Les étudiants étrangers sont un atout pour le Québec

«Espérons que le ministre de l’Inclusion revienne à la raison et admette que le PEQ est l’un des programmes d’immigration ayant le plus haut taux de succès au Québec», écrit l'auteur.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir «Espérons que le ministre de l’Inclusion revienne à la raison et admette que le PEQ est l’un des programmes d’immigration ayant le plus haut taux de succès au Québec», écrit l'auteur.

Nous apprenions la semaine dernière que le ministre Jolin-Barette suspendait le volet du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) visant les étudiants étrangers. Ce programme est mis en place depuis 2010 et sert à faciliter l’accès à la résidence permanente pour les étudiants étrangers. En gros, l’idée derrière le programme était que quelqu’un passant plusieurs années au Québec afin d’obtenir un diplôme dans une université francophone est un candidat idéal à l’immigration.

Entendons-nous : les gens utilisant le PEQ parlent un français impeccable et vivent dans la province depuis un bon moment. Cela implique qu’ils ont déjà des attaches. Des amis, des amours, des collègues de cours ou de résidence. Même des confrères de travail qu’ils ont pu côtoyer dans les 20 heures par semaine maximum que le visa d’études leur permet de travailler en dehors du campus.

On nous répète ad nauseam que la formation est la seule voie sûre pour s’assurer de trouver sa place sur un marché du travail de plus en plus compétitif. Or, le ministère de l’Immigration explique que la raison pour laquelle il met fin au programme est justement de donner priorité aux candidats à l’immigration qui correspondent le plus aux besoins de l’emploi. Je vous demande, qui donc a plus de potentiel pour les entreprises qu’un frais diplômé désirant s’établir au pays ?

En ce sens, la décision de la CAQ semble avoir pour seul impact de favoriser la main-d’oeuvre bon marché chez les nouveaux arrivants. On ne veut pas moins d’immigrants pour les intégrer mieux, pour paraphraser notre premier ministre. On veut de la main-d’oeuvre docile et bon marché.

Des vies chamboulées

Si l’on décide de regarder au-delà d’une conception purement économique de l’immigration, comme on accepte de le faire lorsque nous parlons de sauvegarde de la langue française, d’autres considérations sont aussi à prendre en compte.

Je n’écris pas, en toute honnêteté, cette lettre de façon totalement désintéressée. Mon amoureuse fait partie des gens touchés par la suspension du PEQ. Elle est arrivée ici il y a cinq ans. Si l’on fait le calcul, c’est 20 % de sa vie qu’elle a passée au Québec. Ce qui est loin de représenter un cas exceptionnel parmi les étudiants étrangers venant faire leur scolarité au pays. Les étudiants sont jeunes presque par définition.

Nous faisons vie commune depuis trois ans. Nous avons toujours su qu’il y avait un risque, bien que mince, que la résidence permanente lui soit refusée. Mais avec l’annonce de la semaine dernière, l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes s’est transformée en guillotine.

Me voilà donc, au Québec, en 2019, à devoir me battre pour que le gouvernement ne m’arrache pas à la femme que j’aime. Je ne crois pas devoir préciser que les campus universitaires tendent à favoriser les rapprochements interpersonnels, ce qui n’est pas sans aider à l’intégration. Cette situation est donc aussi vécue par des centaines de couples qui, comme nous, peinent désormais à trouver le sommeil.

Une décision réversible

Dans l’état actuel des choses, le PEQ est suspendu de façon temporaire jusqu’au 1er novembre. Il y a toujours espoir d’un retour à la normale d’ici la fin de l’année. Il y a aussi, par contre, des risques que cette suspension ait d’abord été déclarée provisoire afin de tester la réaction du public, avant de la rendre permanente.

Espérons que le ministre de l’Inclusion revienne à la raison et admette que le PEQ est l’un des programmes d’immigration ayant le plus haut taux de succès au Québec. Il est absurde d’attirer des étudiants étrangers, de les former, puis de les retourner d’où ils viennent sans autre forme de procès même s’ils désirent rester. C’est comme si le gouvernement souhaitait artificiellement créer un exode des cerveaux.

Rappelons les faits : le PEQ facilite l’intégration de jeunes immigrants francophones et qualifiés, activement à la recherche d’emplois. Des gens qui rejoindront toutes les sphères de la société plutôt que d’être cloisonnés à la main-d’oeuvre bon marché. Des gens qui ont déjà payé le plein prix pour une scolarité dans notre pays et pour les multiples renouvellements de visas et de permis d’études. Des gens qui ont encore une longue vie devant eux et désireraient la passer comme un membre à part entière — et égale — de notre société.

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25 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 16 juillet 2019 01 h 09

    Bien vu!

    «On ne veut pas moins d’immigrants pour les intégrer mieux, pour paraphraser notre premier ministre. On veut de la main-d’oeuvre docile et bon marché.»

    En fait, c'est ce que je crains depuis quelques mois. Ce gouvernement veut transformer le programme d'immigration économique en un gros programme de travailleurs étrangers permanents axé sur les besoins à court terme des employeurs plutôt que sur les besoins à long terme du Québec. Tragique...

  • Serge Pelletier - Abonné 16 juillet 2019 03 h 52

    Non, que non à cette forme d'élitisme.

    C'est cela qui dérange: "Des gens qui ont déjà payé le plein prix pour une scolarité". Cette manière de contourner les régles régissant les mises en cadidatures pour l'imigration au Canada est honteuse, tout comme certaines autres comme les règles de "l'investigeur", ou les autres qui s'établisent ici pour mettre la bureaucratie devant un fait: "on est ici, vous ne pouvez pas nous refuser et vous devez nous faire passer devant les autres"...

    Qui sont donc ces gens de l'étranger pouvant se payer des études ici? Généralement des gens de familles à l'aise financièrement, ou près des pouvoirs politiques. Donc, ces gens passeraient en avant des autres gens de milieux modestes ou pauvres... Pratiques qui est courantes dans leur contrée d'origine.

    • Laure Neria - Inscrite 16 juillet 2019 08 h 53

      Cela fait 7 ans que j'étudie au Quebec Monsieur, j'ai payé tout mes frais de scolarité rubis sur l'ongle, sans credit juste en travaillant en parallèle de mes études et en obtenant des bourses d'excellence, ce qui ne m'a absolument pas empéché d'obtenir mon bac et ma maîtrise avec mention excellent. Votre commentaire est déplacé et complètement coupé de la réalité. Des agents d'immigration du quebec étaient venu nous recontrer et nous vendre le rêve quebecois et ce mode de fonctionnement. J'ai travaillé fort pour obtenir le droit de venir et de rester dans un pays dont je défend en permanence les vertus et les valeurs et dans lequel je paye des impots (et de la sécurité sociale alors que je n'y ai pas droit puisque je dois payer une assurance privé) et du jours au lendemain, alors que je termine juste mes études on vous explique que tout ce que vous avez fait pour y arriver est inutile, ou des gens comme vous ose nous appeler des privilégiés. Voilà ce que sont monsieur ces gens de l'étranger que vous méprisez.

      Guillaume

    • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2019 09 h 09

      Monsieur Pelletier, c’est plus qu’une forme d’élitisme. C’est une forme de chantage pour immigrer sans passer par les filtres traditionnels. On sait aujourd’hui que la langue est un des critères à retenir, pas le seul. Les valeurs sont souvent plus importantes que la langue parlée par l’immigrant.

      Enfin, il y a encore le mythe de l’immigration qui est toujours persistant. Le pays est déjà construit et il est plein. Et l’avantage retourne toujours aux immigrants avec un filet social gratuit, non pas à la société d’accueil.

      Ce programme d’études est une des façons de contourner l’immigration traditionnelle. La plupart des étudiants sont subventionnés lorsqu’ils viennent faire des études ici. Cela ne les empêche pas de faire des enfants et ensuite, vouloir que le pays s’occupe des frais qui sont encourus sans même être citoyen ou immigrant reçu. En fait, ils viennent pour immigrer et non pas faire des études.

      Ceci dit, on devrait tout simplement arrêter de subventionner ces programmes d’études postsecondaires. Celui de l’Entente entre le Québec et la France sur un programme d’échanges et de coopération dans le domaine de l’éducation, conclue le 27 février 1965, devrait être annulé tout simplement. C’est un arrangement à sens unique puisque les universités publiques françaises ne sont pas au même niveau que celles qu’on retrouve au Québec. C’est pourquoi on voit quatre fois le nombre et plus d’étudiants Français au Québec pour le nombre de Québécois étudiant en France. Ridicule, on subventionne des étrangers alors que des étudiants francophones hors Québec doivent payer le plein prix d’étudiant étranger s’ils font des études au Québec. Je sais, j’en étais un de ceux-là.

      Personne ne l’arrache à la femme qu’il aime, même pas le gouvernement. Il a toujours l’option de retourner avec elle dans son pays d’origine. Elle est une invitée pour faire des études et non pas une candidate potentielle à l’immigration plus que les autres qui attendent ailleurs.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2019 10 h 23

      @Laure Neria

      On parierait par votre commentaire cher Guillaume, que vous avez fait des études dans une université anglophone au Québec. On est bien content que vous avez payé pour vos frais de scolarité et c'est la moindre des choses. En fait, quel statut d'étudiant aviez-vous? Celui de droits réglementés et montants forfaitaires applicables aux étudiants étrangers ou bien celui de l’Entente entre le Québec et la France?

      Vous devez réaliser que vous êtes un invité et non pas un immigrant potentiel. Vous payez des impôts et des taxes comme tout le monde font lorsqu'ils séjournent dans un pays étranger. Vous n’êtes pas admis au filet social puisque vous n’êtes pas un citoyen ou bien un immigrant reçu. En fait, vous avez fait un choix conscient de séjourner ici. Et ce n’est pas une question de mépris, mais bien une de justice pour les autres immigrants potentiels qui attendent patiemment dans leur pays d’origine.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 16 juillet 2019 13 h 21

      Les choses ont bien changé depuis 50 ans, M. Dionne. Quand j'eus terminé mon premier cours a l' U de M, c'est le service d'immigration canadien qui s'invita à l'université pour demander aux étudiants étrangers de bien vouloir devenir immigrants-reçus. Faut dire qu'à l'époque vous, les Canadiebs-Français, n'étiez pas friands de diplômes d'études supérieures. Vous aviez besoin d'aide. Il ne faut pas cracher sur la main qui nous a servi.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2019 17 h 16

      Non, nous ne sommes pas très friand de diplôme de philosophie et des sciences sociales au Québec parce qu'il en pleut.

      Ceci dit, dire que le Québec avait besoin d'aide alors que la plupart des immigrants légaux et illégaux nous parvenaient et nous parviennent de pays du tiers monde est la meilleure que j'ai entendu aujourd'hui. Encore une fois, la plupart de ces diplômes obtenus ailleurs sont souvent en deçà de la norme qu’on retrouve ici. Mon frère qui est ingénieur spécialiste me disait lors des entrevues avec les postulants qui avaient fait leurs études dans un autre pays, eh bien souvent, leur diplôme ne dépassait pas les normes du secondaire en Ontario. Ceci étaient vérifié leur d’évaluations dans leur domaine respectif. En plus, leur maîtrise des langues officielles laissaient souvent à désirer.

    • Laure Neria - Inscrite 16 juillet 2019 18 h 04

      @ Cyril Dionne. Et non tout faux j'ai étudié dans une université francophone. Quant à la fameuse entente dont vous parlez je tiens a vous rappeler qu'elle a été grandement révoqué. Aussi, vous êtes tout autant un invité que moi sur un territoire qui ne vous appartient finallement pas plus et si je m'en tient à votre nom, vous avez probablement des aieux outre atlantique bien heureux de quitter le vieux continent. Vous oubliez que les universitaires participe pleinement au rayonnement des universités quebecoises et à la recherche, souvent grâce à ces étrangers que vous craignez tant. Vous parlez sans savoir, tout simplement parceque vous êtes habité par une peur irrationelle. Je suis certes un invité, mais qui a été accepté pour ses compétences universitaires avant de fouler ce sol, qui en a payé le prix avec la promesse d'un certain processus qu'aujourd'hui on décide tout bonnement de révoquer. Vous parlez d'invitation vous devriez voir cela comme un échange et une richesse mutuelle, pour vous comme pour moi, mais peut être est-ce trop pour votre esprit étroit. Qu'à cela ne tienne, je suis là depuis suffisamment longtemps et suis suffisament intégré pour passer outre ce genre de commentaires, en continuant de faire ce quo'n me demande au delà de vos reflexions raciste et lâche. je reçois suffisamment de soutiens de proches qui eux me considère comme l'un des votres. Je ferais ce qu'il faut pour pouvoir poursuivre le bohneur que j'ai de vivre ici même si cela passepar ce genre de directives injustes. Car vous ne voyez que l'aspect materiel des choses, j'ai quitté la France non par nécessité mais parceque le Quebec et le Canada me semblait plus proche de mes valeurs, que des gens comme vous prennent un malin plaisir à baffouer. Si je devais partir, je ne fais aucun souci matériel, je serais seulement profondémment triste de quitter des amis et un mode de vie pour lequel je me suis depuis plus de 6 ans déjà investi.

    • Léonce Naud - Abonné 16 juillet 2019 22 h 37

      Laure Neria : puisque vous écrivez que nous sommes tous des invités dans ce pays, puis-je vous suggérer une petite lecture ? Celle de la première strophe du Chant National des Canadiens-français. Une suggestion, juste comme çà.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 17 juillet 2019 18 h 21

      Monsieur Léaud, nul ne vous a invité dans ce pays qu'on appelle «Canada». Les immigrants reçus le sont au moins, en quelque sorte. En tant que tels, ils ont plus de légitimité à occuper ce sol que les descendants d'Européens qui après la défonce de Christophe Colomb (1492) se sont précipités dans la brèche.

  • Kathleen Goulet - Inscrite 16 juillet 2019 08 h 21

    Merci!

    J'aurai difficilement pu exprimer mieux ma pensée. J'avais de la difficulté à mettre des mots sur mon sentiment d'impuissance qui me traverse depuis quelques mois. Merci de mettre en lumière l'impact sociale et humain des dernières mesures de la CAQ. On oublie parfois que derrière ces noms, il y a des humains, des familles, des amoureux. C'est frustrant de voir des gens investir autant dans leur vie au Québec, de voir des gens enracinées ici, avoir peur de ne pas pouvoir rester.

    Mon conjoint est chanceux, il a déjà son CSQ, il est en attente de réponse pour sa résidence. Il est chanceux, mais comme la réponse tarde, que la fin de son visa de travail arrive bientôt à échéance, que le contexte politique actuel ne le fait pas sentir bienvenu, il se questionne. Jusqu'au où veux t'il se battre pour rester dans la belle province ? Il y a rien de plus absurde que cette phrase "en accueillir moins pour mieux les intégrer". Surtout lorsque leur stratégie pour y arriver, c'est de rendre plus difficile l'immigration des gens déjà intégrées.

    Tous ces gens qui dans l'ignorance commentent ces actualités en disant "s'ils ne sont pas contents qu'il reste chez eux" ! Ces gens-là oùblie ou ignore tout le temps, le stress, et surtout l'argent que nécessite une demande résidence permanente. Tout ça pour participer à la vie d'une société (qui dans le fond veut rien savoir d'eux).

  • Paul Gagnon - Inscrit 16 juillet 2019 09 h 01

    @Serge Pelletier - Abonné 16 juillet 2019 03 h 52

    Il semble que Mario Jodoin (16 juillet 2019 01 h 09) de QS ne soit pas d'accord avec vous...

    Il faut croire que comme les gouvernements, on a la gauche qu'on peut!

  • Jean-Henry Noël - Abonné 16 juillet 2019 09 h 26

    Harvard

    Je me demande combien d'étudiants étrangers fréquentent Harvard,
    Je me demande quel est le pourcentage de professeurs de Harvard non nés aux États-unis.
    Les grandes universités du monde entier sélectionnent leurs professeurs-chercheurs parmi le gratin international. C'est la procédure. Combien de Nobels américains viennent d'ailleurs ?

    Cependant, à Radio-Canada-Première, j'ai bien entendu. Étudiez chez nous; puis retournez dans votre pays pour le construire. Nous n'avons pas besoin de matière grise.

    Quelle insuffisance !

    • François Beaulne - Abonné 16 juillet 2019 13 h 43

      Pour que ceux qui ont lu votre commentaire soient en mesure d'évaluer sa pertinence il aurait fallu que vous présiciez dans quel contexte ce commentaire a été fait. Le débat sur la question des étudiants étrangers est plus complexe que ne laissent entendre les réactions à fleur de peau que l'on entend souvent.
      Historiquement, la majorité des étudiants étrangers qui fréquentaient les universités anglophones et francophones du Canada faisaient parti de programmes d'échanges officiels s'inscrivant dans la politique d'assistance internationale du Canada aux pays en développement. Ces programmes visaient à former des cadres et des experts qui pourraient par la suite retourner dans leur pays d'origine pour participer au développement de leur pays. Ces ententes n'ouvraient d'aucune manière la porte à une immigration permanente. C'était d'ailleurs clairement prévu aux ententes pour éviter le syndrôme de la fuite des cerveaux dans ces pays sou-équipés en ressouces humaines compétentes.
      Par la suite, les universités ont encouragé un recrutement d'étudiants étrangers, plus fortunés, payant eux-mêmes leurs frais de scolarité et de séjour en dehors des ententes subventionnées. Ces étudiants étaient bienvenus parce qu'ils payaient le plein prix de leur éducation et s'avéraient ainsi un bonus aux recettes budgétaires de ces universités. Ils sont dans le pays avec un visa temporaire qui n'implique aucune obligation de la part du Canada ou du Québec de transformer ce visa temporaire en permis de séjour permanent à la fin des études. Si certains le comprennent ou l'interprètent ainsi il sont dans l'erreur.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 16 juillet 2019 16 h 47

      Il s'agissait tout bonnement d'une émission de la deuxième chaîne de Radio-Canada. Je ne me souviens pas du titre. La présentatrice était une Québécoise, les quatre invités des citoyens d'origine immigrante. On traitait d'un sujet chaque semaine. Tout çà se faisait dans la cordialité.

      Pour les étudiants étrangers qui fréquentent les universités canadiennes ou d'autres, tout ce que je sais, c'est que dans tous les pays même pauvres, il y a une fraction de la population qui a les moyens de le faire. (Certains pays africains subventionnent leurs étudiants sélectionnées; évidemment, ceux-ci doivent retourmer au pays.) Je ne connais pas les nouveaux règlements. Les étudiants dont je parle peuvent choisir de retourner dans leurs pays ou rester au Canada. Je ne connais aucun étudiant étranger qui ait profité d'une quelconque assistance internationale..