Tiers partis au bord du gouffre

En ce début de campagne électorale, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique se retrouvent dans une situation étrangement similaire. Les deux partis ont jadis détenu une forte majorité de sièges au Québec pour ensuite connaître des déconvenues qui les ont laissés exsangues. Le Bloc, qui s’accroche à ses 10 députés, jouera son avenir le 21 octobre prochain tandis que le NPD, qui ne compte plus que 14 élus québécois, doit envisager de n’en conserver qu’une poignée dans le meilleur des scénarios. Le Bloc est un tiers parti qui ne peut pas aspirer au pouvoir, mais c’est le cas aussi pour le NPD à l’heure actuelle.

Dans ce contexte, Jagmeet Singh, à la faveur d’une opération charme à Sherbrooke dimanche, et le chef adjoint du parti, Alexandre Boulerice, ont présenté le NPD comme le défenseur des intérêts du Québec à Ottawa, reprenant ainsi la mission foncière du Bloc. Le chef néodémocrate a dévoilé une plate-forme électorale particulière pour le Québec dans laquelle le NPD réitère sa foi dans un fédéralisme coopératif, où « Ottawa est un partenaire plutôt qu’un donneur d’ordres ». Son parti reprend certaines propositions bloquistes, comme de soumettre à la loi 101 les entreprises à charte fédérale, et il veut rendre au Québec son « autonomie culturelle » par le transfert de pouvoirs et de fonds fédéraux dévolus à la culture.

Quant au passage d’un oléoduc sur le territoire québécois, Jagmeet Singh s’est montré catégorique : un tel projet serait soumis à la procédure québécoise d’évaluation environnementale et jamais il ne verra le jour si le gouvernement du Québec s’y oppose. C’est aussi la position du Bloc.

Il n’en demeure pas moins que le NPD a une propension à prendre des engagements qui empiètent sur les compétences des provinces. Pour l’heure, c’est son programme de garderies abordables ou sa proposition d’assurance-médicaments universelle. Le parti accorderait toutefois au Québec un droit de retrait avec compensation financière.

Évidemment, les points de vue diffèrent entre le NPD et le Bloc en ce qui a trait à la loi 21 sur la laïcité. Mais Jagmeet Singh, même s’il est convaincu que la Cour suprême va un jour invalider cette loi, disposition de dérogation ou non, a dit qu’un gouvernement néodémocrate n’interviendrait pas pour la contester, ce que Justin Trudeau envisage. Il répond ainsi à la demande de François Legault qui, tout comme Québec solidaire d’ailleurs, réclame que les partis fédéraux s’engagent à ne pas contester directement ou indirectement cette loi devant les tribunaux.

Tant le Bloc que le NPD s’adressent à un électorat québécois qui estime que les intérêts du Québec doivent être défendus à Ottawa par un tiers parti qui fait contrepoids au gouvernement fédéral, qu’il soit dirigé par les libéraux ou les conservateurs. Sous la direction d’Yves-François Blanchet, le Bloc, qui a retrouvé une forme de cohérence, est prêt à jouer son rôle traditionnel de chien de garde. Le fait d’avoir à Québec un gouvernement caquiste qui se dit nationaliste et qui ne répugne pas à mettre en oeuvre ses politiques, quel que soit l’avis du gouvernement fédéral, confère au Bloc une utilité certaine, du moins en principe. La partie n’est toutefois pas gagnée pour le Bloc dont les appuis, à quelque 20 % dans les sondages, n’ont guère bougé depuis l’arrivée du nouveau chef.

La côte à remonter est encore plus abrupte pour le NPD, auquel les sondages accordent moins de 10 % des intentions de vote ici. Qui plus est, pour porter l’étendard de la défense des intérêts du Québec d’abord, il y a tout lieu de croire que les électeurs visés choisiront l’original bloquiste à la copie néodémocrate.

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26 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 17 septembre 2019 00 h 58

    Une élection est toujours une boite à surprise

    Il arrive qu’une élection dérape. La dernière fois, c’est la controverse relative au port du niqab à la cérémonie de naturalisation qui s’est avéré être l’incident anecdotique qui a changé le cap de la campagne.

    Cette année, le scrutin du 21 octobre se déroulera entre la légalisation des produits dérivés du cannabis (le 17 octobre) et l’Halloween (le 31 octobre).

    Or, au Colorado, au cours des deux années qui ont suivi la commercialisation des bonbons au cannabis, on a mesuré une augmentation de 150% des admissions d’enfants dans les urgences d’hôpitaux pédiatriques.

    Dorénavant, à l’Halloween, les parents devront systématiquement jeter à la poubelle tous les bonbons qui ne sont pas enveloppés individuellement et que leurs enfants auront obtenus d’inconnus.

    Si Justin Trudeau était accusé publiquement de mettre la vie de nos enfants en danger, je crois que les parents québécois voteraient massivement pour le Bloc. Et avec la balance du pouvoir, le Bloc pourrait faire reculer la décision irresponsable du féderal à ce sujet, du moins pour les années à venir.

  • Léonce Naud - Abonné 17 septembre 2019 03 h 10

    Partis politiques fédéraux et fragmentation nationale québécoise

    Pour saisir le rôle des partis politiques fédéraux – y compris le Nouveau Parti démocratique – dans la présente fragmentation nationale québécoise, il faut remonter au 19e siècle, à James Bruce (1811-1863), 8e comte d'Elgin, gouverneur général du Canada de 1847 à 1854 et vice-roi des Indes.

    Dans son livre « Les Canadiens français, 1760-1945 », l’historien américain Mason Wade explique comment Lord Elgin réussit à créer une division politique durable au sein du peuple canadien-français. Son plan visait à tromper les Français sur la nature réelle de « leurs » partis politiques. Elgin prévoyait que le conflit ethnique au Canada devait être grandement atténué par la collaboration politique des Anglais et des Français au sein de partis britanniques du Haut-Canada dont les noms – étant les mêmes que ceux du Bas-Canada – tromperaient les Canadiens-français sur leur vraie nature britannique.

    « L’élément national se fondrait dans la politique...»

    Elgin insistait sur la nécessité d'une présence canadienne-française dans tout gouvernement britannique : « Tant que les Canadiens français ne seront pas scindés en partis politiques s'unissant aux partis britanniques de noms correspondants, je ne crois pas qu'aucune administration forte et durable puisse être organisée. Leur cohésion leur permet d'exercer une puissante opposition à tout gouvernement dont ils sont exclus mais, non moins certainement, elle provoque parmi les Britanniques du Haut et du Bas-Canada un sentiment d'antagonisme contre tous ceux dont ils font partie. L'élément national se fondrait dans la politique si la scission que je propose était réalisée. »

    Lord Elgin savait que pour maintenir le contrôle effectif sur une colonie, il est plus efficace de faire participer ses élites à l'administration locale, tout en limitant leur pouvoir. » (Donald Fyson, historien. Le Devoir, 22 novembre 2000).

    • Claude Bariteau - Abonné 17 septembre 2019 09 h 10

      Rappel des plus judicieux.

      L'idée fut celle de Lord Grey, ministre des Colonies de la Grande-Bretagne, qui convainquit Lord Elgin de voir à son application en favorisant l'élection de deux partis réformistes (?), un dans chaque section du Canada-Uni.

      Quand le tandem La Fontaine-Baldwin reprit le pouvoir, Lord Elgin, en refusant de s'opposer aux projets de La Fontaine de rempourser en partie des patriotes pour pertes durant les années 1837-1838, reconnut ainsi à ce gouvernement la responsabilité ministérielle, ce dont il avait aussi mandat de faire advenant une élection qui élisait de façon majoritaire des gens d'un même parti dans les deux sections.

      Pour que La Fontaine parvienne à gagner dans la section-est, il eut droit à la tolérance pour ses pratiques de patronage à l'endroit d'ex-patriotes.

      Les Britanniques de la section-est s'indignèrent des remboursements de dettes aux Patriotes et mirent le feu au parlement de Montréal et huèrent Lord Elgin. Après, La Fontaine fut disqualifié pour patronage et s'est investi avec Lord Elgin à l'élaboration du Traité de réciprocité avec les États-Unis, que Londres estimait une façon de corriger les effets de l'abolition des tarifs préférentiels sur le blé.

      En retrait de la politique, La Fontaine reconnut avoir été complice de la création du Canada-Uni. Ça n'a pas empêché Cartier de jouer du violon en s'associant à la fois à un entrepreneur de Montréal et au clergé catholique avant de s'en mettre plein les poches avec des enveloppes brunes venant des compagnies de chemin de fer.

      Aujourd'hui, les enveloppes brunes viennent des pétrolières avec pour cible GNL-Saguenay, Énergie-est et bien d'autres choses, dont la laïcité, le scrutin proportionnel qui enlèverait à un gouvernement majoritaire libéral tout pouvoir pour faire du Québec le terrain de jeu des Albertains avec comme pasteur la constitution canadienne.

  • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2019 03 h 25

    Ne pas imposer Énergie Est si le Québec s'y oppose... et s'il ne s'y oppose pas?

    ...on comprend que le Bloc suive aveuglément la position du gouvernement du Québec, quel qu'il soit, face au gouvernement fédéral, comme il l'a fait dans le dossier de l'amiante par exemple - c'est sa justification pour avoir le vote des nationalistes mous - ça coûte pas cher, on prend pas le risque de l'indépendance.

    Ainsi, si le gouvernement du Québec ne s'oppose pas à Énergie Est, le Bloc ne s'y opposerait pas.

    Mais le NPD n'est-il pas opposé à Énergie Est, peu importe la position du gouvernement du Québec?

    On sait qu'Énergie Est est conçu en fonction de l'exportation hors Canada. On sait que le PVC limiterait la production albertaine à la satisfaction de la demande domestique, ce qui probablement éliminerait ou en tout cas certainement diminuerait de beaucoup nos importations. Et implique aussi une baisse de la production ou, en tout cas, pas les augmentations prévues en fonction desquelles Trans Mountain et Énergie Est ont été conçus, i.e., pour l'exportation.

    Attendons voir la position du NPD en matière énergétique, liée à la politique environnementale...

  • Claude Bariteau - Abonné 17 septembre 2019 06 h 31

    Il y a une énorme différence entre le BQ et le NPD.

    Le NPD joue du charme pour s'activer dans le Canada pour avoir des sièges.

    Le BQ fait plus que de vouloir défendre les intérêts du Québec. Il entend contribuer à réactiver la marche du peuple québécois toutes origines confondues vers son indépendance.

    Objectivement, le NPD cherche à faire avaler les pilules alors que le BQ veut montrer qu'elles visent à neutraliser toute action constructive au Québec.

    Ce ne sont pas deux tiers-partis analogues.

    Le NPD, le PV aussi, sont des soucoupes volantes canadiennes à la recherche de terrains d'atterrissage au Québec.

    Quant au BQ, il se bat surtout contre deux partis, le PLC, l'ennemi du Québec de 1995, et le PC, le parti qui fit définit la « nation » québécoise comme ethnoculturelle, donc apolitique.

    De tous les partis, le BQ entend dire aux Canadiens qu'il travaille à l'indépendance du Québec et qu'il s'attaquera aux politiques canadiennes contraires aux intérêts du développement du Québec et à la marche du peuple québécois vers la création de son pays.

  • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 07 h 04

    Le Bloc québécois n’est pas le NPD

    SVP, ne pas comparer le NPD au Bloc québécois. Un est fédéraliste et centralisateur et l’autre, il défend les droits des Québécois dans une constitution qu’ils n’ont pas signée. C’est sûr que le Bloc est un parti qui ne peut pas aspirer au pouvoir; pourquoi le mentionner?

    Ceci dit, la plateforme du Bloc est claire et limpide et contraste avec celui du NPD. Il n’a pas d’incontournables lorsqu’il en vient pour défendre la langue française au Québec pour le Bloc. Dans le mantra politique du NPD, eh bien, les notions sont floues et ne s’appliquent pas hors Québec. Le NPD est une version édulcorée du parti libéral en matière linguistique. Hors Québec, les francophones en savent quelque chose de nos néo-démocrates.

    Bon. Il semble que pour l’environnement, le NPD parle des deux côtés de la bouche en même temps tout comme pour notre cher Justin. Jagmeet Singh était en faveur du transport du pétrole le plus sale de la planète. Le Bloc dit non sur le territoire québécois. Point final.

    Pour la laïcité, c’est tellement évident que s’en en crève les yeux. Le NPD est dirigé par Jagmeet Singh, un chef religieux qui ne s’est pas porté seulement contre la loi 21 au Québec, mais en Ontario, lorsqu’il était député, il était contre l’enseignement de la sexualité dans les écoles publiques. Il s’est ravisé plus tard puisqu’il entretenait des visions politiques comme un chef national.

    Idem pour l’indépendance, le NPD est un parti fédéraliste. Il s’inscrit dans cette vision multiculturaliste du Canada et se fout bien des francophones. Encore une fois, c’est en vivant hors Québec qu’on comprend rapidement.

    En matière d’immigration, le Bloc croit que les nouveaux arrivants au Québec doivent avoir une connaissance minimale du français pour s’y installer. Le Bloc veut taxer les GAFA. Il a été aussi virulent à défendre les agriculteurs en matière de la gestion de l’offre. Où était le NPD dans ces dossiers?

    Moi je vote pour le nous, je vote Bloc.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 septembre 2019 10 h 18

      @Cyril Dionne,

      On a bien le droit d'être pour qui on veut, mais pas en désinformant le public.

      " Le Bloc veut taxer les GAFA.. Où était le NPD dans ces dossiers?" - Cyril Dionne

      "Le NPD forcerait les géants du web à « payer leur juste part d’impôt » en s’inspirant du modèle français de la taxe GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), explique M. Boulerice au téléphone." - La presse, 13 mai 2019

      "Le NPD n'a que 5% d'appuis". - Cyril Dionne (sur un autre fil)

      Le NPD a 8% d'appuis au Québec et 14% au Canada.

      "Singh était en faveur du transport du pétrole le plus sale de la planète" - Cyril Dionne

      Jagmeet Singh a déclaré qu'il respecterait la décision du Québec, une position semblable au Bloc.

      " Le NPD parle des deux côtés de la bouche.." - Cyril Dionne

      Yves-François Blanchet se dit contre le pétrole, mais avait appuyé l'exploitation du gaz de schiste à Anticosti en plus de la cimenterie de Port Daniel.

      "Le NPD est fédéraliste et centralisateur" - CD

      Ça fait des années que le NPD propose un fédéralisme asymétrique et qu'il affirme qu'il respecterait la décision du Québec en cas d'un vote sur l'indépendance depuis la Déclaration de Sherbrooke.

      https://www.pierreducasse.ca/wp-content/uploads/2018/02/Declaration_Sherbrooke_2005.pdf

      "Il n’a pas d’incontournables lorsqu’il en vient pour défendre la langue française au Québec" - Cyril Dionne

      « Je veux être un allié du Québec », dit Jagmeet Singh - Radio-Canada, 15 septembre 2019

      " Jagmeet Singh promet aussi de s'assurer du bilinguisme des juges à la Cour suprême et d'accroître le financement des organismes qui travaillent au rayonnement et à la protection de la langue française, au Québec et ailleurs au pays. Le NPD promet également de rendre au Québec son autonomie culturelle, en lui transférant davantage de pouvoirs et d’argent en matière de culture."

      Ceci dit, on a le droit de les croire ou de ne pas les croire.

      Mais ne leur faites pas dire ce qu'ils n'ont pas

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 13 h 55

      Cher M. Montmarquette de Québec solidaire,

      Primo, il y a longtemps que le Bloc parle de taxer les GAFA. Le NPD vient juste de découvrir cela juste après que tous l'avaient constaté.

      Secundo, j'ai dit que : « Avec 5% de support présentement pour le NPD dans la circonscription de M. Côté (Beauport-Limoilou) » dans le commentaire que j’ai écrit dans « La criminalisation de l’avortement sera à l’ordre du jour de la Chambre des communes » et non pas ce que vous avez déformé. En passant, c'est 7% d'appui pour le NPD au Québec.

      Tertio, Jagmeet Singh veut transporter le pétrole sale de l'ouest à l'est. Alors, comment va-t-il s'y prendre pour l'acheminer dans un port au Nouveau-Brunswick s'il ne passe pas par le Québec? Par chemin de fer, Lac-Mégantic et alouette?

      Quarto, il faut vivre hors Québec pour comprendre que le NPD est le parti le plus centralisateur du Canada, encore pire que le PLC. La Déclaration de Sherbrooke ne veut absolument rien dire pour ceux du ROC. C'est juste une ruse pour avoir des votes du Québec. Je suis Franco-Ontarien et je l'ai constaté.

      Quinto, la langue française est éteinte hors Québec. Tous sont assimilés à différents degrés. Le NPD a contribué à la Louisination du ROC avec leurs supports pour les politiques multiculturalistes. Je suis Franco-Ontarien et je l'ai vécu.

      Non, on ne croit pas tout le NPD avec son chef religieux. Nouvellement arrivé au Québec, je vais pouvoir voter pour le Québec et alors, je vais voté « BLOC ».

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 septembre 2019 16 h 41

      @ Cyril Dionne

      Ça devient lassant de corriger votre désinformation.

      "Il y a longtemps que le Bloc parle de taxer les GAFA. Le NPD vient juste de découvrir.." - Cyril Dionne

      La critique des GAFA remonte au moins à deux ans:

      " À la Chambre des communes, le ton était plus poli, mais l'opposition s'est montrée tout aussi critique. Pour le NPD, Netflix s'est joué du gouvernement. « C'est un très beau coup de relations publiques pour Netflix, qui conservera son avantage injuste sur le marché. Une entente fantastique pour Netflix, mais qu'avons-nous obtenu en retour ? », a demandé la députée néo-démocrate, Rachel Blaney."-98,5 FM de Montréal - le 29 septembre 2017

      "En passant, c'est 7% d'appui pour le NPD au Québec." - Cyril Dionne

      Encore faux.

      Le NPD est à 8,7% contre 8,6% pour le Bloc (Canada 338 - 16 septembre 2019)

      http://canada.qc125.com/districts/quebec.htm

      "Non, on ne croit pas tout le NPD avec son chef religieux." - Cyril Dionne

      - Qui ça? "on"? Vous? Vous prenez pour tout le monde?

      — Reniez-vous le curé Raymond Gravel ?? Député bloquiste de Repentigny ?

      Si vous êtes indépendantiste, voter Bloc ne vous avancera à rien.
      L'indépendance, c'est au Québec que ça se passe et que ça se décide et non avec des opportunistes qui intrumentalisent la question nationale pour se faire une paye et qui participent à intégrer le Québec dans le Canada.

      Leur programme est un leurre qui ne sera jamais appliqué, puisqu'ils ne prendront jamais le pouvoir.

      Les élections fédérales sont faites pour voter sur un programme de gouvernement, pas sur un Rhinocéros version Québec.

    • Léonce Naud - Abonné 17 septembre 2019 18 h 51

      Cher M. Montmarquette de Québec solidaire.

      On ne gagne pas une partie de hockey en s’interdisant de franchir la ligne bleue. Vue à partir d’Ottawa, l’Assemblée nationale n’est qu’un gros Conseil de bande. Y cantonner nos imprécations, en français de surcroît, ne nous mènera nulle part dans l’Est de Amérique. Aussi bien s'exprimer en algonquin. La meilleure défensive, c’est toujours l’offensive. Et les Québécois, tout comme leurs cousins Français, sont bien meilleurs dans la guerre de mouvements que dans celle de positions. Comme le disait le Grand Charles : « Être inerte, c’est être battu ».

      C'est pourquoi les Québécois, tout comme les indomptables Canadiens de naguère, doivent de nouveau quitter leurs foyers, embarquer dans leurs canots et prendre la direction du Pays d'En-Haut. Une fois sur place, qu'ils fréquentent les cabanes des indigènes, y fassent grand commerce, y scellent maintes alliances, y préviennent des mauvais coups et surtout évitent de s’étriper entre eux seulement pour savoir qui a raison.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 22 h 10

      @Montmarquette

      Votez pour un parti Rhinocéros? Tiens donc, je pensais que Québec solidaire remplissait cette fonction très adéquatement. En tout cas, vous pouvez garder vos chefs religieux à la Jagmeet Singh, nous on passe. On vote pour le Québec, on vote Bloc et non pas pour le Canada. C'est pour cela que je suis indépendantiste.

      En passant, avec un chef religieux à la tête du NPD qui a pourfendu l’enseignement de la sexualité dans les écoles primaires et secondaires en Ontario dans une autre vie politique, non merci. L'extrémiste religieux ne tombe jamais loin de l'arbre dont il est issu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 septembre 2019 09 h 53

      @ Cyril Dionne

      Jagmeet Singh n'est pas un "RELIGIEUX".

      C'est encore de la foutaise, et encore moins un "chef religieux".

      C'est un sikh, pratiquant de la religion sikhe.

      Contrairement à Raymond Gravel, qui lui, était "un religieux" et même curé de sa paroisse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 septembre 2019 10 h 08

      @ Cyril Dionne,

      "Un chef religieux à la tête du NPD qui a pourfendu l’enseignement de la sexualité dans les écoles primaires et secondaires.." - Cyril Dionne

      Ce qui me semble extrême ici, c'est l'extrémisme de vos mensonges répétés..

      « J’ai appuyé clairement le programme d’éducation sexuelle, mais je critiquais à l’époque le manque d’informations envoyées aux parents », a-t-il répliqué. « C’est important de le dire : j’appuie le programme et aussi la communauté LGBT. » - Jagmeet Singh, ONFR + 2 AOÛT 2017