Un fonds sous influence

Comme promis, le gouvernement Legault fait le ménage dans le Fonds vert tant dénoncé pour le gaspillage de dizaines de millions récoltés auprès des automobilistes. On devrait s’en réjouir et pourtant, personne n’applaudit devant l’intention du gouvernement de centraliser les décisions d’investissements pour lutter contre le réchauffement climatique entre les mains de deux ministres, celui de l’Environnement et son collègue des Ressources naturelles.

Le Fonds vert change de nom et s’appellera désormais le Fonds d’électrification et de changements climatiques. Une question d’image surtout. Car au lieu d’être géré de façon indépendante comme le proposaient universitaires et environnementalistes, il sera plus que jamais contrôlé par le pouvoir politique.

On abolit même le Conseil de gestion du Fonds vert créé il y a à peine deux ans par le gouvernement Couillard pour introduire plus d’objectivité dans la prise de décision. Dans son dernier avis paru en décembre, le Conseil constatait que plusieurs des 185 actions financées par le Fonds vert n’avaient donné aucun résultat tangible : absence de cibles, confusion des rôles entre les partenaires, duplication des responsabilités… des critiques qui corroboraient celles du commissaire au développement durable formulées deux ans plus tôt.

Cela dit, s’il est facile de trouver des failles dans la gestion du Fonds vert, comme le fait d’avoir contribué au financement d’un pipeline de gaz entre Québec et Montréal, il est plus difficile de tracer la ligne entre ce qui doit et ne doit pas faire l’objet d’une intervention gouvernementale dans le cadre d’un programme de lutte contre le réchauffement climatique. Les plus radicaux diront que seules les actions qui réduisent le plus les émissions de gaz à effet de serre (GES) devraient être subventionnées, alors que d’autres y grefferont une foule d’actions qui favorisent l’adaptation aux mêmes changements climatiques au lieu de les combattre : la protection des berges, par exemple.

Le cas si évident du transport pose lui-même problème : le transport est responsable de 41,7 % des émissions de GES au Québec et tout le monde s’entend pour dire qu’il faut accélérer les investissements dans le transport collectif, en ville et en région. Pourtant, voilà l’une des actions les plus coûteuses par tonne de GES éliminée. Ainsi, 66 % des investissements du Fonds vert sont réservés au transport. Or, même si tout fonctionnait comme prévu, ces investissements massifs n’auront contribué à la réduction que de 23 % du potentiel total de réduction de GES envisagé sur la période parce qu’on ne se sera pas attaqué aux grands émetteurs.

 
 

Ce qui amène à poser d’autres questions : peut-on piger dans le Fonds vert pour financer une voie réservée aux bus dans les rues et sur les autoroutes ? Si la réponse est oui, la construction d’un troisième lien entre Lévis et Québec devient-elle légitime comme le premier ministre l’a déjà laissé entendre ?

Et si l’électrification devient la priorité, qu’est-ce qui nous assure que des subventions généreuses à l’achat de voitures électriques ne sont pas un encouragement à faire croître le parc automobile avec des véhicules plus lourds qui endommagent les routes et aggravent la congestion ? Devient-il aussi plus légitime qu’il y a dix ans de proposer l’érection de nouveaux barrages qui détruiront les dernières grandes rivières sauvages du Québec ?

Le Québec a adhéré au marché du carbone qui force les distributeurs de carburant à acheter des droits d’émissions et à refiler la facture aux consommateurs. Ce sont ces sommes qui alimentent le Fonds vert.

Jusqu’à présent, l’argent a été si mal dépensé qu’on se demande pourquoi le gouvernement Legault — qui a toujours parlé de remettre de l’argent dans la poche des Québécois — n’a pas choisi d’abolir le Fonds vert et d’imiter Ottawa qui redistribue l’argent de la taxe sur le carbone aux consommateurs. Ou de l’investir directement dans le transport collectif, sans autres prétentions. Après tout, l’objectif du marché du carbone n’est pas d’appauvrir les consommateurs pour financer l’industrie du ciment, mais d’inciter tout le monde à changer ses habitudes, dont l’industrie du ciment…

Si l’on se fie à l’annonce de cette semaine, il est certain que les grandes décisions prises par les ministres de l’Environnement et des Ressources naturelles seront soumises à la volonté du premier ministre de toute façon. Or, à moins de refuser la construction d’un nouveau pipeline et de s’attaquer sérieusement aux grands émetteurs que sont les cimenteries, les alumineries, les propriétaires de camions et les automobilistes solos, la probabilité d’atteindre les cibles de 2020 et de 2030 est mince, Fonds de l’électrification ou pas.

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19 commentaires
  • Marc O. Rainville - Abonné 27 juin 2019 07 h 15

    S’attaquer sérieusement

    “Or, à moins de refuser la construction d’un nouveau pipeline et de s’attaquer sérieusement aux grands émetteurs que sont les cimenteries, les alumineries, les propriétaires de camions et les automobilistes solos, la probabilité d’atteindre les cibles de 2020 et de 2030 est mince, Fonds de l’électrification ou pas.”
    Tout est dit, ou presque. S’attaquer aux propriétaires de camion, c’est bien. Mettre en tutelle le lobby du camionnage, ça serait mieux. On a le fleuve comme voie de transport, il est temps de remettre de l’avant les plans pour une mise en forme du cabotage maritime. Fermer les grands pollueurs, bien d’accord mais il faut déja penser à reclassifier la main-d’oeuvre dans les secteurs touchés. Il faut assurer un revenu aux travailleurs touchés. Le chômage et l’aide sociale de dernier recours sont des pratiques obsolètes. Le Revenu de citoyenneté va devoir les remplacer, un revenu digne.

  • François Beaulé - Abonné 27 juin 2019 07 h 27

    Les transports et le mode de vie

    Selon l'Inventaire québécois des émissions de GES 1990-2016, les transports en 2016 étaient responsables de 43% des émissions du Québec. Et selon les données fournies par Ressources naturelles Canada, tableau 8
    [ http://oee.rncan.gc.ca/organisme/statistiques/bnce ] ,
    le transport routier des personnes par voitures et par camions légers au Québec en 2016 émettait 42,5% des GES émis par les transports au total. Part (%) Voitures 25.2 + Camions légers 17.3 = 42.5

    Le transport routier des personnes (non collectif) représente donc 18 % des émissions totales de GES. Le transport des marchandises et les autres types de transport des personnes, notamment le transport par avion, comptent pour 25% des émissions totales et donc nettement plus que le transport routier des personnes. Pourtant, c'est immanquable, chaque fois que des journalistes, éditorialistes, ministres et députés de l'opposition et même les petites vedettes de l'environnementalisme, comme Steven Guilbeault et Karel Mayrand, nous rappellent l'importance des transports dans les émissions de GES, ils pointent toujours les véhicules personnels comme étant les grands responsables. Même l'économiste des HEC, M. Pineau, n'a de cesse de dénoncer les achats de VUS alors que les émissions des véhicules personnels (autos et autres) ont augmenté de 1,79 Mt entre 1990 et 2016 alors que celles du transport aérien des personnes ont augmenté de 2,9 Mt pendant la même période.

    Une hypothétique réduction de 40% des émissions du transport routier des personnes ne réduirait que de 7,3% les émissions totales du Québec. Ce qui paraît ambitieux est donc très insuffisant et cela démontre la complexité du problème planétaire.

    Le seul objectif sensé est le développement d'un mode de vie radicalement différent incluant l'habitat, les transports, l'alimentation et la consommation de biens durables.

    • Jean Richard - Abonné 27 juin 2019 11 h 37

      Il y a un siècle, tous les rêves étaient permis : la voiture individuelle allait permettre d'améliorer le bien-être des gens, les mieux nantis surtout. Mais le rêve allait se transformer en cauchemar avec l'accessibilité de plus en plus grande de ce mode de transport (ce qui ne veut pas dire plus grande mobilité : c'est le contraire qui s'est produit) et l'augmentation rapide de la population mondiale. La population mondiale frôle les huit milliards et la population automobile un milliard, avec une production annuelle de cent millions de véhicule, production toujours à la hausse.
      L'électrification des véhicules individuels (le terme batterification serait mieux approprié) n'a pas été mis en branle pour préserver l'environnement. C'est se leurrer que de croire le contraire. La batterification des véhicules est plutôt une bouée de sauvetage pour les Toyota, Ford, GM, Mercedes... bref, pour l'industrie automobile. Ces grandes industries sont économiquement liées à la croissance. Si GM devait vendre de moins en moins de voitures, elle devrait fermer boutique. Sinon, il y a l'alternative de miser sur des véhicules plus luxueux (la vente croissante des VUS luxueux n'est pas due au hasard), mais même là, il y a des limites. Et quand les gens achètent des véhicules de plus en plus luxueux, c'est l'économie locale qui en souffre là où toutes les voitures sont importées, comme c'est le cas au Québec.
      Ce que vise la batterification des transports, c'est le renouvellement accéléré du parc automobile (6,6 millions de véhicules moteurs immatriculés au Québec) afin dans un premier temps d'absorber les surplus de production d'électricité et par la suite créer une demande qui relanceront la demande de grands barrages, au diable l'environnement.
      Un « mode de vie radicalement différent incluant l'habitat, les transports... », on ne saurait qu'être en accord avec cette approche. Or, l'électrification des voitures va dans le sens contraire : elle vise à perpétuer le statu quo.

  • Cyril Dionne - Abonné 27 juin 2019 07 h 42

    Le Fond du gaspillage

    D’emblée, que le Fonds vert change de nom et qui s’appelle le Fonds d’électrification et de changements climatiques, cela ne fera aucune différence dans l’équation climatique mondiale. C’est 0,1% des GES mondiaux pour 0,1% de la population mondiale pour le Québec. Franchement.

    Ceci dit, bien oui, le Fonds vert était tellement bien géré qu’il subventionnait Air Canada, une compagnie privée. 66% des fonds (milliards) on réussi à réduire 23 % des GES pour les transports de toutes sortes qui représente 43% du total de 0,1% des GES mondiaux émit par le Québec. Ce qui représente 0,009% des GES mondiaux ou bien 7,7 Mt de C02 sur une période de plus de 5 ans. Il faut souligner que la Chine produit plus de 13 000 Mt de GES par année. Une chance que le ridicule ne tue pas.

    Et M. Sansfaçon pose de très bonnes questions comme dans les cas de financer une voie réservée aux bus dans les rues et sur les autoroutes ou bien les subventions généreuses à l’achat de voitures électriques. La taxe carbone est une taxe qui ne résoudra absolument rien à part de donner une bonne conscience aux différents gouvernements. Oui, misère.

    • François Beaulé - Abonné 27 juin 2019 10 h 30

      « 66 % des investissements du Fonds vert sont réservés au transport. Or, même si tout fonctionnait comme prévu, ces investissements massifs n’auront contribué à la réduction que de 23 % du potentiel total de réduction de GES envisagé » ( dans l'éditorial ).

      Et non pas 23% du total des GES émis par les transports.

    • Cyril Dionne - Abonné 27 juin 2019 14 h 05

      Oui M. Beaulé, c’est un gros méchant 18 Mt échelonné sur 14 ans au lieu de 7,7 Mt de C02 échelonné sur 5 ans. Le fonds vert est en existence depuis 2006. Le temps que cela m’a pris pour écrire cette phrase, nous avons produits mondialement, autant de tonnes de GES. La production mondiale est estimée d’atteindre les 60 000 Mt de GES en 2030. Nous en sommes à 40 000 Mt et plus présentement. Les 1,79 Mt et 2,9 Mt de GES sont des bagatelles sur on regarde le grand portrait.

  • Bernard Terreault - Abonné 27 juin 2019 08 h 09

    Simple

    Tous les revenus du successeur du Fond Vert, quel que soit son nom, doivent aller au transport collectif, la mesure la plus efficace, et de loin. La congestion est devenue ingérable dans le Grand Montréal, non seulement à cause de l'étalement urbain mais aussi de l'explosion de la livraisons ar camion.

    • Jacques Patenaude - Abonné 27 juin 2019 10 h 01

      C'est d'autant plus vrai qu'au Québec on fabrique tous les types de véhicules à l'exception des automobiles. Axer les interventions sur le transport collectif de personnes et de biens en plus de s'attaquer aux GES permet de réduire le problème de la congestion routière et créer des emplois (payant dirait notre premier ministre) au Québec.

  • Daniel Grant - Abonné 27 juin 2019 08 h 52

    Au moins le nom « Fond d’Électrification » est plus près de la solution

    La réduction des GES n’est pas une solution claire pcq c’est une comparaison entre 2 résultats et même en augmentant les GES on peut faire dire aux chiffres qu’il y a eu diminution en comparant à ce que c’aurait pu être. Le résultat est le même, on s’empoisonne de plus en plus même en ‘diminuant’ les GES sur papier.

    C’est aussi trompeur que d’enfumer les gens avec l’idée que le gaz naturel pollue moins que le mazout alors il y a réduction de GES

    La réduction des GES est un exercice comptable et on sait comment ça peut être manipulé.

    Mais quand je change ma scie à chaîne pour une qui fonctionne à batterie ou mon coupe-bordure pour un qui fonctionne à batterie et que ma voiture est une Tesla et bien c’est clair et je sais que il y a zéro-émission, pas une diminution mais aucun GES.

    Si jamais vous voyez un appareil ou une voiture électrique produire de la boucane GES il faut m’avertir je veux voir ça.

    Ce fond doit servir à nous sortir de cette dépendance mortifère du fossile et pour investir dans les énergies de flux (mer, vent, soleil et la géothermie) qui n’exigent pas d’aller en guerre ni de démolir l’environnement.

    • Bernard Plante - Abonné 27 juin 2019 09 h 40

      Effectivement, il n'y a aucune émission qui émane des produits que vous citez, ce qui est déjà un énorme avantage par rapport aux produits standards, mais combien de GES ont été émis pour fabriquer ces produits à zéro émission? Il est là le problème.

      La diminution de la consommation à l'achat est la véritable solution mais elle impose un changement de façon de vivre tellement profonde qu'elle est très difficile à appréhender.

    • Daniel Grant - Abonné 27 juin 2019 11 h 47

      @M. B.Plante
      Non le problème n’est pas où vous dites, sinon il faudrait tout arrêter à partir de la fabrication votre brosse à dent du matin jusqu’à votre pyjama du soir.

      Le problème réside dans l’obstruction faite par l’industrie du fossile à l’évolution énergétique en utilisant des idées toutes faites pour éviter de réfléchir.
      Par exemple tout à coup on se préoccupe des GES de fabrication au même moment que les solutions zéro-émission arrivent sur le marché, quelle coincidence! Vous savez ces solutions qui font diminuer la dépendance au fossile, c’est un dur coup pour la pompe à fric.

      Le sujet est l’énergie et ce que l’utilisateur a besoin est de l’énergie électrique; si l’énergie est sale ou l’extraction des minéraux nécessaires est polluante et bien le problème est le fournisseur qu’il faut réguler, pas l’utilisateur.
      Le fossile a réussi à se débarrasser de leur patate chaude parmi ceux qui ont une confiance béate en leur propagande, en faisant croire que c’est l’utilisateur qui serait le problème et quelle belle occasion pour singulariser le VE.

      Le fossile fait d’une pierre deux coups, il se dédouane de toutes les guerres, tueries et destruction massive de l’environnement nécessaires pour le pétrole et ralentit l’évolution des technologies qui n’a pas besoin de pétrole comme le VE.

      Je n’ai pas vu un rapport soi-disant scientifique (CIRAIG / TOTAL) montrant combien le VE pourrait polluer qui n’est pas commandité de près ou de loin par le pétrole, qui peut bien suggérer et mettre les variables dans leurs équations en picorant bien des variables qui peuvent mettre en lumière toute faiblesse qui peut amoindrir le VE et choisissant bien tout ce qui peut agrandir la bagnole à pollution?

      La batterie est la méthode de stckage la plus appropriée pour la mobilité électrique en attendant le tapis volant.

    • Jean Richard - Abonné 27 juin 2019 13 h 16

      « Ce fond doit servir à nous sortir de cette dépendance mortifère du fossile et pour investir dans les énergies de flux (mer, vent, soleil et la géothermie) qui n’exigent pas d’aller en guerre ni de démolir l’environnement. »

      Il y a de bonnes façons de réduire la dépendance aux énergies dites fossiles et parmi, il y a la désautomobilisation des transports, dans les régions urbaines en priorité. Car notre dépendance au pétrole est intimement liée à celle de l'automobile. Et n'allez surtout pas croire que l'industrie de l'automobile est moins influente que celle du pétrole. N'allez pas croire non plus qu'elle soit moins nocive pour l'environnement : l'empreinte environnementale de la voiture est énorme et incompatible avec une petite planète qui a laissé naître huit milliards d'êtres humains. Cette population d'humains qui, sur certains continents, réclame toujours plus de territoire par tête de pipe, ne mène rien d'autre qu'une guerre aux autres espèces vivantes.
      Et la guerre ? À l'échelle de la planète, l'automobile tue et blesse autant que les guerres. À l'échelle nationale ou régionale, dans notre cas s'il faut le dire, l'automobile tu beaucoup plus que la guerre.
      Pour la boucane... Les GES, et plus particulièrement celui qui est le plus pointé du doigt, le dioxyde de carbone, sont invisibles. Il n'y a donc pas de boucane. La boucane, ce sont des particules fines, et des particules fines, les voitures à batteries en émettent, des tonnes à la fabrication et une quantité non négligeable à l'utilisation, l'abrasion des pneus n'étant pas la moindre et la moins toxique.
      Enfin, votre VE qui n'a pas besoin de pétrole ? Il n'exite pas encore. Que demain matin on interdise la route à tout consommateur de pétrole et on vous dira : bienvenue à la prochaine tempête hivernale... Les charrues et les souffleuses à batteries n'abondent pas dans les postes de voirie...

    • Daniel Grant - Abonné 27 juin 2019 15 h 43

      @ J. Richard
      Choisir un VE c’est de faire le meilleur choix possible aujourd’hui avec la technologie existante pour participer à la solution dans le domaine de la mobilité, étant donné que l’industrie du fossile que vous défendez, a tout fait pour éliminer le transport collectif en région et même en ville.

      Vous déblatérez sur le VE avec incohérence pcq tous les défauts dont vous affligez le VE s’appliquent d'abord à la bagnole à pétrole qui nous a pollué depuis un siècle et n’est d’aucune commune mesure avec le VE pcq il y a en a encore un milliard de fois plus que le VE.

      Donc selon vos demi-vérités on pourrait déduire qu’il vaudrait mieux faire la guerre que de faire des autos.

      Si le VE produit des particules fines, imaginez ce que le milliard de bagnoles à pétrole produit.

      Le VE n’a pas besoin de pétrole plus que votre iPhone ou votre frigo pour rouler.
      Et si c’est la fabrication qui vous inquiète il faut aller à la source du problème, c’est le fournisseur qu’il faut réglementer et non pas l’utilisateur.

      Les charrues et souffleuses à batteries arriveront avec BYD qui s’installe maintenant à NewMarket en Ontario. Si on reste trop bête pour ne pas encourager Lyon et Bombardier pour nous les fabriquer et bien c’est BYD qui nous les vendrons.