L’État comme levier…

Les statistiques ont démontré que, dans le Canada, le Québec était bon dernier quant au revenu disponible. Avec un taux de chômage dans la moyenne canadienne, l’État québécois demeure le seul capable de donner un peu d’oxygène à un marché du travail en voie de cheap labour, autrefois tant décrié. Dans son budget prochain, le gouvernement Couillard va offrir des baisses d’impôt, faisant fi de la seule redistribution de la richesse que sont les taux d’imposition. Sans plus réfléchir, on va offrir aux plus riches les fruits de l’austérité payés durant des années par chaque Québécois. Alors qu’il aurait été si simple pour l’enrichissement de tous d’augmenter la déduction personnelle de chaque contribuable. Et que dans le même ordre d’idées, on puisse hausser immédiatement le salaire minimum à 15 dollars. De plus, donner l’exemple pour tous ceux qui en ont fait les frais, en relevant substantiellement les salaires des employés de l’État quitte à investir dans leur formation. Un rattrapage est nécessaire, qui donc osera donner le coup de barre ? L’élite a quant à moi eu plus que sa juste part !

2 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 21 mars 2017 01 h 47

    On attend toujours la bonne gouvernance!

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, M. Vincent. Les baisses d'impôts ne font rien d'autre qu'enrichir les riches et vider les coffres de l'État. Pour une distribution juste et équitable de la richesse, l'état doit exiger que chaque personne paie sa juste part d'impôts, incluant les grandes entreprises qui cachent leurs profits du fisc dans les paradis fiscaux. Selon le grand économiste Thomas Piketty, quand les inégalités montent, tout le monde en souffre. À quand la bonne gouvernance?!

  • Marie-Claude Delisle - Inscrite 21 mars 2017 10 h 00

    La richesse

    Bien sûr redistribuer par baisses équitables d'impôt... Oui. Mais il y a bien d'autres richesses qui nous sont coupées pas ce mauvais gouvernement : l'éducation et particulièrement l'absence de notre histoire qui devrait s'y trouver ; le civisme et la démocratie ; la défense de notre langue commune pour nous et les nouveaux arrivants ; le support à nos artistes et poètes ; surtout la défense de notre territoire qui nous est enlevé parce que le gvt est incapable de voir la richesse de ce territoire autrement que comme un puits de ressources à vendre ; et les nombreuses permissions laissées à l'étranger canadien pour nous piller ; enfin notre fierté foulée comme une carpette au pied des instincts néolibéraux n'est pas la moindre des richesses dont nous avons joui jadis.