Aux États-Unis, pas de réconciliation sans reconnaissance des faits

«Contrairement à ce que prétend Rioux, les insurrectionnistes qui ont attaqué le Capitole, directement encouragés par leur président qui donnait un discours à proximité du Capitole, visaient spécifiquement à renverser les résultats de l’élection par l’arrêt et le renversement du décompte du vote électoral», écrit l'autrice.
Photo: Samuel Corum/Getty Images/AFP «Contrairement à ce que prétend Rioux, les insurrectionnistes qui ont attaqué le Capitole, directement encouragés par leur président qui donnait un discours à proximité du Capitole, visaient spécifiquement à renverser les résultats de l’élection par l’arrêt et le renversement du décompte du vote électoral», écrit l'autrice.

Dans sa chronique du 22 janvier 2021, « Réconcilier les Américains ? », Christian Rioux présente une feuille de route pour la réconciliation des États-Unis. Voici ma réponse.

En premier lieu, Rioux suggère que les médias et les membres du parti démocrate ont exagéré la sévérité des événements du 6 janvier 2021. L’utilisation d’hyperboles constituerait une barrière à la réconciliation et à l’unification éventuelle du pays, puisque ces manifestants n’étaient que des « personnages de Carnaval ».

Contrairement à ce que prétend Rioux, les insurrectionnistes qui ont attaqué le Capitole, directement encouragés par leur président qui donnait un discours à proximité du Capitole, visaient spécifiquement à renverser les résultats de l’élection par l’arrêt et le renversement du décompte du vote électoral. Le but était aussi de kidnapper et d’assassiner des membres du Congrès.

En effet, si l’attaque du Capitole apparaissait désorganisée et que le Q.I. moyen des manifestants semblait avoisiner le nombre de régions administratives du Québec, les enquêtes ont révélé que l’attaque avait été planifiée de manière rigoureuse depuis plusieurs mois sur des plateformes telles que Reddit, TheDonald.win, Telegram et Parler. De nombreux participants discutaient ouvertement des outils nécessaires pour défoncer des portes et de méthodes pour camoufler leurs armes à feu jusqu’à Washington D.C.

Pendant l’attaque, de nombreux manifestants hurlaient « Hang Mike Pence ! » au moment où une potence était construite à l’extérieur du Capitole. Un individu a déposé des bombes tuyaux devant les bureaux des partis républicain et démocrate. De nombreux manifestants ont battu à mort Brian Sicknick, un policier du Capitole. Un article récent de NPR relatait d’ailleurs que 20 % des individus mis en accusation étaient des soldats actifs ou des vétérans de l’armée américaine, alors qu’ils ne représentent que 4 % de la population américaine. Ces individus n’étaient pas des touristes égarés. Ils ont été entraînés à tuer.

Et la réponse de Donald Trump à cette attaque ?

« We love you, you’re very special. Go home in peace now. »

Cette attaque n’était pas le résultat d’une frustration désorganisée d’individus désaffranchis. Il s’agit d’une tentative d’insurrection organisée par des individus violents, des suprémacistes blancs et des miliciens d’extrême droite.

En deuxième lieu, Rioux sous-entend que l’électorat républicain serait « victime de la mondialisation » et que les démocrates seraient le parti de l’élite, ce qui contribuerait à terme à nourrir un sentiment de dédain de l’élite envers les républicains.

N’en déplaise à Rioux, les républicains sont généralement plus fortunés que les démocrates. Biden a reçu 57 % des appuis de ceux qui gagnent moins de 50 000 $ par année alors que 54 % de ceux qui gagnent au-dessus de 100 000 $ ont soutenu Trump. Si certains individus travaillant dans des industries polluantes telles que l’extraction du charbon et la fracturation hydraulique ont soutenu Trump pour préserver leurs emplois, on doit reconnaître que l’argument entourant l’anxiété économique comme facteur explicatif du soutien à Trump ne tient tout simplement pas la route.

De nombreux chercheurs se sont penchés sur le phénomène. Une recherche effectuée par le Public Religion Research Institute après l’élection de 2016 détermine les craintes de « remplacement culturel » (cultural displacement) par la classe ouvrière blanche des États-Unis comme facteur majeur du soutien pour Donald Trump. Une étude d’Amherst College définissait les attitudes racistes et sexistes comme des facteurs centraux dans la décision électorale des Américains. Finalement, une étude de la National Academy of Sciences d’avril 2018 montrait que les régions ayant soutenu le président Donald Trump ne présentaient pas de signe de déclin économique. C’est la victimisation perçue des Américains blancs qui considéraient que les Blancs étaient plus discriminés que les Afro-Américains, que les chrétiens étaient plus discriminés que les musulmans et que les hommes étaient plus discriminés que les femmes, qui explique le soutien à Donald Trump.

Unir le pays sera une tâche titanesque pour Joe Biden. Des sondages récents nous apprenaient que 56 % des républicains disent croire « en totalité ou en partie » à la conspiration QAnon selon laquelle les démocrates auraient un réseau souterrain de pédosatanistes violeurs d’enfants, alors que 72 % des électeurs républicains continuaient de remettre en question les résultats de l’élection et 82 % des républicains soutiennent encore Donald Trump, malgré sa réponse désastreuse à la COVID-19 et ses actions le 6 janvier 2021.

Biden devra s’affairer à unir le pays et s’affairer à la guérison des profondes blessures infligées qui affligent les États-Unis.

Mais pour guérir, il faut apporter un diagnostic juste. Parce qu’il n’y a pas de réconciliation sans reconnaissance des faits. Pas d’unité sans vérité.

*****

Réponse du chroniqueur :

« Il y a l’émeute, il y a l’insurrection ; ce sont deux colères ; […] la guerre du tout contre la fraction est insurrection ; l’attaque de la fraction contre le tout est émeute », écrivait Victor Hugo. Pour faire un Printemps arabe ou une Commune de Paris, il ne suffit pas d’être armé, d’avoir des intentions criminelles ou d’appartenir à des groupes d’extrême droite. L’insurrection est un phénomène de masse. Jamais, les mutins du Capitole n’ont joui d’un véritable soutien populaire. Le 20 janvier, lorsque le nouveau président a prêté serment, il n’y avait plus un chat. Quant à une tentative de coup d’État, cela ne se fait pas sans soutiens dans l’État, la police ou l’armée. Des soutiens que les fanatiques du Capitole n’ont jamais eus.

Au-delà des critères moraux qui vous appartiennent, l’électorat de Donald Trump ne se distingue pas tant par ses revenus que par sa faible diplomation et son éloignement des grands centres qui profitent de la mondialisation. Sa victoire s’était jouée en partie dans des États qui avaient souffert de la désindustrialisation. Le Buy American Act, par lequel Biden se fait aujourd’hui encore plus protectionniste que Trump, montre bien que c’est en reconquérant ces États qu’il a assuré sa victoire et qu’il pourra unir ses concitoyens. Certainement pas en les traitant de « sexistes », de « racistes » et… d’« insurrectionnistes » (!). Comme disait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »

Christian Rioux

32 commentaires
  • Françoise Labelle - Abonnée 28 janvier 2021 06 h 38

    Conspiration séditieuse et loi fédérale: les principes de base (findlaw.com)

    La loi fédérale contre le complot séditieux se trouve dans le titre 18 du code américain (qui comprend la trahison, la rébellion et des infractions similaires), en particulier au 18 U.S.C. § 2384. Selon la définition légale de la sédition, il s'agit d'un crime pour deux personnes ou plus relevant de la juridiction des États-Unis:
    Conspirer pour renverser ou détruire par la force le gouvernement des États-Unis ou pour leur faire la guerre;
    S'opposer par la force à l'autorité du gouvernement des États-Unis; pour empêcher, entraver ou retarder par la force l'exécution de toute loi des États-Unis; ou
    Prendre, saisir ou posséder par la force tout bien des États-Unis contrairement à leur autorité.

    L'appel d'une heure à Raffensperger, secrétaire d'état de Géorgie, pour faire changer les résultats de l'élection, le tout assorti de menaces à peine voilées, c'est de la corruption et de l'extorsion. Pour ce qui est du soutien, les trumpistes répètent ad nauseam que 74 millions d'électeurs soutenaient le bonhomme, la majorité d'entre eux convaincus que l'élection avait été volée, sans preuve devant les tribunaux. Enfin, M.Rioux ne donne aucune référence sur l'enquête concernant la collusion des forces de l'ordre et l'intervention du secrétaire à la défense Chris Miller, nommé par Trump après l'élection (!) et dont dépend la Garde nationale.
    Ergo affirmations gratos. Pauvre Camus!

    • André Leclerc - Abonné 28 janvier 2021 08 h 23

      Comme chroniqueur M. Rioux a droit à son opinion même si vous et moi ne la partageons pas. Cependant, même comme chroniqueur, M. Rioux se doit de démontrer une rigueur dans son jugement et son interprétation des faits, surtout lorsqu’il s’agit d’un évènement violent comme celui du 6 janvier au Capitole. M. Rioux, qui dispose du privilège d’une réponse à la lettre de M. Pagé de Varennes, ne peut pas appeler à la rescousse Camus ou Hugo en détournant erronément leurs écrits au bénéfice de sa banalisation d’un acte aussi répréhensible que violent.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 28 janvier 2021 08 h 49

      @M. Leclerc

      J'ajoute à vos propos que M. Rioux me semble minimiser le rôle joué par Trump dans tout cela!

    • Cyril Dionne - Abonné 28 janvier 2021 09 h 14

      Chère Mme Labelle,

      C’est bien beau de citer la loi fédérale 18 ou la définition légale de la sédition, mais vous oublier les 1er et 2e amendements de la constitution américaine, donc, ce qui est le plus important. Le 1er amendement garanti la liberté d’expression, le droit de se réunir et d’adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs. Le 2e amendement stipule qu’une milice bien organisée est nécessaire à la sécurité d'un État libre et le peuple a le droit inaliénable de détenir et de porter des armes.

      Comme commentatrice, vous avez droit à vos opinions. Mais ce qui est « tannant » dans tout cela, c’est que la plupart des gens utilisent une lorgnette du Québec pour essayer de comprendre les Américains afin de se faire une opinion. Pire encore, la plupart des journalistes étrangers oeuvrent dans la bulle de Washington et ne comprennent absolument rien du peuple américain. Rien. L’auteur de cette lettre a fait un stage d’un an à l’ambassade canadienne à Washington.

      Cet épisode du 6 janvier est la réponse des Américains des campagnes, des travailleurs ordinaires et de tout ceux qui ont été laissés pour compte dans ce rouleau compresseur appelé la mondialisation. Ce qui est typique, se sont les gens des villes aux souliers cirés ou les gagnants de la mondialisation qui ont voté pour les démocrates. Ils ont réussi à embrigader la communauté noire des villes en leur promettant toute sorte de choses qui n’arriveront jamais. En fait, ils ont substitué leurs chaînes physiques d’antan pour d’autres psychologiques.

      Pardieu, 75 millions d'Américains ont voté pour Trump en toute connaissance de cause. En extrapolant pour inclure tous ceux qui ne votent pas où ils ne sont pas d’âge légal, on approche de la moitié des Américains. En plus, la campagne démocrate a reçu le double des argents des multimilliardaires que celle républicaine. En d’autres mots, le 0,0001% a acheté les élections.

  • André Leclerc - Abonné 28 janvier 2021 08 h 04

    Sur le caractère touristique du 6 janvier au Capitole

    On trouve plusieurs définitions de « coup d’état ». La plupart s’entendent sur le « caractère minoritaire » d’un groupe cherchant à prendre le pouvoir d’une façon non démocratique ou inconstitutionnelle. La définition n’avait pas prévu qu’un Donald Trump chercherait un jour à « s’accrocher maladivement au pouvoir » contre la volonté populaire. Si M. Rioux tient tant à nommer correctement les choses, il devrait d’abord reconnaître que l’évènement violent du 6 janvier n’était pas uniquement une balade touristique de quelques « mâles alpha » dans les corridors du Capitole. Pour se répendre dans le bâtiment, il a fallu qu’un groupe suffisamment nombreux utilise la force brutale à coups de poings, de bâtons et d’extincteurs sur le personnel de sécurité débordé. Un personnel de sécurité laissé bien seul malgré l’annonce depuis le 4 novembre qu’une manifestation se préparait justement cette journée pendant laquelle un président démocratiquement élu et sa colistière devaient être confirmés.
    Le New York Times a donné une chronologie des faits et des tweets de Donald Trump jusqu’à son discours du 6 janvier, midi.
    https://www.nytimes.com/2021/01/06/us/politics/capitol-mob-trump-supporters.html
    L’article montre aussi comment les groupes supportant Trump réagissaient depuis le 4 novembre. Le chaos voulu par Trump depuis avant même l’élection était prévisible et connu. Le tweet de Trump du 19 décembre, “Be there, will be wild!” ne laissait aucun doute. Il espérait une action ferme de ses partisans. Le long discours du 6 janvier puis la timide invitation à ses partisans à rentrer tout bonnement chez eux après le fait, ne peut pas passer sans une reconnaissance que Trump ait été l’étincelle d’une action anti-démocratique dont il en est imputable.
    Pour cicatriser les divisions, les élus du Congrès, premières victimes du chaos du 6 janvier, ne peuvent considérer comme légitime une tentative de coup d’état même brouillonne. Je comprends mal que M. Rioux n’en mesure pas l’importance.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 28 janvier 2021 08 h 54

      Le 6 janvier, Trump était président des États Unis.IL y a 4 ans, il a prêté serment à l'effet qu'Il protégerait la constitution du pays.Son rôle élémentaire de chef d'État impliquait qu'il voit à protéger et le Capitole et les élus en train de finaliser les démarches démocratiques:consécration de l'élection.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 janvier 2021 09 h 53

      Ah! « Ben câline de bine », je ne pense pas que vous avez compris M. Leclerc. Les va-nu-pieds de la mondialisation existaient bien avant l’arrivé de Donald Trump en politique. Cela, toute la gauche québécoise et syndicale l’occulte. Le mouvement contestataire, le Tea Party, a fait ses débuts en 2010 suite à la débandade du secteur bancaire de 2008 où Barack Obama leur avait donné au bas mot, plus de 790 milliards. Il disait « too big to fail ». Ensuite, ils se sont tous votés des bonus par millions. Misère.

      Ceci dit, tous les représentants du Congrès et les sénateurs qui s’alignent pour les démocrates ne seront pas réélus sauf pour Mit Romney pour des raisons évidentes (voir Mormons). Ils ont signé leur arrêt de mort politique à moins qu’ils se convertissent en démocrates, ce qui est possible. C’est ce qui est arrivé en 2014 au républicain Eric Cantor. Celui-ci a démissionné de son poste de chef de la majorité au Congrès suite à sa défaite électorale par David Brat du Tea Party.

      Ceci dit, il y avait un groupe en 1776 qui a cherché à prendre le pouvoir d’une façon qu’on considérait non démocratique ou inconstitutionnelle. Ils ont réussi leur coup d’état suite à une guerre civile qui opposait les monarchistes anglo-saxons, ceux qui avaient réussi dans le système colonialiste, et les autres, les patriotes d'origine anglo-saxonne. Sinon, les États-Unis n’auraient jamais existé. L’histoire se répète encore en 2021. Les laissés pour contre de la mondialisation veulent reprendre leur pays et ce sont les nouveaux monarchistes des villes aux souliers cirés qui les opposent.

      Enfin, le New York Times, le Washington Post et la myriade de chaînes de télévision traditionnelles, des médias qui vont tous disparaître bientôt, sont entre les mains des riches et puissants qui dictent leur mantra sous la guise d’éditoriaux. C’est pour cela que plus des deux tiers ou trois quarts des Américains ont décroché de ces médias. Le « Father Knows Best », ça suffit.

    • André Leclerc - Abonné 28 janvier 2021 16 h 16

      M. Dionne,
      Qu’est-ce que votre récit historique a à voir avec le propos de dénoncer, pour le condamner, un acte violent prémédité et illégitime, commis en 2021, encouragé sinon instigué par Donald Trump lui-même, tout président qu’il eut été en date du 6 janvier. Qui n’a pas compris la nature du problème? Il faudrait peut-être réaliser que les États-Unis ne sont plus en 1776 ni en 1863 et qu’être « Patriot » en 2021 signifie d’abord reconnaître et respecter la Constitution ainsi que la volonté du peuple. Nous sommes loin du conflit du thé et la lutte contre la monarchie britannique. Des générations se sont succédé afin que les droits civiques soient reconnus. Le peuple américain a changé comme partout ailleurs. Le rêve américain a attiré des immigrants incluant ceux dont la famille même de Donald Trump. Et ils n’ont pas tous été blancs, anglosaxons. Ils n’ont pas tous été non plus des corrompus accumulant leur fortune sur le dos de leurs semblables créant cet immense enjeu des inégalités. Les vrais américains aujourd’hui ne sont pas ceux qui portent le drapeau des confédérés mais ceux qui construisent une société plus juste. Ce qui dérange pas mal de blancs suprématistes au point de les rallier derrière Trump (ou plutôt devant) pour forcer les portes du Capitole.
      Il vous est facile de décrier les médias que certains considèrent « Fake News » parce qu’ils rapportent des faits et non des aberrations qui les confortent dans une sorte de monde construit de fabulations complotistes qu’ils veulent imposer à la majorité.
      Les Républicains ayant voté avec les Démocrates le 6 janvier pour certifier les résultats d’une élection légitime ou lors du dépôt de l’accusation valant à Trump un deuxième procès, le font parce que Trump a dépassé une autre ligne rouge et que contrairement à la première fois, ils savent qu’il faille le reconnaître et le dénoncer. Malheureusement il semble que le reste du GOP n’a pas encore compris. Et ils ne sont pas les seuls à ce que je vois.

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 28 janvier 2021 08 h 07

    @ François Labelle

    Votre affirmation concernant la remise en cause de l'intégrité du processus électoral qui serait « sans preuve devant les tribunaux » est erronée. Les tribunaux ont refusé d'entrendre les causes, ce qui est différent, donc les éléments de preuves n'ont pas été examinés par le tribunal, dont 1000 témoignages assermentés sur de graves irrégularités. : To Big to trial.

    Un seul seul juge, à Antrim au Michigan, a accepté que des experts examine pendant 6 heures, la machine à voter (Dominon voting machine). Il s'agit d'experise sous supervision judiciaire. La conclusion est dans ce rapport :

    https://www.depernolaw.com/uploads/2/7/0/2/27029178/antrim_michigan_forensics_report_%5B121320%5D_v2_%5Bredacted%5D.pdf

    À moin d'être atteint par le syndrome de dérangement Trump, on ne peut pas dire que les allégations concernant l'intégrité du processus électoral est sans fondement. Pour les millions d'américains qui ont suivi de près les dénonciations, il y a suffisamment de fait probant pour les convaincre que les résultats de l'élection sont compromis.

    Dans le contexte, la seule solution pour écarter les doutes, eut été de convoquer une commission spéciale composée des deux partie et des juges de la Cour suprême. Faut d'établir la transparence sur un enjeu aussi fondamental, la réconciliation va demeurer alléatoire....

  • Pierre Desautels - Abonné 28 janvier 2021 08 h 27

    Merci.


    Merci de remettre les pendules à l'heure. Et Christian Rioux sait fort bien que dans la base électorale de Donald Trump, beaucoup appuient le sexisme, le racisme et la dernière insurrection au Capitole.

  • Pierre Rousseau - Abonné 28 janvier 2021 08 h 32

    Victor Hugo et les lois des États-Unis

    C'est bien de citer Victor Hugo mais c'est mieux de voir ce qu'en disent les lois américaines. Plus de 200 personnes ont été arrêtées et seront probablement accusées devant les tribunaux. Ce sont ces derniers qui vont déterminer s'il y a eu insurrection ou tentative de coup d'état. De plus, le président Trump est aussi accusé devant le sénat d'incitation à l'insurrection.

    Rioux a beau fendre les cheveux en quatre, il sous-estime un mouvement qui est loin d'être terminé et qui peut ressurgir à tout moment. Vaut mieux pour les Américains d'être vigilants plutôt que d'écouter le chant des sirènes à la Chamberlain qui avait confiance dans la paix hitlérienne.