Que faire des bons étudiants au secondaire?

Une classe où tous les niveaux de talent et tous les groupes sociaux sont bien représentés permet d’améliorer les résultats des moins bons étudiants sans pour autant nuire aux résultats des meilleurs.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Une classe où tous les niveaux de talent et tous les groupes sociaux sont bien représentés permet d’améliorer les résultats des moins bons étudiants sans pour autant nuire aux résultats des meilleurs.

Ce n’est un secret pour personne au Québec, l’école privée et son pendant public, les programmes particuliers, ont le vent dans les voiles au Québec. L’explosion de ces derniers est d’ailleurs le résultat direct de la compétition que le public doit mener contre le privé pour parvenir à attirer les meilleurs éléments du système scolaire (élèves comme professeurs). Plusieurs solutions ont été proposées pour résoudre le problème, mais on porte rarement notre regard sur ce secret de Polichinelle : le libre choix.

Pour l’essentiel, notre système d’éducation est de plus en plus pensé sur le même mode que celui des circuits sportifs. L’objectif est de mettre en place un système de compétition qui permettra de produire les meilleurs talents. Ainsi, pour l’étudiant, l’objectif est de performer suffisamment pour qu’il soit intégré dans des espaces de plus en plus stimulants (comprendre compétitifs) où, s’il est « bon », il pourra finalement atteindre son plein potentiel et devenir le prochain Einstein, Arendt ou Proust. Un tel système a pour conséquence d’encourager la concentration des meilleurs éléments du système dans quelques classes. Les parents, quant à eux, feront tout pour aider leurs enfants à pénétrer ce milieu exclusif.

Jusqu’ici, on ne peut rien reprocher aux parents. Refuser de jouer le jeu, c’est exposer ses enfants à se retrouver dans une classe normale, et donc, avec les moins bons éléments du système. Pire encore, son CV scolaire sera terni, les résultats de l’enfant étant évalués à la baisse, puisqu’il aura adopté un parcours normal (comprendre facile). Cette course à l’armement éducatif en vient à créer un effet boule de neige où le capital culturel, social et matériel se retrouve de plus en plus concentré dans quelques établissements ou dans quelques classes. Les inégalités continuent à se creuser, et on se contente, pour les résoudre, de tergiverser sur le degré de charité que les établissements les plus performants devraient être prêts à offrir aux plus défavorisés. Combien d’élèves devons-nous prendre pour perpétuer ce système inégalitaire ? Selon cette logique, on voit mal en quoi la diminution ou la disparition du financement des écoles privées ou la mise en place d’incitatifs doux tels que l’augmentation des heures consacrées aux activités parascolaires changeront quoi que ce soit à la donne. En fin de compte, on changera tout au plus les paramètres de la compétition qui autorise cette concentration des talents.

Aider autrui

Afin de nous éloigner de cette logique, nous pourrions commencer à nous demander s’il ne faudrait pas s’éloigner du sacro-saint libre choix scolaire. Plus précisément, ne devrait-on pas commencer à apprendre à nos meilleurs éléments que leur talent ne sert à rien s’il n’est pas utilisé pour aider autrui ? À notre avis, au moins deux raisons militent en faveur d’une telle idée. En premier lieu, on sait que la diversité sociale dans les établissements scolaires est l’une des façons les plus efficaces et les plus économiques pour augmenter les performances du système d’éducation. Une classe où tous les niveaux de talent et tous les groupes sociaux sont bien représentés permet d’améliorer les résultats des moins bons étudiants sans pour autant nuire aux résultats des meilleurs. Cette diversité sociale plus importante dans les classes permet une meilleure diffusion du capital culturel de chacun ainsi qu’une meilleure répartition des ressources matérielles. L’argent ayant étrangement tendance à suivre la progéniture des plus favorisés… De plus, les meilleurs éléments peuvent aider les professeurs à soutenir les élèves ayant plus de difficulté. Autrement dit, en déplaçant les meilleurs éléments, on obtient une diversité sociale optimale des classes. Le fardeau de cette diversité se trouve cependant déplacé sur les meilleurs éléments et non sur les étudiants en difficulté.

Ségrégation sociale

Dans un deuxième temps, distribuer les étudiants favorisés dans les différents établissements scolaires permettrait de briser l’un des mécanismes de reproduction et de ségrégation sociale les plus difficiles à attaquer : le boys’ club. Un bref coup d’oeil au pedigree de nos professionnels et dirigeants les plus en vue nous permettra de constater rapidement que ceux-ci proviennent des mêmes filières scolaires. Les élites socioprofessionnelles envoient ainsi leurs enfants dans les mêmes écoles, créant ainsi un espace pour ces enfants pour socialiser et se créer un réseau de contacts qui leur permettra ensuite de gravir les échelons sociaux sans trop de difficulté. La production de tels réseaux est d’ailleurs l’un des principaux intérêts de telles écoles. Ainsi, en distribuant les bons étudiants dans chaque école, on se donne un moyen de briser de tels mécanismes de reproduction sociale. En quelque sorte, on met en place un système de redistribution du capital social et culturel qui a été amassé par les élites au fil de leur vie et dont leurs enfants auraient hérité. Une sorte de taxe sur l’héritage culturel en somme.

Il ne s’agirait donc plus de se demander combien d’étudiants défavorisés chaque école doit avoir, mais de se demander combien d’étudiants performants devraient s’y trouver. Attaquer le libre choix n’est sûrement pas la seule solution au problème de la concentration des talents, mais elle a le bénéfice de placer les projecteurs sur l’un des éléments les plus problématiques de notre système d’éducation actuelle : les graves iniquités que ce libre marché de l’éducation fait surgir pour les plus défavorisés.

Si les Québécois tiennent au moins autant à l’égalité des chances qu’à leur langue et à leur culture, il ne devrait pas être compliqué de comprendre que le libre choix n’est pas toujours la meilleure des options.

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32 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 22 juillet 2019 07 h 15

    En faire

    de mauvais instruits par pureté idéologique et égalitaire... tel est le combat du ministère et de la go-gauche particulièrement...

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 juillet 2019 14 h 21

      N'empêche que, de cette manière, la Finlande a, de l'avis de tous, le meilleur système d'éducation au monde...

    • Jacques-André Lambert - Abonné 22 juillet 2019 17 h 20

      Pureté pour pureté.
      Je préfère cette "pureté idéologique" à l'apartheid des bien nantis.

  • Cyril Dionne - Abonné 22 juillet 2019 09 h 19

    La tyrannie des biens intentionnés

    C’est évident que l’auteur de cette lettre n’a jamais enseigné dans une salle de classe. Tous les humains de la planète sont en compétition, que ce soit dans n’importe laquelle des activités incluant l’école. C’est la nature humaine qui dicte la concentration du capital culturel, social et matériel. En fait, la nature elle-même fait pareil. Ce qu’on propose, c’est contre nature.

    Bon, venons-en au mythe de l’entraide dans les écoles. Dans une salle de classe, les élèves forts s’agglutinent toujours avec leurs semblables. Très rarement, vous verrez un élève fort avec un élève faible à moins qu’il en soit obligé. Et cette situation ne tiendra pas longtemps lorsque les parents s’en mêleront. La diversité est autant un mythe dans la salle de classe qu’elle ne l’est en société.

    Distribuer les étudiants favorisés dans les différents établissements scolaires ne permettra pas de briser l’un des mécanismes de reproduction et de ségrégation sociale. Il aura l’effet contraire. Les élites socioprofessionnelles, comme en Ontario par exemple, ont les moyens de déménager et de s’établir dans un milieu qui leur sera propice et favorable pour eux et leur progéniture. Ce qui est proposé ici a aussi été fait aux USA et dire que cela n’a pas été un succès ne lui rend pas justice.

    L’école commence à la maison. C’est elle qui décide du succès futur de l’enfant. Les cinq premières années de la vie d’un être humain sont cruciales puisque l’effet d’intervention sur la formation de la personnalité décroit de façon exponentielle à chaque année. Ce qui veut dire poliment que par l’âge de 10 ans, juste avant la puberté, le caractère de l’enfant est formé à plus de 90% à lequel s’ajouteront les composantes émotives, sociales et cognitives. En fait, comme pédagogue, vous pouvez presque prédire à 100% les succès pédagogiques futurs de l’enfant à sa première année à l’école.

    • Gilles Roy - Abonné 22 juillet 2019 12 h 05

      Bel exemple de «prophétie autodestructrice». Du genre «tel enfant est voué à l'échec. J'y veille personnellement». De l'incompétence méthodologique, que j'appelle cela...

    • Sylvie Demers - Abonnée 22 juillet 2019 14 h 01

      Tellement d’accord...
      ...avec l’analyse de cette réalité présentée par M.Cyril Dionne : dans une salle de classe (comme dans la société en général )les élèves se rassemblent naturellement selon leurs affinités et talents communs .

      S.Demers
      Orthopédagogue retraitée

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 juillet 2019 14 h 22

      J'ai été un élève fort. J'aidais les autres quand c'était possible.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juillet 2019 15 h 16

      @ Gilles Roy

      Tiens un autre qui n'a jamais mis les pieds dans une salle de classe du primaire. Après avoir vu « x » nombre d'enfants défilés au primaire, c'est facile de voir ceux qui vont réussir et ceux qui ne réussiront pas malgré l'acharnement pédagogique. Quelques minutes avec les parents concernés suffisent. Et ma moyenne dans ces cas, c’est presque 100% et on inclut les cycles primaire et secondaire.

      Vous savez M. Roy, les enseignants n'abandonnent jamais même s'ils savent que la cause est perdue d'avance. Avoir des enfants vous dire que leurs parents leurs ont dit qu'ils n'avaient pas besoin de venir à l'école 5 jours par semaine parce que l'école pour eux n'est pas importante, où pensez-vous que ces enfants se dirigent? Lorsque vous avez affaire à une culture d'absentéiste, souvent le combat est perdu d'avance. La courbe de réussite scolaire suit la courbe socioéconomique et ceci, partout, malgré tous nos bien-pensants et donneurs de leçons de ce monde. Et on s’inquiète seulement lorsque l’éleve décroche au secondaire. Pardieu, il y a longtemps que l’individu avait decroché au primaire mais ne pouvait rien faire puisque l’école est obligatoire.

      Et de quelle partie de « l’école commence à la maison » ne comprenez-vous pas? Même dans les cas extrêmes, il n’est jamais trop tard pour essayer d’y remédier. Vous savez, les vrais pédagogues n’abandonnent jamais et on ne les retrouve pas dans les tours d’ivoire. Et les grandes expressions sophistiquées comme « l'incompétence méthodologique », eh bien, vous pensez que vous allez impressionner bien du monde?

    • Gilles Roy - Abonné 23 juillet 2019 07 h 15

      @ Dionne : Même en usant des meilleurs indicateurs disponibles (scores à la matrice de Raven, résultats scolaires, défavorisation familiale, scolarité de la mère), même en optimisant les techniques de régression, on n'arrive pas à tout prédire et à tout expliquer. Et voilà qu'un individu seul y arriverait sans ambage. Du grand n'importe quoi. De l'incompétence méthodologique bien sûr, de la prétention extrême aussi. Avec, derrière tout ça, un vrai fond de misonéisme, si souvent présent chez les enseignants de «médiocrité».

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 09 h 08

      L'auteur de cette lettre présente une problématique réelle. PLus ou moins 40% des jeunes de Québec et de Montréal sont au privé.Au niveau du Québec, ce serait autour de 22%. Plus les concentrations ou programmes particuliers au public. Ce qui fait que la classe "ordinaire" du public, au secondaire est "très ordinaire".. Ce serait intéressant de voir une étude sérieuse nous disant quelles écoles fréquentent les enfants de nos députés et ministres.

      La priorité en éducation, ce n'est pas de jouer dans les structures, mais de donner des services dans nos écoles publiques.D'autant plus qu'il y a de plus d''enfants en problèmes dans nos écoles publiques.

      Je vous donne un exemple.Une école secondaire publique, dans ma région, perd de nombreux élèves au profit du privé et des concentrations du public. Voici ce qu'on constate quand, en automne, les données de l'Institut Fraser, sur les résultats suite aux examens de fin du secondaire du Ministère, sont publiées dans le JdM: 31% de ses élèves ayant au moins un an de retard;42% de ses élèves EHDAA(handicapés, difficultés d'adaptation edt/ou d'apprentissage). Vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'elle se classe dans les toutes dernières du Québec, sur 452.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 11 h 16

      IL faut plus de profs et moins d'élèves, par classe, dans les écoles publiques et plus de spécialistes: orthopédagogues, orthophonistes, psychoéducateurs, psychologues, éducateurs spécialisés,

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 12 h 42

      On sait que les bien nantis viennent de voir leurs comptes de taxes scolaires diminuer de beaucoup. D'autre part, il serait intéressant de savoir . non seulement pour les députés et ministres, mais aussi pour les apparachiks de la CAQ, dans quellle école ils envoient leurs enfants: pré-scolaire, élémentaire, secondaire. Je gagerais un bon 20$ que la majorité les envoie au privé.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 13 h 02

      En complément. Donc, le plus souvent, les classes "ordinaires" de nos écoles publiques de niveau secondaire sont plus que "ordinaires".

      A cet écrémage du privé et du public( concentrations), osons penser à la situation quand ladite classe "ordinaire" se trouve dans un milieu très défavorisé; selon l'indice de défavorisation du Ministère!

      http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web

    • Hélène Paulette - Abonnée 23 juillet 2019 14 h 43

      Monsieur Dionne, l'éducation ne repose-t-elle pas en premier lieu sur les éducateurs et leur attitude envers les élèves? Un enseignant qui méprise les moins doués et favorise les meilleurs est-il apte à enseigner dans les "classes ordinaires" où j'ai moi-même étudié sans la moindre discrimination, grâce à des enseignants doués autant de savoir que d'humanité? En passant pour en revenir au Premier Amendement de la Constitution américaine, voici ce qu'en dit Boucar Diouf, pourtant pas un représentant de la "gauche déconnectée:
      "Si le modèle québécois de laïcité contraste avec celui du Royaume-Uni, il est encore bien plus loin de celui des États-Unis. Là-bas, le premier amendement de la Constitution empêche même le Congrès de voter des lois touchant l’établissement et la libre célébration d’une religion. Il faut dire qu’au début de la colonie américaine, il y avait les Pères pèlerins, ou Pilgrim Fathers. Ce groupe de religieux mystiques fuyant la persécution avait quitté l’Angleterre à bord du Mayflower pour venir s’établir, en 1620, dans ce qui deviendra la colonie américaine. Voilà peut-être pourquoi la main et la bénédiction divines ne sont jamais loin en Amérique, même lorsque vient le temps de voter des lois."
      Quand je parle de "biaiser", je ne me trompe pas trop...

      Bien enraciné dans l’histoire américaine, ce mariage entre religion et politique risque bientôt d’y ramener les droits des femmes et des minorités sexuelles au néolithique. Partout au pays de l’Oncle Sam, la mainmise du lobby religieux, surtout des évangéliques, sur le politique fait voter des lois au service des obsédés de l’appropriation utérine et de la discrimination des minorités sexuelles.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 15 h 51

      Voici l'URL de l'indice de défavorisation des écoles 2017.2018. Je m'excuse.
      http://www.education.gouv.qc.ca/references/tx-solr

      D'autre part, je profite de cette occasion pour rappeler une des raisons pourquoi on ne peut comparer le système scolaire ontarien et celui du Québec:examens du Ministère. La note de l'examen du Ministère comptant pour 50%. La note de l'école comptant pour 50% mais peut être modérée. Ce qui signifie que si la moyenne de la classe, dans l'année, est pas mal trop haute par rapport à la moyenne au MEQ, la note-école de chaque élève va être diminuée en conséquence, en tenant compte, auissi, de l'écrat type.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 16 h 00

      @ M. Roy

      A chaque automne, je m'amuse à .étudier les données de l'Institut Fraser, suite aux examens du Ministère de fin secondaire. BIen sûr que la plupart des écoles privées sont en tête de liste.Mais, d'autre part, il est frappant de constater que, la plupart du temps, les écoles situées dans une commission scolaire où les indices de défavorisation des écoles sont faibles performent mieux que les écoles dans des commissions scolaires où plusieurs écoles sont considérées comme défavorisées.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2019 17 h 31

      @Roy

      Demeurez dans votre tour d'ivoire. Vous n'avez rien compris.

      @Hélène Paulette

      Personne ne méprise personne dans les écoles, surtout les enseignants. On ne peut pas en dire autant pour les parents et de ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans une école comme enseignant.e. J'ai enseigné aux élèves en difficulté comme j'ai enseigné la douance et les classes dites normales.

      Pour le reste, Mme Paulette, comme la constitution américaine, faites vos devoirs et je vous le dis gentiment.

      @Pierre Grandchamp

      Très révélatrices les données de l'Institut Fraser. Nous avons les mêmes données et les mêmes résultats aux Ministère de l'éducation de l'Ontario. Conclusion, et ceci, année après année, les élèves des milieux défavorisés (basé sur le revenu moyen familial) performent moins que les autres. Et ceci est vrai au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Alberta, en Colombie-Britannique, en bref, partout au Canada, aux USA, en Europe, en Afrique, en Asie ...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 juillet 2019 19 h 09

      @ M. Dionne

      Vous écrivez:" Nous avons les mêmes données et les mêmes résultats aux Ministère de l'éducation de l'Ontario". A ce que je sache, il n'y aurait pas d'examen du Ministère, comptant pour la moitié d ela note finale, en Ontario?

      De plus, au Québec, la note de passage est de 60% et non pas de 50%. A chaque année, le ministère de l’Éducation publie la liste des écoles élémentaires et secondaires avec les indices de défavorisation . Il y a 2 indices :

      SFR : indice du seuil de faible revenu. Correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu est situé près ou sous le seuil de faible revenu.

      IMSE : indice de milieu socio-économique. Constitué de la proportion des familles avec enfants dont la mère n’a pas de diplôme, certificat ou grade et la proportion de ménages dont les parents n’étaient pas en emploi lors du dernier recensement.

      Une cote 10=niveau le plus élevé Une cote 1=niveau le plus faible

    • Hélène Paulette - Abonnée 23 juillet 2019 23 h 54

      Et moi, monsieur Dionne, je vous dit poliment que du haut de votre propre estime, vous n'avez rien compris au Premier Amendement, quoi que vous puissiez dire pour m'humilier...

  • François Beaulé - Abonné 22 juillet 2019 10 h 25

    Le libéralisme mène à l'éclatement des sociétés et à la destruction de l'environnement

    M. Boileau le démontre éloquemment dans son examen de la séparation des élèves dans le système d'éducation québécois.

    On le constate aussi dans l'habitat urbain. Le libre marché y induit une ségrégation sociale et un étalement nuisible à l'environnement.

    Les sociales démocraties scandinaves et finlandaise ont bien meilleur goût.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 22 juillet 2019 13 h 08

    Excellent texte

    Bravo au jeune auteur.

  • Jacques-André Lambert - Abonné 22 juillet 2019 13 h 50

    La crème de la crème

    S’il n’était question que de performance scolaire…
    Et l’on se demande pourquoi ces « élites » sont déconnectées de la population.
    Quand on ne parle pas d’atavique mépris.
    Mépris de classe, bien entendu.