La souveraineté ne sera pas au centre de tous les débats

«Excuse-moi, répond l'auteur. Mais je n’arrive pas à croire que celui avec lequel j’ai eu un jour l’honneur de travailler à la fondation d’Option nationale en soit désormais à prêcher d’aussi faibles ambitions.»
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir «Excuse-moi, répond l'auteur. Mais je n’arrive pas à croire que celui avec lequel j’ai eu un jour l’honneur de travailler à la fondation d’Option nationale en soit désormais à prêcher d’aussi faibles ambitions.»

Réplique à Jean-Martin Aussant.

Cher Jean-Martin,

Au tout début de ton vibrant plaidoyer souverainiste publié mercredi dernier dans Le Devoir, tu affirmes que « la souveraineté sera au centre de tous les débats » de la prochaine campagne électorale, « qu’on la nomme explicitement ou pas ». Ces derniers mots sont très judicieusement trouvés, puisque nous savons bien, toi et moi, que la première partie de ta formule ne se concrétisera pas. Non, l’indépendance du Québec ne sera pas un thème central, ni même l’un des thèmes importants de cette élection, qu’importe si les porte-parole de ton parti le prétendent occasionnellement auprès d’un électorat indépendantiste démobilisé, dans l’espoir de lui faire oublier, le temps d’un vote, ce sempiternel attentisme forcené auquel le PQ refuse toujours de mettre un terme.

Soit, tu as raison de dire que de nombreuses préoccupations immédiates de nos concitoyens renvoient à des espaces de souveraineté qui échappent au Québec dans le régime canadien. Ce serait normalement le travail des indépendantistes que d’exposer cet état de choses, tout en proposant l’indépendance. Or, ce travail, au mois de septembre, ne sera pas fait. En tout cas, ni ton chef ni ton parti ne le feront. Jean-François Lisée, comme Pauline Marois, pense que l’indépendance et le référendum sont de lourds handicaps électoraux dont il faut se délester le plus possible. Allant encore plus loin en ce sens que sa prédecesseure, il s’est engagé formellement à ne mener aucune action souverainiste de gouvernement et à ne tenir aucun référendum sur l’indépendance « dans un premier mandat », c’est-à-dire pour l’avenir prévisible.

Tu balaies du revers de la main cette promesse en affirmant qu’elle ne saurait concourir à la marginalisation de la question nationale et du discours souverainiste. Je te sais trop intelligent et averti pour croire un seul instant en une telle assertion. Nous avons tous vu, au fil du temps, à quel point l’absence d’engagement électoral et programmatique conséquent fait du discours souverainiste un simple hochet, un nanane pour convertis, un cri de ralliement partisan sans intérêt pour le plus grand nombre. Cette mécanique se déploie sous nos yeux depuis aussi loin que la démission de Jacques Parizeau, fin 1995. Ce n’est pas parce que les journalistes sont méchants ou parce qu’il y a complot médiatique fédéraliste que la belle parole souverainiste de quelques péquistes n’a pas d’écho ; c’est parce qu’on a compris qu’elle n’engage à rien.

Il en est ainsi parce que, pour le Parti québécois, le référendum est tout sauf un détail : c’est le moment inaugural, le déclencheur de la transition vers un Québec indépendant. L’engagement référendaire est la première unité de mesure de l’engagement indépendantiste du PQ.Quand ce parti met le référendum sur l’indépendance de côté, c’est, malgré l’outrecuidante prétention contraire de ses porte-parole devant les assemblées militantes, l’indépendance qu’il met de côté.

À moins de penser que Québec solidaire puisse se transmuter dans les prochains jours en un parti indépendantiste rassembleur et aspirant au pouvoir comme le fut autrefois le PQ, aucune formation politique ne sera donc en mesure de réactiver la question nationale à travers le prisme indépendantiste pour l’élection qui vient. Quant à une potentielle victoire du PQ de Jean-François Lisée, on ne peut qu’y entrevoir quatre autres années d’attentisme. Excuse-moi, mais je n’arrive pas à croire que celui avec lequel j’ai eu un jour l’honneur de travailler à la fondation d’Option nationale en soit désormais à prêcher d’aussi faibles ambitions.

53 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 11 août 2018 03 h 23

    En français, on tutoie les intimes

    • Michel Héroux - Abonné 11 août 2018 10 h 12

      Et on ne le fait ps dabns une lettre ouverte parue dans un média à large diffusion...

    • Cyril Dionne - Abonné 11 août 2018 14 h 37

      M. Martel, notre cher monsieur Payne semble avoir lancé la serviette. C'est dans les temps de crise qu'on sépare les enfants des adultes. Option nationale était le parti d'un seul militant qui a finalement vu la lumière et laissé de côté ses ambitions de devenir chef du Parti québécois. L'indépendance viendra du peuple, par le peuple et sera pour le peuple sans simagrées d'assemblée constituante. Tous les pays qui sont devenus indépendants et heureux aujourd'hui l'ont fait, réalisé et ensuite ils ont posé des questions.

      En passant, sans le pouvoir, il n’a aucune possibilité de devenir maître chez nous. Il faudrait un jour expliquer cela à nos kamarades de Québec solidaire. L’indépendance n’est pas un exercice existentiel, mais bien un devoir pour ceux qui aspire à liberté.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 août 2018 19 h 18

      @Cyril Dionne,

      "Sans le pouvoir, il n’a aucune possibilité de devenir maître chez nous." - Cyril Dionne

      1) Le PQ aurait pu instaurer les référendums d'intiative populaire et il ne l'a pas fait.

      2 ) Des gouvernements de coalitions d'une plurarilté de partis souverainistes sont toujours possibles. Mais dans sa grande ouverture et sa grande générosité, le PQ a refusé de donner quelque poste de ministre que ce soit à QS dans sa proposition de convergence.

      3 ) Il est un peu tard pour écoeurer Québec solidaire sur l'indépendance, quand on sait que le PQ n'aura pas eu de référendum au programme durant 27 ans en 2022.

      Christian Montmarquette

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 11 août 2018 03 h 37

    Tu, toi et tes.

    En français, on tutoie les amis et les parents, de même que les domestiques. Et on vouvoie les êtres qui méritent le respect.

    J’ignore ce que vous avez fait ensemble, vous et M. Aussant, mais je crois que M. Aussant mérite le respect malgré tous les torts que vous attribuez à son entourage dans ce texte déprimant et défaitiste qui n’a qu’un seul mérite : nous aider à comprendre pourquoi, un jour, Jean-Martin Aussant a senti le besoin de changer d’air.

    • Michel Thériault - Abonné 11 août 2018 10 h 14

      M.Martel, monsieur Payne et M. Aussant étaient ensemble au tout début d'Option nationale et monsieur Payne était sur la courte liste (4 je crois) pour prendre la relève du parti après le départ de M. Aussant, c'est pourquoi M. Payne le tutoie. Je n'y décèle aucun manque de respect, au contraire. Il ne me viendrait pas à l'esprit de vouvoyer mes relations personnelles.

      Quant au texte, oui il est déprimant et défaitiste mais ô combien réaliste. Malheureusement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 août 2018 14 h 42

      @Jean-Pierre Martel,

      Nic Payne un est un membre fondateur d'Option nationale qui collaboré avec Jean-Martin Aussant pour la création de son parti. Il a été président du Conseil national d'Option nationale et candidat dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. Me semble que c'est assez pour le tutoyer.

      Une grosse recherche de 5 secondes sur Google vous aurait permis de savoir qu'ils se connaissent très bien avant de le juger.

      Christian Montarquette

  • Jean Lapointe - Abonné 11 août 2018 07 h 16

    Vous n'avez qu'à fonder un nouveau parti M.Payne.

    «Quand ce parti met le référendum sur l’indépendance de côté, c’est, malgré l’outrecuidante prétention contraire de ses porte-parole devant les assemblées militantes, l’indépendance qu’il met de côté» (Nic Payne)

    Pensez-vous vraiment rendre service à la cause de l'indépendance monsieur Payne? Comment pouvez-vous être sûr que c'est vous qui avez raison ? N'est-il pas exagéré que de parler d'outrecuidance?

    Ne savez-vous pas que le Parti québécois ne met pas l'indépendance de côté mais qu' il veut d'abord conquérir le pouvoir pour pouvoir s'y consacrer. Nous avons déjà un Etat québécois. Il est tronqué mais il existe. Pour avoir un Etat complet il faut d' abord conquérir celui qui existe.

    Il ne vous reste qu'à fonder un nouveau parti si vous tenez à tout prix à vos idées. Je vous souhaite Bonne chance.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 août 2018 09 h 52

      Ou choisir une formation politique qui a une constituante à son programme.

    • Hélène Paulette - Abonnée 11 août 2018 11 h 22

      Monsieur Payne a déjà son parti...

    • Claude Bariteau - Abonné 12 août 2018 08 h 27

      M. Lapointe, mettre l'indépendance de côté le temps d'une élection n'implique pas de ne pas réfléchir sur les deux moyens démocratiques d'y parvenir en précisant que tenir un référendum, depuis la loi de clarification, implique des précautions, ce dont M. Lisée est conscient, l'une d'elles étant, comme je le signale plus pas, une entente sur les suites en supposant que la question est sans équivoque. Sans entente, il y a l'élection plébiscitaire, qui n'a rien d'une élection référendaire parce qu,elle implique une double majorité comme cela s'est produit en 1962 sur la nationalisation de la production et la distribution de l'hydro-électricité.

      M. Payne verrait alors, moi aussi, l'alignement qu'entend prendre le PQ après les élections d'octobre prochain et forcerait les autres partis, dont QS, à jouer franc jeu. Actuellement, si prendre le pouvoir est clair, aussi les lois envisagées, l'est moins la façon de procéder. À mes yeux, les indépendantistes doivent savoir que la démarche sera réévaluée et revue. Ça n'a rien de très compliqué. Les Québécois et les Québécoises verraient alors plus clairement le chemin qui conduit à créer le pays du Québec.

      Qui plus est, chacune de ces démarches sont connues grâce à l'Écosse et à la Catalogne et ont données des résultats. Il ne faut pas sous-estimer la conscience qu'en ont les habitants du Québec, ni leur volonté d'éviter de foncer dans un mur en 2022.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 12 août 2018 14 h 26

      Monsieur Bariteau, ce n'est pas que QS ne joue pas « franc jeu », mais plutôt qu'on ne veut pas contraindre l'exercice de la souveraineté populaire, à l'égard de la question nationale, soit à se régler par une déclaration d'indépendance aux contours du reste plutôt flous, soit à rester en touche aussi longtemps qu'elle n'ira pas dans ce sens. Je lis par ici que la constituante serait une manière de passer un grand coup de villebrequin fédéraliste au fond de la coque du navire. Si c'est bien le cas, en effet, peut-être faudrait-il élire un parti qui nous évitera une autre fois de régler la question. Il y a des limites à la démocratie. Je blague, bien sûr. Mais plus sérieusement, il faudra bien se résoudre à retirer cette question des pattes du PQ, qui se comporte encore comme sil elle lui appartenait. Quitte à ce qu'il ne reste plus rien de lui que ce qui le distinguerait un peu de la droite et qui, ma foi, n'est pas un si mauvais fond de commerce idéologique.

    • Claude Bariteau - Abonné 12 août 2018 16 h 57

      M. Maltais Desjardins, je disais que le PQ devrait jouer franc-jeu, ce qui forcerait les autres partis, dont QS, à jouer franc-jeu en référence à une nouvelle approche du référendum, qui implique une entente sur les suites et la question depuis la loi de clarification, et au recours, à défaut d'entente, à une élection pébliscitaire.

      Le PQ n'est pas trensparent sur ce point, pas plus d'ailleurs QS. Quant au PLQ et à la CAQ, il devrait alors dire où il crèche concernant la loi de clartification.

      Vos commentaires m'étonnent. Vous m'avez habitué à plus de pertinence.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 12 août 2018 21 h 57

      Monsieur Bariteau, il me semble le jeu du PQ est sans équivoque. Aucun pas ne sera franchi en vue de la souveraineté, c'est une promesse. On peut bien offrir à cela toutes les justifications théoriques qu'on voudra, y compris en évoquant la loi fédérale de clarification, ce qui a l'avantage de reporter sur celle-ci un devoir de prudence qui n'en a pas besoin : les québécois ne sont pas et le PQ n'est pas prêt à renoncer à son tour de piste. C'est avec cette seule plate réalité qu'il doit composer. C'est très clair. Quant à QS, la situation est différente parce que, précisément, il ne conditionne pas son engagement sur la question nationale à la réception qui pourrait être faite à Ottawa des résultats de notre souveraine délibération mais plutôt en considérant les résultats de la consultation, dont il ne présume pas. Je vous remercie d'apprécier mes efforts de pertinence. Si j'y manque, croyez bien que je suis tout à fait disposé à reconnaître que quelque chose m'échapperait et merci aussi de la patience que vous mettrez au cours des prochaines semaines à m'aider à comprendre. Peut-être cela sera-t-il utile à quelques autres.

  • Claude Bariteau - Abonné 11 août 2018 07 h 39

    La panacée référendaire


    M. Payne, je comprends et partage votre déception concernant le choix de M. Lisée à cette élection.

    Que M. Aussant ait avancé que la souveraineté sera explicitement ou implicitement présente est effectivement peu convaincant par rapport à l’annonce d’un référendum.

    Je lui ai signalé que ce n’est pas de souveraineté qu’il faut parler, mais d’indépendance, un terme qui ne s’étire comme un accordéon et qui rythme avec des petits pas.

    L’indépendance, c’est l’omni-souveraineté, ce qu'a rappelé Mme Lapointe avec raison.

    Par ailleurs, tenir un référendum implique, avec l’indépendance comme cap, n’est pas le meilleur moyen depuis la loi de clarification de 2000.

    Depuis, le faire nécessite des ententes avec le Canada sur la question mais aussi sur les règles qui l’entourent et, surtout, sur les suites que sont la reconnaissance de l’indépendance et la succession des pouvoirs. M. Lisée le sait très bien.

    L’Écosse, une des nations du Royaume-Uni, car ce royaume est le fruit d'ententes entre des nations (Angletere, Écosse et Pays de Galles), y est parvenu. Pas la Catalogne.

    Si le PQ entend tenir un référendum, il lui revient de dire maintenant que sa tenue sera associée à une entente à défaut de laquelle il peut recourir à une élection plébiscitaire qui sous-tend une double majorité.

    Son résultat mandate les parlementaires à procéder, car les règles de la loi de clarification n’ont plus de portée puisqu'une élection plébiscitaire affirme une nouvelle autorité sur le territoire du Québec reconnue par ses habitants.

    Ça aussi, le PQ peut l’avancer maintenant, révélant alors clairement qu’il prône l’indépendance et entend la réaliser.

    S’il le fait, je suis persuadé que vous retrouverez la flamme qui vous anime. Personnellement, ce sera mon cas. S'il ne le fait pas, votre conclusion s'imposera.

    • Gilles Bousquet - Abonné 11 août 2018 09 h 08

      Oui, M. Aussant avec Mme Lapointe apportent un peu de tigre dans le réservoir péquiste qui continuait à avoir le réservoir à terre. On espère que le prochain sondage va le démontrer. En attendant, on se croise les doigts.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 août 2018 09 h 24

      Tout cela se défend, monsieur Bariteau. La question est de savoir pourquoi diable le PQ ferait-il tout à coup marche arrière.

    • Claude Bariteau - Abonné 11 août 2018 09 h 47

      M. Maltais, ilne ferait pas tout à coup marche arrière. Il s'affiche indépendantiste, mais n'a pas dit comment parvenir à faire du Québec un pays. C'est ce qui est à mon sens imne précision qui s'impose, que partage plusieurs candidats et candidates.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 août 2018 10 h 00

      Le PQ s'engage à ne pas tenir de référendum s'il est élu. Toute autre « précision » sur ses intentions me paraît assez futile, sinon pour le motif douteux de garder le pilote allumé. Au cas où...

    • Claude Bariteau - Abonné 11 août 2018 11 h 52

      Votre propos sur la futilité me semble plutôt futile, sauf pour faire valoir les vues de QS. Dire qu'il faille corriger l'alignement aveugle référendaire est fondamental. Ajouter qu'il y a une autre approche s'il est impossible d'arriver à uen entente avec le Canada l'est aussi. Est plutôt le comble de l'aveuglement que de brandir un référendum sans corriger le tir. Ça n'a rien d'une démarche douteuse pour conserver le pilote allumé, mais tout de précisions importantes pour ne pas foncer dans un mur blindé avec un drapeau référendaire.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 août 2018 12 h 03

      Je salue l'effort, monsieur Bariteau. Comme d'habitude, vous êtes clair. C'est ce que vous dites qui l'est moins, pour une fois. Je le dis sans malice, mais on dirait bien qu'il sera assez facile d'attacher ensemble les lacets des bottines péquistes, bien avant que le mur soit même en vue.

    • Claude Bariteau - Abonné 11 août 2018 14 h 06

      Le mur que vous ne voyez pas est pourtant présent et QS évite, comme vous, de le voir, probablement parce que vous acceptez, peut-être aussi QS, la loi de clarification. Il faudrait au moins le dire, question d'éclairer les Québécois et les Québécoises. C'est ce que vous ne dites pas qui embrouille tout.

  • Jean-François Trottier - Abonné 11 août 2018 08 h 29

    Puisque vous êtes convaincu...

    ...alors parlez-en.

    Ce que M. Aussant dit ressemble à vos propos. En effet il est impossible de parler de quoi que ce soit de social, culturel, économique ou découpez-le-sujet-comme-vous-voulez, sans parler au moins implicitement d'indépendance.

    Les anglophones le savent tellement qu'ils votent Libéral depuis plus de cent ans! Avant même qu'il en soit question...
    Je sais, je pousse un raccourci un peu fulgurant, mais je suis las d'expliquer ce sujet sur 30 lignes chaque fois. SVP se référer aux numérios précédents, OK ?

    En pratique, Couillard trouvera certainement le moyen de parler d'indépendance. PE Trudeau a traité Bouraassa de crypto-séparatiste à l'époque, alors! QS aussi, pour planter le PQ : c'est sa spécialité, hé!

    C'est aux indépendantistes convaincus de le souligner à chaque occasion au cours de la campagne. Puis, c'est à eux de continuer d'en parler, à tout point de vue. Maintenant et le temps qu'il faudra.

    Mais sans jamais perdre de vue l'essentiel : il y a des gens qui souffrent chaque jour parce qu'ils vivent dans un modèle qui ne tient pas debout. Ce modèle ne peut pas changer tant que le Québec sera une province. Il fait l'affaire du ROC, des banques de Toronto aux foreurs de l'Alberta.
    Et des gens ont des jobs pourries, ou pas de job, parce qu'ils sont unilingue français. Et leurs enfants seront dans le même cas. Et leurs enfants...

    Il y a une grande dose d'amour dans la volonté d'indépendance. Les drapeaux ne m'ont jamais impressionné. Les gens par contre...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 août 2018 10 h 08

      Parlez-en ! Ne faites qu'en parler ! Prenez surtout bien soin de ne pas écouter ce que les gens en disent. Parce qu'ils pourraient ne pas répondre ce que vous voulez entendre. Alors, demandez leur de voter pour votre parti en se bouchant le nez. Et si par ailleurs une autre formation politique s'engage à remettre la question nationale sur ses rails, vous pourrez l'accuser d'appeler de ses voeux une cohorte de conspirateurs fédéralistes dont le seul but sera de la plomber pour de bon. Curieux, quand même.

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 août 2018 11 h 14

      M. Maltais Desjardins,

      il y a peu j'ai posé cette question qui, par hasard je suppose, n'a pas eu de réponse.

      Comme vous le savez, la Constituante élue contiendra des fédéralistes. Vous le savez n'est-ce pas ? Bon.
      Ces fédéralistes y seront tout expressément pour bloquer le processus. Faut pas rêver, n'est-ce pas ? Bon.

      J'ai déjà dit qu'il y en aura une majorité. Supposons que ce ne soit pas le cas.

      À partir de combien de fédéralistes le processus sera-t-il ardu, ou extrêmement difficile ? À vous de me le dire.
      À partir de combien le processus sera impossible, tenant compte de la procédurite que le bloc fédéraliste fera tout pour imposer ?
      Ne me dites pas la majorité! Ne me faites pas croire que 48% ne seront pas suffisants! On a vu trop d'exemples parlementaires pour ça!!

      Dites-moi que vous avez un plan et une façon spécifique de "forcer" une assemblée élue tout aussi légitimement que l'Assemblée Nationale, de travailler dans ce qui est prévu seulement.

      Et si c'est prévu et que vous pouvez forcer la constituante, pourquoi diable voulez-vous vous compliquer la vie avec cette élection, en quoi sera utile une élection, sinon pour une parodie de démocratie comme je le crois ?

      Ou autre chose, mais en tout cas ici vous n'avez pas le droit aux habituels sophismes d'attaque à la personne (ou au parti), ni aux sempiternel "Faites-nous confiance" des démagogues. Répondez aux questions, ce sera au bénéfice de tous.

      Maintenant je vais vous donner un excellent truc mur lequel QS est le meilleur entre tous : ne JAMAIS en parler. Ne surtout pas préparer une référendum que vous dites vouloi faire le plus rapidement possible. Laisser le tout se dérouler "démocratiquement" et sans la moindre pression venant de vos supposées cfonvictions.

      Mais si vous avez des convictions personnelles qui vous mênent à souhaiter l'indépendance du Québec, quelles sont-elles ? Dites!
      Pour une fois pourriez-vous répondre sans attaquer les autres ?

    • Jean-François Trottier - Abonné 11 août 2018 11 h 35

      M. Maltais Desjardins,

      je suis las de vos attaques bébêtes et mesquines.

      Si votre devise, pour quelque projet que ce soit, est de ne pas en parler, vous avez un méchant problème. Votre attaque est si profondément stupide que j'en suis dégoûté.

      Pour qui vous prenez-vous ? Faut être vraiment omniscient et omnipuissant pour croire que ne pas parler de quelque chose le fera advenir.

      Je répète que je ne m'identifie pas à mon parti, moi. Moi et PQ, c'est pas égal­. Votre problème identitaire, qui est de l'ordre de la religion tant que l'on ne me prouvera pas le contraire, n'est pas universel.
      Je ne parle pas au nom d'un parti même si je sais pour qui je vais voter. Êtes-vous capable de faire quelque nuance parfois ?

      Mes cririques sont basées sur la réalité, des personnes qui croient pouvoir faire la leçon à tout le monde alors que leur parti n'a jamais eu le pouvoir.
      Certains ont prétendu que QS est un parti d'idées. Je ne vois dans votre discours que des idées arrêtées, et même arrêtées à la Commune de Paris en 1871. Ça fait peur.

      Vous ne me convaincrez jamais, c'est évident. J'en ai trop vu de la part de En lutte pour embarquer dans le même discours 50 ans plus tard.
      Mais au moins faites semblant de vouloir convaincre les autres plutôt que de faire uniquement obstacle. Vos très nombreuses interventions revêtent une forme de polarisation nuisible dans les débats, polarisation voulue et tactique.

      Tout ne tourne pas autour de vos slogans et réponses toutes faites.

      Constituante. Démocratie. Ne pas parler. Wow! Ne pas parler!!

      Slogans, aucune explication (vous dites discuter ? Quand ça ???), et attaque personnelle à la moindre critique.

      Vous le faites depuis bien longtemps avant ma venue sur ce forum, Oh oui! Vous ne pouvez vous défiler en me mettant ça sur mon dos ou celui d'un autre.

      Tactique détestable de ceux qui ont peur de penser. Les réacs quoi.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 août 2018 12 h 51

      @Jean-François Trottier,

      "Ce modèle ne peut pas changer tant que le Québec sera une province." - Jean-François Trottier

      Jean-François Trottier y va une fois de plus de ses déclarations à l'emporte-pièce sans réfléchir.

      Le Québec est passé du modèle de la grande noirceur catholique, rurale sous-éduquée, au modèle moderne du Québec industriel et technologique doté de systèmes de santé et d'éducation très élaborés sous la Révolution tranquille, et ce, à l'intérieur même de la fédération canadienne.

      Je ne dis pas qu'on ne pourrait pas faire plus et mieux dans un Québec indépendant. Mais tenter de faire chanter l'électorat pour rendre tout progrès politique tributaire de l'indépendance, est une vielle tactique péquiste de la "politique du pire" pour justifier ses politiques de droite et l'inaction du PQ dans nombres de dossiers importants.

      Ici comme ailleurs, avec le PQ, c'est toujours la faute des autres.


      Christian Montmarquette

    • Jean-Charles Morin - Abonné 12 août 2018 11 h 15

      @ Christian Montmarquette:

      "Le Québec est passé du modèle de la grande noirceur catholique, rurale sous-éduquée, au modèle moderne du Québec industriel et technologique doté de systèmes de santé et d'éducation très élaborés sous la Révolution tranquille, et ce, à l'intérieur même de la fédération canadienne." - Christian Montmarquette

      "Ici comme ailleurs, avec le PQ, c'est toujours la faute des autres." - Christian Montmarquette

      Ce n'est pas très original comme commentaire: pour le PLQ, la CAQ et QS, c'est toujours aussi la faute des autres. Une chose est sûre: avec vous, c'est toujours la faute au PQ!

      Pour le reste, votre profession de foi fédéraliste est éloquente. Je n'en attendais pas moins d'un Solidaire.

    • Dominique Vadeboncoeur - Abonné 12 août 2018 13 h 57

      Et vous aurez toujours des Christian Motmarquette, père des QS, qui tentera de nous faire croire le contraire, se prétendant PROGRESSISTE tout en dissimulant leur fond fédéraliste.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 12 août 2018 16 h 24

      Monsieur Trottier ne pouvait manifestement pas se contenter de poser des questions sur le ton de l'injonction et de la provocation, comme on parlerait dans le nez dans une chicane de cour d'école. Il s'est aussitôt corrigé, dans le commentaire suivant, en brandissant l'insulte. De son prore aveu, il s'est donné pour mission non de me convaincre ou même seulement de discuter : on ne fait pas cela avec les imbéciles et les meuchants. Comme il l'a dit, son but, c'est de faire ici la « job de bras », à défaut qu'une censure s'abatte et me fasse taire. On l'applaudira pour cela.

      Sur la question nationale, à ce que je comprends du programme de QS (dont je ne suis pas membre et n'apprends pas la vulgate par coeur), il appartient aux citoyens du Québec de décider de son issue. Je note que monsieur Trottier craint, comme d'autres, qu'ils n'en décident pas souverainement selon leurs voeux. On peut partager cette crainte, parce qu'elle est justifiée. Mais tantôt jouer sur cette crainte pour fédérer des appuis sans égard aux questions sociales, tantôt mettre la question sur la glace parce qu'on veut quand même gouverner... je ne qualifierai pas cela de duplicité, par égard pour ceux qui croient sincèrement que non. Sauf que.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 août 2018 19 h 31

      À Jean-Charles Morin,

      "Pour le PLQ, la CAQ et QS, c'est toujours aussi la faute des autres." - Jean-Charles Morin

      Jamais Québec solidaire n'a blamé le PQ pour ses propblèmes, son pourcentage d'appuis ou ses difficultés de développement.

      Vous fabulez.

      Ce sont les péquistes qui jouent la carte de la division du vote sur le dos de QS et depuis toujours.

      QS critique le PQ, comme le PLQ et la CAQ, pour leur hypocrisie, leur idéologie néolibérale et leurs politiques de droite anti-sociales. Ce n'est pas la même chose que de blâmer les autres pour ses propres déboires.

      Christian Montmarquette