Des fils blancs

Les raisons que Jean Charest invoque pour déclencher des élections au Québec m'apparaissent cousues de fil blanc. Certes, les sondages sont des chants de sirènes, mais ils peuvent se tourner contre lui. L'hypothèse que j'émets n'a rien à voir avec la «conjoncture favorable» et partisane.

M. Charest n'a qu'une seule ambition, c'est celle de diriger le Canada comme chef du Parti conservateur. Avec la déconfiture de M. Harper, qui a été réélu avec un autre gouvernement minoritaire, la possibilité qu'il ne reçoive pas un vote de confiance au prochain congrès du Parti est très possible. Ce serait donc une belle occasion pour M. Charest de s'afficher comme le seul bon leader qui a réussi, lui, à obtenir un gouvernement majoritaire en temps de crise (si c'est ce qui arrive), préparant ainsi une entrée triomphale à la Chambre des communes. Élucubrations? Vraiment?