Un non-lieu

Dans l’affaire St-Pierre c. Lisée, je cherche ce que Mme St-Pierre vise exactement. Il faut plus que des questions insidieuses ; il faut des affirmations étayées.

 

Je veux bien qu’on reproche des voyages farfelus effectués dans le passé par ses adversaires politiques, mais si on cherche la puce dans les arrêts, ce que ceux qui voyagent fréquemment connaissent sous l’anglicisme « stop over », je ne sais où on s’en va. Il va falloir s’attaquer à tout ce qui bouge au Québec et au Canada.

 

Je ne connais pas un homme ou une femme d’affaires, un(e) consultant(e) international(e) ou un(e) volontaire international(e) qui, lors d’une mission à l’étranger, ne s’arrête pas quelques jours en route à ses frais pour jouir de quelques jours de vacances. Ce sont les avantages collatéraux de missions à l’étranger souvent harassantes, parfois peu payées, sinon pas du tout. Et personne ne dit quoi que ce soit pourvu que les contribuables n’aient pas à payer un cent de ces avantages. Pendant 30 ans, j’ai été parmi ces personnes qui se sont permis ce genre d’arrêt sans que les organismes internationaux qui m’employaient aient exprimé un commentaire.

 

On dirait que toute cette tempête cache plutôt une opération de camouflage : la prime au rendement (!) du Dr Bolduc de 215 000 $ qui, elle, provient de nos poches de contribuables pour prétendument prendre provisoirement des patients qu’il savait qu’il ne garderait pas.

 

Alors, Mme St-Pierre, soyez précise, vous, ancienne journaliste. Sinon, excusez-vous et qu’on passe à autre chose de plus sérieux. Cela presse.

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13 commentaires
  • J-F Garneau - Abonné 17 juillet 2014 04 h 24

    Je suis bien d'accord avec vous. Il faut revoir la pertinence des questionnements. Mais il faut aussi reconnaitre que le PLQ n'a pas le monopole de la bêtise relativement aux questions insidieuses...
    Cela me sidère quand on fait toutes sortes d'histoires pour des non-sujets... comme ces histoires de "stop-over" qui n'intéressent personne, et ce, les deux côtés de l'assemblée Nationale en sont coupables.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 juillet 2014 09 h 47

      Y a pas de coupable monsieur Garneau.

  • Loraine King - Abonnée 17 juillet 2014 07 h 19

    Dingwall

    Le politicien doit gérer ses dépenses de manière beaucoup plus rigoureuse qu'un homme d'affaire ou même un fonctionnaire.

    Vous semblez avoir oublié le scandale du paquet de gomme. Deux enquêtes indépendantes des dépenses de David Dingwal ne trouvèrent aucune réclamation pour 1,29 $ pour un paquet de gomme mais on exigea de l'ancien ministre libéral nommé à la Monnaie canadienne qu'il rembourse 2 570,66 $ à la Monnaie : 286 $ pour des envois par messagers jugés personnels (incluant les itinéraires de ses voyages d'affaire qu'il envoyait à sa femme en Nouvelle-Écosse); 283,32 $ pour des paiements de petite caisse sans reçu, et 2 050 $ pour des tarifs aériens.

    Lorsque M. Dingwall voyageait à l'étranger par affaire, il lui arrivait d'y prendre quelques jours de vacances à ses frais. Bien qu'aucune directive n'existe sur le sujet, on avait jugé qu'il tirait un bénéfice personnel du billet d'avion utilisé pour son voyage d'affaire et on a fait un calcul pour recouvrir une partie des tarifs aériens.

    Les dépenses de fonds publics sont publiques, et ce ne sont pas toujours des faits qui alimentent les scandales politiques, de l'espionnage de Gerda Munsinger au paquet de gomme à Dingwall. Les politiciens et les citoyens doivent s'en souvenir.

    http://politicswatch.com/dingwall-oct26-2005.htm

  • Richard Lapierre - Inscrit 17 juillet 2014 07 h 43

    Le grand Duc

    Ce que ceci démontre, c'est que quand on est ministre, il faut faire très attention quand on parle aux journalistes. Mme St-Pierre a soulevé une simple interrogation légitime, les journalistes ont monté l'affaire en épingle et Mr. Lisée s'en est régalé. L'occasion en or pour faire parler de lui.

    Bien d'accord que ca n'intéresse personne. Mais malgré ses excuses, Mme St-Pierre a tout de même livré le message. Tout le monde se doutait bien que Mr. Lisée se prend pour un grand Duc, maintenant on le sait. 11 destinations à Paris en 18 mois, faut le faire!

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 juillet 2014 09 h 53

      Madame St.Pierre, en tant que ministre, aurait dû adresser ses interrogations à son ministère et non aux journalistes si elle ne voulait pas que ce soit "monté en épingle". Mais c'est justement ce qu'elle cherchait pour faire diversion, l'arroseur arrosé quoi!

  • Michel Blondin - Abonné 17 juillet 2014 08 h 54

    l'OBJECTIF EST ATTEINT




    St-Pierre était en commande du bureau de Couillard.

    Le pare-feu entre Couillard et son bureau et qui assure que "la job de bras" sera toujours sans faille. Le personnel du bureau n'a jamais à répondre, de toute façon, de quoi que ce soit. C'est toujours la langue de bois assuré.

    La commande c'est le règlement politique du Bolducgate par la diversion.



    St-Pierre est une partie de la solution.; une montée aux barricades en diversion. Comme Barrette. Le "killeur", avec sa crise de fou contre Gastonguay. De la diversion encore du bureau de Couillard. Pis lui, il en met toujours un peu plus.

    C'est connu, personne ne fait de sortie publique sans autorisation du bureau de Couillard.

    La culture du parti libéral est de ne jamais admettre que la vérité: celle qui fait leur affaire. On protège le parti comme en guerre. On maquille les faits comme certaines filles se maquillent gros comme le bras. Tout en nuance, c'est plus efficace.



    Comme je viens de faire en écriture, on oublie Bolduc ( un jugement sur les filles). Il n'est plus du décor. Le bureau de Couillard le cache. Le bureau de Couillard l'envoie en Afrique.

    Le bureau essaie le don à des organismes charitables. Diversion encore encore et encore.

    Le problème moral et d'éthique qui frappe de plein fouet l'intelligence des gens se ramollit. Le bureau de Couillard décide des stratégies.

    Il faut que Couillard soit perçu comme Salomon; un bon Diable qui sonne la fin de la récréation.

    Je m'éloigne! Non. La diversion c'est encore et encore cela. St-Pierre a fait diversion.
    L'objectif est atteint.
    Et la morale dans tout ça!: Bien là, vous exagérez! Une chose à la fois.

  • Jean Jacques Roy - Abonné 17 juillet 2014 09 h 03

    Passons à autre chose s.v.p.

    Tant d'encre, tant d'espace octroyé dans les médias aux doutes éthiques de Mme Saint-Pierre et en contre partie le verbiage et verbiage du pauvre et innocent Jean-François... Ces 2 personnages, l'un dans le passé et l'autre au présent, sont supposément au fait de la situation internationnale! Et il et elle sont muets, sans opinions concernant les VRAIS conflits, les balles, les bombes et les mortiers et les morts et les blessés en Palestine, en Syrie... Tout cela en même temps que nos medias québécois suivent de près le dit et le non dit de Madame et qu'on expose l'humble Ego verbeux de Monsieur.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 juillet 2014 16 h 01

      Bien sûr, nous préférons être représentés par une personne qui utilise la langue du "terroir" plutôt que par quelqu'un dont on jalouse la culture...