Pour le masque obligatoire

Montréal a beau être l’épicentre de la pandémie de COVID-19 au pays avec une augmentation quotidienne inquiétante du nombre de décès, rien ne semble ébranler la conviction d’une frange non négligeable de la population pour qui le virus n’est qu’une « grosse grippe » qui n’affecte sérieusement que les vieux.

Est-ce là ce qui explique qu’aussi peu d’usagers des transports en commun à Montréal, à Laval et dans toutes les villes du Québec s’astreignent à porter un couvre-visage ? Possiblement. Mais c’est aussi parce que les autorités de la santé publique, le Dr Arruda en tête, ont longtemps tenté de nous faire comprendre que le port du masque était inutile, voire dangereux, et que, de toute façon, il n’y en avait même pas assez pour le personnel hospitalier.

En cette période de déconfinement même « graduel », le coronavirus continue de faire des ravages partout, même là où la propagation a ralenti. Nous en avons pour des mois, voire des années à vivre avec ce virus et, à moins de rester cloîtrés jusqu’à la découverte d’un vaccin, il faut apprendre à gérer le risque, collectivement et individuellement.

Nous n’en avons donc pas fini avec les exigences de distanciation physique, de lavages des mains fréquents, de décontamination des objets manipulés ou d’interdiction des rassemblements. La Santé publique doit aussi multiplier les tests en zones chaudes et dans l’ensemble de la population, et rechercher les contacts des cas positifs. Ce qui ne sera pas facile puisque plusieurs individus refuseront de collaborer de peur d’être mis en quarantaine, privés de leur liberté et montrés du doigt comme des pestiférés.

C’est pourquoi il faut insister sur l’importance pour chacun d’adopter d’emblée toutes les mesures de prévention susceptibles de réduire la contamination communautaire, et pour la Santé publique de les imposer au besoin. Le port d’un couvre-visage en milieux fermés s’inscrit dans cette liste de mesures qu’il ne faut plus hésiter à imposer.

Depuis quelques jours, la Santé publique le recommande en expliquant qu’il s’agit de « situations où la distanciation de deux mètres n’est pas assurée ». Malheureusement, cette explication prête à trop d’interprétations pour être suivie avec rigueur dans un pays où l’habitude n’y est pas. Orgueil mal placé, inconfort certain, obstacle à la communication, quel que soit le motif, les faits sont là : deux usagers du métro et de l’autobus sur trois n’en portent pas, un ratio qui est encore moins élevé ailleurs au Québec.

À Montréal, la STM distribuera 600 000 couvre-visages gratuitement au cours des prochains jours. Mais en point de presse, la semaine dernière, son président, Philippe Schnobb, a expliqué qu’on n’obligerait personne à porter un masque parce que les agents de sécurité avaient autre chose à faire que de punir les contrevenants.

L’argument ne tient pas dans un contexte où les sociétés de transport ne peuvent pas assurer en tout temps une distanciation sécuritaire entre tous les passagers, qui seront bientôt des centaines de milliers de plus à emprunter le métro et l’autobus, matin et soir.

Le couvre-visage ne met pas celui ou celle qui le porte à l’abri de tout risque de contamination, mais il protège les autres. Soyons clairs : si seulement la moitié des usagers portent un masque, la réduction du risque est à peu près nulle. En revanche, la protection devient très significative quand tout le monde le porte. Rappelons que cette pratique ne remplace pas les autres mesures de prévention et doit être précédée et suivie par cet autre exercice d’hygiène élémentaire qui consiste à se laver les mains.

Qu’importe l’inconfort, le port d’un couvre-visage doit devenir obligatoire dans les transports collectifs, y compris les taxis, tous les milieux fermés tels que les épiceries et les quincailleries, et ce, partout au Québec. Ottawa l’impose déjà dans les aéroports et les avions, Québec doit faire de même dans les champs qui relèvent de sa compétence.

C’est à la Santé publique de la province qu’il revient d’en faire une obligation, mais c’est à chaque individu d’adopter cette habitude et de s’équiper en conséquence, à ses frais. Des dizaines d’artisanes offrent des masques en tissu réutilisables pour quelques dollars sur Internet, et toutes les chaînes de pharmacie en vendent à moins de 1,50 $ l’unité.

Quiconque a déjà visité un pays d’Asie, comme la Corée ou le Japon, a pu constater que le port du masque est répandu même en temps normal. Perçu jusqu’à présent comme une mode difficile à comprendre par les Occidentaux, il doit devenir la règle chez nous dans l’actuel contexte de pandémie, et ce, chaque fois que la distanciation minimale entre adultes n’est pas assurée, ne serait-ce que pendant quelques instants.


 
51 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 12 mai 2020 03 h 01

    Un changement de politique nécessaire à Montréal

    Dans les nouveaux trains du métro de Montréal, la circulation d’air est très inégale. Sous l’arche qui connecte deux wagons, la vitesse du vent atteint un pic de 9,6 km/h.

    À cette vitesse, les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse (symptomatique ou non) sont projetées à 5,2 mètres en deux secondes, soit le double de la distanciation sociale recommandée.

    En somme, ce n’est pas le masque qui donne un faux sentiment de sécurité, c’est la distanciation sociale.

    Idéalement, celle-ci devrait associée au port du masque et non être un substitut à celui-ci.

    Dans les pays d’Extreme-Orient, où la distanciation sociale est presque impossible à respecter en milieu urbain en raison de la densité de la population, le port du masque a fait ses preuves. À Taïwan, la mortalité par million de personne est mille fois moindre qu’au Québec. Mille fois.

    La direction de la Santé publique du Québec a tort de s’entêter à suivre aveuglément les conseils universels de l’OMS à ce sujet et devrait prendre acte de l’échec lamentable de ses recommandations dans la région montréalaise.

    Elle doit recommander le port du masque associé à la distanciation sociale lorsque celle-ci est possible.

    C’est au Québec qu’on possède le meilleur laboratoire au pays capable de vérifier l’efficacité des masques protecteurs, dont les masques artisanaux.

    Il est urgent d'entreprendre une étude comparative qui permette de répondre aux questions suivantes :

    De tous les masques créés par nos artisans, lequel est le plus efficace ? En ajoutant une barrière filtrante jetable (ex.: un filtre à café) entre les deux couches de tissus d’un masque artisanal, en augmente-t-on l’efficacité au point d’atteindre (ou de dépasser) l’efficacité d’un masque chirurgical ? Le masque artisanal, est-il plus efficace sec ou mouillé ?

    Pourquoi n'a-t-on rien entrepris à ce sujet ??? Dring dring !

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 09 h 38

      Une étude plus approfondie sur les masques maisons M. Martel?

      Ceci dit, oui le masque donne un faux sentiment de sécurité, quitte à en oublier la distanciation sociale. Et tous ceux qui le portent au Québec, n’arrêtent pas de toucher leur visage pour ensuite contaminer leurs mains et le transmettre par le toucher à des objets comme dans le métro de Montréal ou sur des rampes d’escaliers tout simplement.

      Enfin, la « National Library of Medicine » américaine en 2009 a conduit une enquête sur les masques en incluant les masques artisanaux. Elle a conclu que « l'utilisation domestique de masques est associée à une faible adhérence et est inefficace pour contrôler la grippe saisonnière ».

      L’Université de Cambridge a fait une étude sur le sujet et a conclu que: « nos résultats suggèrent qu'un masque fait maison ne devrait être considéré qu'en dernier recours pour empêcher la transmission de gouttelettes par des personnes infectées, parce que ce serait mieux que pas de protection ».

      L’Université de Michigan, dans un vaste essai randomisé sur l’utilisation de masques chez des étudiants américains au cours de la saison grippale 2006-2007, a aussi conclu que la réduction de la maladie chez les personnes portant un masque facial dans cette étude n'était pas statistiquement significative.

      En Australie, une étude exhaustive n'a trouvé aucun effet définitif. Celle-ci a examiné les adultes vivant avec des enfants qui avaient la grippe. Moins de la moitié des personnes dans le groupe des porteurs de masques ont déclaré les utiliser « la plupart ou tout le temps ». En fait, ils dormaient souvent à côté de leurs enfants malades sans eux.

      Les épidémiologistes ne peuvent indiquer aucune preuve concluante, donnée probante ou empirique après des années d'études.

      Les gouvernements américain, allemand et britannique, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé, conseillent actuellement contre l'utilisation de masques par le public pour lutter contre la COVID-19.

    • Pierre Bernier - Abonné 12 mai 2020 12 h 04

      Effectivement, les dirigeantes et dirigeants de l'"administration montréalaise" auraient intérêt à réfléchir davantage.

      À moins qu'il soit souhaité de se voir "imposer" cette mesure par le "véritable" gouvernement ?

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 12 mai 2020 13 h 49

      À Cyril Dionne,

      Selon le directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, le port du masque est essentiel puisque le virus se transmet principalement par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne.

      Contre une bruine dont les gouttelettes contenaient un microorganisme de la taille d’un virus (le bactériophage MS2), le pourcentage d’efficacité de masques fabriqués à partir de différents matériaux fut :
      • 48,9 % — foulard
      • 51,9 % — gaminet (T-shirt)
      • 54,3 % — soie
      • 57,1 % — taie d’oreiller
      • 61,7 % — lin
      • 72,5 % — torchon
      • 89,5 % — Masque chirurgical

      Dans une étude dont le rapport préliminaire a été rendu public le 2 avril dernier, quatre chercheurs de l’US National Institute of Health ont démontré qu’un masque facial artisanal humide peut bloquer totalement les microgouttelettes émises en parlant.

      Il est vrai que l’OMS déconseille encore le port du masque. Tout comme elle déconseille toujours la fermeture des frontières, à la risée de tous.

      Aux États-Unis, les plus récentes recommandations du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) se lisent comme suit :
      CDC recommends wearing cloth face coverings in public settings where other social distancing measures are difficult to maintain (e.g., grocery stores and pharmacies), especially in areas of significant community-based transmission.

      Récemment, les seize länder allemands ont unanimement décidé d'imposer le port du masque à leurs habitants en parallèle à l'assouplissement des règles de distanciation physique.

      Pour le reste, je vous réfère à l’article suivant :
      https://www.journaldemontreal.com/2020/04/25/le-port-du-masque-est-impose-dans-plusieurs-pays

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 15 h 52

      Une seule autre question M. Martel. Vous faites confiance à la Chine?

      Le masque chirurgical dans les autres études était efficace seulement à 60% et même jusqu'à 50%. Vous savez, le masque chirurgical ne bloque pas les gouttelettes d'eau d'un micron contenant le coronavirus.

      Les meilleures façons de prévenir le virus est de se laver les mains fréquemment et de tenir au moins une distance de deux mètres. Mais ce qui est le plus efficace, c'est de demeurer à la maison et de sortir qu'en cas d'urgence. Les masques ne sont pas très efficaces à moins d’en avoir un du type N95 et qui est bien ajusté sur notre visage. On sait, ceux-là ne sont que réservés que pour les travailleurs de la santé.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mai 2020 16 h 42

      « Le bon sens et le principe de précaution ont gagné »



      - Ne vous en faites pas M. Martel.

      Cyril Dionne a déjà perdu sa bataille.

      François Legault vient justement, non seulement de recommander, et fortement, le port du masque ou d'un couvre-visage même artisanal. Mais encore est-il, qu'Horacio Arruda, François Legault, de même que la Ministre se la Santé Danielle McCanne elle-même, en portaient tous les trois à l’ouverture la conférence de presse d'aujourd'hui pour en faire la promotion.

      Il n'est plus loin le jour de l'obligation du port du masque dans les lieux publics fermés. Arruda l'a même affirmé.. que si les gens n'endossaient pas naturellement cette nouvelle consigne, elle pourrait être imposée.

      Le bon sens et le principe de précaution ont gagné.


    • Jean Duchesneau - Inscrit 12 mai 2020 17 h 35

      Vous avez parfaitement raison M. Martel, l'exemple de la Corée du sud, de Taïwan, de Hong-Kong et de Syngapour est éloquent. Sur les ondes de Sud Radio, l'ancien ministre le Dr Philippe Douste-Blazy invité au micro d'Eric Morillot a donné son avis à propos de la polémique au sujet des masques. Il est clair qu'au début de la pandémie, le Gouvernement français (comme celui du Québec et du Canada) a minimisé l'effet protecteur du masque, tout simplement parce qu'il manquait de masque; il voulait les réserver aux soigants de première ligne. Selon le Dr Douste-Blazy, dans un environnement donné, si tout le monde porte le masque, la protection est de plus de 95%. Les preuves sont gfaites en Asie.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 18 h 30

      Les masques artisanaux ne feront aucune différence à Montréal. Aucune. C’est de la « fake science » pour faire à croire à des gens qu’ils sont protégés. Le gouvernement Legault veut se donner une bonne conscience parce que sa façon de s'occuper de cette épidémie est un désastre, un échec complet et on demeure poli. Les morts vont continuer à être cumulés sur l’île de Montréal parce qu’on essaie tout simplement de mettre un diachylon sur une plaie ouverte. Il y a longtemps que Montréal aurait dû mis en quarantaine. Ce ne fut pas fait et on récolte les dividendes aujourd’hui.

      Pardieu, les « Speakeasy » religieux et culturels de la COVID-19 continuent de plus bel sur cette île et dans cette ville dysfonctionnelle. Lorsqu’ils feront une rétraction dans deux ans, ils s’apercevront que beaucoup ne suivaient pas les consignes. Mais il sera deja trop tard. Et la 2e vague s’en vient à grands pas...

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 mai 2020 09 h 36

      "Les masques artisanaux ne feront aucune différence à Montréal. Aucune" - Cyril Dionne

      Il est divertissant de voir un prétendu "scientifique du nuclaire" affirmer que les masques artisanaux ne "feront" aucune différence à Montréal. Alors que la consigne n'est pas obligatoire et à peine amorcée d'une journée.

      La science divinatoire de Cyril Dionne ressemble davantage à la science paranormale qu'à la science réelle qui nécessite un minimum d'observation.

    • Daniel Bellemare - Abonné 13 mai 2020 09 h 42

      À Cyril Dionne,

      La manière dont vous citez certaines études ne supportent pas votre position.

      Vous écrivez :

      "L’Université de Michigan, dans un vaste essai randomisé sur l’utilisation de masques chez des étudiants américains au cours de la saison grippale 2006-2007, a aussi conclu que la réduction de la maladie chez les personnes portant un masque facial dans cette étude n'était pas statistiquement significative."

      Or, on ne cesse de le répéter, le port du masque ne protège pas la personne qui le porte mais les autres. Le fait que les personnes portant un masque facial ne soit pas plus protégé ne supporte donc pas l'inutilité de porter un masque pour protéger les autres.

      Vous écrivez :

      "En Australie, une étude exhaustive n'a trouvé aucun effet définitif. Celle-ci a examiné les adultes vivant avec des enfants qui avaient la grippe. Moins de la moitié des personnes dans le groupe des porteurs de masques ont déclaré les utiliser « la plupart ou tout le temps ». En fait, ils dormaient souvent à côté de leurs enfants malades sans eux."

      Ici, même constat. Vous écrivez que les adultes ont déclaré utiliser les masques la plupart ou tout le temps. Or, ce sont les enfants qui étaient malades. Ce sont eux qui devaient porter le masque. Mais en plus, vous comparez deux situations très différentes. Celle d'un milieu familial avec des enfants où la contagion par les objets est quasiment impossible à contrôler et celle d'une société où cette même source de contagion peut l'être.

    • Jacques Patenaude - Abonné 13 mai 2020 10 h 11

      "C’est à la Santé publique de la province qu’il revient d’en faire une obligation"
      Lisez l'ensemble des commentaires et vous verrez qu'il est impossible que cette obligation soit décrétée par le gouvernement. On ne peut reprocher sur ce point au gouvernement son attitude confuse. La confusion viens d'ailleurs. Hier au téléjournal Julius Gray nous rapellait que ce serait surement contesté devant les tribunaux au nom de la charte des droits de LA PERSONNE. Son argumentaire portait sur l'absence de preuve irréfutable de son utilité. Bref décréter l'obligation de porter un masque ne ferait qu'ajouter la technocratie juridique à ce bordel. Comme le soulignait hier Sébastien Bovet on est dans un cas où les droits individuels priorisé par l'interprétation actuelle des droits humains prime sur ceux des autres.

  • Joël Tremblay - Abonné 12 mai 2020 03 h 08

    Aussi,, il faut avoir une ligne de dénonciation téléphonique anonyme! Les enfants doivent dénoncer leurs parents! Chaque personne qui enfreint la règle devrait être lapidée!

    ...

    Je suis d'accord que le port du asque est indiqué dans pluseurs situations. Un peu tanné de tous ces appels à la mise en place d'obligations et de mesures coercitives assorties... en particulier par un auteur qui dénoncait les restrictions arbitraires imposées aux ainés il y a quelques jours seulement et qui soulignait que les gens avaient la capacité de comprendre et faire des choix éclairés...

    Je suis confus... libre arbitre ou PAS libre arbitre?

    Aussi, en terminant, le masque vous protège et protège les autres même si tout le monde n'en porte pas, c'est seulement moins efficace à l'échelle populationnelle...

  • Hélèyne D'Aigle - Inscrite 12 mai 2020 04 h 17

    Les études contradictoires s'enchaînent . . .


    " Il n'existe aucune preuve que le port d'un masque
    par des personnes en bonne santé puisse empêcher
    d'être infecté , par des virus respiratoires ,
    insiste l'OMS ‼️

    Alors , porter le masque par précaution et non par obligation ⁉️

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 12 mai 2020 09 h 23

      L'éditorialiste s'improvise spécialiste en épidémiologie, meilleur, nous laisse-t-il entendre, que le Dr Arruda. Je lui suggère la lecture de quelques articles scientifiques qui nuanceront son propos don quichottien. Je l'invite à lire l'avis de l'OMS à ce sujet qui doit en savoir plus long que l'économiste du Devoir sur cette question: https://www.who.int/publications-detail/advice-on-the-use-of-masks-in-the-community-during-home-care-and-in-healthcare-settings-in-the-context-of-the-novel-coronavirus-(2019-ncov)-outbreak

      Il peut également lire un article plus abordable dans la revue en ligne de Futura-Science qui fait la part des choses: https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-si-masques-faisaient-plus-mal-bien-80893/#xtor%3DEPR-17-%5BHEBDO%5D-20200511-%5BACTU-Coronavirus-%3A-et-si-les-masques-faisaient-plus-de-mal-que-de-bien--%5D

      Autrement dit, à moins de porter un N95, aucun masque artisanal ne peut offrir une protection vraiment adéquate contre le coronavirus, c'est comme penser qu'un moustiquaire peut empêcher des poussières d'entrer dans votre maison. Au mieux, il peut arrêter celles déposées sur des objets plus gros... comme des gouttes de pluie qui en frappant le moustiquaire n'y laisseront passer que des gouttelettes! Aussi l' efficacité d'un masque artisanal ne devient minimalement adéquate que si la personne contaminée et les gens encore sains autour d'elle, tous portent des masques. Encore faudra-t-il que les gens ne se touchent pas le visage, qu'ils gardent une distance de 2m entre eux et qu'il se lavent les mains surtout s'ils ont partagé poignées de porte, rampes d'escalier, etc.

    • Claude Gélinas - Abonné 12 mai 2020 09 h 57

      Alors comment expliquer chère Madame qu'en Chine, au Japon, en Corée du Nord que les citoyens en plus de se protéger contre la pollution portent le masque. Ne serait-il pas raisonnable tant et aussi longtemps qu'un vaccin ne sera pas découvert d'exiger le port obligatoire du masque dans les transports, les épiceries, boutiques, magasins etc. Par contre à l'extérieur, alors que la distanciation sociale, est plus facile laisser au libre arbitre le choix de le porter ou non.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 11 h 12

      Cher M. Gélinas, en Chine, au Japon, en Corée du Nord et du Sud, ils portent de vrais masques du type N95 et ils savent l'ajuster pour le porter correctement.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 13 h 30

      Le gouvernement Legault demande aux Québécois maintenant de porter le masque parce qu'il ne contrôle plus la situation il y a longtemps à Montréal. Nous en sommes rendus à 1 125 décès par million dans la ville du Canadien de Montréal. Dans un mois, 2 500 morts? Au mois de decembre 2020, 5 000, 10 000 ou plus? Un des pires endroits sur la planète et ce n'est pas fini. Ce port du masque est une mesure de désespoir qui ne fera aucune différence à Montréal. Le confinement pour 14 jours pour tout le monde oui, mais pas des demi-mesures.

      Ils auraient dû mettre la ville en quarantaine il y a longtemps.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 12 mai 2020 14 h 03

      À Cyril Dionne,

      En Chine, on porte principalement des masques de type chirurgical et non des masques de type N95 :
      https://youtu.be/OQD_-2KI244

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mai 2020 17 h 14

      "Autrement dit, à moins de porter un N95, aucun masque artisanal ne peut offrir une protection vraiment adéquate contre le coronavirus, c'est comme penser qu'un moustiquaire peut empêcher des poussières d'entrer dans votre maison" - Pierre-Alain Cotnoir

      Le principal danger ne réside pas dans les virus qui flottent allégrement tout seuls dans l'air, et qui plus est, on toutes les chances de sécher et de mourir. Mais dans ceux qui sont projetés par les gouttelettes de la bouche quand on parle et quand on tousse.

      Que des masques-maison soient efficaces à 80% plutôt qu'à 95% on s'en tappe, si tout le monde les porte ça réduit doublement le risque d'en respirer.

      https://ici.radio-canada.ca/infoman/article/2020/05/01/les-bienfaits-du-masque-en-temps-de-pandemie/

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 12 mai 2020 18 h 18

      @ Montmarquette

      Les virus ne meurent pas, ils se désactivent, car ils ne sont pas à proprement parler considérer comme des organismes vivants, ne pouvant se reproduire seul... disons un peu comme les plasmides. Par ailleurs plusieurs études (dont je vous donne les références ci-dessous) ont mis en évidence la présence de micro-goutelettes, d'aérosols se répandant autour des personnes contagieuses. Malheureusement, celles-ci peuvent traverser les couvre-visages. Donc ceux-ci ne constituent pas une panacée, mais je reconnais que ceux-ci peuvent amenuiser le risque de contracter la maladie, si et seulement si tout le monde le porte de manière adéquate. Mais en déambulant dans des commerces, épiceries et pharmacies, où je vois des gens en porter, le nez sorti, les mains au visage, etc.me laisse plutôt dubitatif. Mais si ça peut t'encourager, je joins une illustration qui vaut ce qu'elle vaut. Mais pour que le port du masque ne se retourne pas contre ceux qui le portent, ils doivent au moins en disposer de plusieurs (au moins trois par jour, selon le site https://montissumasque.com/ ), sinon ils risquent de s'auto-infecter en les manipulant.

      https://media.real.gr/filesystem/Multimedia/pdf/Social_Distancing_v20_White_Paper_id38170.pdf
      http://www.urbanphysics.net/Social%20Distancin

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 19 h 01

      @ Montmarquette

      « Que des masques-maison soient efficaces à 80% »

      Faux et archi-faux. C’est de la « fake science ». Ils ne procurent même pas 50% de protection au maximum et la plupart des gens s’infectent en le portant. Bravo les champions. Ce ne sera pas très rose sur l’île de Montréal bientôt.

      Sur cela, foutez-nous la paix en région gens "of Montreal" et arrêtez de venir nous contaminer. Restez chez vous.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 23 h 49

      Excellentes ressources M. Cotnoir. Rien ne remplace la science fondée sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux. Rien. Même pas les masques d'Halloween mieux connus sous le nom de masques maisons ou artisanaux.

      Ceci dit, toutes les études sérieuses et scientifiques ne donnent aucune donnée probante ou empirique sur l'efficacité sur le port de masque maison. Aucune.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 mai 2020 09 h 51

      "C’est de la « fake science ». Ils ne procurent même pas 50% de protection au maximum" - Cyril Dionne

      Je préfère, et de loin, faire confiance à Radio-Canada, qu'à un nobody du web qui instrumentalise sans cesse ce débat à des fins partsane en insultant tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

      De toute manière, en cas de doute, c'est le principe de précaution qui devrait nous guider.

      Référence :

      Fabriquer un masque : quel tissu est le plus efficace? - Radio-Canada

      https://images.radio-canada.ca/q_auto,w_960/v1/ici-info/perso/masque-fait-maison-coronavirus-tissus.png

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1693939/fabriquer-masque-tissu-coronavirus-ontario

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 13 mai 2020 14 h 47

      @ M. Montmarquette

      Dans une étude publiée en 2013, donc dans un climat moins polarisé sur cette question (voir la source plus bas), on peut lire (la traduction est de moi): "Le niveau de protection des masques artisanaux équivalait à la moitié de celui des masques chirurgicaux. Les deux types de masques ont considérablement réduit le nombre des micro-organismes expectorés par les sujets de l'étude, bien que les masques chirurgicaux aient été trois fois plus efficaces pour bloquer la transmission que les masques artisanaux. Nos résultats suggèrent donc qu’un masque artisanal devrait être envisagé uniquement en dernier recours pour empêcher la transmission des gouttelettes émanant de personnes contagieuses, mais ce serait déjà mieux qu'être sans protection."
      Source: https://www.researchgate.net/publication/258525804_Testing_the_Efficacy_of_Homemade_Masks_Would_They_Protect_in_an_Influenza_Pandemic?fbclid=IwAR285p2DxrkbJ8zTUzL6nQXneEGiHRTOrXmCwDJ5kVmEbONdTNbHlWCi_G0

  • Christian Feuillette - Inscrit 12 mai 2020 06 h 49

    Pas sérieux, les Montréalais

    Les Montréalais ne sont pas sérieux. Moins de 1% dans les rues et les magasins portent le masque (constaté sur le Plateau). Et on s'étonne que la courbe reparte en flèche...

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2020 08 h 42

      Essayez 0% ou moins que 1% ailleurs dans le merveilleux monde du ROC et pourtant, ils sont à mille lieues du Québec en fait de mortalité et de cas confirmés.

  • Clermont Domingue - Abonné 12 mai 2020 06 h 50

    Niqab

    Vous avez tout à fait raison. Pour plus de sécurité,je recommande le niqab; il est plus stable que le masque.