L’erreur du «nouveau réalisme»

Certes, on peut bien affirmer que les montagnes Rocheuses ont existé et existeront sans l’humain, mais pour le moment, le fait en tant que tel s’avère non observable...
Photo: iStock Certes, on peut bien affirmer que les montagnes Rocheuses ont existé et existeront sans l’humain, mais pour le moment, le fait en tant que tel s’avère non observable...

Que serait le monde sans les humains ? C’est la question que je me suis posée en lisant l’article de Jocelyn Maclure, paru dans Le Devoir. En effet, le philosophe entend nous présenter, c’est important, la philosophie montante. Il s’agirait du « nouveau réalisme », « compris comme une doctrine philosophique soutenant qu’il y a des aspects de notre réalité qui existent vraiment, et qui existeraient même si nous n’étions pas là pour les percevoir. Ils sont “indépendants” de l’esprit humain ». Avec cette philosophie, l’humain peut disparaître, la Nature va poursuivre sa course. Telle serait l’évidence, la vérité des vérités de la connaissance !

Or, je voudrais montrer très brièvement que cette doctrine réaliste pose très mal le problème de la connaissance. En reprenant un tel courant de pensée, Maclure semble oublier qu’on ne sort pas du monde humain. La preuve qu’on ne sort jamais des limites de notre monde humain, c’est Maclure lui-même qui nous la donne en voulant transformer une simple affirmation spéculative en un fait indubitable : « Nous n’avons aucune bonne raison de douter du fait que les montagnes Rocheuses existeraient même si l’espèce humaine disparaissait de la face de la Terre. »

Impressionnant ! Sous la plume de Maclure, l’affirmation « Les montagnes Rocheuses existeraient même si l’espèce humaine disparaissait de la face de la Terre » deviendrait magiquement un fait établi. Du seul fait de le dire ou de l’écrire, les montagnes Rocheuses deviennent immuables, comme le ciel l’était du temps d’Aristote !

Certes, on peut bien affirmer que les montagnes Rocheuses ont existé et existeront sans l’humain, mais pour le moment, le fait en tant que tel s’avère non observable, impossible à définir dans notre monde spatio-temporel, bref, c’est un bel exemple de ce que les constructivistes appellent, avec raison, une pensée inassignable ! Un univers sans observateur, ou sans système d’observation, est difficilement concevable, en tout cas bien peu utile à l’humain.

Par ailleurs, comme je l’ai appris tout au long de ma formation, avec le philosophe québécois Yvon Gauthier ou avec le philosophe français Jacques Poulain, un courant de pensée qui voudrait établir une vérité en dehors du dialogue ne sera pas non plus très utile pour l’humain.

Alors, pourquoi tant rechercher une permanence du réel, pourquoi se réclamer, aujourd’hui, d’un nouveau réalisme ? En lisant Maclure jusqu’à la fin, on découvrira que le professeur visait surtout l’éthique politique, un terrain où les vérités semblent moins évidentes que la permanence des montagnes Rocheuses…

Je veux bien admettre que les temps semblent nébuleux pour l’éthique et la politique, mais est-ce une raison pour retourner au réalisme naïf ou tenter de se convaincre qu’il existerait un réel permanent et imperméable, sur lequel l’humain pourrait toujours aller se cogner la tête quand il aurait le sentiment d’avoir perdu le nord ? Ce rappel à se soumettre à l’ordre de la Nature en cas de détresse morale ou politique n’est pourtant pas viable pour l’être humain. Un peu de courage, la philosophie contemporaine nous apprend plutôt que le monde dans lequel nous évoluons est toujours déjà imprégné de nos propres interprétations et des erreurs du passé, ou entaché de notre pauvre et misérable existence.

Comme l’écrivait le philosophe américain Richard Rorty, « truth is not out there ». Plus précisément : la vérité n’est pas à l’extérieur ou à l’intérieur de nous, elle est entre nous.

En ces temps d’éveil politique et de profonde dérision morale, nous n’avons pas besoin d’un réalisme sans visage humain. Il serait plus utile d’apprendre une philosophie qui ne craint ni le formalisme ni l’exercice et le partage du jugement de vérité, ou d’être un peu plus à l’écoute de notre être-au-monde et du devenir humain.

Le déclencheur

« Le réalisme s’oppose aux thèses “constructivistes” selon lesquelles la totalité de notre réalité est “construite socialement”. Nous n’avons aucune bonne raison de douter du fait que les montagnes Rocheuses existeraient même si l’espèce humaine disparaissait de la face de la Terre. Les changements climatiques sont en partie le produit de l’action humaine, mais les processus naturels qui causent le réchauffement de la planète ne sont pas des “jeux de langage”. Pour le contrecarrer, il ne s’agit pas que d’en parler différemment; il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

— Jocelyn Maclure, « Le nouveau réalisme, antidote au cynisme postmoderne », Le Devoir, 8 décembre 2015
26 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 10 décembre 2015 01 h 35

    Il y a la vie et il y a l'esprit

    L'un n'annule pas l'autre, le réalisme n'empêche pas l'éthique, faut il planifier un grand suicide collectif parce que le monde va mal, Hitler aurait dit oui, peut-être faisait-il parti des hommes des cavernes, effectivement c'est une question complexe, parce que les humains ne possedent pas tous les ressources pour en comprendre tous les ramifications, même encore auhjourd'hui que savons-nous de l'origine de l'esprit, n'est ce pas encore une sorte d'énigme, enfin voila mon point de vues, il y a la vie et il y a l'esprit

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 décembre 2015 08 h 34

      «Il y a la vie et il y a l'esprit» Et si les humains ne le comprennent pas bientôt, l'esprit trouvera un autre moyen de prendre vie.

      L'univers fonctionne par étape, Nous sommes l'étape actuelle, mais rien ne prouve que nous le seront toujours. Même que l’histoire de l’univers démontre tout le contraire. Rien ni personne n’est à l’abri du Temps.

      Dans un système qui part du simple vers le complexe, ne croyons pas qu'il ne peut y avoir plus complexe que ce qui existe actuellement, ce serait porter une vision très brève sur le Temps qui poursuit sa démarche irrépressible.

      Croire que l’univers a été créé «pour nous» est regarder par le mauvais bout de la lorgnette. Si nous ne faisons plus «l’affaire», l’esprit trouvera un autre moyen de se rendre compte de son existence et il trouvera un autre support à sa progression. Son allié indéfectible : Le Temps.

      «Le maillon n’est pas la chaine» et «le moyen n’est pas le but».

      Bonne journée.

      PL

    • Cyril Dionne - Abonné 10 décembre 2015 23 h 09

      Bien d’accord avec vous M. Lefebvre, mais j’ai une certaine réticence envers la notion du temps. La ligne du temps ne semble exister que dans le monde temporel tridimensionnel des humains, mais non sur une échelle cosmique multidimensionnelle.

      Dans l’expression de l'auteur : « Un univers sans observateur, ou sans système d’observation, est difficilement concevable, en tout cas bien peu utile à l’humain », on humanise les atomes encore une fois. La plupart des gens expriment une certaine difficulté dans un monde tridimensionnel alors qu’il existe des dimensions à l’infini. Peut-être qu’elles ne sont pas percevables à travers nos cinq sens, mais elles existent bel et bien. Einstein nous proposait un monde à quatre dimensions alors que la théorie des cordes nous en propose onze. La solution de l’équation de Fermat par Andrew Wiles ne peut-être comprise que par un cheminement dans une abstraction la plus totale pour l’esprit humain, la multiplication d’un cube à la dimension «n».

      Et lorsque l’auteur cite des philosophes, ceci ne fera pas progresser la doctrine du constructivisme. Au contraire, ceci ouvre la porte très grande pour le scepticisme puisque celle-ci repose sur des propositions humaines aléatoires et non sur des énoncés qui nous font découvrir le monde sensible de façon impartiale. En physique quantique comme dans la salle de classe, le seul fait d’observer un phénomène en modifie les résultats.

      Les questions qu’on devrait se poser sont celles proposées par plusieurs penseurs : Est-ce que les mathématiques sont une invention du cerveau humain ou bien le langage de l’univers ? Est-ce que notre perception du monde sensible découle de notre biologie ou bien s’agit-il d’un schéma cosmologique qui joue le rôle d’une constante et non d’une variable ? Sommes-nous les créateurs de notre propre réalité ? Le temps et notre perception de celui-ci, est-il intemporel, dimensions obligent ?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 décembre 2015 12 h 19

      La différence entre ce qu'Einstein a découvert et la théorie des cordes est que ce qu'il a dit est «observable» et que la théorie des cordes ne l'est pas et n'est pas prouvée non plus, ce qui laisse beaucoup de place à la spéculation et au rêve éveillé. Tant qu'au Temps, il a commencé au moment où il a eu la place pour s'établir (le Big bang) et n'a eu besoin d'aucun «observateur» pour ce faire.

      Tant qu'aux mathématiques qui peuvent me démontrer la valeur d'un sac de moins cinq pommes... L'univers ne «calcul» pas, il se répand et se diversifie à l'infini. Sa seule limite est «le viable». Ce qui l'est continue et ce qui ne l'est pas disparait. C'est très simple et c'est «prouvé».

      «Les arbres tombent dans la foret même s'il n'y a personne pour les entendre.» Et l'univers s'est développé bien avant qu'il y ait des humains pour l'observer et continuera bien après que nous soyons disparus. De cela, vous pouvez en être certain. L’humain n’est pas le centre d’un univers «sans centre».

      Bonne journée.

      PL

    • Cyril Dionne - Abonné 11 décembre 2015 19 h 25

      M. Lefebvre, je suis d’accord avec vous que la théorie des cordes n’est pas prouvée puisqu’il faudrait un accélérateur de particules élémentaires de la dimension de notre système solaire. Le celui de CERN est beaucoup trop petit. Mais il existe un modèle de mathématique prouvé de la théorie des cordes. Voir le mathématicien Edward Witten et ses travaux sur la supersymétrie et la théorie « M ». En passant, le travail d’Einstein sur l’espace-temps n’était qu’une théorie mathématique avant qu’elle soit prouvée.

      Bien d’accord avec vous cependant que l’univers existe sans l’apport des humains. La race humaine n’est qu’une étincelle dans la nuit des temps qui est apparut de façon fortuite et est le fruit du hasard. Néanmoins, selon les dernières recherches, la ligne du temps ne semble qu’être une illusion. C’est en faisant des mesures précises sur le temps qu’on aboutit toujours à la même réponse; c’est un mouvement répétitif. Le passé, le présent et le futur ne sont que des tranches de l’espace-temps. Tout ce que les humains perçoivent est le présent. Les éléments de l’univers sont réversibles tout comme les équations mathématiques tel que dicté par le phénomène de l’entropie.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 décembre 2015 09 h 18

      «C’est un mouvement répétitif.»
      Et nous voilà rendu à la théorie des «cycles».
      Pas complètement faux. Sauf que ces «cycles» sont sous forme de spirales et non pas de cercles. Ce qui signifie que chaque «cycle» est différent du précédent. L'univers et ce qui le compose ne passe jamais deux fois «à la même place». La flèche du temps ne revient jamais à son point de départ. Il faut «sortir du présent» pour s'en rendre compte.

      Les équations mathématiques ne sont finalement qu’une façon «abrégée» de signifier ce qui existe.
      J'aime mieux écrire tout du long.
      J'ai 26 caractères différents pour m'exprimer : L'alphabet.

      «Le passé, le présent et le futur ne sont que des tranches de l’espace-temps.»
      Et l'espace-temps s'agrandi à chaque instant, il est «actif» et en «mouvement» à un peu moins que 298 000 km·s dans toutes les directions et «sans résistance» sauf en quelques endroits où la direction est renversée vers un centre (les galaxies) qui sont elles-mêmes emportées par le mouvement initial vers «partout».

      Il ne faut jamais mettre de «limite» à ce qui n’en a pas. E=MC2 ne s’applique que là où il y a énergie, masse et distance. Où il manque l’une de ces composantes, elle ne s’applique pas; comme dans l’espace où il n’y a pas de «masse». Les «règlements» ne s’appliquent que là où ils peuvent s’appliquer. Ce qui veut dire que si on peut appliquer un règlement à quelque part, il y a toujours un autre endroit où il n’a pas force de loi. Ça «dépend» tout le temps des circonstances et de l’environnement. Il est toujours néfaste d’introduire des règlements immuables dans un milieu changeant.

      Le jour où les scientifiques cesseront de regarder des «photos» pour établir leurs notions, ils vont se rendre compte que «Ça bouge» et ça bouge «vite», au point de s'accélérer (par l'étirement de la métrique, vu que la vitesse de la lumière est constante).
      Le Temps n'est pas «constant», mais il a une direction : Le Futur.

      Toujours intéressant.

      PL

  • Gaston Bourdages - Abonné 10 décembre 2015 05 h 57

    «La vérité...elle est....

    ...entre nous»
    Très intéresant moi qui, à cette époque où je brassais des millions, où je fréquentais l'église quotidiennement, croyais dur comme....? que je détenais LA vérité. Oui, LA vérité. LA vérité à une hauteur d'égo non qualifié ni quantifié.
    Pour sûr que je détiens une vérité. Elle ne vaut, cette vérité, que pour ce moment même alors que je tape sur un clavier. Dans une minute. eh bien!, je verrai.
    Se peut-il que nous sommes toutes et tous des parcelles, des atômes de vérités qui mises ensemble, au passé et au présent, font que nous approchons d'une plus grande vérité ?
    Vérité et relativité...«Vaste monde» comme le disait Le Père Didace Beauchemin dans la télésérie Radio-Canadaienne, «Le Survenant»
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 décembre 2015 14 h 29

      Pour que «l'expérience de la vie» soit totale, il faut que «tout» soit essayé; le bon comme le mauvais, les réussites comme les échecs, les chemins qui aboutissent et ceux qui s'arrêtent. Et ceci est Universel; cela s'applique donc à tout.

      PL

  • Dominique Boucher - Abonné 10 décembre 2015 08 h 59

    Jusqu'à l'absurde

    Daniel Baril pratique ici un athéisme poussé jusqu'à l'absurde, où l'homme doit tellement être la mesure de toute chose qu'accepter l'existence du réel, c'est encore «trop croire ». Je suis athée, mais pas tant que ça... ;-)

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 10 décembre 2015 11 h 30

      Je soumets que « l'homme est la mesure de toute chose » veut avant tout dire que de toute chose, il n'est jamais rien dit qui n'ait au moins son commencement dans l'homme. Ce n'est pas du tout une revendication relativiste ou athée, mais une simple prudence. La question n'est pas tant de savoir s'il y a bien quelque chose hors de notre pensée que de justifier les titres que les uns auraient plus que d'autres de prétendre atteindre cette existence et surtout de s'en autoriser pour opposer un discours plus vrai aux « idéologies ».

    • Dominique Boucher - Abonné 10 décembre 2015 12 h 04

      @ Maltais Desjardins - Abonné
      D'abord, merci pour votre réponse à mon commentaire.

      « Ce n'est pas du tout une revendication relativiste [...]»

      Quoi? Pas une revendication relativiste? Mais c'est très exactement ça, au contraire (ce qui me surprend de la part de Baril, que j'aime bien, soit dit en passant) : « Comme l’écrivait le philosophe américain Richard Rorty, « truth is not out there ». Plus précisément : la vérité n’est pas à l’extérieur ou à l’intérieur de nous, elle est entre nous. » Voir toute l'œuvre de Rorty...

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Loyola Leroux - Abonné 10 décembre 2015 12 h 33

      Daniel Baril l'anthropoloque critique de la religion est-il la meme personne qu'André Baril, l'auteur de cet article ?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 10 décembre 2015 16 h 28

      Ah! Merci monsieur Leroux, je l'avais malencontreusement confondu avec Daniel Baril, que je n'apprécie pas vraiment, mais j'avais résolu de me résigner à trouver que ce texte était plein de bon sens !

      Monsieur Gélineau, je ne connais pas Rorty. Je supposerai peut-être en le trahissant que pour lui, le vrai n'est pas une propriété du réel mais du discours que nous tenons sur lui. Or le discours se déploie toujours dans un entre-nous où le sens s'échange et acquiert ses titres de crédibilité.

    • Dominique Boucher - Abonné 11 décembre 2015 05 h 31

      @ Loyala Leroux

      Eh, mer... J'avais mal lu... Honte, honte, honte... Ça me surprenait, aussi, une telle position de la part de Daniel Baril... Encore une fois : honte, à moi... ;-)

  • Jean Duchesneau - Abonné 10 décembre 2015 09 h 16

    Monde physique et métaphysique?

    "La vérité est...." C'est ce que martelle Krisnamurti à propos des constructions mentales que s'échavaudent les humains à travers leurs cultures et leurs religions! Nietche de son côté propose que toutes les idéologies "nient" la réalité et asservissent l'homme. La véritable libération se fait dans la prise de conscience du "Tout" en constante mutation suivant les lois universelles d'entropie et d'entalpie qui à mon avis s'appliquent autant dans les sciences physiques que dans les sciences humaines.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 10 décembre 2015 09 h 49

    Du plus simple vers le plus en plus complexe...

    Pour Theilhard de Chardin, le monde part d' Alpha pour se diriger vers Oméga, du simple vers le complexe et vers le plus en plus complexe...Cette complexité ressemble à un mouvement universel qui rajoute sans cesse un plus à ce qui est, aidé par un temps qui s'accélère au rythme d'un Univers en expansion accéléré...Chose sûre ce mouvement de création continue est irréversible...Tout comme dans chacune de nos vies personnelles il n'y a pas de retour en arrière...Le temps fuit constamment vers l'avant, vers la nouveauté à faire, vers l'être à perfectionner, à parfaire...Tout se passe comme si le Créateur, l'Esprit divin s'était mis lui-même en évolution dans sa création...Dieu est parfait certes, sinon il n'est pas Dieu...Mais rien ne l'empêche de vouloir être plus-que-parfait et d'entraîner toute sa création avec lui dans un mouvement accéléré à grande échelle de perfectionnement de sa propre nature...Si l'on conçoit, comme les grands mystiques semblent l'affirmer, que Dieu est Amour, alors toute la création ne serait qu'une vaste aventure amoureuse d'un Esprit Divin en quête de Plus-Être...En ce sens, le Big Bang, pour moi, n'a pas donné lieu à une explosion, mais à une éclosion, celle de la fleur de l'Amour, soit la Vie...En ce sens il faut voir la singularité initiale identifiée par les scientifiques comme une graine divine...Pourquoi ? Parce que dans la nature, tout ce qui vit commence par être une graine...Or, d'où vient la graine divine qui a donné naissance à l'Univers et à la Vie ? De l'Amour divin tout simplement...Dieu est Trinitaire en son Amour, selon le Père Stan Rougier: Dieu le Père est Amant, Dieu le Fils est l'Aimé et le Saint-Esprit est l'Amour...Un seul Dieu en trois personnes, car si Dieu est Amour il ne peut être une seule personne...TROIS font UN...En réalité Trois est nécessaire pour que l'amour puisse exister...Cet Amour divin est la force créatrice, celle qui organise la matérialité pour faire apparaitre la vie et la faire évoluer...

    • Pierre R. Gascon - Abonné 10 décembre 2015 11 h 07

      Je me permets d'ajouter ceci: le monde est en progression par étapes. Nous naissons dans un Univers en cours de création.

      Depuis 1965, la forme d'athéisme revendiquée par Démocrite est difficile à soutenir, parce que nous savons dès lors, que notre Univers n'est pas éternel, et que les atomes ne sont pas éternels, eux non plus.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 décembre 2015 16 h 34

      J'espère que votre vision des choses vous apporte tout le réconfort que vous désirez.

      Bonne journée.

      PL