Chargés de cours à l’UQAM, quatre faits à relever

«Dans le contexte de la pandémie, de nombreuses mesures ont été mises en place rapidement pour soutenir l’ensemble du personnel enseignant dans l’enseignement à distance», écrit la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro.
Photo: Félix Deschênes Le Devoir «Dans le contexte de la pandémie, de nombreuses mesures ont été mises en place rapidement pour soutenir l’ensemble du personnel enseignant dans l’enseignement à distance», écrit la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro.

Réplique au texte d’opinion « Les chargés de cours crient au secours » publié le 19 juin 2020.

C’est avec beaucoup d’étonnement que j’ai pris connaissance du texte d’opinion publié dans ces pages par deux chargés de cours de l’UQAM. Leur propos tranche nettement avec l’esprit qui anime mes discussions avec leurs collègues et les représentants de l’exécutif syndical, avec lesquels j’échange toutes les semaines depuis le début de la crise sanitaire au Québec. J’ose croire qu’il s’agit d’une initiative personnelle, dans le contexte de la négociation d’une nouvelle convention collective.

Revenons à l’essentiel : valoriser et reconnaître le travail des personnes chargées de cours compte et me tient à cœur. Leur contribution à l’occasion du trimestre à distance ce printemps, et de nouveau cet été, est importante pour l’UQAM. Les cosignataires du texte écrivent que les chargés de cours ont dû « se retourner sur un dix cents » dans le contexte inédit lié à la COVID-19. Bien sûr qu’ils l’ont fait, et cela est fort heureux !

Tout le monde a dû s’adapter : les étudiants, les membres du corps enseignant, les employés, les cadres, la direction, et moi aussi. Et pourquoi l’avons-nous fait ? Pour une seule raison : permettre à nos étudiants de poursuivre et de réussir leur parcours universitaire.

Je n’entrerai pas ici dans une longue explication des points du texte d’opinion qui méritent d’être rectifiés ou nuancés, mais je soulignerai au moins quatre éléments. Je commencerai par le fait que les personnes chargées de cours à l’UQAM comptent parmi les mieux payées au Québec : à 11 144 $ par charge de cours, leur échelle de traitement maximal dépasse en effet ce qui est offert par la très grande majorité des autres universités québécoises. Ensuite, le fait que les charges de cours sont affichées bien avant le début de chaque trimestre, soit au minimum 75 jours au préalable. Toutes les charges pour l’automne 2020 sont d’ailleurs en cours d’attribution, pour un trimestre débutant le 8 septembre prochain. Bien entendu, des imprévus peuvent survenir, mais laisser entendre que ces exceptions sont la règle est excessif et ne correspond en aucune manière à la réalité de notre institution.

Un autre fait est à souligner : dans le contexte de la pandémie, de nombreuses mesures ont été mises en place rapidement pour soutenir l’ensemble du personnel enseignant dans l’enseignement à distance : de l’aide technopédagogique au prêt d’équipement informatique, aux ateliers de formation en ligne, à l’appui technique, et j’en passe.

Enfin, le dernier fait que je tiens à relever : l’UQAM a toute sa place à Montréal, au Québec et dans le monde, comme en témoigne le rayonnement des membres de son corps enseignant — dont font partie les chargés de cours —, de ses étudiants, de ses employés et de ses diplômés. En ce qui me concerne, je poursuivrai sans relâche les actions pour promouvoir notre université de multiples manières et sur toutes les tribunes, comme je le fais activement depuis mon entrée en fonction. Prétendre autre chose, c’est bien mal connaître et reconnaître la vigueur de notre institution et la résolution de celles et de ceux qui travaillent tous les jours à son développement.


 
1 commentaire
  • Olivier Mauder - Inscrit 23 juin 2020 16 h 01

    Rectrice de l'UQAM

    Cette rectrice est la plus rigide qu'ait jamais connu l'UQAM et ne fait pas son travail d'aller chercher de l'argent auprès du gouvernement. Elle ne valorise pas, ni reconnaît le travail de ses employés, des personnes chargées de cours et des professeurs.