Lettres: Le piège de la surconsommation

La lettre de Daphné Beaudoin Pilon, publiée dans Le Devoir du 26 janvier, mérite une mention d'honneur. Il arrive trop peu souvent qu'une adolescente ose afficher ses idées dans un «journal de vieux». Il arrive encore moins souvent qu'elle le fasse avec une lucidité qui transcende ses 17 ans.

Vous mettez le doigt sur le bobo, chère Daphné. Le modèle économique dans lequel nous sommes embrigadés dès notre plus jeune âge nous mène directement à notre perte. Il est basé sur des prémisses de croissance et de surconsommation à l'infini alors que les ressources de la planète sont limitées. Je ne suis ni communiste, ni autre «iste» du genre, mais il faut trouver une solution de rechange au capitalisme sauvage et au prétendu néolibéralisme.

Dans la soixantaine, je fais partie de la première génération où un nombre croissant d'individus croient que ce qui s'en vient sera pire que ce qu'ils ont vécu. Devant l'épuisement des ressources, le dérèglement du climat et le rétrécissement des valeurs humaines, je me compte chanceux d'avoir à quitter bientôt cette vallée de larmes.

Heureusement, il y a des «lucides» comme vous pour me donner un peu d'espoir en l'humanité.