Lettre - Courage politique

On ne peut pas dire que les discours écologiques ont fait fureur pendant la dernière campagne électorale. Dans L’actualité du 1er novembre, Carole Beaulieu déplore l’aveuglement des villes en ce qui concerne les changements climatiques. Elle écrit : « Parfois, leurs décisions sont aussi adaptées aux défis de l’époque qu’une bougie l’est pour faire démarrer un ordinateur. » Même si quelques candidats ont pu utiliser le terme « durable » pendant la campagne, ils n’ont pas expliqué en quoi cela consistait en réalité.

 

Dans une récente entrevue au Devoir, David Suzuki déplore que les politiciens ne visent que les projets à très court terme alors qu’ils devraient proposer une stratégie à long terme « contre les bouleversements climatiques qui menacent la planète ». Comme la surconsommation est au coeur de ces bouleversements, on peut comprendre qu’un discours visant l’économie d’énergie, par exemple, exige un courage politique qui n’existe peut-être plus aujourd’hui. Viendra-t-il avant l’apocalypse, ce courage ?

 

Attendons-nous Godot, celui qui ne viendra jamais (Beckett) ?


Jean-Marie Desgagné - Québec, le 11 novembre 2013.


 
1 commentaire
  • Normand Ouellet - Inscrit 14 novembre 2013 08 h 42

    Court terme = croissance de l'effervescente consommation

    Consommer, c'est voter! Par nos comportements de consommateur, nous adoptons un mode de vie qui gravite autour de la combustion de l'énergie fossile. Quelle économie aurions-nous, si nous limitions notre consommation? Devenir des moines anti-consommation, c'est anti-économique.

    Pourtant, la consommation veut aussi dire très souvent destruction de ressources et détérioration de la qualité de notre environnement. Comment arrimer la consommation avec la capacité de régénération de notre planète? Tant que la tendance à la hausse de la mesure désuète de la production mondiale brute sera le baromètre, nos politiciens n'auront que le mot "économie" comme mantra.

    L'humanité brise l'équilibre permettant un cadre de vie de qualité à elle-même. Tel un fumeur qui consomme, nous saccageons les poumons de l'humanité, l'atmosphère. Comment convaincre les "compagnies de ce tabac fossile"? Alors, citoyens, cessons de fumer? Nos politiciens à cet égard, nous représentent bien.