Déboulonner Trump

Toute révolution déboulonne ses tyrans. Et c’est ainsi que le meurtre de George Floyd, mort asphyxié sous le genou du policier blanc Derek Chauvin, le 25 mai dernier à Minneapolis, a déclenché à travers le pays un soulèvement iconoclaste contre les représentations d’un passé racial et esclavagiste. D’un passé qui résonne encore. Sans toujours faire dans la nuance, tant s’en faut, étant donné que le déboulonnage est par essence un geste de pure révolte. C’en est assez, crient les déboulonneurs, de tous ces outrageants monuments érigés à la gloire de racistes patentés ! Il n’y a guère de colère plus légitime.

Cet iconoclasme a certainement le mérite de mettre en exergue le lourd paradoxe de la nation américaine. Celui d’un pays qui, fondé en 1776 sur un idéal de liberté et d’égalité inspiré des Lumières, se bâtissait déjà depuis le début du XVIIe siècle sur la prédation colonialiste, l’esclavage noir et le massacre des peuples autochtones, au Nord comme au Sud. Un pays de libertés blanches, donc, sur fond de racisme parfaitement intégré. Ces statues qui tombent de leur socle — ou que les autorités acceptent finalement de retirer — se trouvent à sortir de l’ombre et du silence de grands pans de l’Histoire.

L’affaire n’est pas terminée. On évalue à 1500 les lieux de mémoire consacrés aux seuls Confédérés. Un récent sondage indiquait qu’une proportion inédite d’électeurs américains (52 %) était d’accord pour qu’on les fasse disparaître.

Déboulonner, oui, mais encore ? Le meurtre de M. Floyd a provoqué, dans la conscience collective, un électrochoc comme les États-Unis n’en avaient pas connu depuis le mouvement afro-américain des droits civiques des années 1960. Pour qu’il y ait progrès social durable, des réformes systémiques sont essentielles, et la réflexion doit se développer dans tous les coins et recoins, y compris dans la représentation de la mémoire collective dans l’espace public et urbain. L’Histoire est une affaire trop compliquée pour que le déboulonnage puisse seul la démêler.

Beaucoup d’ouvrages sont si racialement chargés qu’ils ne méritent pas autre chose que d’être démis de leur visibilité. Dans le « Deep South », un grand nombre de héros confédérés et esclavagistes de la guerre de Sécession (1861-1865) font toujours l’objet d’une glorification ostentatoire. Comme le général Lee, figure emblématique du Sud victimaire et de sa mythologie de la « Cause perdue ». Sa statue équestre trône toujours aussi impunément dans un parc de Charlottesville, en Virginie.

Au Nord, une autre statue équestre, celle du président Theodore Roosevelt (en poste de 1901 à 1909), installée devant le Musée américain d’histoire naturelle à New York, constituait aussi un outrage. Le fier président sur son cheval est accompagné de chaque côté d’un Noir et d’un Amérindien allant à pied, dans une représentation d’une Amérique dégoulinante de suprémacisme blanc. Il a finalement été décidé, début juin, de retirer la statue qui devrait faire l’objet, comme il se doit, d’un encadrement muséal avec ample contextualisation historique, puisque l’homme qui fut aussi, à sa manière, un conservationniste, ne peut pas pour autant être réduit à des réflexes racistes qui étaient au diapason de l’époque. L’affaire a fait grand débat. Il n’en est pas moins parlant que cette démarche n’ait pas été entreprise plus tôt.

Comme doit faire débat le fait que des monuments de Ulysses Grant, de George Washington et de Thomas Jefferson ont également été renversés ou vandalisés au cours des dernières semaines. Le premier a été commandant en chef des troupes nordistes pendant la guerre de Sécession, les deux autres sont des pères de la République américaine. Mais ils ont en même temps eu des esclaves, en fidèles produits de leur époque et de leur pays paradoxal.

Expliquer. Mettre en contexte. Ne pas s’en tenir à un jugement rétrospectif fondé sur nos seules convictions actuelles. Soit. Le défi est de rendre à la mémoire collective sa part d’ombre. De réduire le décalage entre la réalité historique et ce dont la société américaine choisit de se souvenir. Aux fins de cette mission, il serait utile que l’histoire soit enseignée à l’école de façon autrement plus complète.

Le plus tragique, c’est que cette conscience et cette connaissance mettent tant de temps à se développer. L’esclavage n’a pas pris fin en 1865, il s’est transformé. Un trop grand nombre de Blancs préfèrent encore rester aveugles au racisme qui opère toujours en éducation, dans l’accès à l’emploi et à la propriété. À aller se faire voir le 4 juillet au mont Rushmore, en pays sioux usurpé, à se porter à la défense de la « mémoire nationale » confédérée, à traiter les manifestants de « fascistes d’extrême gauche », Donald Trump incarne ce que les États-Unis doivent cesser d’être. Ils ne s’en porteront que mieux s’il est déboulonné en novembre.

20 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 13 juillet 2020 05 h 36

    Il faut espérer!

    Je crois que Trump est en train de se déboulonner lui-même. Les Américains semblent finalement se réveiller. Attendons en novembre pour voir ce déboulonnage complet! Mais ne crions pas victoire trop vite!

    M.L.

    • Yves Mercure - Inscrit 13 juillet 2020 08 h 00

      Racisme instrumental : seule une infime minorité croit encore aux thèses raciales; déjà au moment de la guerre civile, la question économique représentait l'essentiel pour le Sud et un sacré bon motif pour le Nord qui, en besoin de main d'œuvre, avait tout intérêt à changer la donne. Le problème reste universel : la planète semble avoir perdu le sens du mot "suffisamment" et les Étasuniens ne font que porter l'emblème devant les autres en déifiant le fric. Ailleurs dans le journal, la chronique livresque montre jusqu'où va la cupidité et ses racines ancestrales. L'Union ploutocratique étasunienne se reposa sur l'humanisme pour intensifier sa poussée vers l'ouest par le casernement des premières nations, faute de n'avoir pu compléter l'éradication. La suit passe par l'habitude de traficoter avec le gangstérisme et se poursuit encore avec l'esprit revanchard face à Cuba, coupable depuis 60 ans d'avoir spolier la clique de Lansky avec une dictature, parfois malheureuse, qui su malgré tout assainir un des plus pauvre pays de la planète, survivant d'une guerre formelle ou mafieuse face à la plus grande puissance de l'histoire.
      Alors, espérons oui, mais avec un peu de réalisme.

    • Cyril Dionne - Abonné 13 juillet 2020 11 h 15

      Vous ne devriez pas crier victoire trop vite M. Lebel puisque votre « Donald » vous reviendra pour un autre quatre ans ce novembre 2020. Il fait face à Joe Biden. Oui, à Joe Biden, un personnage avec les même caractéristiques intellectuelles que Justin Trudeau sans le look ou la santé évidemment. Ils le tiennent cachés présentement afin qu’il ne dise rien de stupide comme il en a l’habitude et pour le protéger contre le coronavirus à cause de sa santé très fragile.

      Ceci dit, moi ce qui me fait sourire, c’est toujours ces gens qui déchirent leur chemise alors qu’ils ne sont mêmes pas des citoyens américains et ne peuvent influencer aucunement ce qui se passe là-bas. Lorsque j’étais à San Diego, les seules nouvelles du Canada qu’on pouvait lire dans les journaux, et elles étaient très rares, c’était pour tout simplement se moquer de nos « Canadians ». Enfin, la plupart ne savaient où était située la province de l’Ontario. Ils pensaient toujours que je faisais allusion à la ville nommée « Ontario » en Californie lorsque je leur parlais de l’endroit où j’étais originaire. Tout cela pour dire que pour seulement la Californie, c’est 40 millions de population et un PIB supérieur à l’ensemble du Canada.

    • Nadia Alexan - Abonnée 13 juillet 2020 16 h 57

      À monsieur Cyril Dionne: La grandeur d'un pays ne dépend pas seulement sur son PIB supérieur, ou sur sa vigueur économique, mais sur la façon dont les citoyens les plus vulnérables de la société sont traités.
      Trump est une insulte à toutes sociétés civilisées. Il n'a pas été seulement un désastre pour son pays, mais il a contribué à l'échec de toutes tentatives d'apporter un soulagement minimal à la communauté internationale.
      Les États-Unis se retrouvent au 19e rang du classement du Rapport mondial de l'ONU sur le bonheur. Le rapport classe 156 pays selon le niveau de bonheur perçu par leurs citoyens. Il s’appuie sur des facteurs incluant l’économie, l’espérance de vie, le filet social et la liberté de faire ses propres choix. Les pays scandinaves, notamment la Finlande, sont toujours au sommet et le Canada a glissé au 9e place de l'indice du bonheur.

    • Françoise Labelle - Abonnée 13 juillet 2020 17 h 33

      Possible, M.Dionne,
      les républicains savaient qui était Trump, pas seulement un poffin mais un parrain sociopathe qui fait quand même bien leur affaire.
      Toute la question est là: vont-ils se tenir le nez en votant pour la bête puante ou vont-ils juger que la puanteur a bien suffi?

      Les républicains réussiront-ils à éliminer les électeurs démocrates en exigeant un permis de conduire que les moins fortunés n'ont pas ou en les faisant attendre des heures à des postes de scrutin insuffisants comme en Géorgie?
      Je n'en sais rien. Un commentateur a mangé son chapeau après l'élection de Trump.

    • Christian Roy - Abonné 13 juillet 2020 22 h 57

      Moi, être Américain, je voterais pour Trumpy à trois conditions: 1. Qu'il démasque ses rapports d'impôts 2. Qu'il fasse de Roger Le Pingouin Stone son colistier. 3. Qu'il promette que Sean Hannity sera porte-parole officiel de la Maison blanche.

      Pour ce qui est des impôts... paraît qu'il n'en paie pas et j'aimerais faire de même.

      Pour ce qui est de Roger Le Pingouin Stone, ça nous changerait de l'insipide VP actuel et dont j'ai oublié le nom.

      Pour ce qui est de Sean Hannity, ça prend un gars qui s'exprime mieux que le président (pas trop difficile) et qui est intègre (ouais ouais !)

      Si Trumpy a encore "4 More Years"... il aura besoin de renfort pour que son bilan de mandat soit aussi pire que le premier.

      Quel divertissement tout de même !

    • Cyril Dionne - Abonné 14 juillet 2020 00 h 47

      Bien, c'est justement cela M. Roy, vous n'êtes pas un Américain comme pour toutes les âmes sensibles de la gauche présentes dans ce forum.

  • Jean Thibaudeau - Abonné 13 juillet 2020 06 h 36

    Avant de crier au lynchage...

    Il y a beaucoup de critiques qui s'expriment face à ce #moiaussi 2.0. On évoque la sacro-sainte présomption d'innocence et on rabroue le jugement populaire.

    N'empêche qu'il faut bien constater que, même dans le milieu branché de la musique, tant populaire que classique, la mentalité machiste se porte toujours fort bien. Ce qui est en train de changer, c'est que les dénoncés n'osent même plus se réfugier dans la quasi immunité assurée depuis toujours par le système judiciaire (comme le tentent encore les Rozon, Salvail et probablement Boisclair) et passent vite au confessionnal. Par prise de conscience ou par stratégie de "damage control"? On espère que ça ne soit pas exclusivement par la dernière.

    Difficile de ne pas faire un certain rapprochement avec ce que tous constatent aux États-Unis dans un autre domaine fort d'actualité. L'esclavage y a été officiellement aboli en 1865 et la ségrégation dans les années 1960, mais les mentalités ont si peu changé à l'intérieur de très larges couches de la population!

    Au Québec, société qui se targue (avec raison) d'être l'une des plus évoluées en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, il faut constater que cette èvolution se traduit bien davantage dans des lois et des règles officielles que dans une adhésion réelle de beaucoup d'hommes, et que ça paraît encore davantage chez ceux qui accèdent à un certain niveau de pouvoir (y compris celui que procure le succès populaire).

    Se désolent surtout de l'effet soi-disant toxique produit par les #moiaussi :
    * ceux et celles qui le prennent mal qu'on écorche leurs vedettes préférées;
    * ceux qui n'ont pas la conscience tranquille et qui redoutent d'être les prochains à passer au tordeur;
    * le milieu judiciaire, qui se désole de la perte de confiance en lui de beaucoup de personnes (surtout parmi les victimes), mais dont la rigidité l'empêche d'admettre qu'il n'a que lui-même à en blâmer.

    • Clermont Domingue - Abonné 13 juillet 2020 10 h 57

      Écoute ton corps. Comment te sens-tu? Vivre longtemps permet de voir si la société avance vraiment.

      Dans le Québec des années 40, on atteignait l'âge de raison à 7 ans. À cet âge, l'éducation de l'église, de l'école et de la famille vous apprenait à mettre vos émotions sous le contrôle de la raison. La société avait des codes dictés par l'Église et vous deviez les suivre. Sinon, il fallait passer au confessionnal ou risquer d'aller en enfer. Aujourd'hui, j'observe que les émotions l'emportent sur la raison. Chacun a son code moral. le pécheur ne se confesse plus, c'est la victime qui passe au confessionnal des réseaux sociaux.On s'est senti mal dans telle ou telle situation, alors, on accuse.

      On accuse des gérants d'artistes d'avoir utilisé de leur pouvoir dans des affaires de sexe. On accuse de vieux religieux d'avoir abusé des enfants cinguante ans après les faits. On invite les membres des premières nations à demander réparation. Cerise sur le gâteau, on efface les traces du passé en déboulonnant statues et monuments. Je vois dans ces débordements d'émotions, l'avênement des masses populaires et ça me fait penser aux arènes de Rome.

      Je souhaite le retour à plus de réflexion, de raison. Le "pater familias" ne doit pas faire la loi et la foule non plus. La loi de la populace peut conduire à la massue.

    • François Côté - Inscrit 13 juillet 2020 11 h 29

      A mon avis, l'histoire enseigne que les Sudistes ne se sont pas séparés pour des raisons économiques. En examinant toutes les ordonnances de sécession des États confédérés d'Amérique, sauf la Louisiane qui n'en parle pas dans sa propre ordonnance du 26 janvier 1861, il est clair que l'esclavage est la seule raison invoquée pour faire sécession. Ni les tarifs, ni les droits des États ni la question économique. Par ailleurs, l'arrivée en masse d'immigrants dans le Nord arrivait à satisfaire les besoins de l'Union en main d'oeuvre. Mais ce Trump est le descendant (je n'ose pas écrire descendant intellectuel) direct de ces planteurs sudistes qui sont revenus en force après la période de Reconstruction sous la présidence de Rutherford Hayes qui a "réconcilié" Blancs du Sud et Blancs du Nord pour que la vie continue comme avant la Gurerre de Sécession. En adoptant une foule de lois et règlements ségrégationnistes, ils ont perpétué une sorte d'esclavage que le mouvement des droits civiques des années 1960 ont cherché à abattre. Mais les suprémacistes blancs, ragaillardis par Trump, sont sortis de l'ombre!

  • Alain Roy - Abonné 13 juillet 2020 07 h 28

    Mais pourquoi diable déboulonner Ulysses Grant? Par ses victoires le long du Mississippi en 1862 et 1863 et sa traque incessante du renard le général Lee jusqu'à la capitulation à Appomatox, il a été glaive du président Lincoln permettant à ce dernier de proclamer en 1862 l'affranchissement des esclaves dans les états rebelles et enfin l'abolition complète de l'esclavage par le XIII amendements en 1865. Faut croire que l'histoire est une science négligée là-bas aussi.

    • Cyril Dionne - Abonné 13 juillet 2020 11 h 01

      Vous avez bien raison M. Roy. Pourquoi Ulysses Grant? Pourquoi Thomas Jefferson et Georges Washington? Pourquoi Winston Churchill et Charles de Gaule? Et pourquoi Voltaire? Tout cela pour un récidiviste qui a passé son temps entre la prison et la rue. Oui, c’est bien une victoire à la Pyrrhus.

      Mais ce sont les non-dits qui sont tonitruants dans toute cette affaire. Le poids démographique des Afro-Américains ne cesse de diminuer au profit des Hispaniques, des Latino-Américains et des Asio-Américains. C’est pour cela qu’ils ne semblent pas très de bonne humeur ces temps-ci. Leur pouvoir politique décroît de jour en jour.

    • François Côté - Inscrit 13 juillet 2020 11 h 46

      Vous avez bien raison de mentionner Ulysses Simpson Grant. Qui aurait dit que cet homme sans envergure deveindrait un personnage si impsortant? Je me permets de préciser que les victoires importantes de Grant de 1862 se produisirent sur la rivière Tennesse (Fort Henry et Shilo), la rivière Cumberland (Fort Donelson) en 1862 et sur le fleuve Mississippi en 1863, le 4 juillet à Vicksburg au lendemain de la victoire nordiste de Gettysburg dans l'est du pays. Par ailleurs, l'émancipation des Noirs par Lincoln, fut annoncée dès après la victoire nordiste d'Antietam en septembre 1862. Grant était toujours dans l'Ouest du pays à ce moment-là. La proclamation officielle d'émancipation date du 1er janvier 1863. Lincoln avait utilisé ses pouvoirs très élargis de chef militaire pour cette proclamation. C"est pourquoi il a dû faire adopter le XIIIe amendement avant la fin de la guerre car sa Proclamation de 1863 serait devenue caduque une fois la paix revenue.

  • Pierre François Gagnon - Inscrit 13 juillet 2020 09 h 22

    Un anti-super-héros!

    Je vois plutôt Trump comme un Transformer géant avec une super-pile Energyser pas tuable, et qui dévaste tout sur son passage à vide - avide! On a surtout besoin de l'Advenger héroïque qui va le stopper net et le détruire définitivement.

  • Françoise Labelle - Abonnée 13 juillet 2020 09 h 31

    L'histoire des fiers triomphants par l'autre bout de la lorgnette

    Dans «An economic interprétation of the Constitution of the United States», l'historien américain Charles Beard souligne que quatre groupes n'étaient pas représentés au sein de la convention rédactrice de la Constitution: les esclaves, les serviteurs sous contrat, les femmes et les individus ne possédant strictement rien. Plusieurs hommes blancs possédaient un petit lopin de terre mais certains en possédaient beaucoup plus que les autres.

    Selon Beard, la Constitution visait à protéger les intérêts des fabricants par le protectionnisme douanier; les prêteurs sur gages par l'usage du papier-monnaie pour le remboursement des dettes; les spéculateurs fonciers par une protection contre les représailles lorsqu'ils envahissaient les terres indiennes; les esclavagistes par une protection contre les révoltes d'esclaves; les détenteurs de titres par un gouvernement capable de collecter les impôts pour leur permettre de monnayer éventuellement leurs titres.

    À part les esclavagistes, on retrouve la même minorité d'ultra-riches gouvernant pour son intérêt et le monde paradisiaque de la grande spéculation financière renfloué en cas d'échec. En ce qui concerne le déboulonnage, Alexander Hamilton, un proche de Washington déclarait: «Nos concitoyens ont la bêtise de l'âne et la passivité du mouton».
    Cf. «Une étrange révolution» cairn.info