Agriculture urbaine et vigilance alimentation

Encore ce matin, on parlait d’agriculture urbaine. Il y a peu, j’ai vu une érablière urbaine vendant son sirop dans un parc. Une mode, une tendance, invite les citadins à cultiver leur potager, à faire pousser tout ce qui se mange sur leur balcon ou dans leur petite arrière-cour. Et il n’y a pas de mal à ça, loin de là. Je m’inquiète un peu cependant de l’attention « très moyenne » qu’on accorde à la diminution, pourtant inquiétante, de l’agriculture ordinaire et des familles du milieu rural, d’où émane et émanera le plus gros de notre alimentation, ici comme ailleurs dans le monde. Je crains, entre autres, la mainmise progressive de grands intérêts financiers sur les terres, faisant à terme des agriculteurs artisans des travailleurs agricoles. Si, par recherche d’autonomie alimentaire, les citadins ont intérêt à verdir et à cultiver leurs petits espaces urbains, il serait important que plus d’attention soit portée à l’agriculture, à ses artisans, et qu’une mobilisation accrue fortifie la défense et la protection de ce monde rural, peu nombreux mais toujours indispensable aujourd’hui et pour les décennies à venir.

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