Pour une consultation référendaire avant 2022

«Il serait assez révélateur que l’Assemblée nationale termine ses travaux sur le mode de scrutin en 2020, puis que le gouvernement fasse une pause sur le débat, avant de déclencher la campagne référendaire seulement en 2022», croit l'auteur.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne «Il serait assez révélateur que l’Assemblée nationale termine ses travaux sur le mode de scrutin en 2020, puis que le gouvernement fasse une pause sur le débat, avant de déclencher la campagne référendaire seulement en 2022», croit l'auteur.

Ainsi, un référendum sur la réforme du mode de scrutin au Québec serait tenu en même temps que les prochaines élections générales de 2022. Le premier ministre François Legault va alors renier son engagement initial. Pendant longtemps, celui-ci avait exclu l’option référendaire, jugeant qu’une campagne électorale et l’appui de 63 députés étaient suffisants pour avoir la légitimité de procéder à la réforme du mode de scrutin. Toutefois, des députés du caucus gouvernemental ont exigé la tenue d’un référendum.

Depuis mai 2019, ce sont les gens les plus intéressés par la question (experts, chroniqueurs, éditorialistes, etc.) qui se sont prononcés sur l’opportunité d’un référendum sur la réforme du mode de scrutin. On ne sait toujours pas ce que pensent les citoyens de la nécessité d’organiser un référendum. Notons qu’aucun sondage d’opinion n’a posé la question à ce jour aux Québécois.

D’ici le 1er octobre 2019, nous allons prendre connaissance de la proposition gouvernementale de mode de scrutin. Après le dépôt du projet de loi, des consultations publiques vont se tenir et permettront un large débat afin que les Québécois puissent discuter collectivement de cet enjeu. À cette occasion, si les citoyens exigeaient fortement la tenue d’un référendum, le gouvernement aurait alors le devoir de répondre à cette demande et la tenue d’un référendum deviendrait amplement justifiée.

En prenant sa décision maintenant, le gouvernement Legault vient rappeler que la multiplication des référendums sur la réforme du mode de scrutin au cours des dernières décennies est avant tout le fruit de l’ambivalence des décideurs politiques. Ce n’est que récemment, au XXIe siècle, que beaucoup croient qu’un mode de scrutin doit être adopté à la suite d’un référendum pour être légitime. Malgré cela, il ne s’agit pas d’un passage obligé. La majorité des réformes du mode de scrutin dans le monde ont été adoptées par un vote des parlementaires. Il serait beaucoup plus judicieux de tenir un référendum de validation, après deux ou trois élections générales avec le nouveau mode de scrutin. Après avoir expérimenté le nouveau système, les Québécois pourraient faire un choix éclairé entre le maintien du nouveau mode de scrutin et le retour au scrutin majoritaire uninominal à un tour.

Si cette voie est choisie, le référendum doit porter sur une question simple demandant aux Québécois d’adopter le nouveau mode de scrutin (un seul modèle contenu dans un projet de loi) et l’État devra financer une campagne d’éducation publique neutre qui laissera assez de temps à la population pour maîtriser le sujet sur lequel elle devra voter. Le seuil de victoire doit être fixé à 50 % +1 et le référendum doit être exécutoire ; le projet de loi sur le nouveau mode de scrutin doit absolument être adopté par l’Assemblée nationale et mis en place après une victoire du oui. Les résultats du référendum ne peuvent pas être conditionnels à l’interprétation du gouvernement en place (comme on l’a vu par le passé, par exemple, à Île-du-Prince-Édouard en 2016). Il serait aussi nettement préférable de tenir le référendum avant 2022 pour lui donner toute la visibilité nécessaire ; cela aurait l’avantage de permettre aux citoyens, aux politiciens et aux médias de concentrer leur attention sur cette question et non pas de la diluer parmi plusieurs enjeux lors de la campagne électorale de 2022.

Lors du dépôt du projet de loi en octobre prochain, le gouvernement va annoncer la tenue de consultations publiques qui s’entameront probablement à l’automne 2019 et s’achèveront en 2020. Le gouvernement devrait profiter de cette période de consultation pour lancer par la suite la campagne référendaire au Québec. Il serait assez révélateur que l’Assemblée nationale termine ses travaux sur le mode de scrutin en 2020, puis que le gouvernement fasse une pause sur le débat, avant de déclencher la campagne référendaire seulement en 2022.

Rappelons que c’est depuis 2015 que la CAQ s’est engagée à réformer le mode de scrutin au Québec. À plusieurs reprises, François Legault affirma que le Québec souffrait d’une crise de légitimité, d’un déficit démocratique et qu’il observait sur le terrain un cynisme à l’égard de la politique. Sur la réforme du mode de scrutin, il déclara que la classe politique avait un déficit de crédibilité, mais il promit que son gouvernement allait agir sur la question et qu’il « ne fera pas comme Justin Trudeau ». Pour respecter sa promesse, François Legault doit faire preuve de leadership dans ce dossier et être le chef du comité du oui dans l’hypothétique campagne référendaire à venir.

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49 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2019 06 h 41

    Un NON catégorique à la proportionnelle

    « On ne sait toujours pas ce que pensent les citoyens de la nécessité d’organiser un référendum ». Allumez SVP. Les citoyens vont dire majoritairement non à ces supposés experts.

    Oui, un référendum est un passage obligé sur une politique qui changera drastiquement l’environnement sociale, économique, judiciaire et politique du Québec. Et non, on n’achète pas le produit pour l’essayer; il faut que celui-ci est fasse ses preuves ailleurs et peut s’adapter à un régime de monarchie constitutionnelle dont le préambule de la constitution commence par « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ... ». Misère.

    Les contre-arguments sont multiples contre une proportionnelle dans un régime provincial. En fait, ils supplantent aisément ceux avancés par les supposés experts. Les gouvernements de coalition mènent à l’impasse législative et, conséquemment, à l’incapacité de mettre en œuvre des politiques cohérentes. Il permet aux petits partis minoritaires (Québec solidaire et les partis religieux à venir) d’exercer un chantage auprès des plus grands partis au moment des négociations entourant la formation d’une coalition. Enfin, il donne une plateforme aux partis extrémistes. La plupart des coalitions au pouvoir ne partagent pas suffisamment de points communs au chapitre des politiques avec leur base électorale. Les petits partis ont une part trop importante du pouvoir. L’électeur est incapable d’imposer la responsabilité en éjectant un parti au pouvoir et en défaisant un candidat lors d’une élection. C’est très difficile pour les électeurs, de comprendre les règles parfois complexes du système et pour l’administration électorale, de les mettre en œuvre.

    Sans oublier que les dictateurs se dissimulent souvent sous la chape de la démocratie. Ni Mussolini et le parti national-socialiste allemand (NAZI) ultra-minoritaire sous la République de Weimar, n’auraient eu de chance de parvenir au pouvoir sans la proportionnelle.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 13 h 27

      " Les citoyens vont dire majoritairement non à ces supposés experts." - Cyril Dionne

      Ça fait plus de 10 ans que les sondages nous répètent que 70% des Québécois sont en faveur d'un mode de scrutin proportionnel:

      Sondage Léger Marketing :

      "Les Québécoises et Québécois réclament la réforme du mode de scrutin" - CNW, Telbec, 7 juin 2019

      "Les Québécoises et les Québécois de partout réclament une réforme du mode de scrutin. Près de 70 % tiennent à ce que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) respecte son engagement de réformer le mode de scrutin actuel et ils estiment important d'aller de l'avant."

      https://www.newswire.ca/fr/news-releases/sondage-leger-marketing-les-quebecoises-et-quebecois-reclament-la-reforme-du-mode-de-scrutin-873864513.html

    • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2019 15 h 44

      La désinformation est toujours au rendez-vous. Si vous êtes si persuadé de votre position avec vos chiffres que vous avancez, vous vous n'objecterez pas à un référendum sur le sujet. Une fois bien expliquée, les Québécois vont dire un NON tonitruant à la proportionnelle. Sans référendum, oubliez ça les petits amis de QS.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 16 h 04

      "Une fois bien expliquée, les Québécois vont dire un NON.." - Cyril Dionne

      - Vous êtes devin maintenant?

      Tous les partis, et même les libéraux , ont désormais appuyé le scrutin proportionnel, en plus d'une majorité stable de citoyens depuis 10 ans.

      Ceux qui risquent de se faire dire NON, ce sont les petits menteurs de la CAQ qui ont berné le peuple avec une promesse d'ivrogne digne des vieux partis et qui vont se le faire rappeler aux prochaines élections.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2019 18 h 32

      Ce ne sont pas les parties politiques à appuyer cette déformation électorale, mais bien les gens ordinaires. Un référendum sur la question ou oubliez cela. Et que vous avez peur d’un référendum sur la question puisque vous allez le perdre à plate couture.

      En passant, est-ce que vous voulez dire « ceux qui risquent de se faire dire NON, ce sont les petits menteurs du Parti libéral du Canada qui ont berné le peuple avec une promesse d'ivrogne digne des vieux partis et qui vont se le faire rappeler aux prochaines élections » dont Québec solidaire est un fier supporteur comme multiculturaliste ?

      Il ne manque plus qu’un petit barbu du Parti socialiste/multiculturaliste des islamo-gauchistes de QS pour faire un coup d’état légal afin d’instaurer une dictature. Misère qu’ils font « durs ».


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 10 h 23

      @Cyril Dionne ,

      "Des islamo-gauchistes de QS pour faire un coup d’état légal afin d’instaurer une dictature."- Cyril Dionne

      Un des traits communs des dictateurs est le mensonge, ce dont vous vous servez allègrement. Plus le mensonge est gros et plus il passe disait Joseph Goebbels.

      Et je vois mal comment on peut à la fois accuser QS de vouloir imposer une dictature d'un côté de la yeule, en l'accusant de l'autre de favoriser une instabilité gouvernementale en revendiquant un mode de scrutin proportionnel.

      C'est une fois de plus, du gros n'importe quoi.

  • Claude Bariteau - Abonné 14 septembre 2019 07 h 00

    Il n'y a pas eu de débats entre parlementaires pour appliquer le système politique actuel d'inspiration britannique, ni de référendum pour que le peuple québécois de 1867 accepte ou rejette le projet de Dominion of Canada. La demande du chef du Parti rouge fut rejetée par les élus du Canada-Uni.

    Par la suite, il y eut des ajustements apportés au système poitique sur la base d'un accord entre les partis. C'est devenu une pratique, non une règle. Concernant l'adoption d'un mode de scrutin proportionnel, il n'y a aucune règle obligeant la tenue d'un référendum. La règle de base est l'aval d'une majorité de parlementaires.

    En 2018, il y eut une entente entre 4 partis à l'effet que les « député-e-s de l’Assemblée nationale du Québec devraient être élu-e-s, à partir de la 43• législature, selon un mode de scrutin semblable à celui étudié et avalisé par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ} dans son avis de décembre 2007 », ces partis s'étant engager « à déposer un projet de loi à cet effet au plus tard le 1e octobre 2019 ».

    En s'appuyant sur une évaluation dul DGEQ, selon la responsable du dossier, il faudrait plus de 30 mois (de 30 à 42) pour préparer une telle élection. S'il manque du personnel au DGEQ, il faut en mettre à sa disposition pour que tout se fasse en moins de 18 mois.

    L'argumentaire du report de la mise en place de ce scrutin ne tient pas la route. Ne la tient pas plus le recours à un référendum alors que les électeurs et les électrices ont appuyé les partis à l'entente autour de 75% et que le changement de mode de scrutin pour 2022 reçoit l'appui de 66% des personnes sondées.

    S'il y a des parlementaires de la CAQ qui veulent un référendum, leur chef doit avoir la décense de maintenir ses engagements et de les laisser voter selon leurs vues. C'est élémentaire.

    S'il ne le fait pas, il passera pour un PM qui a renié sa signature et scier la branche qui lui a permis de se hisser au pouvoir.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 septembre 2019 08 h 48

      M. Bariteau, si vous appuyez sur les pratiques du passé, vous devez être en parfait accord avec notre actuel mode de scrutin ?

      Et sinon, vous devriez être d'accord pour susciter un vrai débat dans la population avant tout changement de cette envergure.

      À croire que vous voulez utiliser un sursaut de mode irréfléchi pour arriver à vos fins. Quelles fins au juste?

      La démocratie devrait utiliser le plus de consultations publiques possible.
      Vous refusez un référendum simplement parce que plusieurs ont été perdus sur ce thème au Canada. En clair : vous refusez de faire confiance aux électeurs. Peur d'expliquer ou de se faire démontrer qu'on a tort?

      Alors, démontrons. Vous avez tort :
      Je refuse tout scrutin proportionnel dans la situation actuelle, et je n'en ai jamais voulu.
      Il n'existe aucun pays au monde où l'on utilise le scrutin proportionnel dans une structure de pouvoir comme la nôtre où l'exécutif est confondu avec la législatif. Que dis-je, confondu ? Il en dépend!

      Actuellement le premier ministre, le personnage le plus puissant du Québec, n'est pas élu nommément pour son poste. S'il quitte ou meurt, la population n'a rien à dire, on lui impose une autre personne sans consultation.
      Il choisit ses ministres parmi les membres de l'assemblée législative, souvent au mépris de la compétence.
      Mais surtout, il doit se rapporter au législatif! Allô!

      La proportionnelle dans un système où le législatif prévaut sur l'exécutif signifie la possibilité d'un gel total des activités de l'État, aussi pire que celui en Belgique où l'exécutif est.... la couronne (!), ou aux USA, où la division des pouvoirs est faite expressément pour que tous les pouvoirs puissent se court-circuiter les uns les autres. Lisez les notes de Franklin, c'est très clair... et très malsain.

      Si vous souhaitez vraiment que les chèques de soutien aux démunis soient retenus un jour, soyez pour la proportionnelle. Ça va arriver.
      Ou bien, réfléchissez.

    • Raynald Rouette - Abonné 14 septembre 2019 09 h 21


      M. Bariteau,

      Selon moi, la CAQ a été porté au pouvoir dans l’unique but de se libérer des libéraux!

      La question du scrutin proportionnel apparaît encore aujourd’hui très secondaire sauf pour les apparatchiks. La population ne descendra pas dans la rue pour le revendiquer.

      Par contre, advenant le cas que la question Oui ou NON au vote proportionnel soit soumise au peuple par la voie d’une élection référendaire ou un référendum sur le sujet, la position de la CAQ pourrait être la même dans un cas comme dans l’autre, c’est-à-dire « NON » au scrutin proportionnel.

      Dans le contexte politique Canadien actuel, un scrutin proportionnel au Québec le fragiliserait encore davantage par rapport au ROC.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 14 septembre 2019 09 h 51

      « S'il ne le fait pas, il passera pour un PM qui a renié sa signature et scier la branche qui lui a permis de se hisser au pouvoir. ». Voilà! Moi, ce qui me dérange : les promesses remplies, en partie. Comme sur le more de scrutin.

      Comme sur la laïcité : Legault n’a pas inclus les écoles privées, subventionnées à environ 60% .« Le parti entend toutefois aller plus loin en interdisant les signes religieux pour les employés de l'État en position d'autorité, ce qui inclut les policiers, les juges, les gardiens de prison et les enseignants. ».

      Comme pour les commissions scolaires. En campagne électorale, il a promis d'abolir les commissions scolaires. Aux dernières élections scolaires, il suggérait publiquement aux gens de ne pas aller voter: imaginez!

      Comme pour les maternelles 4 ans dont les coûts vont être, de beaucoup, supérieurs à ceux promis; dont le nombre de classes va être, de beaucoup, inférieur à ceux promis.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 10 h 43

      Si les chiffres de Léger sont justes, ça va faire près 70% de citoyens * déçus qui ont pris la CAQ pour du changement, alors qu'elle vient de démontrer qu'elle ne l'est pas tant que ça. Une première épine dans le pied pour les prochaines élections. Renier un engagement phare.. Non seulement c'est gros, mais ça dévoile que la CAQ a la même mentalité que les vieux partis, voir des menteurs.

      On peut même se demander, si cette trahison de promesse aura justement l'effet que la CAQ essaie d'éviter en produisant un gouvernement de la CAQ minoritaire en 2022, à cause de ce manque majeur à sa parole; un peu comme ce qui arrive avec Justin Trudeau qui s'enligne vers un gouvernement minoritaire.

      Référence :

      * "Près de 70% des Québécois veulent un mode de scrutin proportionnel selon un sondage Léger "

      — N'en déplaise à ceux qui exigent un référendum sur la question..

      Sondage Léger Marketing :

      "Les Québécoises et Québécois réclament la réforme du mode de scrutin" - CNW, Telbec, 7 juin 2019

      "Les Québécoises et les Québécois de partout réclament une réforme du mode de scrutin. Près de 70 % tiennent à ce que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) respecte son engagement de réformer le mode de scrutin actuel et ils estiment important d'aller de l'avant."

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 septembre 2019 12 h 06

      Étonnant M. Montmarquette comment, quand ça vous arrange, vous étalez les sondages à plein ert toujours sur un ton triomphant.

      Un référendum, c'est un sondage démocratique qui avalise entièrement une politique.
      N'en déplaise à ceux qui déciedent soudain d'être un peu moins démocratique. Juste un peu, et un peu plus chaque jour.

      Bon ben coudon hein.

      En attendant vous n'avez toujours pas trouvé un seul pays où le scrutin est proportionnel et les pouvoirs législatif et exécutif confondus.
      Quelles sont vos brillantes statistiques sur le gouvernement complètement gelé en Belgique il y a quelques années ? Pas grave, c'est "seulement " des Belges, ou quoi?

      Pour une personne qui a toujours une petite référence à ajouter pour mieux vivre le confort des opinions qu'il rapporte mot à mot de son parti, vous me semblez bien démuni soudain.

    • Claude Bariteau - Abonné 14 septembre 2019 12 h 09

      M. Trottier, il y a des proportionnelles dans des monarchies constitutionnelles. Aux Pays Bas, en Écosse, en Suède, et cetera. Je sais très bien, pour l'avoir écrit, qu'un scrutin proportionnel dans un système politique monarchiste constitutionnel, ne fait que corriger l'écart entre le vote exprimé et l'élection des parlementaires et peut déboucher sur des exécutifs d'alliances, mais ne change pas le statut du gouverneur du Québec ni ne fait du PM un élu par une majorité de 50% + 1.

      Cela dit, je fais écho dans mon commentaire aux engagements du chef de la CAQ pour montrer qu'il n'a jamais préconisé un référendum, idem pour les trois autres signataires. D'où mes réserves sur la tenue d'un référendum, que je verrais plus approprié pour changer totalement le régime politique d'inspiration britannique que nous avons dans la province de Québec. Bien sûr après une décision du peuple québécois par vote ou référendum de fonder son propre pays.

      Le chef de la CAQ en prônant un référendum dit : j'ai accompli mon premier engagement; quant au second, ne comptez pas sur moi. C'est ce qui ramène ce parti dans la « gang » des partis qui n'assument pas, pour des finbs électoralistes, leurs engagements signés.

      Que vous soyez contre la proportionnelle, c'est votre choix implque d'accepter le biais démocratique actuel où, comme vous le dites, le législatif est confondu dans l'exécutif, deux failles majeures. Peut-être êtes-vous contre simplement parce que vous craignez des exécutifs d'alliance ? Pourtant de tels exécutifs d'alliance sont possibles dans le système actuel même si, au Québec, ce ne fut pas une pratique prisée.

      Avec un exécutif d'alliance, il y aurait plus de constance dans les choix politiques à moyen terme et moins de variations dans les politiques sociales et économiques. En une plus grande stabilité et un meilleur contrôle des électeurs et des électrices.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 septembre 2019 12 h 47

      En Suède le roi a le pouvoir de nommer et destituer les ministres. C'est pas rien et ça change tout.
      Laissez un peu le temps à l'Écosse avec le (très) peu de pouvoir qu'ils ont par élection depuis 1999. Pas de pouvoir, une assemblée toute neuve, je ne vois pas la pertinence de l'exemple.
      Les Pays-Bas ont un système à deux chambres qui ont chacune un réel pouvoir, et seule l'une des deux reçoit la reddition de l'exécutif.

      Expliquez-moi la constitution de ce pays, etc. Où est ce pays?
      Parce que à part etc, vos exemples ne valent rien.

      Simplisme et facilité. Du Martineau. Ou bien vous essayez sciemment de me passer un sapin? J'espère que non.
      En tout cas c'est raté.

      Je vois mal beaucoup de gens se préoccuper des promesses électorales de Legault après avoir prêté toutes sortes d'intentions maléfiques au gouvernement dans le dossier du laïcisme.

      Et le laïcisme a donné lieu à un immense débat à la grandeur de la province, débat que j'attends encore pour la proportionnelle. Pour le moment je ne vois aucun partisan de la proportionelle essayer le moindrement de me rassurer, sauf en me disant qu'ils sont de "trop bonnes personnes pour agir ainsi"... et je m'étouffe dans ma moustache évidemment.
      Moi, je suis une "trop bonnes personne" pour me faire passer uen telle grossièreté. Toiute constitution doit prévoir la mauvaise foi, sinon ce n'est pas une constitution.
      Prouvez-moi qu'il y aura des mesures précises pour empêcher le gel du gouvernement, c'est bien le minimum!
      Ou qu'il existe des mesures qui fonctionnent bien déjà quelque part dans le monde.

      Le seul argument est "Il a promis". Et alors? Ça en ferait un bonne décision?

      C'est notre système parlementaire qui ne fonctionne pas. Le mode de scrutin peut et doit attendre.

      J'ai depuis toujours du mal à accepter de ne pas voter directement pour un exécutif. Pas vous?

      Je refuse que le législatif ait le pas sur l'exécutif, et encore plus avec une proportionnelle.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 14 septembre 2019 13 h 13

      @M. Rouette

      "La veille des élections, il m'appelait son fiston; le lendemain des élections, il avait oublié mon nom": toune connue.

      En campagne électorale, Legault avait clairement dit que "l'élection de 2018 sera la dernière selon le mode actuel". Il avait même ajouté:"On ne fera pas comme Justin Trudeau". On sait que ce dernier, après avoir promis la même chose; puis, a reculé.

      Il avait, aussi, promis d'abolir les commissions scolaires. Mieux encore, aux dernières élections scolalres, il avait conseillé aux gens de ne pas aller voter. Pis là......là!!!!

    • Claude Bariteau - Abonné 14 septembre 2019 15 h 12

      M. Trottier, vous déformez le système en Suède. Le roi a un poste honorique. Le pouvoir revient à la Diète royale qui choisit le président de l'exécutif. La Diète peut le révoquer comme elle peut voter des lois à son initiative. L'Écosse, pour vous, manque de barbe à papa. Bizarre. Va pour les Pays-Bas car il y a reddition de compte à la Deuxième chambre législative, celle des élus selon une proportionnelle, comme en Suède d'ailleurs.

      De quel pays voulez-vous que je vous parle ? Certainement pas du Québec puisqu'il n'existe pas.

      En passant, me traiter de Martineau après avoir décomposé trois exemples qui vont à l'encontre de votre lecture me semble du « je-ne-sais-pas trop-quoi-dire ».

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 16 h 17

      "Me traiter de Martineau après avoir décomposé trois exemples.." - Claude Bariteau

      - N'essayez-pas de discuter avec un monologuiste qui n'écoute que lui-même en plus de distribuer ses insultes à qui mieux-mieux. Vous perdez votre temps et votre salive.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 septembre 2019 18 h 56

      En effet, M. Bariteau, je me suis planté.

      Mais votre exemple reste bancal pour raisons de manque de partis extrémistes. Il n'y en a qu'un, qui ne fait pas le poids du point de vue des sièges.

      La gauche modérée a toujours eu un nombre de sièges supérieur et aucun parti ne veut s'allier à l'extrême-droite.

      Que la droite gonfle et réussisse à créer des ententes avec des partis de droite modérée peut changer le système. Or, l'extrême-droite monte à la faveur du laisser-aller du gouvernement face à l'accueil aux nouveaux immigrants, À peu de chose près ce que préconise QS si je ne me trompe... Ça, c'est quand le "pas de problème" de Montmarquette frappe la réalité.

      Les extrémismes montent partout.... et je ne comprends toujours pas pourquoi vous n'avez pas le bon sens de vouloir un régime présidentiel au Québec.
      Aucune chance que vous me persuadiez ainsi. Je sais, le Québec a tendance à se trouver un genre de consensus au fill des élections, beaucoup comme la Suède justement, mais cette tendance tend à disparaître depuis que des menteurs professionnels font leur sale job de désinformation et de promesses farfelues.
      Vous faites bien de me coprriger, le peu de réflection qui vous guide m'aurtiorise à parler de Martineau. À la limite votre penséee va peut-être jusqu'aux prochai8nes élections, certainement pas plus.

      M. Montmarquette, j'ai commencé à être dur dans mes interventions il y a longtemps parce qu'il y a des clowns prêts à dire n'importe quoi pour avoir le dernier mot, qui s'identifient pathologiquement à une idéologie.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 08 h 36

      "Il y a longtemps parce qu'il y a des clowns prêts à dire n'importe quoi pour avoir le dernier mot.." - Jean-François Trottier

      Comme n'importe quoi, certains son difficile à battre.

      Traiter QS de menteur en appuyant mensonge électoral de la CAQ..

      C'est qui les clowns ?

    • Claude Bariteau - Abonné 15 septembre 2019 08 h 48

      M. Trottier, que savez-vous au juste de ma pensée ?

      J'ai écrit et répété que fonder un nouveau pays va de pair avec un changement de régime, la seule alternative étant un régime républicain.

      Or, les régimes républicains se regroupent sous un chapeau qui en comprend quatre modèles.

      Le modèle américain est le premier et le plus important puisqu'il regroupe près de 60 pays avec élection du président de façon direte ou non. Le second, au nombre de 9, comprend les républiques dont les parlementaires élisent le président. Le troisième, plus de 30 pays, regroupe des républiques qui élisent un président et des parlementaires sur base de partis dont émane un premier ministre, ce qui rend ce dernier dépendant du président ou le contraire en vertu de la constitution. Pour cette raison, ces républiques le seraient partiellement pour des analystes. Le quatrième, plus de 20 pays, se distingue par un gouvernement responsable, qui peut dissoudre le parlement et un président, analogue à un monarque symbolique, élu chef de l’État par les parlementaires pour être garant des institutions et nommer les ministres.

      Pour fonder le Québec, l'appui des futurs citoyens et futures citoyennes est un incontournable. Savoir que le régime en sera un présidentiel l'est tout autant. Le définir deviendra la tâche du gouvernement élu mandaté pour réaliser l'indépendance et soumettre un projet de république bien documenté et bien précisé à un référendum. La transition des pouvoirs se fera sussi sous ce gouvernement et rien n'empêchera les parlementaires de nommer temporairement un président comme d'adopter des lois qui obtiennent une majorité d'appuis de parlementaires ayant obtenus ensemble une majorité d'appuis.

      Pour que tout ça se réalise, il importe que les promoteurs de l'indépendance aient un mandat qui les lient.

    • Gilles Delisle - Abonné 15 septembre 2019 09 h 09

      A M. Trottier,
      '' Mille fois sur le clou, remettez votre masse et enfoncez-le jusqu'au trognon, y a plus utile que çà! ''

      ''' Accuser, toujours accuser, c'est comment dire génial! ''

      Jean -François Trottier 13 septembre 2019

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 09 h 46

      M. Bariteau, si votre pensée suggère la proportionnelle dans cette structure antédiluvienne, elle est dans le champs pas à moitié.

      Je ne parle que de ce sujet. Je ne vous prête aucun attachement politique.
      Vous manquez de réflexion sur la bête humaine et sa communauté, sur CE sujet.

      Je suis depuis longtemps pour une législation élue à la proportionnelle sous un mode semblable à ce qui est proposé, avec cet ajout : le bulletin de vote doit comporter deux choix, l'un pour le candidat, l'autre pour la liste.
      On ne peut forcer les gens à ignorer les candidtas indépendnts sous peine de ne pas voter pour une liste.... sauf partisanerie débilitante.

      Le choix devrait être préférentiel. Pas de répartition "pour remplir les trous".

      Je veux une présidence élue à deux tours pour assurer un consensus d'appui majoritaire à l'exécutif, et je préférerais que toute l'équipe fasse campagne, non le candidat seul, même si des remplacement auront forcément lieu.
      Je tiens à ce qu'il existe une opposition officielle à l'exécutif, formée par le "second" parti. Je veux que chaque membre de cette opposition et son équipe (restreinte) ait libre accès à absolument tout dans le ministère qui lui est dévolu sauf, précisément, le bureau du ministre, où l'on planifie l'avenir.
      Tout ce qui en sort devient illico accessible au "chargé d'opposition". Je crois en la transparence.

      Ceci, à la faveur d'un immense débat public sur la future constitution. Pas dans le système pourri actuel, et pas sans l'appui populaire. Jamais!

      Aujourd'hui, des personnes veulent utiliser cette grande idée à des fins fort petites merci. D'un gouvernement aux pouvoirs déjà très restreints ils souhaitent faire une foire d'empoigne d'où aucune décision ne peut émerger, au nom de la représentation.

      La politique n'est PAS que représentation. Les députés ne sont pas des porte-parole soumis au parti!

      Existe aussi le courage et l'assomption des décisions.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 10 h 50

      M. Montmarquette, je n'ai jamais appuyé la CAQ.

      Vous mentez encore.

      Et ici comme ailleurs vous accusez. C'est comment dire génial.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 10 h 57

      M. Delisle. Oh! je puis le répéter cent fois si vous voulez. J'y puis rien si QS tape toujours sur le le clou de la même façon et accuse tout tout le temps, tout en se prétendant "modéré".

      À analyse bâclée, solutions vides. À analyse marxiste, solutions apocalyptiques.

      Une chance qu'aucun pays social-démocrate ne touche seulement au marxisme! Euh... chance, hasard, ou volonté délibérée ?
      Je gagerais pour le troisième. Doit y avoir des raisons, non ? J'en connais seulement une bonne vingtaine. Bien peu s'pas?

      En attendant, on va laisser les "z'inclusifs" exclure tout ce qui fait fonctionner une société et tout ce qui ne pense pas comme eux. Sont bin bons dans ça, et félissstation à leu bô program!

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 11 h 39

      @ Jean-François Trottier,

      "je n'ai jamais appuyé la CAQ" - JFT

      Je n'ai pas dit que vous aviez appuyer la CAQ, mais le mensonge électoral de la CAQ.

      Vous m'apparaisssez bien trop patineur pour vous commettre à appuyer un parti.

      Quoi de mieux que de garder toutes les portes ouvertes pour se dire et se dédire au gré du vent, hein??

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 16 h 59

      "Une chance qu'aucun pays social-démocrate ne touche seulement au marxisme!" - Jean-François Trottier

      Les nationalisations sont issues du marxisme et le Québec a lui-même nationalisé l'hydro-électricité et l'Assurance automobile, en plus de la création de sociétés d'État tels, la SAQ, la SQDC, Loto-Québec, et ce, pour le plus grand bien de l'ensemble de la société.

      Et vous tapez sur le mauvais clou.

      L'apocalypse, c'est le capitalisme et les pseudos sociales-démocraties qui risquent de la provoquer avec la crise des changements climatiques.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 18 h 38

      "Les nationalisations sont issues du marxisme et le Québec..."
      Christian Montmarquette

      Quelle fausseté complète! Totale!

      Les nationalisations du Québec ont été pensées depuis
      1. La social-démocratie, quei était totalement différenciée du marxisme dans la tête de toutle monde déjà depuis la Seconde Guerre Mondiale même si elle l'était bien avant dans les faits.
      2. L'État-providence qui découle pour nous du Keynésianisme adopté par Roosevelt, aussi vierux que le marxisme mais ne peut absolument pas être confondu. Bismarck entre autres en a implanté dans son pays!! Le Général de Gaulle aussi.

      Ou bien vous ne savez rien de rien, ou bien vous mentez carrément.

      En fait vous êtes exactement en train de faire ce que Staline ou Brejnev ont fait devant les pays scandinaves : me traiter de social-traître.

      À chaque message vous vous dénoncez vous-même comme un extrémiste, et votre parti avec. Rien que ça.

  • Daphnee Geoffrion - Inscrite 14 septembre 2019 09 h 00

    Votons non, vive la stabilité.
    Les partis comme QS qui souhaitent un changement le font par opportunisme et non pour le bien de la démocratie.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 14 septembre 2019 11 h 56

      Désolé! Personnellement, je serais d'accord avec ceux qui optent pour un référendum, au préalable. Par contre, une fois de plus, la CAQ déchire une promesse. Je comprends parfaitement l'auteur de ce papier ainsi que M.Bariteau. Une fois de plus, la CAQ bafoue une promesse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 11 h 57

      @ Daphnee Geoffrion,

      Vous vous retrouvez donc du côté des libéraux, les seuls à ne pas avoir signé l'entente sur le changement de mode de scrutin que le PQ, la CAQ, QS et le Parti vert avaient signée.

      Réforme du mode de scrutin: l'opposition réunie, les libéraux font cavalier seul - Le Soleil, 9 mai 2018

      Extrait : Dans un rare moment d’unanimité à l’Assemblée nationale, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, celui de la Coalition avenir Québec, François Legault, ainsi que le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et le chef du Parti vert, Alex Tyrrell, se sont présentés ensemble devant les journalistes pour annoncer que dans la première année d’un mandat qui porterait l’un de ces partis au pouvoir, le Québec adopterait un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire. Seul le Parti libéral est resté sur le quai et refuse catégoriquement toute modification au mode de scrutin.."

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2019 12 h 05

      "Vive la stabilité.." - Daphnee Geoffrion

      On sait ce que ça donne la stabilité au Québec..

      15 ans de corruption et de régime libéral.

      Au contraire, ça prend des gouvernements constamment menacés d'élections et de destitutions pour les faire marcher droit.

      Les citoyens n'ont rien à craindre de pouvoir sanctionner leurs gouvernements plus souvent.

      C'est la stagnation politique et l'incrustation au pouvoir des partis dont ils devraient avoir peur.

      - Réveillez-vous.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 10 h 23

      Les citoyens ont tout à craindre.

      Pire que la stagnation politique, il y a ceux qui suite dans tous les cas condamnent le moindre geste qui pourrait peut-être s'apparenter au libéralisme.
      Pourtant la Suède est un paradis fiscal quant à ses très riches mines. Que dites-vous à ce sujet ici?
      Pourtant la Norvège augmente sa production pétrolière et s'en sert presque uniquement pour exportation selon des principes très néolibéraux. Que dites-vous à ce sujet?
      Pourtant, le Danemark dont 32% du PIB est voué au commerce international... Que dire?
      Pourtant la Finlande, extrêmement sensible aux marchés internationaux, qui sort à peine d'une récession assez dure merci et a une dette publique qui atteint des sommets inégalés. où a-t-elle emprunté cet argent vous pensez? Pas néolibérale du tout ?

      C'est ainsi, la vraie social-démocratie, qui a dénoncé vigoureusement toute approche marxiste comme une perversion économique et politique il y a plus de 100 ans, emprunte ses idées partout, tant à gauche qu'à droite. Mes exemples ici sont choisis comme vous le voyez.

      Selon votre logique, vous devez condamner les pays scandinaves au moins 50% du temps, et comme vous ne faites toujours que condamner et ne reconnaissez jamais les bon coups, 100% du temps. Des social-traîtres peut-être?

      Restons dans votre logique : vous êtes de gauche, uniquement de gauche, toujours à gauche, vous ne regardez ailleurs que pour condamner.

      C'est ça, la définition de l'extrémisme. Et de l'absolutisme.

      Vous n'avez absolument rien d'un social-démocrate.
      Disons, socialiste qui endure la démocratie en autant qu'on ne demande pas trop son avis au (petit) peuple, surtout quand c'est sérieux! Un changement de mode de scrutin, c'est sérieux, donc...

      Il est "entendu" que vous connaissez les besoins du peuple, pourquoi l'interroger s'il n'est pas encore "éduqué" comme il faut? Vous vous posez en "son" représentant!!!

      Et ce peuple n'a "rien à craindre"?

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 11 h 46

      @ Jean-François Trottier

      Ce que les citoyens ont le plus à craindre, ce sont de "prétendus socio-démocrates" diposés à laisser crever de misère des centaines de milliers de prestataires de l'aide sociale avec 500$ par mois pour survivre durant des décennies, pendant qu'ils graissent les riches, les banques et les multinationales privées à raison de 10 milliards par année avec les deniers publics.

  • Léonce Naud - Abonné 14 septembre 2019 10 h 15

    Réflexions sur le scrutin de liste

    « Le scrutin d’arrondissement est la meilleure arme de la province contre l’élite parisienne. » Émile Chartier, dit Alain, philosophe français. Propos, 14 juillet 1914.

    « La représentation proportionnelle est un système éminemment raisonnable et évidemment juste; seulement, partout où on l’a essayée, elle a produit des effets imprévus et tout à fait funestes, par la formation d’une poussière de partis, dont chacun est sans force pour gouverner, mais très puissant pour empêcher. C’est ainsi que la politique devient un jeu des politiques. »Alain, Propos, 1er septembre 1934.

    « Selon le système de la représentation proportionnelle, pris à la rigueur, un député représente des électeurs qui pensent comme lui. Au contraire, dans le système de l’arrondissement, auquel nous sommes revenus, le député représente une région et tous ceux qui y vivent, quelle que soit leur opinion. Il devrait le dire, et quelquefois il le dit; mais, quand il ne le dirait pas et quand on ne le penserait pas, la situation est plus forte que lui. L’idée de favoriser ceux qui ont voté pour lui n’est pas une idée naturelle; d’abord parce qu’il ne les connaît pas bien. Mais quand il les connaîtrait, il ne peut renvoyer ceux qui furent ses adversaires à l’élu de leur parti, car il se peut qu’il n’y en ait point dans le voisinage; il ne peut les renvoyer, il n’y pense même pas. Au contraire, de ce partisan douteux, ou de ce douteux adversaire, il voudra se faire un ami. Ce travail de persuader, qui se fait par la courtoisie, par l’attention, par de promptes démarches, est ce qui forme le jugement politique. » Alain, Propos, juillet 1928.

  • Raynald Rouette - Abonné 14 septembre 2019 13 h 36

    Aucun avantage à en tirer pour le Québec!


    Seul, les fédéralistes peuvent y voir un avantage. Celui d’affaiblir d’avantage le Québec au sein de la fédération canadienne. En plus de diviser le vote francophone...

    • Claude Bariteau - Abonné 14 septembre 2019 15 h 14

      En 2018, le vote francophone fut divisé en quatre partis dans le système actuel.

    • Raynald Rouette - Abonné 14 septembre 2019 16 h 10


      M. Bariteau,

      Il n’y a aucun lien (rapport) entre le système actuel et le vote francophone de 2018. Aux belles années du PQ, alors qu’il existait un réel apport de force entre le Québec et Ottawa, les francophones étaient majoritairement regroupés. En 2006, QS est venu changer la donne aux bénéfices des fédéralistes. Ça vous ne pouvez le nier!

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 septembre 2019 10 h 36

      @Raynald Rouette

      "En 2006, QS est venu changer la donne aux bénéfices des fédéralistes." - Raynald Rouette

      Blâmer les autres pour ses défaites, voilà un bel exemple de la mentalité péquiste.

      En 2003 QS n'existait pas et le PQ a perdu le pouvoir quand même.

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 septembre 2019 11 h 55

      Non, M. Bariteau. En trois.