Condensé de racisme

Les propos tenus ces derniers jours par Donald Trump à l’endroit de quatre jeunes élues démocrates sont un condensé d’insanités, de racisme et de misogynie. Ils augurent une campagne présidentielle émaillée de violences. Ils se conjuguent avec la cruauté de la politique migratoire trumpienne — dont un autre pan, bafouant le droit d’asile des réfugiés, entre en vigueur aujourd’hui. Ils sont fondés sur la conviction que plus le Parti démocrate virera à gauche, meilleures seront les perspectives de réélection de M. Trump, l’état de l’économie et le système électoral bancal aidant. Ça reste à voir.

Qu’importe si les quatre représentantes progressistes au Congrès qu’il a invitées sans les nommer à « retourner dans leur pays » sont de nationalité américaine et, sauf pour Ilhan Omar, arrivée d’un camp de réfugiés somaliens au Kenya à l’âge de 12 ans, sont nées aux États-Unis. L’essentiel, et cet essentiel est suprémaciste, c’est qu’elles ne sont pas blanches — « tare » aggravée par le fait qu’elles ne sont pas non plus des hommes. Le reste est accessoire. Approche grossière et donc limpide : M. Trump, qui ne sait que semer la discorde, renoue avec le birtherism qu’il avait appliqué à Barack Obama en avançant qu’il était né au Kenya et non pas à Hawaï.

Il demeure qu’à l’orée de 2020, M. Trump a mis le Parti républicain à sa main. Cette histoire y changera-t-elle quelque chose ? Le fait est que rien dans les mensonges et les énormités xénophobes qu’il profère depuis trois ans n’entame sa popularité auprès des électeurs républicains, popularité qui demeure stratosphérique. Sa pâture est cette Amérique blanche conservatrice qui se sent menacée. D’autres (Karl Rove et compagnie) ont évidemment préparé le terrain avant lui depuis vingt ans : M. Trump n’est pas l’alpha de ce phénomène, il en est l’assez monstrueux aboutissement.

Si ces propos ouvertement racistes — le président niant mardi avec une insondable sottise qu’ils le soient — embarrassent beaucoup d’élus républicains, peu dans l’immédiat les ont dénoncés clairement. Ce qui ne surprend guère. Après tout, M. Trump fait le bonheur de l’establishment républicain en matière de déréglementation et de fiscalité. Ensuite, il a touché au coeur de l’aversion idéologique des républicains à l’endroit des démocrates en dénonçant la « gauche radicale » incarnée par cette « brigade » des quatre — Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib, toutes élues pour la première fois aux législatives de mi-mandat de 2018. Le sénateur Lindsey Graham, de la Caroline du Sud, représente le mieux cette répulsion : pour lui, ces femmes sont avant tout une « bande de communistes », a-t-il déclaré lundi. C’est que les républicains sont d’accord sur le fond avec le président, y compris en matière migratoire, même si la forme leur fait parfois grincer des dents.

 
 

C’est au départ Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, qui a commis l’erreur de donner du grain à moudre à M. Trump en critiquant très publiquement les quatre élues de couleur, la semaine dernière. Outre qu’elles désapprouvent Mme Pelosi quant à son refus de lancer des procédures de destitution contre M. Trump, elles ont refusé de voter un compromis prévoyant l’envoi à la frontière mexicaine d’une aide humanitaire de 4,6 milliards $US, la jugeant insuffisante et dénonçant le « manque de principes » du parti.

Mme Pelosi tentait mardi de se reprendre, alors qu’une résolution dénonçant les « commentaires racistes » du président et sa « légitimation de la haine » allait être votée à la Chambre à majorité démocrate. Reste que pour s’être emportée dans le New York Times contre ces quatre femmes qui n’ont pas la langue dans leur poche, il fallait qu’elle soit particulièrement irritée. Pourquoi ? Parce qu’elle est « terrifiée par ce que représentent ces élues progressistes », écrit dans The Guardian la chroniqueuse Arwa Mahdawi. Parce qu’« elles sont le visage d’une nouvelle Amérique et qu’elles défient les structures traditionnelles du pouvoir ». Tout juste.

C’est dire que, si le Parti démocrate veut devenir une coalition de points de vue véritablement modernes — en opposition à un Parti républicain recroquevillé sur sa frange d’extrême droite —, alors il lui faut reconnaître que son horizon passe par son aile progressiste et qu’il ne pourra pas lui suffire de ne viser que le centre incertain de l’électorat. Le fait est que la défaite d’Hillary Clinton en 2016 était en partie celle d’une « gauche » élitiste et complaisante dont le candidat à l’investiture Joe Biden est aujourd’hui le fier et fieffé héritier. La candidature de Bernie Sanders a fait des petits ; ils ne se laisseront pas marginaliser.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

39 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 17 juillet 2019 01 h 08

    Excellent!

    La gauche qui s'excuse d'être à gauche perd des plumes partout sur la planète. Même au Québec!

    • Françoise Labelle - Abonnée 17 juillet 2019 07 h 27

      Hélas, aux USA, le problème demeure entier: le système électoral est biaisé en faveur des campagnes, le découpage électoral avantageux (gerrymandering) vient d'être légalisé. L'élimination des électeurs a été stoppée mais il y a bien des tactiques permettant de décourager le vote de (centre-)gauche, comme le nombre insuffisant de salles de scrutin, comme ça s'est passé en Géorgie. Les déshérités qui devraient voter à gauche obéissent à des pasteurs auto-proclamés. Un parti plus à gauche diviserait le vote. La mesure de Mme Pelosi s'impose donc.

      Quant à l'inepte métaphore gauche-droite, un article récent de l'Economist soulignait que le populisme marquait aussi la fin du conservatisme, défini comme les valeurs éprouvées. Les républicains ne s'en rendent pas compte, tout comme les conservateurs allemands dans les années 30.

    • Gilles Fontaine - Abonné 17 juillet 2019 08 h 15

      Oui, effectivement. Et la gauche vire-capot - style QS - n'aide en rien.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2019 08 h 19

      Ah ! la presse multiculturelle de gauche. Les quatre représentantes qui se disent progressistes au Congrès en appelle ni plus ni moins à une révolution. De toute façon, ce discours ne détonne pas trop aux USA. Bien oui, nos chères représentantes élues sont prêtes à dépénaliser l'entrée illégale aux États-Unis. Ce ne sera plus de l’immigration illégale, mais bien une invasion si celles-ci étaient portées au pouvoir. Et la cerise sur le sundae, tous les candidats démocrates à la présidence sont prêts à fournir une couverture globale de la santé aux immigrants sans papiers. Ils ont oublié les américains pauvres et surtout, les vétérans qui ont toute la misère du monde à recevoir des soins de santé.

      Si les démocrates ne choisissent pas un gagnant qui sera capable de réunir les Américains en plus de créer des emplois avec une économie qui marche à 100%, Donald Trump vous reviendra. Le mouvement à l’extrême gauche du parti démocrate n’augure rien de bon pour eux. En fait, il est divisé en trois parties distinctes, soit la gauche de l’establishment de Clinton et Biden, la gauche indépendantiste de Bernie Sanders et les extrémistes à la Ilhan Omar. Les Américains ne se reconnaissent pas dans cette frange extrémiste qui se dit progressiste.

      Trump est au pouvoir, n’a aucun adversaire de son parti, l’économie n’a jamais été aussi bonne aux USA, pas de récession en vue et pas d’agitation sociale à part du fait que les démocrates n’ont jamais accepté l’élection et le choix des Américains comme président. Il n’y a eu aucun échec militaire en plus de rapatrier les soldats américains. Pour la première fois depuis la guerre de Corée, l’administration Trump a entamé des pourparlers avec la Corée du Nord. Le président sortant possède un charisme indéniable, qualité qu’on ne retrouve pas chez aucun candidat démocrate. Tout cela pour dire que la Chambre des représentants est supportée par 10% des Américains alors que le président en poste, reçoit 50% de support.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 juillet 2019 12 h 17

      Monsieur Dionne, votre expertise biaisée déforme les faits. Vous parlez d'une invasion, comme Trump veut le faire croire et comme si il n'y avait plus de contrôle aux frontières, ce qui est faux. La politique anti-immigration mise en place par les administraton précedentes est désastreuse et a causé l'immigration clandestine.Trump veut retirer aux migrants le statut de réfugiés, alors qu'ils fuient des régimes brutaux.Ces illégaux déjà au pays ne reçoivent aucune aide gouvernemental et pourtant se débrouillent pour subvenir à leurs besoin, paient des taxes et, plus souvent qu'autrement, deviennent des entrepreneurs qui contribuent à l'économie.
      "tous les candidats démocrates à la présidence sont prêts à fournir une couverture globale de la santé aux immigrants sans papiers. Ils ont oublié les américains pauvres et surtout, les vétérans qui ont toute la misère du monde à recevoir des soins de santé." Cette affirmation omet de préciser que tous ces candidats réclament d'abord l'assurance santé poir tous.
      Le parti démocrate n'est pas un parti de gauche mais comporte des candidats de toute allégeance. Clinton et Biden représentent la droite au sein du parti.
      Là où ça ne va plus, c'est quand vous accorder à Trump 50% de support. C'est du délire...

    • Daniel Bérubé - Abonné 17 juillet 2019 13 h 39

      Cyril Dionne : Vous dites: ... avec une économie qui marche à 100%, Donald Trump vous reviendra. ...
      Vous voulez donc dire que l'économie est stabilisé (donc plus aucun déficit), voir même... dette entièrement remboursé ?! Wow ! Je vais dire comme vous: tout un président ce Trump ! Son surplus fut de combien cette année ???

    • Hélène Paulette - Abonnée 18 juillet 2019 13 h 46

      Et j'en rajoute monsieur Dionne: d'abord "la presse multiculturelle de gauche". Parlez-vous du Devoir? Et qu'entendez-vous exactement par multiculturelle? Abondez-vous dans le même sens que Trump quand il veut renvoyer chez elles des personnes des communautés culturelles nées aux USA? Le Devoir serait donc à gauche? Première nouvelle... Surtout si j'en juge par le nombre de lecteurs qui se délectent de votre prose!
      Passons au charisme, vous savez sûrement que son sens premier est une grâce accordée par Dieu "de façon passagère", en outre je ne crois pas qu'il ait le don de plaire mais surtout de déranger et de semer la peur et la haine (parmi les choses qui ont augmentées depuis son règne, outre l'économie, on retrouve les fusillades et autres actes haineux). C'est pourquoi je parlerais plutôt de populisme de bas étage en ce qui le concerne.
      Maintenant quand vous dites ne trouver aucun charisme chez les candidats démocrates, vous êtes bien mal renseigné et n'avez probablement jamais entendu parler d'Elizabeth Warren, une femme remarquable...

  • Michel Lebel - Abonné 17 juillet 2019 05 h 22

    Honte!

    ''Nihil novi sub sole'' avec Trump. Plus ça continue, plus c'est pareil. Affreux. Une honte pour les États-Unis.

    M.L.

    • Pierre Robineault - Abonné 17 juillet 2019 17 h 51

      "Rien de nouveau sous le soleil"

      Quelle culture! C'est à cela que je pense à chaque fois que je vous lis!

  • Gilbert Troutet - Abonné 17 juillet 2019 08 h 27

    Qu'en dit Justin Trudeau?

    Selon ce qu'on rapporte, Justin Trudeau se serait contenté de dire que « ça ne se passe pas comme ça au Canada.» Il aurait ajouté ailleurs : « sauf au Québec ». Est-ce une fausse information? Y a-t-il un journaliste au Devoir qui pourrait nous éclairer là-dessus?

    • David Cormier - Abonné 17 juillet 2019 09 h 45

      Vous pourriez au moins nous donner une source montrant ce que vous affirmez?

    • Gilbert Troutet - Abonné 17 juillet 2019 10 h 55

      Voici la source en question :
      https://www.thebeaverton.com/2019/07/pm-on-trumps-racist-tweets-only-quebec-is-allowed-to-do-that-in-canada/

    • Pierre Fortin - Abonné 17 juillet 2019 11 h 15

      Il parlera beaucoup pour ne rien dire.

      Fidèle à sa façon de parler pour ne rien dire en affirmant de grands principes moraux qu'il ne sait pas atteindre, mais dont il aime bien nous encenser, justin Trudeau déclarerait quelque chose du genre de ce qu'il disait hier pour réagir aux attaques de Donald Trump envers les élues démocrates : « Je pense que les Canadiens, et en fait tout le monde sur la planète, savent exactement ce que je pense de ces commentaires » ... s'épargnant ainsi de dire ce qu'il en pensait.

      Bref, il lira ce qu'il aura convenu de dire avec ses conseillers en communication en faisant bien attention à ne pas sortir de son texte pour ne pas se perdre.

      Et ça se prétend Premier ministre. Misère !

    • David Mérette - Abonné 17 juillet 2019 12 h 26

      the Beaverton est un journal satirique, donc il n'y a que des fausses nouvelles humoristiques.

    • David Cormier - Abonné 17 juillet 2019 12 h 30

      Attention à vos sources : https://en.wikipedia.org/wiki/The_Beaverton

      Voici le bout de la conférence de presse de Trudeau où ce dernier dit "This is not how we do things in Canada."

      https://twitter.com/PnPCBC/status/1150800058725601281

      Je ne suis pas un partisan de Trudeau (alors vraiment pas), mais je déteste les fausses nouvelles.

    • Fernand Laberge - Abonné 17 juillet 2019 13 h 09

      @Gilbert Troutet. Allons... The Beaverton est un site satirique, comme "The onion" ou "Le Journal de Marde" (alias "Journal de Mourréal").

    • Joël Arcand - Abonné 17 juillet 2019 13 h 32

      Le Beaverton est un journal satirique...

    • Denis Drapeau - Abonné 17 juillet 2019 13 h 47

      Sur le site du beaverton on peut y lire:

      «Le Beaverton est une publication de satire et de parodie. Tous les articles contenus sur ce site Web et sur ses comptes de médias sociaux, bien que similaires aux événements réels, sont fictifs. »

      Fictif et, quand cela s'y prête, on y mange un bon petit bol du québécois bien rotie.

    • Gilles Bonin - Inscrit 17 juillet 2019 16 h 42

      Mais pas grand chose et très, très sotto voce (à la rigueur, on pourrait traduire par un murmure)...

  • Paul Gagnon - Inscrit 17 juillet 2019 08 h 28

    La gauche est une farce

    depuis qu'elle s'est mis au service des bobos et des islamistes.

  • Serge Ménard - Abonné 17 juillet 2019 08 h 47

    Trump est génial...

    ...car il amène les démocrates à se saborder eux-même ! Sun Tzu doit être fier de son émule !

    • Michel Lebel - Abonné 17 juillet 2019 10 h 16

      Un être ''génial'', je ne le crois pas!! Un être amoral, abject, qui ne connaît rien en politique et en relations internationales. Un déshonneur pour les États-Unis.

      M.L.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2019 12 h 57

      « Ben » oui, « ben oui » M. Lebel. Il ne connaît rien en politique et pourtant il s'est fait élire président des États-Unis. Les gens ne veulent plus de ces apparatchiks professionnels de l'establishment aux souliers cirés, ils veulent des gens qui savent qu'ils vont travailler pour eux.

      Pour la politique internationale, il n'a causé aucune guerre, envahit aucun pays et a réussi à rapatrier beaucoup de soldats américains à la maison. En plus, pour la première fois depuis la guerre de Corée, il parle à la Corée du Nord. En fait, c'est rafraîchissant d'avoir quelqu'un comme lui au lieu des autres faucons démocrates et républicains.

      P.S. On attend encore pour vos lois de la constitution canadienne qui garantissent la laïcité et qui prouvent une fois pour toute, la séparation des églises de l'État. Pour les Américains, il s'agit du 1er amendement.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 juillet 2019 19 h 41

      Monsieur Dionne, vous avez une interprétation du Premier Amendement très personnel. Celui-çi n'a rien à voir avec la laîcité mais interdit plutôt au Congrès de restreinde les droits religieux, la liberté d'expression et le droit de s'assembler... Rien dans la Constitution pour séparer l'Église et l'État, simplement on sépare l'exécutif du judiciaire (ce que Trump ne semble pas comprendre). God Bless you, comme disent les Présidents.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2019 20 h 15

      Chère Mme Paulette,

      Le premier amendement commence par : « Le Congrès n'adoptera aucune loi relative à l'établissement d'une religion, ou à l'interdiction de son libre exercice ; »

      Est-ce qu’on peut-être plus clair que cela? Thomas Jefferson, l’auteur de la dite constitution, a de facto séparer la religion de l’État qui se voulait laïc. Évidemment, vous n’êtes pas une étudiante des écrits de Jefferson. Vous savez, la lecture et les cours appropriés vous donnent toujours une meilleure façon de formuler une opinion basée sur les faits. Les pères de la Révolution américaine étaient presque tous des francs-maçons.

      Le 1er amendement a été testé à maintes reprises par ceux qui voulaient enseigner le créationnisme dans les salles de classe. Ils ont été déboutés à chaque reprise par la Cour suprême des États-Unis qui s’est basée sur le 1er amendement.

      La « Canadian constitution » commence par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». Aux États-Unis, c'est « Nous le peuple américain...».

      Wow. Nous vivons dans un état religieux. Misère.

    • Hélène Paulette - Abonnée 18 juillet 2019 10 h 55

      Tout imbu de votre savoir, monsieur Dionne, il vous arrive assez souvent de biaiser selon vos penchants naturels... et en plus, d'être méprisant envers ceux qui ne partagent pas votre opinion en les rabaissant. Je connais Jefferson (et aussi Papineau) mais il ne fut pas le seul auteur de la Constitution et dans les faits, ce que vous interprétez comme une déclaration de la séparation de l'Église et de l"État n'implique que le Congrès... "One Nation under God", monsieur Dionne et God Bless you, car votre Président préféré a une forte tendance à nommer des créationnistes dans son administration. Ben Carson est un créationniste avoué, Mike Pence et Betsy DeVos (elle-même à l'Éducation) sont des sympathisants... Le créationnisme s'enseigne présentement dans des écoles privées et, étrangement madame DeVos fait tout ce qu'elle peut pour avantager les "Charter Schools" au détriment du public. Misère tant que vous voudrez...

    • Hélène Paulette - Abonnée 18 juillet 2019 13 h 22

      J'ai vainement cherché votre commentaire sur cet article qui concerne la droite religieuse qui a porté Trump au pouvoir. Ils forment en effet la majorité du 39% qui a voté pour Trump. Vous voyez comme la religion peut se mêler de politique, jusqu'à la Cour Suprême où on reviendra bientôt sur Wade vs Roe et probablement sur l'enseignement du créationisme... Grâce à votre idole...
      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/558907/gouvernance-le-projet-sociopolitique-de-la-droite-chretienne

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juillet 2019 18 h 03

      Est-ce que vous avez cherché vos informations Mme Paulette à la même source que vos statistiques des émissions de GES des pays qui vous nous avez pondu récemment?

      Je parle de la constitution américaine ici où c’est écrit en noir et en blanc en utilisant une plume fontaine. En fait, je conjugue avec les faits et non pas les ouï-dire d’une gauche déconnectée.