Le poids des mots

« Génocide ». Quand la présidente de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), Marion Buller, a usé de ce mot lundi devant les personnes venues assister au dévoilement du rapport final de la...

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14 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 4 juin 2019 01 h 21

    Débat sémantique

    Je suis bien d'accord pour ne pas se perdre dans ce genre de débat, mais, quel était le but des pensionnats pour autochones, sinon celui de se débarrasser des nations autochtones, de les annihiler?

  • Michel Lebel - Abonné 4 juin 2019 05 h 53

    Pas un génocide

    Il faut parler clairement: les peuples autochtones du Canada n'ont pas été victimes d'un génocide dans le sens admis du terme. Une telle enflure verbale n'est pas conforme à la vérité et n'aidera finalement pas la cause autochtone.

    M.L.

    • Marie Nobert - Abonnée 6 juin 2019 00 h 21

      Ouf! De la part d'un (ex) prof de «droit constitutionnel» (de mémoire!), c'est comme «genre trop»! Vous faites référence à la «vérité». Laquelle? La vôtre? Misère! Incroyable! Il vous manque la «connaissance» historique qui a mené à la naissance du «Royaume-Uni». Il vous manque cette connaissance de l'emprise «impériale» des «Angles» sur les nations écossaise, irlandaise et galloise et de tout ce qui a suivi de part le monde par la suite. Bref. Grosse fatigue.

      JHS Baril

      Ps. Les «Premières nations», tout comme «les Conquis de 1760», ont fait et font l'objet d'un «génocide». Point barre.

  • Cyril Dionne - Abonné 4 juin 2019 06 h 43

    92 millions pour ça?

    C’est bien beau tout ça, mais les chefs autochtones ne veulent même pas répudier la Loi sur les Indiens qui les infantilisent et qui les confinent dans des prisons à ciel ouvert. C’est cela, leur génocide volontaire et systémique. Ainsi, l’esprit de cette nouvelle gauche plurielle autochtone poursuit sans relâche les crimes d’un passé antérieur, ce qui est assez pathétique à l’instant où disparaissent les rêvasseries de l’injustice et qu’on déboulonne les statues de personnages qui seulement hier, était vus pour la grande majorité anglo-saxonne, comme des héros.

    Ceci dit, la grande moitié de la violence faite envers les femmes autochtones découle surtout des hommes autochtones. Cela, il ne faut pas le nier. Un quart est attribuable aux différents corps policiers qui sont loin d’être blanc dans cette affaire, de la GRC à toutes les différentes organisations provinciales. Enfin, l’autre quart à une minorité d’hommes blancs surtout de confession religieuse qui ont utilisé leur position d’autorité pour asseoir leur pouvoir sur des gens vulnérables.

    De grâce, il ne faut pas dénaturer la notion de génocide en attribuant celle-ci à la disparition des femmes autochtones. Ceci n’est certainement même pas comparable aux camps de la mort nazis ou une idéologie organisée a sciemment assassiné par millions des gens, en utilisant les moyens les plus modernes de l’époque, sur la base de la race, la couleur ou l’ethnie. Des crimes qui s’opèrent sur plusieurs siècles ne portent pas le nom de génocide; ce sont des crimes. Il ne s’agit pas de mort rapide, violente et planifiée d’un grand nombre de personnes basé sur la race, l’ethnie ou la couleur puisque la moitié de ceux-ci ont été perpétrés par les autochtones eux-mêmes.

    Misère, tout cela pour 92 millions de dollars. Ce qu’on sait aujourd’hui, on le savait hier.

    Vous voulez parler d’un vrai génocide moderne, plus de 29 000 enfants en bas de l’âge de 5 ans meurent à tous les jours de causes évitables selon UNICEF.

  • Cyril Dionne - Abonné 4 juin 2019 07 h 14

    Des vérités qui ne dérangent plus

    Ce ne sont pas des vérités qui dérangent puisqu’il n’y avait rien de nouveau sous le soleil dans cette commission bidon. On pensait qu’ils allaient nommer les responsables, oui ceux qui sont coupables de la disparition et de l’assassinat des femmes autochtones. Mais non. Où sont-elles ces accusations parce que pour le reste, c’est du pareil au même. Blancs méchants, Indiens bons. Misère.

    Les familles avaient droit à une justice. Après 92 millions dépensés on ne sait où, on n’est pas plus avancé qu’avant. Parler des couvertures infectées de variole d’il y a 200 ans par Jeffery Amherst, un officier britannique, n’avancera pas la cause de personne. Tout le monde le sait que c’est le colonialisme anglais qui s’est emparé des terres autochtones. John A. McDonald, un raciste, colonialiste et misogyne notoire a créé les réserves et ensuite le Canada anglais l’a honoré en placardant sa face sur le billet de 10 dollars.

    La cerise sur le sundae, parler de génocide pour la disparition des femmes autochtones disparues ou assassinées dont la moitié par des hommes autochtones. Misère. Le génocide des Juifs lors de la seconde guerre mondiale a été reconnu par la cour de Nuremberg en 1945 et a même servi de point de départ à la définition du terme. Depuis, le massacre des Tutsis au Rwanda en 1994 et le massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine) en 1995 ont été qualifiés de génocide par les Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie.

    Dans le cas des Autochtones au Canada, il s’agit bien plus de génocide culturel. En fait, c’est l’assimilation d’une culture ou des cultures à celle des conquérants. Les francophones hors Québec le connaissent bien ce terme.

  • Gilles Bonin - Inscrit 4 juin 2019 07 h 26

    Mais

    Ça risque de n'être que cela: un débat sur un mot et quelques mesurettes, certes appropriées mais limitées, pour s'attaquer au problême et pfuit! ça risque de se perdre dans les arcanes des différentes juridictions, et spécialement dans les mustiples petits pouvoirs du «statut des amérindiens» et du contrôle qu'en tirent généralement les hommes pour contrôler «leurs» femmes. Misère globale!