Lettre - Québec et le covoiturage

1988, je suis dans la région de Seattle et notre équipe doit se déplacer sur l’autoroute pour se rendre au travail. Nous sommes cinq dans le véhicule : nous avons donc le droit d’utiliser la voie réservée aux VPM (véhicules à passagers multiples). Sur Wikipédia, il y a même de la documentation sur cette façon de se déplacer. Il faudrait donner une priorité aux véhicules qui ont plus de deux passagers et ainsi faciliter le covoiturage : ces VPM partageraient ainsi les voies réservées aux autobus, aux mêmes heures.

 

À l’extérieur de Québec, sur les grands axes routiers tels que Charest Ouest à la hauteur de Neuville, Henri IV Nord, Laurentien, etc., sur la 20 Est et Ouest (avant les ponts), il faudrait que d’immenses stationnements soient construits à des endroits précis pour y stationner sa voiture et se joindre à un groupe pour se rendre au boulot. Rapidement, les automobilistes développeraient des liens avec leurs voisins de la route pour covoiturer à tour de rôle.

 

Dans ces mêmes stationnements, des autobus pourraient être disponibles pour des destinations précises telles que l’université, le centre-ville, etc. Non, il n’est pas requis qu’il y ait des autobus toutes les « 5 minutes ». En période de pointe, des autobus toutes les « 30 minutes » seraient suffisants.

 

Que d’économies de temps, d’argent… et de stress routier !


Pierre Drolet - Neuville, le 2 décembre 2013

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4 commentaires
  • Julie Martin - Inscrit 5 décembre 2013 07 h 29

    En effet, le covoiturage, c'est LA solution !

    Les services de covoiturage courte distance type www.trajetalacarte.com, requièrent une technologie et une « capillarité territoriale » qui dépassent les capacités des sites web.
    Ils visent 60% de la population française qui utilise tous les jours l’automobile sur des trajets de 20 km en moyenne pour aller au travail mais aussi pour d’autres activités –loisirs, études, achats.
    Le taux d’occupation sur ces trajets est en moyenne de 6 personnes sur 5 voitures.

  • François Dugal - Inscrit 5 décembre 2013 08 h 40

    «Top Lunch»

    «Top Lunch», c'était le nom de notre équipe de covoiturage qui a débuté en 1991. Nous étions des profs du Cégep d'Alma; nous demeurions à Chicoutimi, distante de 60 km, parce nos conjoints respectifs y travaillaient et avaient des horaires plus contraignants. Le nom vient du fait que nous apportions tous notre lunch pour dîner.
    Les bénifices du covoiturage sont multiples; c'est vrai que l'on sauve beaucoup, mais alors là beaucoup d'argent et que c'est moins fatigant. La recette du succès de notre équipe tient à ceci: ponctualité et respect intégral du code de la route, le conducteur est responsable de ses passagers. Il y a un «chef-pilote» qui prend prend le volant quand les conditions routières se dégradent et qui décide si on part ou non lors de tempêtes majeures. Notre employeur a toujours obstinément refusé d'harmoniser nos horaires pour nous faciliter la tâche!
    Quand j'ai pris ma retraite en 2007, l'équipe a continué et fonctionne encore.
    Vive «Top Lunch» et le covoiturage!

  • Richard Laroche - Inscrit 5 décembre 2013 14 h 14

    Vivre à contre-poubelle

    Que d'excellentes idées. Les réseaux sociaux pourraient également être mis à contribution afin d'aider à la répartition. On peut même penser à des applications pour téléphones intelligents où un automobiliste peut indiquer une destination et où un algorythme GPS trouve les piétons qui se dirigent dans le même coin. Imaginez les économies...

    Et dire que pendant ce temps, y'a la CAQ qui a lancé une pétition contre les voies réservées sur Henri-IV. Quels bande de réactionnaires!

  • Rémi Cloutier - Abonné 5 décembre 2013 18 h 25

    Québec et le covoiturage

    Très bonne idée.Je serais à partager avec mon auto.