Un espoir d’unité

Les démocrates ont officialisé cette semaine la candidature de Joe Biden et de sa colistière, Kamala Harris, pour l’élection présidentielle de novembre. La convention du parti a parfois pris les allures d’une longue infopub en raison du recours à des messages préenregistrés des têtes d’affiche de la formation. L’exercice n’en demeure pas moins utile, car il a permis de camper l’enjeu du prochain scrutin. Oui, la démocratie est en jeu.

S’il y a un fil conducteur à la convention démocrate, c’est bien l’espoir que les États-Unis retrouvent leur élan à l’échelle nationale et internationale en mettant à contribution les citoyens de toutes origines, dans le respect de leur droit à l’égalité et à la dignité. Il y a quelque chose de rafraîchissant dans le discours des candidats : ils refusent que leur pays soit résumé à la somme de ses divisions.

Le tandem Biden-Harris est porteur d’un projet politique rassembleur, contrairement au président sortant. Donald Trump n’a pas su s’élever à la hauteur de la fonction, car il en est incapable, comme l’a déclaré l’ex-président Barack Obama. Ses intérêts personnels et ceux de son entourage, de même que son insatiable ego, passent avant tout. Avant même les institutions démocratiques et les citoyens qu’il est censé protéger.

  

En parallèle à la convention démocrate, le Comité du Sénat sur le renseignement a publié un rapport accablant sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016. Le comité bipartisan va encore plus loin que le procureur spécial Robert Mueller. La Russie a réussi son plan de sabotage de l’élection de 2016 grâce à l’immoralité du président Trump et de ses hommes de main. La campagne de Trump a maintenu des liens étroits avec des représentants du gouvernement de Vladimir Poutine, résolu à faire élire un bouffon grotesque à la Maison-Blanche.

Donald Trump a toujours minimisé les liens de son entourage avec les Russes, déplorant à maintes reprises une « chasse aux sorcières » choquante. En réalité, les responsables de la campagne de Trump ont accepté l’offre d’entraide d’une puissance étrangère. Ils ont envoyé des données sensibles sur le pointage électoral aux Russes, en secret. Ils ont coordonné la diffusion des informations embarrassantes sur le schisme dans le camp démocrate entre la candidate Hillary Clinton et son rival déçu Bernie Sanders, informations obtenues illégalement par des agents russes à la suite du piratage des serveurs du Parti démocrate. Le comité à majorité républicaine confirme enfin que Trump s’est parjuré dans une déclaration au procureur Mueller, en affirmant à tort qu’il n’avait pas parlé du coulage des documents de la campagne démocrate avec son conseiller, Roger Stone. L’affaire ressemble à de la collusion, conclut la minorité démocrate. La majorité républicaine réfute cette allégation, en soulignant qu’il n’y avait pas d’entente tacite entre les responsables russes et ceux de la campagne de Trump. C’est une ligne de défense bien mince.

Les services de renseignement américains ont par ailleurs lancé des avertissements sur les velléités de la Russie de s’ingérer à nouveau dans le scrutin de 2020. Trump crache sur Twitter le venin de la désinformation russe au sujet de Joe Biden sans le moindre remords de conscience. Il est devenu le porte-parole servile de la propagande russe, déplore Mark Warner, le plus influent sénateur démocrate membre du Comité sur le renseignement.

Toutes ces révélations troublantes sont passées comme une étoile au firmament dans les actualités. La « fatigue » à l’égard des frasques de Trump et la crise sanitaire qui a emporté plus de 173 000 citoyens américains y sont sûrement pour quelque chose. L’accumulation des dérives éthiques de Trump érode la capacité d’indignation collective, sur un fond de polarisation et de division de la société.

Les lignes de démarcation entre les partisans démocrates et républicains sont plus figées que jamais. La majorité des électeurs ont fait leur choix entre Trump et Biden, les indécis diminuent comme peau de chagrin (entre 12 et 16 % de l’électorat, selon les sondages) et une poignée d’États clés pourraient faire pencher la balance encore cette année.

Tout au long de la convention démocrate, les ténors passés et actuels du parti ont insisté sur l’importance de voter et d’encourager la participation citoyenne pour sauver la démocratie américaine. On peut imaginer leur inquiétude devant le risque de délitement du vote noir et latino par un excès de cynisme et de lassitude, des sentiments qui révèlent une perte de confiance dans la démocratie profitable à Donald Trump.

Joe Biden aura besoin de tous les votes. Il affronte non seulement un adversaire tordu, menteur compulsif et démagogue, mais une puissance étrangère effrontée qui s’active pour la réélection de Trump, le tout dans le cadre d’un système électoral vicié par les tactiques de suppression du vote et les iniquités générées par l’élection archaïque d’un collège électoral.

L’espoir d’unité suscité par la candidature de Joe Biden est précieux, mais si fragile devant l’œuvre de démolition des institutions démocratiques du président Trump.

24 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 21 août 2020 03 h 17

    Votre pénultième laisse pantois (encore que)...

    Sérieux?! !? «[...] les iniquités générées par l’élection archaïque d’un collège électoral.» La «Constitution» du Canada n'est-elle pas, elle aussi, «archaïque»? Misère! On s'en tamponne. Grosse fatigue.

    JHS Baril

    • Gilles Théberge - Abonné 21 août 2020 17 h 20

      De toutes façons c'est Coluche qui disait « si voter ça chageait la vie, ce serait interdit » Sûrement qu'il avait raison, même si ça changeait quelque chose.

      Et j'appuie, l'assertion à l'effet que la constitution du Canada, à laquelle personne n'a jamais participé est parfaitement archaïque... Nous sommes dirigés par des oligarques. Dans la démocratie véritable, c'est le peuple qui est souverain, pas une reine ou un roi.

      Gosse fatigue vous dites ? Et comment !

  • Pierre Desautels - Abonné 21 août 2020 07 h 14

    Ce n'est pas gagné.


    Les États-Unis sont un pays plus progressiste que l'on pense, malgré la division engendrée pas le néo-facisme de Trump. Lors des trois dernières élections, le parti démocrate a remporté le vote populaire. Le système archaïque du collège électoral a permis à Trump d'être au pouvoir en 2016, mais ce ne sera pas suffisant cette fois-çi. Malgré tout, s'il perd, il tentera par toutes sortes de manoeuvres frauduleuses de s'accrocher au pouvoir.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 21 août 2020 15 h 19

      "Les États-Unis sont un pays plus progressiste que l'on pense... Le système archaïque du collège électoral a permis à Trump d'être au pouvoir en 2016, mais ce ne sera pas suffisant cette fois-ci. Malgré tout, s'il perd, il tentera par toutes sortes de manoeuvres frauduleuses de s'accrocher au pouvoir." - Pierre Desautels

      Je suis loin de partager la vision idéalisée du futur de monsieur Desautels. Tous les Américains sans exception sont progressistes, toutefois chacun d'entre eux est amené à voir le progrès à sa façon et les divergences dans la manière de le considérer risquent fort de désenchanter n'importe quel visionnaire manichéiste de l'ultra-gauche.

      Pour le reste, nous sommes à une époque où trop de gens s'amusent à jouer au prophète. La réalité risque d'être toute autre que celle qu'ils prédisent car ceux qui ont des réserves envers Donald Trump ne partagent pas nécessairement les vues insipides de Joe Bidon et l'hypocrisie de son parti. Quand en fin de ligne on doit se résigner à choisir entre les deux candidats proposés par le système, le résultat final pourra en surprendre plus d'un. Attendons le soir des élections pour voir, ce sera plus sûr.

    • Pierre Desautels - Abonné 21 août 2020 17 h 27


      @Jean-Charles Morin

      "Tous les Américains sans exception sont progressistes"

      Oh boy, je veux bien croire que le cannabis est maintenant légal, mais, quand même...

    • Jean-Charles Morin - Abonné 21 août 2020 19 h 59

      @Pierre Desautels

      Tous les Américains sont progressistes, Monsieur Desautels, cannabis ou pas.

      Qu'est-ce qu'un progressiste? C'est quelqu'un qui n'est pas satisfait de l'état du monde actuel et qui, par conséquent, aimerait le changer et parfois s'y emploie. Toutefois touss ne s'entendent pas sur la façon de le changer et surtout, dans quel sens le changer. Personne ne voit le progrès de la même manière et c'est là que le bât blesse.

      En fait toute l'humanité est progressiste et c'est ce qui agace l'ultra-gauche, qui tente depuis toujours de confisquer cette notion et de la monopoliser au profit de sa langue de bois pour qu'elle en arrive à désigner uniquement ceux qui sont fondamentalement d'accord avec la vision étroite du monde qu'elle colporte. De sa part, cela constitue un détournement de sens qui doit être vigoureusement dénoncé.

      Du temps de l'Union soviétique et de l'ultra-gauche au pouvoir, ceux qui avaient l'audace de décrocher de l'idéologie imposée par le régime étaient déclarés fous et internés de force. On peut constater maintenant à lire vos propos que les Solidaires, n'ayant pas encore le pouvoir d'enfermer leurs opposants à l'asile, doivent se contenter de faire croire que ceux qui ne partagent pas leurs vues sont sûrement des drogués. Triste époque.

    • Pierre Desautels - Abonné 22 août 2020 06 h 10

      @Jean-Charles Morin

      Nous n'avons pas la même définition d'un progressiste. Vous croyez que Donald Trump est progressiste, alors qu'il prône des valeurs d'il y a cinquante ans? Et que ses positions racistes sont un gage d'un avenir meilleur pour ce pays? Vous ramenez tout à l'ultra-gauche, alors que nous constatons que l'élection se joue au centre, comme l'a démontré le vote majoritaire en faveur des démocrates au cours des trois dernières élections. Pour vous, tout ce qui n'est pas à droite est dans l'ultra-gauche. Pas fort.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 22 août 2020 11 h 21

      @Pierre Desautels

      "Nous n'avons pas la même définition d'un progressiste. Vous croyez que Donald Trump est progressiste, alors qu'il prône des valeurs d'il y a cinquante ans?... Vous ramenez tout à l'ultra-gauche, alors que nous constatons que l'élection se joue au centre... Pour vous, tout ce qui n'est pas à droite est dans l'ultra-gauche. Pas fort." - Pierre Desautels

      Monsieur Desautels, je vous donne ici raison: votre lexique "progressiste" ne correspond en rien aux définitions qu'on trouve d'ordinaire dans les dictionnaires qui se respectent

      S'il fallait exclure du groupe de ceux que vous appelez "progressistes" tous ceux qui prônent des valeurs vues comme étant celles d'une autre époque, que dire des ultra-gauchistes dont la grille d'analyse marxiste date du 19e siècle!!!

      Pour le reste, vous vous plaisez à renverser les rôles. En réalité, ce sont les gens de l'ultra-gauche pour qui tout ce qui ne souscrit pas à leur mantra est forcément de droite et réactionnaire. Cela fait beaucoup de monde casé à droite. Quelque chose comme une majorité, vous ne trouvez pas?

      Si les élections se jouent au centre, aux États-Unis comme ailleurs, alors pourquoi perdre son temps à militer dans l'ultra-gauche? On est hors-jeu à tout coup. Et si d'aventure vous croyez que, comme membre de QS, vous campez au centre, c'est à mon tour de vous dire que vous en fumez du bon...

    • Pierre Desautels - Abonné 22 août 2020 19 h 19


      @Jean-Charles Morin

      Je ne suis membre d'aucun parti. Membre-fondateur du PQ, je suis un orphelin politique. Merci.

  • Cyril Dionne - Abonné 21 août 2020 07 h 55

    Le déjà-vu de 2016

    C’est très facile avec une lorgnette de faire des prédictions pour un pays que la plupart des commentateurs d’opinion n’y ont jamais mis les pieds et encore moins, vécu. Le tandem Biden-Harris représente le passé, l’establishment conservateur du parti démocrate et Wall Street pour ces deux politiciens professionnels. Cela fait plus de 47 ans que Joe Biden est en politique. Pour Kamala Harris, doit-on rappeler que les procureurs doivent être élus aux États-Unis? En fait, c’est depuis 2003 qu’elle fait de la politique active et encore plus puisqu’elle a commencé sa carrière au bureau du procureur du comté d'Alameda, une instance hautement politisée. Donc, deux politiciens professionnels.

    Oui, cette convention n’était qu’une « infopub » cherchant à crédibiliser Joe Biden, lui qui a passé la majeure partie de sa vie à essayer de devenir président. Doit-on rappeler encore que le parti démocrate est scindé en trois parties, la gauche vengeresse d’Alexandria Ocasio-Cortez aux accents de la culture du bannissement, les supporteurs de Bernie Sanders et d’Elizabeth Warren qui n’ont rien à cirer de l’establishment démocrate et enfin, le groupe Biden-Harris sortit tout droit de l’apparatchik de l’establishment démocrate. Pensez-vous pour une seconde que les partisans de Bernie ou bien d’Ocasio-Cortez seront d’humeur à voter pour la même chose démocrate encore une fois? Personne n’avait appris leur leçon avec Hillary Clinton?

    Bon, en ce qui a trait à l’ingérence russe dans l’élection américaine, tout cela est ridicule. On devrait plutôt s’alarmer de celle de la Chine qui est omniprésente. De toute façon, tous les pays espionnent sur les autres et essaient d’influencer le verdict démocratique. Tous les pays, même le Canada vertueux. Rien de nouveau sous le soleil.

    Enfin, on devrait se garder une petite gêne en ce qui a rapport à la crise sanitaire. Si le Québec avait la population des États-Unis, on parlerait de 225 000 décès à l’heure de ce commentaire.

    • Christian Roy - Abonné 21 août 2020 15 h 53

      Biden navigue au centre.

      Trumpy navigue au QAnon et à la menace que le pipigate soit divulgué document vidéo à l'appui (d'où la filière russe).

      La réponse de Trumpy à la Covid: il cible un minimum de 225 000 décès d'ici novembre. Ne désespérez pas M. Dionne. Trumpy est Number One pas rien qu'à peut près !

      J'ai bien hâte de voir l'infopub du GOP qui aura lieu la semaine prochaine: elle sera PERFECT ! PERFECT ! PERFECT ! PERFECT ! PERFECT ! Je m'appliquerai personnellement à compter le nombre de superlatifs qui seront utilisés pour décrire à la fois les réalisations de cette administration de misère et les perspectives probablement "Out Of This World" de l'économie américaine avec l'Empereur nu aux commandes.

      Trumpy a déclaré durant la campagne de 2016 que les USA faisaient rire d'eux de par le monde. On ne croyait pas qu'il puisse tenir autant à ce que ça s'amplifie à l'extrême. Cet homme est fondamentalement un Stand Up Comic international. Une attend pas l'autre.

      En passant, je souhaite bonne chance aux Californiens qui n'ont pas suivi les consignes de leur Empereur concernant le fait qu'il faut râcler le sol de leurs régions boisées pour éviter les feux dévastateurs. Ces Califormiens me semblent bien téméraires de ne pas tenir compte des remarques de leur Stable Genious. Voyez les dégâts...

      Et dire que les grosses "Pharma" ont peur de Trumpy... une pognée dans le dos avec ça ?

      Et au sujet de la Chine, M. Dionne, pas mal sûr qu'une phrase comme " I Want You to do Us A Favor..." n'ait pas été pronocé à un moment ou un autre parmis les échanges entre "Grands" Mais ça, c'est une autre histoire.

      Aux Américains de faire le choix de continuer à faire rire d'eux-mêmes... ou pas !

    • Jean-Charles Morin - Abonné 21 août 2020 17 h 26

      "(Donald Trump) est fondamentalement un Stand Up Comic international. Une attend pas l'autre." - Christian Roy

      Bien d'accord avec vous sur ce point. Le problème est que, face à lui, l'insipide et ennuyant "Sleepy Joe" ne fait pas le poids. Les Américains préfèrent un politicien qui a le sens du spectacle et qui sait être drôle, que ce "talent" soit involontaire ou non. On l'a bien vu dans le passé avec Reagan, Bush Junior, Obama et maintenant Trump. Désolé, mais Joe Bidon n'est pas de calibre pour jouer dans cette ligue.

    • Christian Roy - Abonné 21 août 2020 19 h 58

      M. Morin,
      Pas sûr qu'avec près de 200 000 morts au compteur et le fait que Trumpy s'en félicite presque grâce à son "impeccable" et clairvoyante gestion de la crise sanitaire, pas sûr donc, que les Américains aient encore le goût de rire très longtemps...

      Un type comme Biden pourra faire oeuvre de président (et non d'empereur) de transition. Les Américains pourront se remettre du passage du Tweeter hyperactif qui mène le pays comme s'il s'agissait d'un casino. Et dans son cas, la Maison perdait toujours ! Ceci explique cela.

      Après l'effervescence, un séjour à la bibliothèque, s'avèrera plus que bénéfique.

      Il est bon que Biden ne soit pas flamboyant. Il pourra s'entourer de gens compétents pour aborder les grands - et réels - défis auxquels les USA font face. Ça prendra ce qu'il y a de meilleur comme équipe; le meilleur du génie et du coeur américains...

  • Françoise Labelle - Abonnée 21 août 2020 07 h 59

    L'instinct de la division et de la manipulation, un instinct de mort

    «Le tandem Biden-Harris est porteur d’un projet politique rassembleur, contrairement au président sortant.»

    Trump n'avait pas prévu que Biden choisisse Harris qui l'avait critiqué sévèrement. Reagan avait choisi un organisateur démocrate efficace pour sa campagne. Ce comportement échappe complètement à Trump.

    Mary Trump rapporte que Donald est allé au cinéma alors son frère aîné Freddy décédait. Pour elle, il n'empêchera pas votre mort s'il peut en profiter. Trump a su exploiter la division des USA remontant aux années 80, fédérant les bigots religieux, les boogaloos en mal de violence et les riches conservateurs profiteurs.

    Si on lit les ouvrages sur la sociopathie, comme «Snakes in Suits: Quand les psychopathes vont au travail», «Without conscience» de R.Hare ou «Confession d'une sociopathe: dans la tête d'une manipulatrice» de M.E. Thomas, on reconnaît tout de suite le comportement du sociopathe qui ne s'encombre pas de morale et considère l’empathie comme une faiblesse. Un gage de succès. Hare souligne que le sociopathe, recherché par certaines firmes utilisant l'échelle de psychopathie de Hare, finit par mettre en danger l’organisation par son comportement.
    L'empathie est un embarras? Et pourtant «tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.»

    • Christian Roy - Abonné 21 août 2020 16 h 01

      Comme à votre habitude, Mme Labelle: un excellent commentaire.

  • Yves Corbeil - Inscrit 21 août 2020 08 h 18

    Une chronique d'espoir

    Où le nom de Trump y est mentionné quinze fois ça doit être ça l'espoir que tout va rentrer dans l'ordre sur la planète après cette élection. Le vrai «business as usual» américain va reprendre ou il avait laissé sous Barack et il ne restera plus qu'à désinfecter la blanche maison pour que les visites guidés reprennent dans les studios de Washington.