L’élément déclencheur

Une réflexion s’impose sur le monde municipal à l’heure des changements climatiques.

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7 commentaires
  • Pierre Deschênes - Inscrit 20 juin 2019 06 h 03

    Responsabilité et capacité

    Texte très pertinent qui révèle une dynamique complexe exigeant une réflexion en profondeur et des actions concertées dont on se demande, à lire vos propos sur leur déresponsabilisation désolante, si les élus en ont même la capacité.

  • Cyril Dionne - Abonné 20 juin 2019 06 h 49

    La vérité qui dérange

    « Modèle qui alimente aussi l’étalement urbain, une véritable plaie au Québec, encouragé par un régime fiscal incompatible avec la lutte que doit mener le Québec contre les changements climatiques. »

    Faux. L’étalement urbain n’est pas plus une plaie au Québec qu’il ne l’est ailleurs. Même ailleurs, c’est pire. Coudonc, personne ne visite le sud de l’Ontario et la région métropolitaine de Toronto? On peut apercevoir de l’étalement urbain qui part de Huntsville dans le nord de la province pour se terminer à Niagara Falls au sud. Ensuite, en partant de l’est, de Kingston à jusqu’à Windsor dans le sud-ouest. Aux États-Unis, toutes les terres arables sont presque utilisées. Pourquoi? Parce qu’on augmente la population via une immigration illégale.

    Juste pour dire que personne ne lutte vraiment contre les changements climatiques à part d’inventer des nouvelles taxes. La taxe carbone ne résoudra absolument rien et la plupart de ces argents vont dans d’autres portfolio qui n’ont rien à voir ou faire avec le développement durable jusqu’à financer l’industrie pétrolière des sables bitumineux. Vous avez un premier ministre qui signe toutes sortes d’ententes sur le climat et ensuite annonce une panoplie de projets qui vont servir à développer et produire le pétrole le plus sale de la planète sur une échelle jusqu’ici, jamais imaginée.

    Alors, pour les sessions d’autoflagellation, ça suffit. Pour les terrains inondables, eh bien, ce sont les municipalités qui donnent des permis pour y aller s’établir afin de pouvoir collecter les taxes municipales qui en découlent. Franchement.

  • Serge Pelletier - Abonné 20 juin 2019 06 h 59

    Tout est dans cette phrase.

    Tout est dans cette phrase: "Dans d’autres contrées, ils pourraient faire face à la justice pour négligence."

    Le principe de précaution... "Bof! De toute manière ce n'est pas de ma faute, pis ce sont les autres qui paieront la facture" qu'ils disent en coeur.

    Pis, si vous insistez pour dire que c'est nous autres... On va dire que c'est la faute aux changements crimatiques... Ça c'est hors de notre contrôle, fac on ne peut y faire... Il est terrible le changement climatique, c'est lui qui couvre l'asphalte d'immenses terres agricoles, c'est lui qui oblige les chalets qui sont montés sur pilotis de se "gréer" de cave en ciment, c'est lui qui fait fondre les glaces et neiges au printemps (ça c'est extrêment nouveau - jamais auparavant cla ne c'est produit),.. Fac, c'est la faute à lui... Ce mautadine de mautadine de changement climatique.

    Nous sommes un république de bananes, et géantes les bananes. On est les meilleurs dans tout, absolument tout: RÉPUBLIQUES DE BANANES GÉANTES COMPRISES. ET NOUS EN SOMMES FIERS.

  • François Beaulé - Inscrit 20 juin 2019 08 h 52

    Fiscalité municipale et étalement urbain

    M. Dutrisac laisse entendre que l'étalement urbain serait beaucoup mieux contrôlé en Ontario parce que les taxes foncières y représentent 40% des revenus des municipalités contre 70% ici.

    D'abord, est-ce vrai que l'étalement urbain est moindre en Ontario qu'au Québec ? Et ensuite, si c'est le cas, est-ce le résultat d'une fiscalité différente ou d'autres législations provinciales ou de règlements locaux ?

    Comment les municipalités sont-elles financées ? Quelles sont les sources de financement qui remplacent les taxes foncières en Ontario ? En quoi ces sources différentes modèrent-elles l'étalement urbain ? Comment se fait-il que les 40% des revenus qui proviennent des taxes foncières cesseraient de favoriser l'étalement en Ontario ?

    Il est douteux que la différence 70% / 40% provenant des taxes foncières réduise l'étalement urbain. C'est un faux prétexte que les municipalités emploient pour accroître leurs revenus plutôt que d'améliorer leur gestion et de modérer les salaires des employés, des administrateurs et des élus.

    • Jean Richard - Abonné 20 juin 2019 10 h 09

      Je n'ai pas perçu les choses de la même manière. En matière d'étalement urbain, Montréal n'a pas grand chose à apprendre de Toronto. Toronto est la capitale d'une province dépendante de l'industrie automobile et le terreau fertile pour l'automobile, c'est la banlieue étalée, qui amène une dépendance quotidienne à l'automobile. Or, ce que l'auteur de l'éditorial semble avoir voulu dire, ce n'est pas qu'une réduction de la part des taxes foncières amènerait automatiquement une réduction de l'étalement urbain, mais simplement qu'il était possible de la réduire (la part des taxes foncières). La part élevée des taxes foncières au Québec a contribué (avec bien d'autres facteurs) à l'étalement urbain et à l'aménagement anarchique du territoire, sans égard à l'environnement.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 20 juin 2019 09 h 00

    Superbe édito. Bravo !

    Tout est là ! Le gouvernement caquiste pourrait encore une fois faire avancer le Québec à ce chapitre.