Des cimenteries à risque

Alors que nous apprenons que les coûts « additionnels » de la cimenterie Ciment McInnis se voient catapultés vers la stratosphère et que le maître d’oeuvre Christian Gagnon annonce son départ, j’apprends ces jours-ci qu’une autre cimenterie verra le jour sous peu. En effet, malgré une surcapacité de production de ciment à l’échelle continentale, cette nouvelle cimenterie plantera pavillon à un jet de béton du Québec, soit à l’Orignal en Ontario à proximité de la rivière des Outaouais. Cette éventualité me laisse perplexe… Si les marchés sont déjà saturés, qu’adviendra-t-il de ces deux cimenteries « propulsées » par des deniers publics ? Vont-elles se cannibaliser ? Ou être avalées par de plus gros joueurs qui pourront acheter, pour leur plus grand bonheur, au rabais ces dernières en mauvaise posture ? Assistons-nous à une forme subtile de détournement de fonds publics ?


 
1 commentaire
  • Pierre Raymond - Abonné 4 août 2016 13 h 33

    Très intéressant.

    Votre réflexion est très intéressante M. Fontaine.

    Ce ne serait qu'une autre façon de massacrer ce que les Québécois se sont donné depuis les années cinquante en transférant à prix dérisoire vers les amis du parti des biens publics acquis chèrement.