Rioux, écrite le même jour, qui dénonce le dogmatisme de nos marxistes des années 70, ou celui « qui nous assène aujourd’hui que la langue française est sexiste ou raciste par essence ». J’ai senti qu’il était tenté d’ajouter à sa liste le dogmatisme d’un certain féminisme. Je vous en prie, chère Madame, corrigez cet autre baudet dont les chroniques suintent le machisme.

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1 commentaire
  • Gilbert Bournival - Abonné 19 septembre 2017 08 h 49

    UN peu d'humour

    Excellente façon de rétablir les faits et éclairer le paysage.