Une crise dont on ne revient pas, selon Alain Deneault

La lutte contre la COVID-19 nous plonge dans une crise qui bouleverse nos certitudes. Cette crise va-t-elle modifier notre façon de vivre et notre rapport aux autres ? Le Devoir a demandé à différentes personnalités de réfléchir aux conséquences de la pandémie dans nos vies. Cette réflexion vous est présentée en page Idées pendant quelques semaines. Aujourd’hui : Alain Deneault, le capitalisme et l’économie.

C’est par force métaphores que le public a été amené à penser la crise sanitaire provoquée par la COVID-19. La tempête, la montagne, voire la guerre, entre autres courbes, sont venues à tout moment promettre des retours à la normale. Toutes ont pour effet d’anticiper une issue en fonction d’une imagerie et d’un scénario indépendants de l’objet qui nous intéresse : un virus dont les manifestations singulières étonnent jusqu’aux épidémiologistes, et pour lequel il n’y a à ce jour ni remède ni vaccin.

Des philosophes des sciences comme Gaston Bachelard ou Isabelle Stengers nous ont mis en garde dans le passé contre le mésusage des métaphores dans le domaine scientifique ; on finit par ne plus parler que d’elles, au sens où il y a nécessairement le calme après la tempête, le versant descendant de l’autre côté de la montagne, la paix après la guerre… Il appert que ces images ne servent qu’à nous convaincre, si on y tient, que tout « va bien aller », que nous allons passer au travers, que c’en sera bientôt terminé…

À court terme, cette perspective se vérifiera peut-être. On saturera d’anecdotes ce moment de l’histoire, frénétiquement certains s’entêteront à l’archiver de toutes les façons, il ne s’agira que d’un mauvais souvenir. D’aucuns continueront à opposer un déni aux conditions qui rendent possible cette pandémie : l’interconnexion extrême d’un appareil de production mondialisé avec pour cœur industriel la Chine et son prolétariat captif ; la monoculture qui suscite elle aussi à l’échelle planétaire des interactions records ; et, en ce qui concerne maintenant la consommation, le tourisme de masse, qui pollue considérablement et finit même par littéralement détruire les joyaux qu’il consomme, comme Venise. Au vu des innombrables points de contact de cette vaste toile, comment s’étonner de notre vulnérabilité face à un nouveau virus ? Au seul jour du 25 juillet 2019, il s’est trouvé 230 000 avions dans le ciel, du jamais vu.

Mais il serait vain de laisser son esprit s’enfermer dans les seules considérations autour de cette pandémie, de ne pas inscrire celle-ci dans une série d’événements et d’annonces plus conséquents et plus graves, et qui ont l’activité humaine pour cause transversale.

Depuis des années s’observe une augmentation d’ouragans, de raz de marée, de canicules, d’incendies de forêt, de pluies de verglas. Les glaciers fondent, le méthane se libère, le désert avance, les terres arables s’érodent, les forêts rapetissent, le plastique s’accumule, de redoutables insectes migrent et la pollution atmosphérique s’accentue. Il est même désolant que ce soit à la faveur d’une pandémie, laquelle menace à terme le fonctionnement du régime de production sur un plan pratique et celui de la consommation sur un plan psychologique, qu’il faille soudainement tout interrompre.

Pourquoi un tel sursaut, une telle pause, un tel examen de conscience ne s’est-il pas imposé de lui-même lorsque, par exemple, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques a avancé, en avril 2019, qu’à terme, un million d’espèces se trouvaient menacées dans le monde? On nous indiquait que plus l’appareil de production à l’occidentale se développe, se tresse, se connecte et crée ce qu’on ose appeler — autre métaphore — des écosystèmes, plus le vivant se trouve, lui, assailli, déstructuré, détruit, exterminé dans ce qui fait précisément ses ensembles composites.

Parler là d’activité humaine est encore insuffisant. Il s’agit plus précisément d’un régime extractiviste, productiviste et consumériste, qui s’est développé à l’échelle mondiale, en mettant les États hors jeu ou en les reléguant au seul rôle de complices. Est-ce à cela qu’il s’agit de retourner ? Est-ce ce qui nous éloigne de cette normalité qui mérite le nom de crise et de tempête, ou cette norme elle-même, ravageuse, destructrice, inégalitaire, aveugle et impériale ?

Paradoxe de l’anthropocène

Il ne pourra pas y avoir de retour à la normale, car il ne pourra plus passer pour normal qu’on emprunte des avions comme s’il s’agissait de taxis, qu’on fasse fabriquer dans des zones franches asiatiques des biens de consommation qu’on affrète sur des navires de transport immatriculés dans des zones franches et administrés depuis les paradis fiscaux, pour contraindre à la concurrence les travailleurs du monde ainsi que les États qui n’auraient pas déjà tout perdu de leur conscience sociale. On ne pourra plus souffrir qu’une oligarchie soumette à l’impératif des dividendes, du rendement d’entreprise et de la croissance toute autre question de société, qu’elle soit sociale, culturelle ou scientifique.

De cette ère nôtre de l’anthropocène, dans laquelle une espèce domine outrancièrement les autres au point de les menacer fondamentalement, il ressort l’idée d’une extrême puissance de la subjectivité humaine, de la classe sociale qui maîtrise les dispositifs techno-scientifiques, militaires, financiers et législatifs. Démiurge, on reconstitue des espèces par le menu en même temps qu’on contrôle le devenir de territoires agricoles entiers. Mais il y a à l’œuvre un paradoxe. Ce sentiment de maîtrise démesuré ne va pas sans la perspective d’un ressac. Nous arrivons à un point où les conséquences massives de notre action nous placent dans une situation d’ignorance et de désarroi à l’égal de notre propension à dominer. La déforestation tropicale, la dégradation de la biodiversité, l’émission de méthane, le réchauffement climatique… annoncent des moments où les modernes que nous demeurons en seront quittes avec l’illusion d’une volonté toute-puissante disposant de tout, capable qu’elle serait d’imprimer sur le monde le produit de leurs seules délibérations.

Mondialisation non viable

En ce qui concerne l’économie, deux phénomènes, à terme, s’annoncent inévitables. La mondialisation productiviste, extractiviste et consumériste, en tant que telle, n’est pas viable. Et l’impératif de croissance financière qui la gouverne ne constitue pas un critère pertinent pour organiser l’activité sociale. Ce ne sera pas le fait d’une décision ni même d’une volonté populaire souveraine : nous changerons de paradigme dans ce siècle, car il le faudra, quitte à le subir. La modération, la frugalité, l’instauration de circuits courts, le développement de régimes démocratiques régionaux, la création d’objets durables et réparables s’imposeront à la manière de nécessités. Ils appartiendront au registre de ce qu’Hannah Arendt associe à des forces de l’histoire, plutôt qu’à des gestes d’origine politique.

Aussi, le mot économie lui-même gagnera de nouvelles acceptions. En cessant de passer pour le synonyme de l’intendance capitaliste, ce sème retrouvera spontanément la signification qu’il a eue dans notre tradition. Il s’agit d’un terme disciplinaire ayant voyagé de la rhétorique à la psychanalyse, en passant par la théologie, les sciences de la nature et les mathématiques. À travers sa grande polysémie, on reconnaît une constante : l’économie s’interroge sur les agencements féconds qu’on observe à l’œuvre ou qu’on administre collectivement.

Que ce soit du point de vue des espèces vivantes dans leurs différents contextes ou de celui des sujets sociaux, du fonctionnement de leurs organes et de l’évolution de leur psyché, des symboles auxquels ils croient ou des signes du savoir qu’ils manient, est économique ce qui relève de l’organisation bonne et féconde d’éléments de mille manières agençables. Bonne au sens où le philosophe Spinoza traite de ce qui nous permet de durer, mais surtout de durer dans l’intensification de notre conscience et de nos sens. C’est à ce concept-là d’économie que nous aurons à revenir.

Écoutez le point de vue d'Alain Deneault

32 commentaires
  • Yann Leduc - Abonné 1 juin 2020 02 h 44

    Rien n'est joué et le temps file

    Deneault parle au futur, sur un ton prophétique, comme si ses souhaits, ses idées socialistes, écologistes allaient forcément être mises en pratique. Or, rien n'est joué, il ne faut pas sous-estimer la cupidité, l'égoisme, l'indifférence de l'humain, et le temps file. Combien de crises, de catastrophes naturelles, écologiques, humanitaires devrons-nous subir avant de prendre le virage écologique qui s'impose ? Les maîtres du monde n'en ont rien à foutre de la crise écologique si celle-ci ne les affecte pas directement.

    • Claude Bariteau - Abonné 1 juin 2020 10 h 07

      Bine sûr, rien n'est joué.

      Par contre, les effets de l'anthropocène sont très présents, une conscience planétaire existe et il y a une recherche obligée pour changer un ordre économico-militaire qui opère à l'aveugle. Là est le message de M. Deneault. Il dit que laisser les aveugles nous aveugler ne peut conduire qu'à un désastre et que le temps est compté pour agir autrement.

      C'est un défi immense et il ne peut être relevé que par les hommes et les femmes qui vivent et entendent vivre sur cette planête terre. Cibler les maîtres de la destruction, soit, encore faut-il inventer un autre ordre par des changements politiuqes générés par des hommes et des femmes qui s'y engagent.

      Il n'y aura pas de destin tragique ni d'avenir miraculeux. Il n'y aura que ce qu'engendreront des entités politiques actives à modifier l'ordre actuel par des gestes en conséquence.

      C'est de leur combat que naîtront autres choses.

    • Nadia Alexan - Abonnée 1 juin 2020 10 h 21

      Finalement, une prise de conscience (a wake-up call) urgente de la part d'un grand philosophe sage. «Parler là d’activité humaine est encore insuffisant. Il s’agit plus précisément d’un régime extractiviste, productiviste et consumériste, qui s’est développé à l’échelle mondiale, en mettant les États hors jeu ou en les reléguant au seul rôle de complices. Est-ce à cela qu’il s’agit de retourner ? Est-ce ce qui nous éloigne de cette normalité qui mérite le nom de crise et de tempête, ou cette norme elle-même, ravageuse, destructrice, inégalitaire, aveugle et impériale ?»
      C'est à nous de changer ce paradigme extractiviste, consumériste qui nous guette. C'est assez de nous dire que le socialisme ne fonctionne pas. Le système capitaliste ne fonctionne pas non plus. On ne peut plus avancer avec un système prédateur qui ravage la nature et exploite les êtres humains pour enrichir quelques oligarques. La prudence s'impose.
      La moitié la plus pauvre de la population mondiale est responsable de seulement 10 % des émissions de CO2 mondiales, alors qu’elle vit, en grande majorité, dans les pays les plus vulnérables au changement climatique. Parallèlement, environ 50 % des émissions mondiales sont imputables aux 10 % des habitants de la planète les plus riches.

    • Claude Bariteau - Abonné 1 juin 2020 11 h 46

      Je poursuis.

      Le monde n'est pas une pelure de banane grâce à laquelle les États sont tombés à la renverse. Ils sont tombés par la connivence et les ambitions de leurs dirigeants.

      De Gaule a libéré la France de Pétain, le collaborateur de l'Allemagne d'Hitler et Hitler perdu ses pelures de banane à la suite d'une concertation miltaire pour renverser le nazisme conquérant.

      L'ordre capitaliste actuel, celui qui repose sur un néolibéralisme porté aux nues dans les années 1970 et s'est irradié dans l'univers engendré par la chute du mur de Berlin a conduit aux signes d'un hécatombe écologique et économique apparus avec force depuis janvier 2020.

      Ses tenants seront comme le nazisme lors de la Deuxième Guerre mondiale et les collaborateurs au sein des États indépendants seront bientôt ciblés. Leur fin est déjà dans l'agenda des peuples qui aspirent à vivre autrement que sous la tutelle des multinationales et des avantages multiples de leurs propriétaires et de leurs serviteurs.

      C'est ainsi que se défont des pouvoirs dévastateurs. La cible n'est pas seulement les grands manitous de l'extorsion planifiée. Elle comprend leurs collaborateurs. bataille sera de cet ordre. Elle durera au moins cinq ans. On le sait tous pour que la victoire soit à l'horizon.

  • Yvon Montoya - Inscrit 1 juin 2020 05 h 52

    Il n’y a pas d’illusions a se faire: il est trop tard. Les discours disparaitront comme un certain nombre d’humains, i.e. les révoltés qui auront eu le courage de surmonter humiliation, misère et peur.

  • Raynald Rouette - Abonné 1 juin 2020 07 h 32

    Michel Houellebecq a raison


    Après cette pandémie de la covid-19, "le monde sera le même, en un peu pire".

  • Brigitte Garneau - Abonnée 1 juin 2020 07 h 45

    La fausse sécurité de l'indifférence

    Une insensibilité provoquée par l'ignorance et l'incohérence de ceux qui, soi-disant, exercent le pouvoir.

  • Cyril Dionne - Abonné 1 juin 2020 08 h 25

    Le troupeau d'éléphants dans la pièce écologique

    Est-ce qu’on pourrait résumer tout ce qui est dit dans cet article et qui n’est qu’une répétition de ce que tout le monde sait déjà sans apporter aucune solution évidemment, eh bien, il y a trop de monde sur la planète et les écosystèmes marins et terrestres ne peuvent plus suffirent? C’est pour cela qu’on a vu plus de 230 000 avions dans le ciel un certain 25 juillet 2019. La population mondiale a augmenté de 400% en moins d’un siècle. Prenons le Québec, nous étions 2,3 millions en 1920 et nous sommes maintenant 8,5 millions, soit une augmentation de plus de 369% surtout à cause de l’immigration légale et illégale.

    • Pierre-Yves Guay - Abonné 1 juin 2020 09 h 14

      Connaître tous les chiffres mais n'y rien comprendre ...

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 1 juin 2020 10 h 04

      Le spécialiste des raccourcis nous assène de ses lamentations que ne font que le discréditer, car à toute situation, il n'y a jamais de cause unique. S'il est vrai que l'accroissement démographique a été pléthorique au cours du siècle précédent, il est tout aussi vrai que ladite "révolution verte" initiée par l'usage massif des énergies fossiles servant tant à la mécanisation agricole qu'à la production d'intrants, ainsi qu'à la déforestation de vastes territoires au nom de monocultures industrielles (huile de palme, soja, maïs, etc.) liées à la mondialisation du capital décrite par Deneault, en aura été le catalyseur. Pour quel profit? Il faut lire "Or Noir" de Mathieu Auzanneau pour prendre la mesure de ce tableau ou encore "De quoi Total est-elle la somme?" d'Alain Deneault.

      Il est également tout aussi vrai que l'empreinte écologique d'un Malien n'équivaut pas à celle d'un Américain du Nord. Que la consommation d'objets manufacturés en Chine, en Inde ou au Brésil ne fait qu'exporter les GES hors des pays pour qui ces produits sont destinés. La réalité s'avère toujours plus complexe que les simplifications que d'aucuns emploient afin de justifier des thèses s'approchant plus de positions doctrinales que de théories scientifiques.

      Évidemment, les doctrinaires les plus obtus ne cherchent qu'à valider leurs préjugés en sélectionnant les exemples qui font leurs affaires, prenant les effets pour des causes. Pourtant... je partage avec M. Dionne l'inquiétude qu'il ressent, même si je considère son modèle somme toute aussi simpliste que celui des économistes (ces spécialistes du jeu de Monopoly), ayant un jour asséné à l'un d'entre eux que finalement "l'économie est à l'écologie, ce que l'astrologie est à l'astronomie".

      Je l'invite donc à lire ce petit livre de François Roddier, physicien bien connu, intitulé "Thermodynamique de l'évolution" (éditions Parole, 2012) afin de prendre un peu plus d'élévation quand il veut appréhender "the big picture".

    • Cyril Dionne - Abonné 1 juin 2020 10 h 54

      Pour ajouter, enseigner à l'UQAM et penser tout comprendre en occultant les chiffres et les mathématiques qui s'ensuivent en présentant des modèles de pure science-fiction basés sur des chimères qui ne sont pas vérifiables et reproductibles pour essayer de justifier sa position dans le monde. Oui, misère.

    • Cyril Dionne - Abonné 1 juin 2020 11 h 13

      Nul besoin de lire tous les livres scientifiques pour se flatter le nombril, surtout lorsque des scientifiques s'improvisent comme des sociologues et vice-versa. Un cours de science de la 3e année du primaire, oui, pour les enfants de huit ans nous apprend notamment que lorsque les besoins élémentaires de toutes espèces vivantes ne sont pas comblés, sa population diminuera. Idem pour la nourriture puisque la nature se charge de réduire la population d'une espèce lorsque celle-ci empêtre sur les autres pour le bien de la vie tout court. La nature n’humanise pas les atomes et le principe de Lucifer ne sert qu’à amplifier les lois de la mécanique statistique de l’entropie, avec ou sans les humains. Le but de toute espèce vivante est de propager ses gènes et cette grande diversité est sous le contrôle évident de la sélection naturelle qui assure la concurrence vitale.

      Et les lamentations des faux prêtres du savoir qui ont élu domicile dans les tours d’ivoire subventionnées où l’air devient raréfié, nous n’avons que faire.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 1 juin 2020 12 h 23

      Wow, il en a fumé du bon ! Plus borné que ça tu meurs! Et une litanie de préjugés en guise d'argumentation!

    • Marc Therrien - Abonné 1 juin 2020 12 h 28

      M. Dionne,

      Je ne sais pas d’où vient cette amertume que vous entretenez à propos des universités et des professeurs et chercheurs qui y font carrière. Ces faux-prêtres du savoir ne sont peut-être que des ignorants savants issus de la tradition socratique. Pour apprécier ce qu’a apporté le développement, entre autres, des sciences humaines et naturelles à travers celui des universités depuis le Moyen-Âge qu’il me suffise de rappeler à la mémoire ce bon vieux Aristote à qui l’on doit beaucoup de la pensée essentialiste: «La Nature tend assurément aussi à faire les corps d’esclaves différents de ceux des hommes libres, accordant aux uns la vigueur requise pour les gros travaux, et donnant aux autres la station droite et les rendant impropres aux besognes de ce genre, mais ultimement adaptés à la vie de citoyen (qui se partage elle-même entre les occupations de la guerre et celle de la paix.»

      Marc Therrien

    • Nadia Alexan - Abonnée 1 juin 2020 13 h 36

      À monsieur Pierre-Alain Cotnoir: Il n'y a rien à faire avec l'entêtement de monsieur Cyril Dionne qui s'obstine à attribuer les effets de serre à «la surpopulation.» Il n'arrive pas à comprendre que ce sont les pays riches qui causent 50% des GES, à cause de leur surconsommation effrénée et leur saccage insouciant des ressources de la nature, tandis que, les pays pauvres et «surpopulés» sont imputables de seulement 10% des effets de serre. Le changement climatique est intrinsèquement lié aux inégalités économiques : c’est une crise induite par les émissions de gaz à effet de serre des nantis qui frappe le plus durement les pauvres. On estime que les 1 % les plus riches du monde ont une empreinte carbone moyenne 175 fois supérieure à celle des 10 % les plus pauvres.
      ll me semble que ce n'est pas difficile à comprendre.

    • Nadia Alexan - Abonnée 1 juin 2020 14 h 05

      À monsieur Marc Therrien: J'ai le plus grand respect pour les professeurs universitaires qui passent leurs vies à apprendre et ensuite à relayer à leurs étudiants un esprit critique et un amour pour la curiosité et l'apprentissage. C'est le grand poète, Alexander Pope, qui avait dit: «Un peu de connaissance est une chose dangereuse.»